Bon voyage Mme Korc et merci pour votre décision.
Une fois Hilman sorti je leur sautais sur le poil à tout les deux :
- Dites donc vous deux…………. C’est quoi ce plan foireux de m’envoyer là bas ? Si vous croyez que je vais jouer les détective pour retrouver John autant vous dire que vous vous mettez le doigt dans l’œil, j’irai là bas c’est clair, je ferai ce qu’il faut faire dans le cadre du contrat d’audit, rien de plus. J’espère que c’est clair pour vous sans ça c’est pas dans l’œil qu’il vous faudra le mettre le doigt !
Ce fut Barley qui explosa de rire le premier, un vrai rire franc et clair, la tête balancé en arrière, Kill lui me regardait de son air de gamin qui vient de faire une farce à sa meilleure amie, ce fut lui qui ajouta :
- Te bile pas, c’est moi qui vais rédiger ton ordre de mission, il sera clairement précisé que je t’interdit de te mêler de la disparition de John qui à mon humble avis doit être en train de filer le parfait amour sous les cocotiers avec une petite black. Barley va te donner le dossier et tu rentres chez toi bosser un peu dessus et te préparer, c’est moi qui te porterai ton passeport demain midi chez toi.
Sur le coup j’aurai presque sauté au cou de Kill de se taper le voyage pour me dire au revoir, mais je voulais l’embêter un peu…………….
- Hors de question !
- C’est comme tu voudras, j’enverrai alors un coursier.
D’un seul coup il eut l’air très triste, un peu désemparé face à ma réaction, penaude je m’empressais d’ajouter :
- Je ne veux plus entendre parler de toi tant que tu m’auras pas dit quel était le personnage inconnu sur le poster du Haiphong !
- Attends de quoi tu causes là ?
- Au mur du bar il y avait trois posters, Tché, Oncle Ho et un inconnu, c’est qui celui là ?
Un sourire rassuré se dessina sur sa bouche en même temps qu’une ombre passa au fond de ses yeux.
- Oh oui je vois…………….. c’est notre maître à tous. Un vrai donneur de leçon celui là.
Un vainqueur, C’est le général Giap.
- Merci Kill et puis surtout merci pour demain midi à la maison.
Dix minutes plus tard je sortais de l’immeuble pour rentrer chez moi mon petit dossier sous le bras. Je pris le bus songeuse. Quel homme ce Kill, on bosse quinze ans ensemble, toujours plein de distance respectueuse, on se rapproche comme ça et je me rends compte de sa sensibilité à fleur de peau, de toute ses ombres dans les yeux. Sois prudente ma fille, va pas lui faire du mal, c’est pas un connard de trader de Wall Street qui carbure au Cialis cet homme là, faudrait pas que tu finisse le jeu de massacre avec tes grands airs.
Quelle soirée de merde que ce soir là, envie que d’impossible, envie que d’attention.
D’écoute et d’écouter devant une bouteille de vin français, l’espace d’un instant j’eus envie d’appeler Kill et de lui dire que je venais d’ouvrir une bouteille de Palette et que ça m’embêtais de la boire toute seule…….
Non je vais pas lui faire un coup pareil. Appeler qui alors ? Franck, mon dernier petit ami shooté à la coke pour lui faire surmonter ses angoisses prises à acheter et vendre ses produits dérivés, l’écouter me parler interminablement de ses derniers coups sur 500 000 tonnes de soja brésilien ou sur 200 000 tonnes d’aluminium russe ou encore sur la dernière Porsche que ses affaires lui ont permis d’acheter ?
Appeler Laurette pour savoir si elle est à Paris ? Ou alors Clara pour voir si elle est à Genève, si je peux pas faire un aller retour vite fait au bord du lac ?
Et puis je me met à rêver……………..Haiphong Station, 40 minutes de voiture, rentrer dans ce bar, embrasser Nando, Wall et John, parler à Burny et aux serveuses si gentilles, regarder John à la dérobée, croiser son regard et lui dire des yeux que je le désire, que je voudrai bien connaître le goût de sa peau et de son sexe. L’écouter parler, essayer de panser après si longtemps sa blessure encore béante.
Une fois Hilman sorti je leur sautais sur le poil à tout les deux :
- Dites donc vous deux…………. C’est quoi ce plan foireux de m’envoyer là bas ? Si vous croyez que je vais jouer les détective pour retrouver John autant vous dire que vous vous mettez le doigt dans l’œil, j’irai là bas c’est clair, je ferai ce qu’il faut faire dans le cadre du contrat d’audit, rien de plus. J’espère que c’est clair pour vous sans ça c’est pas dans l’œil qu’il vous faudra le mettre le doigt !
Ce fut Barley qui explosa de rire le premier, un vrai rire franc et clair, la tête balancé en arrière, Kill lui me regardait de son air de gamin qui vient de faire une farce à sa meilleure amie, ce fut lui qui ajouta :
- Te bile pas, c’est moi qui vais rédiger ton ordre de mission, il sera clairement précisé que je t’interdit de te mêler de la disparition de John qui à mon humble avis doit être en train de filer le parfait amour sous les cocotiers avec une petite black. Barley va te donner le dossier et tu rentres chez toi bosser un peu dessus et te préparer, c’est moi qui te porterai ton passeport demain midi chez toi.
Sur le coup j’aurai presque sauté au cou de Kill de se taper le voyage pour me dire au revoir, mais je voulais l’embêter un peu…………….
- Hors de question !
- C’est comme tu voudras, j’enverrai alors un coursier.
D’un seul coup il eut l’air très triste, un peu désemparé face à ma réaction, penaude je m’empressais d’ajouter :
- Je ne veux plus entendre parler de toi tant que tu m’auras pas dit quel était le personnage inconnu sur le poster du Haiphong !
- Attends de quoi tu causes là ?
- Au mur du bar il y avait trois posters, Tché, Oncle Ho et un inconnu, c’est qui celui là ?
Un sourire rassuré se dessina sur sa bouche en même temps qu’une ombre passa au fond de ses yeux.
- Oh oui je vois…………….. c’est notre maître à tous. Un vrai donneur de leçon celui là.
Un vainqueur, C’est le général Giap.
- Merci Kill et puis surtout merci pour demain midi à la maison.
Dix minutes plus tard je sortais de l’immeuble pour rentrer chez moi mon petit dossier sous le bras. Je pris le bus songeuse. Quel homme ce Kill, on bosse quinze ans ensemble, toujours plein de distance respectueuse, on se rapproche comme ça et je me rends compte de sa sensibilité à fleur de peau, de toute ses ombres dans les yeux. Sois prudente ma fille, va pas lui faire du mal, c’est pas un connard de trader de Wall Street qui carbure au Cialis cet homme là, faudrait pas que tu finisse le jeu de massacre avec tes grands airs.
Quelle soirée de merde que ce soir là, envie que d’impossible, envie que d’attention.
D’écoute et d’écouter devant une bouteille de vin français, l’espace d’un instant j’eus envie d’appeler Kill et de lui dire que je venais d’ouvrir une bouteille de Palette et que ça m’embêtais de la boire toute seule…….
Non je vais pas lui faire un coup pareil. Appeler qui alors ? Franck, mon dernier petit ami shooté à la coke pour lui faire surmonter ses angoisses prises à acheter et vendre ses produits dérivés, l’écouter me parler interminablement de ses derniers coups sur 500 000 tonnes de soja brésilien ou sur 200 000 tonnes d’aluminium russe ou encore sur la dernière Porsche que ses affaires lui ont permis d’acheter ?
Appeler Laurette pour savoir si elle est à Paris ? Ou alors Clara pour voir si elle est à Genève, si je peux pas faire un aller retour vite fait au bord du lac ?
Et puis je me met à rêver……………..Haiphong Station, 40 minutes de voiture, rentrer dans ce bar, embrasser Nando, Wall et John, parler à Burny et aux serveuses si gentilles, regarder John à la dérobée, croiser son regard et lui dire des yeux que je le désire, que je voudrai bien connaître le goût de sa peau et de son sexe. L’écouter parler, essayer de panser après si longtemps sa blessure encore béante.
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Voici les 14 dernières réactions à ce commentaire
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c'est rythmé comme les trucs américains.Un peu court comme commentaire?je digère le texte et bientôt je dirai à son propos des choses INTELLIGENTES à bientôt donc.
la suite ! 

ça a toutes les caractéristiques d'une histoire d'amour : on prend des risques, on ne sait pas où on va, mais on y va!!! alors...

pour le corniolon, Beaujolais obligatoire !
08/09/08 à 17h07
ça allume des étoiles dans la tête comme dans le corniolon.
tu as pris des cours chez Alexandre Dumas ? (Heu c'est un compliment)
***** comme celles qui clignotent par delà les néons du Haiphong Station ....
***** comme celles qui clignotent par delà les néons du Haiphong Station ....
quel est le commentaire qui commence ce roman?
pour ces précisions, LN66
*****
celui qui a perdu sa petite amie vietnamienne 8 jours avant de rentrer au pays ...
Pour celles qui ne suivent pas ...
Pour celles qui ne suivent pas ...


Je réagis à ce commentaire en
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auborddufleuve
publié le 8 sept. 08