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Le tout en cours du moment enrobant la marge, d’un coup, s’effondre. L’instinct impose le Chant confié à la poussière. Sans effort, on redevient lac et lance, croisant le fer avec l’amer : arrière, arrière, dix prières impies et en avant Billie !!!
On se retrouve aussitôt dans sa chambre d’Avant, nid framboise de l’époque où l’on rêvait encore chez ses parents. On s’y croit, on s’y voit, on a quatorze ans, les mêmes désirs, par l’expérience ciselés.
On sabre le temps qui grignote presque tout, on voudrait tant pleurer, s’abandonner ; on y est prêt, pourvu que ça lave, que ça calme, vraiment, un peu…
On remonte plus loin, à la première fois, le cinéma, cette ambiance feutrée, la musique, l’écrin, l’étrange émoi. On est faim et soif. Avec une curieuse envie de gâteau de glace goût rires mutins.
On découvre une fillette qui compte les statues sous les ponts en jouant à la libraire-épicière. L’espace d’une virée en ballon, ensemble, on dit tchin tchin aux oiseaux fous-fous.
Et on poursuit les remous. On harponne le naufrage, saluant du bout du cœur l’évidence sous le chapeau : « Amour, Amour, droit dans la berlue !!! ».
En plein instant que logique jugerait « de non retour », une seule inquiétude s’immisce : sous les gravats, sans la poignée de Terre des Ancêtres, comment faire hurler Scarlett ?!
On se surprend soudain à balayer de l’imagier, entre deux galops enfumés, la horde colérique pour n’être que sourire béat. Cow-boy solitaire, on écarte Miss O’Hara et on plonge dans la brèche : s’ouvrir aux seuls frôlements... l’Invisible.
D’une main d’aveugle maître, on finit alors de déchiffrer le corps-feuille tandis que le disque s’arrête.
En nouant la boucle, on saisit, serein, qu’une page vient juste d’être tournée.
Tite souris à spirales...
On se retrouve aussitôt dans sa chambre d’Avant, nid framboise de l’époque où l’on rêvait encore chez ses parents. On s’y croit, on s’y voit, on a quatorze ans, les mêmes désirs, par l’expérience ciselés.
On sabre le temps qui grignote presque tout, on voudrait tant pleurer, s’abandonner ; on y est prêt, pourvu que ça lave, que ça calme, vraiment, un peu…
On remonte plus loin, à la première fois, le cinéma, cette ambiance feutrée, la musique, l’écrin, l’étrange émoi. On est faim et soif. Avec une curieuse envie de gâteau de glace goût rires mutins.
On découvre une fillette qui compte les statues sous les ponts en jouant à la libraire-épicière. L’espace d’une virée en ballon, ensemble, on dit tchin tchin aux oiseaux fous-fous.
Et on poursuit les remous. On harponne le naufrage, saluant du bout du cœur l’évidence sous le chapeau : « Amour, Amour, droit dans la berlue !!! ».
En plein instant que logique jugerait « de non retour », une seule inquiétude s’immisce : sous les gravats, sans la poignée de Terre des Ancêtres, comment faire hurler Scarlett ?!
On se surprend soudain à balayer de l’imagier, entre deux galops enfumés, la horde colérique pour n’être que sourire béat. Cow-boy solitaire, on écarte Miss O’Hara et on plonge dans la brèche : s’ouvrir aux seuls frôlements... l’Invisible.
D’une main d’aveugle maître, on finit alors de déchiffrer le corps-feuille tandis que le disque s’arrête.
En nouant la boucle, on saisit, serein, qu’une page vient juste d’être tournée.
Tite souris à spirales...
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Voici les 29 dernières réactions à ce commentaire
Date
Titre (cliquez pour lire)
Rédacteur
voila c'est dit 

25/11/08 à 13h08
CaraMYaTcherry : tu es la meilleure 

22/11/08 à 14h26
ché crô bon, cha !!!
they'll catchya!
Paradis perdu de notre enfance : à nous d'en retrouver des bribes et de trouver notre Tara
c'est super merci pour tes reaction sur fight club miss 

c'est doux et un peu acide, on a des petits frissons ici et là, on frémit on frétille on sourit on lève un œil rêveur sur le rouge-gorge du buddleïa, on vote j'adooooore on est restée un peu sur sa faim on retourne en siroter une lampée


C'est beau, nostalgique, onirique...tu me fais planer 

http://www.dailymotion.com/video/xvkws_stevie-wonder-superstition_music
Billie ; mais on est plusieurs ?
Billie ; mais on est plusieurs ?
je pensais à Billie Holiday tout à l'heure, et je me disais que I Cover the Waterfront me manquait ...
Alors, très égoïstement, je vous l'offre :
http://www.deezer.com/track/527122
Alors, très égoïstement, je vous l'offre :
http://www.deezer.com/track/527122
et les émotions liées à ceux-ci... très joli texte!
rêver en est une autre
écrire encore autre chose
mais saisir ...
ah ... saisir ....
écrire encore autre chose
mais saisir ...
ah ... saisir ....
oui!
j'espère que Nina me pardonnera mon escapade avec Billie, j'en avais au moins mille fois besoin...
*****


qui est beau comme un danube (bleu)
(avant que la page ne soit tournée...)
(avant que la page ne soit tournée...)
la surprise de savoir qui la chante...
..
..
Arf, Lethidee, pas moyen que jclique sur la zik du net, mon ordi sdéfragmente la berlue !!! c'est l'une des raisons de la convocation d'Agathe De Blouze : Damoclès en liesse...
> Camino Del Aoum
> Camino Del Aoum
aussi riches et belles *****
avant de poser le cahier ou le livre.
avant de poser le cahier ou le livre.
Une feuille est tombée de l'arbre

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caramiyatcherry
publié le 21 nov. 08