J'ai connu André en 73, à son arrivée en France. Il avait fait un mariage blanc avec une femme juive parce que sous Khrouchtchev une ordonnance avait donné droit aux juifs d'URSS de rejoindre Israël ou un quelconque ailleurs, un décret américain en était l'origine.
J'étais toute petite mais je me souviens qu'à son arrivée, je n'en ai pas cru mes yeux, parce que les affinités entre les êtres sont mystérieuses et parfois parfaites: André ce soir là frisa ses moustaches parce que je pleurais et je sus que j'allais l'aimer toute ma vie.
Souvenirs en vrac : un oeuf en chocolat noir énorme sur une petite charrette bariolée tirée par des chevaux nous arriva de Suisse où il vécu un temps.
C'est là que nous allâmes le rejoindre en 75, il vivait avec une étudiante de mon père, "le petit bolide" parce qu'elle était aussi son chauffeur. Je me souviens qu'en descendant d'un alpage, André, qui n'avait pas son permis, prit le volant et alors que j'étais montée avec eux deux, nous avons ri comme des fous en dépassant la voiture de mes parents.
S'il faut être tant soit peu chronologique, il faut dire qu'en 74, André rencontra par mon père Jeannot et Wayland Dobson, facteurs de clavecins, qui habitaient alors à la tour de César, au dessus d'Aix et qui déménagèrent bientôt pour la Gaffe, près de Grignan, parce que Jeannot était un ami d'adolescence de Philippe Jaccottet. Et la Gaffe fut notre quartier général des week-ends pendant 7 ans...On jouait au "jeu du dictionnaire", André ou d'autres amis jouaient du clavecin, et pour le jour de l'an, une fois, nous avons formé, avec la femme de Philippe un petit ensemble baroque, moi tenant très sommairement la flûte. C'est un de ces jours de l'an qu'André joua au clavecin et chanta une chanson un peu coquine qui disait: "C'est ta ta, c'est ta ta c'est t'Aline, ma co co ma co co ma copine..." et que Philippe Jaccottet fit circuler une histoire drôle qui n'était pas pour les enfants...Comment parler maintenant de ce que fut cette merveilleuse bohème, quand Jeannot et Wayland sont depuis longtemps partis.
En 1978, en gros, André donna à Aix un concert sur un clavecin Dobson: c'était les Variations Goldberg et j'eus comme une révélation ce jour-là, parce que son jeu rendait si intelligible cette œuvre que j'en reçus l'empreinte et que même les versions de Leonhardt puis de Gould ne me semblèrent pas plus achevées.
Pendant des années, plus tard, comme il s'était installé à Aix, pour se rapprocher de mon père qu'il avait connu à Moscou, je partis faire des études en prépa et à mon retour je me souviens d'une conversation avec lui: il s'intéressait aux Pères de l'Église, et nous avons parlé longtemps ensemble. Notre première conversation adulte.
André faisait des cadeaux merveilleux, c'était un homme extrêmement raffiné mais libre de toute forme de convention et de sottise...Je lui ai dit que j'avais rencontré quelqu'un que je n'osais pas trop présenter à mes parents et il me dit: "Pourquoi ? Il dit "ouais" ?".
Je n'ai jamais vu André marquer de morgue vis à vis de quelqu'un de simple ou venu d'un autre monde que le sien. Et ce n'était jamais de la condescendance. De la même façon qu'il comprenait avec beaucoup de profondeur et de sensibilité les malheurs des autres, il posait un regard d'égal sur des commerçants, des femmes de ménage, un légionnaire, avec naturel...Lui qui avait un snobisme vestimentaire et gastronomique très exigeant , qui avait connu toute l'intelligentsia russe, une partie brillante de l'aristocratie européenne, Rostropovitch, Judina, Gutman, à tu et à toi, Bério, Nono qui étaient des copains parce qu'il était compositeur et avait eu un rôle majeur dans le monde musical soviétique, il s'attachait sincèrement à un patron de bar ou de restaurant, et il recueillit, nourrit et garda chez lui un vieil alcoolique ruiné jusqu'à ce que celui-ci agonise et meure chez lui.
Je veux dire qu'André, esprit extraordinairement curieux et savant, qui avait des jugements péremptoires et définitifs, mais toujours empreints de cette intelligence sans faille qui se mariait à l'humour noir confinant parfois à la méchanceté, je veux dire que cet homme était exactement bon.
Avec moi, surtout quand j'eus trente ans et jusqu'à la veille de sa mort, le 15 septembre dernier, il fut avec une égalité , une constance parfaite, un ami extrêmement délicat, généreux, et de plus en plus librement affectueux.
Ces dernières années nous nous sommes vus tous les étés et cet été presque tous les jours.
André aimait que je prenne un accent gouailleur, des faubourgs de Paris, pour l'appeler "mon p'tit prince" ...Il n'était pas bégueule, il avait eu des monceaux de femmes à Moscou et jusque tard des nanas extravagantes qui lui venaient du bout de l'Europe...Mais après un mariage très tôt avec une femme pneumologue balte (et non "un poète" comme dit la traduction de la page de Wikipedia qui lui est consacrée) dont il eut un fils, il n'habita quasiment plus durablement avec une femme.
Ensemble, le rituel consistait à écouter de la musique, il avait la plus prodigieuse discothèque que j'ai jamais vue et c'est lui qui m'a initiée à la musique contemporaine et ancienne, en particulier...Par ailleurs nous avions des cultes musicaux communs, mais de façon générale une sensibilité musicale très intimement proche.
Après une heure et demie d'écoute, nous buvions du maté, ou du thé et puis encore écoute...Cet été André m'a demandé de rester parfois le soir. Il était dans un fauteuil roulant depuis une grave maladie et assez lourdement handicapé par de l'emphysème. Il avait besoin de quelqu'un pour l'aider à se coucher et une jeune femme s'occupait de lui, le matin et le soir.
André avait horreur de la vulgarité et son être n'avait rien de vulgaire. Je n'ai pas voulu croire à sa mort, d'abord. Je ne sais pas si je n'ai pas parfaitement aimé cet homme. Je ne vois pas ce que c'est que l'amour si c'est autre chose que ça. André, l'an dernier, m'a dit que j'étais belle et il avait un geste très amusant des mains progressant à petits bonds vers moi pour me dire que si je n'étais pas la fille de mon père et qu'il avait eu 30 ans de moins...C'est cet été là qu'il m'a dit, je crois que c’était pure clairvoyance affectueuse de sa part : "Donne-moi ta main, je veux te baiser la main". Pourtant il avait l'habitude de poser de gros baisers sur mes joues et quand il oubliait, je m'amusais à le vouvoyer: "Je peux vous embrasser? ». Et ça le faisait rire aussi.
En même temps je sais bien que ce n'est pas dans un rapport proprement amoureux que cette relation aurait trouvé son aboutissement. Les moments les plus achevés que j'ai vécu avec lui, ce sont des moment d'écoute, Suite op. 25 de Schönberg cet été, ou 5 pièces pour orchestre, "Farbe", Yves Nat dans les modestes 6è ou 7è de Beethoven pour piano, Wozzech, ou les plaintes de Binchois, ou une messe de Dufay, pour parler du plus récent...La plus belle chose qu'il m'ait fait entendre avec Wozzech ces dernières années etles Altenberg Lieder de Berg, c'est je crois la sonate 32 de Beethoven jouée par Fischer. Et puis un souvenir absolument sans importance apparente, comme il offrait souvent des gâteaux ou de la glace avec des confiture somptueuses, il me dit: "Veux-tu de la tarte, mit apricosen ?" et ce n'est rien, mais nous avions de petits passages en allemand, le même rapport affectif à cette langue que nous parlions mal pourtant tous les deux. Une des dernières après-midi d'écoute nous avons, pour déconner, écouté la Périchole et André a frisé ses moustaches, comme il y a 34 ans. Je l'ai filmé d'ailleurs, mais on ne voit presque rien, c'est flou...
La veille de sa mort il m'a appelée et nous avons plaisanté sur une œuvre de Bartok, à la partition un peu scabreuse: l'histoire d'un mandarin qu'une coquine doit s'évertuer à séduire et qui finit par succomber dans ses bras...Il voulait parler d'une amie commune qui lui devait des excuses selon lui et me dit : "Je veux qu'elle rampe !"- "Tu veux faire le mandarin ? " -"Exactement ! ".
La dernière histoire drôle qu'il m'ait rapporté, c'est un mot de Clémenceau : "La tolérance ? Il y a des maisons, pour ça..." Il était à certains égards totalement libertaire mais adorait prendre des poses politiquement incorrectes.
Il voulait aussi qu'on fasse passer sur internet ce message : " Je suis Andrei Mikhailovitch Volkonsky, prince russe, et je veux qu'on sache que je pense qu'en Géorgie, les Russes se comportent comme des cochons !".
Il est enterré au cimetière ancien de Menton, dans un très beau tombeau dédié à sa famille au début du 20 ième siècle (forte communauté de russes blancs sur la Riviera à cette époque), entouré de tombes avec des anges kitchs et une femme de pierre prenant son envol au-dessus de la plage en contrebas. On avait parlé de ce cimetière cet été et il avait dit à mon père à propos de ce grand caveau:"Y a de la place, vous pouvez venir ! ".
C'est absurde de parler si pauvrement d'un homme comme André. Mais au moins que je puisse dire: André est mort, le 16 septembre, je ne pourrai jamais l'oublier, le perdre est comme voir s'engloutir Venise ou Delphes peut-être...Je ne parle que d'une toute petite facette de cet homme qui fit tant pour la musique baroque en Union Soviétique puis tant pour les compositeurs russes actuels: ce qu'a pu voir en lui une petite fille ordinaire...
J'étais toute petite mais je me souviens qu'à son arrivée, je n'en ai pas cru mes yeux, parce que les affinités entre les êtres sont mystérieuses et parfois parfaites: André ce soir là frisa ses moustaches parce que je pleurais et je sus que j'allais l'aimer toute ma vie.
Souvenirs en vrac : un oeuf en chocolat noir énorme sur une petite charrette bariolée tirée par des chevaux nous arriva de Suisse où il vécu un temps.
C'est là que nous allâmes le rejoindre en 75, il vivait avec une étudiante de mon père, "le petit bolide" parce qu'elle était aussi son chauffeur. Je me souviens qu'en descendant d'un alpage, André, qui n'avait pas son permis, prit le volant et alors que j'étais montée avec eux deux, nous avons ri comme des fous en dépassant la voiture de mes parents.
S'il faut être tant soit peu chronologique, il faut dire qu'en 74, André rencontra par mon père Jeannot et Wayland Dobson, facteurs de clavecins, qui habitaient alors à la tour de César, au dessus d'Aix et qui déménagèrent bientôt pour la Gaffe, près de Grignan, parce que Jeannot était un ami d'adolescence de Philippe Jaccottet. Et la Gaffe fut notre quartier général des week-ends pendant 7 ans...On jouait au "jeu du dictionnaire", André ou d'autres amis jouaient du clavecin, et pour le jour de l'an, une fois, nous avons formé, avec la femme de Philippe un petit ensemble baroque, moi tenant très sommairement la flûte. C'est un de ces jours de l'an qu'André joua au clavecin et chanta une chanson un peu coquine qui disait: "C'est ta ta, c'est ta ta c'est t'Aline, ma co co ma co co ma copine..." et que Philippe Jaccottet fit circuler une histoire drôle qui n'était pas pour les enfants...Comment parler maintenant de ce que fut cette merveilleuse bohème, quand Jeannot et Wayland sont depuis longtemps partis.
En 1978, en gros, André donna à Aix un concert sur un clavecin Dobson: c'était les Variations Goldberg et j'eus comme une révélation ce jour-là, parce que son jeu rendait si intelligible cette œuvre que j'en reçus l'empreinte et que même les versions de Leonhardt puis de Gould ne me semblèrent pas plus achevées.
Pendant des années, plus tard, comme il s'était installé à Aix, pour se rapprocher de mon père qu'il avait connu à Moscou, je partis faire des études en prépa et à mon retour je me souviens d'une conversation avec lui: il s'intéressait aux Pères de l'Église, et nous avons parlé longtemps ensemble. Notre première conversation adulte.
André faisait des cadeaux merveilleux, c'était un homme extrêmement raffiné mais libre de toute forme de convention et de sottise...Je lui ai dit que j'avais rencontré quelqu'un que je n'osais pas trop présenter à mes parents et il me dit: "Pourquoi ? Il dit "ouais" ?".
Je n'ai jamais vu André marquer de morgue vis à vis de quelqu'un de simple ou venu d'un autre monde que le sien. Et ce n'était jamais de la condescendance. De la même façon qu'il comprenait avec beaucoup de profondeur et de sensibilité les malheurs des autres, il posait un regard d'égal sur des commerçants, des femmes de ménage, un légionnaire, avec naturel...Lui qui avait un snobisme vestimentaire et gastronomique très exigeant , qui avait connu toute l'intelligentsia russe, une partie brillante de l'aristocratie européenne, Rostropovitch, Judina, Gutman, à tu et à toi, Bério, Nono qui étaient des copains parce qu'il était compositeur et avait eu un rôle majeur dans le monde musical soviétique, il s'attachait sincèrement à un patron de bar ou de restaurant, et il recueillit, nourrit et garda chez lui un vieil alcoolique ruiné jusqu'à ce que celui-ci agonise et meure chez lui.
Je veux dire qu'André, esprit extraordinairement curieux et savant, qui avait des jugements péremptoires et définitifs, mais toujours empreints de cette intelligence sans faille qui se mariait à l'humour noir confinant parfois à la méchanceté, je veux dire que cet homme était exactement bon.
Avec moi, surtout quand j'eus trente ans et jusqu'à la veille de sa mort, le 15 septembre dernier, il fut avec une égalité , une constance parfaite, un ami extrêmement délicat, généreux, et de plus en plus librement affectueux.
Ces dernières années nous nous sommes vus tous les étés et cet été presque tous les jours.
André aimait que je prenne un accent gouailleur, des faubourgs de Paris, pour l'appeler "mon p'tit prince" ...Il n'était pas bégueule, il avait eu des monceaux de femmes à Moscou et jusque tard des nanas extravagantes qui lui venaient du bout de l'Europe...Mais après un mariage très tôt avec une femme pneumologue balte (et non "un poète" comme dit la traduction de la page de Wikipedia qui lui est consacrée) dont il eut un fils, il n'habita quasiment plus durablement avec une femme.
Ensemble, le rituel consistait à écouter de la musique, il avait la plus prodigieuse discothèque que j'ai jamais vue et c'est lui qui m'a initiée à la musique contemporaine et ancienne, en particulier...Par ailleurs nous avions des cultes musicaux communs, mais de façon générale une sensibilité musicale très intimement proche.
Après une heure et demie d'écoute, nous buvions du maté, ou du thé et puis encore écoute...Cet été André m'a demandé de rester parfois le soir. Il était dans un fauteuil roulant depuis une grave maladie et assez lourdement handicapé par de l'emphysème. Il avait besoin de quelqu'un pour l'aider à se coucher et une jeune femme s'occupait de lui, le matin et le soir.
André avait horreur de la vulgarité et son être n'avait rien de vulgaire. Je n'ai pas voulu croire à sa mort, d'abord. Je ne sais pas si je n'ai pas parfaitement aimé cet homme. Je ne vois pas ce que c'est que l'amour si c'est autre chose que ça. André, l'an dernier, m'a dit que j'étais belle et il avait un geste très amusant des mains progressant à petits bonds vers moi pour me dire que si je n'étais pas la fille de mon père et qu'il avait eu 30 ans de moins...C'est cet été là qu'il m'a dit, je crois que c’était pure clairvoyance affectueuse de sa part : "Donne-moi ta main, je veux te baiser la main". Pourtant il avait l'habitude de poser de gros baisers sur mes joues et quand il oubliait, je m'amusais à le vouvoyer: "Je peux vous embrasser? ». Et ça le faisait rire aussi.
En même temps je sais bien que ce n'est pas dans un rapport proprement amoureux que cette relation aurait trouvé son aboutissement. Les moments les plus achevés que j'ai vécu avec lui, ce sont des moment d'écoute, Suite op. 25 de Schönberg cet été, ou 5 pièces pour orchestre, "Farbe", Yves Nat dans les modestes 6è ou 7è de Beethoven pour piano, Wozzech, ou les plaintes de Binchois, ou une messe de Dufay, pour parler du plus récent...La plus belle chose qu'il m'ait fait entendre avec Wozzech ces dernières années etles Altenberg Lieder de Berg, c'est je crois la sonate 32 de Beethoven jouée par Fischer. Et puis un souvenir absolument sans importance apparente, comme il offrait souvent des gâteaux ou de la glace avec des confiture somptueuses, il me dit: "Veux-tu de la tarte, mit apricosen ?" et ce n'est rien, mais nous avions de petits passages en allemand, le même rapport affectif à cette langue que nous parlions mal pourtant tous les deux. Une des dernières après-midi d'écoute nous avons, pour déconner, écouté la Périchole et André a frisé ses moustaches, comme il y a 34 ans. Je l'ai filmé d'ailleurs, mais on ne voit presque rien, c'est flou...
La veille de sa mort il m'a appelée et nous avons plaisanté sur une œuvre de Bartok, à la partition un peu scabreuse: l'histoire d'un mandarin qu'une coquine doit s'évertuer à séduire et qui finit par succomber dans ses bras...Il voulait parler d'une amie commune qui lui devait des excuses selon lui et me dit : "Je veux qu'elle rampe !"- "Tu veux faire le mandarin ? " -"Exactement ! ".
La dernière histoire drôle qu'il m'ait rapporté, c'est un mot de Clémenceau : "La tolérance ? Il y a des maisons, pour ça..." Il était à certains égards totalement libertaire mais adorait prendre des poses politiquement incorrectes.
Il voulait aussi qu'on fasse passer sur internet ce message : " Je suis Andrei Mikhailovitch Volkonsky, prince russe, et je veux qu'on sache que je pense qu'en Géorgie, les Russes se comportent comme des cochons !".
Il est enterré au cimetière ancien de Menton, dans un très beau tombeau dédié à sa famille au début du 20 ième siècle (forte communauté de russes blancs sur la Riviera à cette époque), entouré de tombes avec des anges kitchs et une femme de pierre prenant son envol au-dessus de la plage en contrebas. On avait parlé de ce cimetière cet été et il avait dit à mon père à propos de ce grand caveau:"Y a de la place, vous pouvez venir ! ".
C'est absurde de parler si pauvrement d'un homme comme André. Mais au moins que je puisse dire: André est mort, le 16 septembre, je ne pourrai jamais l'oublier, le perdre est comme voir s'engloutir Venise ou Delphes peut-être...Je ne parle que d'une toute petite facette de cet homme qui fit tant pour la musique baroque en Union Soviétique puis tant pour les compositeurs russes actuels: ce qu'a pu voir en lui une petite fille ordinaire...
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Voici les 57 dernières réactions à ce commentaire
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Rédacteur
26/10/08 à 18h06
Voilà dans quelles villes du monde: " Mention des lieux où fut célébré le 25 octobre un office à la mémoire d'André Volkonski au quarantième jour suivant sa mort : New York, Paris, Rome, Moscou, Petesbourg, Potsdam, Hambourg, Tel Aviv, Kiev, Minsk,, Nice, Tbilissi, Erivan....
Bonne diffusion à qui de droit !"
Bonne diffusion à qui de droit !"
touche mon cœur d'enfant.
Je viens de découvrir ce com' en suivant les traces du loup et je te remercie du plaisir que j'y ai pris, de la pudeur et de la tendresse de cette évocation, de cet homme qui demeure vivant grâce à ta mémoire et à ton talent.
ça alors, tu as un sosie ou j'avais déjà commencé à compter les moutons (à l'envers).
Je descendais et tu montais plus loin sur la rame (Oberkampf ou alors, vers 21 heures ?) donc pas possible de te faire signe...La prochaine fois je crie "Pola !"
Je descendais et tu montais plus loin sur la rame (Oberkampf ou alors, vers 21 heures ?) donc pas possible de te faire signe...La prochaine fois je crie "Pola !"

je suis effectivement allée à répu, pour la manif + concert, mais en vélo et en blouson de cuir grenat 
en tout cas si on se croise arrête moi, ça me fera plaisir de te saluer !

en tout cas si on se croise arrête moi, ça me fera plaisir de te saluer !
Tant de gens plus célèbres que moi pourraient l'écrire ! 
Une telle histoire, un tel récit, dans un passé si vivant que la mort joue les seconds rôles.... De quoi en faire un livre?
Faites nous signe.
Faites nous signe.
26/09/08 à 23h23
apercevoir de cet homme... et de toi par la même occasion.
Bises
Bises
un parc monceau de femmes ! ah musique ...
...flûtière Tiger ...ça me laisse rêveur ...je vois déjà les sabots du cornu et la sarabande danses des ....lys blancs
...flûtière Tiger ...ça me laisse rêveur ...je vois déjà les sabots du cornu et la sarabande danses des ....lys blancs
de ne pas m'être trompée ! 
Tiens, voilà la suite :
http://minilien.com/?EMiOnn4XUr
Parce que tu le vaux bien...
Tiens, voilà la suite :
http://minilien.com/?EMiOnn4XUr
Parce que tu le vaux bien...
Cette œuvre de Bartok, André l'a écouté fin août pour la première fois, de son côté, et il m'a juste raconté le livret...Alors tu vois...
Je crois que je vais laisser des liens de quelques œuvres très représentatives à mes yeux de nos rencontres musicales...Pour remercier tout le monde...
Après le cadeau que tu viens de nous faire, envie de t'en offrir un en retour, pour te remercier de nous avoir confié tes souvenirs.... et de si belle façon.
Bartok - Le mandarin merveilleux :
http://minilien.com/?5Mu59LUfm0
Je suis très émue...merci à toi.
Bartok - Le mandarin merveilleux :
http://minilien.com/?5Mu59LUfm0
Je suis très émue...merci à toi.

25/09/08 à 20h28
... une relation qui, sans aucun doute, brille en toi et qui te portera encore tant et tant ...
Merci !
Merci !
pour un homme qui me semble non moins superbe
et une relation forte, sincère qui me parait mériter le même qualificatif
merci
5*****
et une relation forte, sincère qui me parait mériter le même qualificatif
merci
5*****
belle histoire, mais aussi bien écrite,
à classer dans les commentaires mémorables de ce site, à mon humble avis.
Tiger, je ne te situais pas trop bien :
dans le grand nombre de personnes qui écrivent ici, ce n'est pas toujours facile,
mais là, on te découvre quand (c'est mon cas) on ne te connaissait pas.
Merci de ce beau vrai récit.
à classer dans les commentaires mémorables de ce site, à mon humble avis.
Tiger, je ne te situais pas trop bien :
dans le grand nombre de personnes qui écrivent ici, ce n'est pas toujours facile,
mais là, on te découvre quand (c'est mon cas) on ne te connaissait pas.
Merci de ce beau vrai récit.
Oui, il y a cette place particulière et privilégiée qui est un mélange d'amour, d'amitié fraternelle , familiale , et même bcp plus que ça . Des êtres qui marquent à vie , qui font partie de nous, nous ont aidé à nous construire , avec qui on a eu des échanges et complicité exceptionnels .
Ce sont des joyaux de la vie .
Ce sont des joyaux de la vie .
25/09/08 à 16h23
en réac sur un com de Diamond... J'ai des amis à qui j'en ai parlé ici en mp...De son vivant, je n'aurais pas osé en quelque sorte faire un com...C'est comme ça...Adrian, qui est ici, sur pcc le connaissait comme musicien, il avait un de ses vinyles de clavecin, et je lui ai même demandé de faire quelque chose pour lui en informatique: il a même un mot écrit d'André de remerciement, chose rare, que moi, je n'ai pas !
Mais il y a une photo qui a 15 ans, où je le regarde en coin, on voit bien que c'est la petite gamine qui le regarde en moi...Et puis une très belle photo, à la Gaffe avec mes deux parents et ma petite sœur, celle-là, je vais essayer de la faire mettre sur cd puis sur ma page...Et puis pourquoi pas, la mini vidéo de la Périchole, c'est très flou, mais c'est toujours ça ! 
25/09/08 à 16h05
Par contre il a très bien connu Katy Berberian...Merci pour le lien, la suite des miroir est une oeuvre qui met en musique des poèmes de Lorca...
25/09/08 à 16h02
Wikipedia et Deezer, je lui ai dit que j'étais sur un site et raconté ma précédente annonce et ça l'étonnait beaucoup...
en même temps tu t'es bien gardé de nous en parler tant qu'il était encore en vie, hein !


25/09/08 à 13h46
du Oud...Merci pour ce lien ! 
l'aurait certainement surpris et amusé d'avoir ce succès sur pcc !
à tous !
à tous ! 25/09/08 à 13h36
livré en carrosse cet homme là fait rêver ..
C'est vraiment très joli Tiger
Je ne connais pas ce André, par contre Munir Bachir, la la la
http://fr.youtube.com/watch?v=naNG0CUmJak
Je ne connais pas ce André, par contre Munir Bachir, la la la
http://fr.youtube.com/watch?v=naNG0CUmJak
vous vous êtes reconnus, quelle belle histoire tu nous offres là,madame...


supportable il nous ouvre des portes et n'en ferme jamais aucune.
... quand il nous est donné, dans la vie, de rencontrer de tels bâtisseurs... Un jour, ils disparaissent et l'on réalise ce qu'ils nous ont légué. On est peinés, mais aussi renforcés par cet "héritage" spirituel qui a contribué à nous forger... inestimable trésor.
25/09/08 à 10h49
connais la 5è de Mahler et puis justement, André m'a fait écouté cet été une oeuvre totalement folle, "Femina" je crois, dans laquelle Katy Berbérian est extraordinaire et qui a servi de musique de film pour Clouzot je crois...André disait: "Ah, là, ils ont mis le micro sous le lit ! "...C'est absolument Fellinien, c'est l'autre face de la Sinfonia dans le vinyle original...
par exemple, j'aime pas voir les mamans toutes fières des succès féminins du fiston et qui affichent par ailleurs des opinions féministes pures et dures. Ca me parait pas trop cohérent.
25/09/08 à 10h44
qu'une pareille influence ne finit pas avec la mort et que, ne serait-ce que par ce qu'il a été, il peut faire des choses pour ce qui l'ont connu...
(mais dans la foulée j'aurais bien réécouté le laborintus de berio, mais ils l'ont pas... rien n'est parfait)
à l'instar de ces frêles lumignons que les mères laissent brûler la nuit entière au chevet des enfants inquiets...
25/09/08 à 10h34
comme il jouissait d'un prestige immense en Union soviétique, il trouvait des femmes couchées sur le pas de sa porte, prends-moi toute et tout le toutim...C'est un peu ce que je veux dire...
25/09/08 à 10h28
soit sur Deezer ! Bise !
25/09/08 à 10h27
maitresse d'André, voyons...^^
Quand les bons copains ou tonton ou fiston ont "un monceau de femmes", c'est chouette ! Quand fifille fait partie d'"un monceau de femmes", c'est moins bien, non ? 

25/09/08 à 09h47
c'était un homme très averti de tout ce qu'on peut imaginer, mais il gardait une forme de fraicheur, de sincérité non feinte, lui qui s'était rebellé contre sa mère, qui était devenu apatride, il gardait en lui quelque chose de neuf, jusqu'à la fin...
et vous !!!!!!
Oui Bilitis, le plus fou c'est que c'est vrai, c'était un chic type ! Chic, certes, mais chic type, aussi !
Bah, au bord, tu sais, tout est affaire de comparant...Si, si !
Oui Folla, je suis sûre qu'on peut garder tout ça comme les gallions dans la baie de Vigo...
Vero, tant mieux si quelque chose passe et merci pour cette citation, on disait souvent ensemble le premier vers d'un poème: "Auch kleine Dinge", les petites choses aussi...
Bah, au bord, tu sais, tout est affaire de comparant...Si, si !

Oui Folla, je suis sûre qu'on peut garder tout ça comme les gallions dans la baie de Vigo...
Vero, tant mieux si quelque chose passe et merci pour cette citation, on disait souvent ensemble le premier vers d'un poème: "Auch kleine Dinge", les petites choses aussi...
à partir de "André avait horreur de la vulgarité et son être n'avait rien de vulgaire.", perso, j'ai fait que pleurer, parce que c'est beau et touchant, et parce que ça résonne trés vrai.
c'est une trés trés belle page, tiger, merci mucho.
c'est une trés trés belle page, tiger, merci mucho.
c'est sans doute que ces êtres extraordinaires ne meurent jamais vraiment.
Votre texte est magnifique, l'amour en a effacé la douleur de la perte.
Votre texte est magnifique, l'amour en a effacé la douleur de la perte.
qui aura su reconnaître une grande dame
et dis toi bien Tigerlili que ce n'est surtout pas "pauvrement" que tu as évoqué ton Prince !
Juste pour toi une citation de Bianciotti que tu connais sans doute :
"Il y a ces rencontres singulières, où des faits se produisent, en apparence anodins, et qui auront été les dons du destin".
Juste pour toi une citation de Bianciotti que tu connais sans doute :
"Il y a ces rencontres singulières, où des faits se produisent, en apparence anodins, et qui auront été les dons du destin".
ce texte me touche infiniment, me renvoie à la mort, il y a des années, d'un homme que j'ai aimé tendrement.. et admiré, aussi, comme toi André... et surtout dont je me suis sentie aimée aussi, aimée vraiment 
Ce qu'il emporte avec lui... Lilibelle, gardes-en précieusement le souvenir, tu verras, c'est un talisman puissant.

Ce qu'il emporte avec lui... Lilibelle, gardes-en précieusement le souvenir, tu verras, c'est un talisman puissant.
25/09/08 à 08h33
Et toc !
Un chic type André .


Je réagis à ce commentaire en
Je réagis à ce commentaire en 









Tigerlili
publié le 25 sept. 08