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L'assiette anglaise de la semaine... Voilà un disque qui a du mérite!

Alors que mes oreilles ne se sont pas encore remises du nouveau Slipknot dont la violence bestiale n'a d'égale que la classe des compositions et que le nouveau single de Metallica tourne en boucle sur ma platine en attendant un album qui promet d'être apocalyptique, mon pote Pict me tend ce "Vega" en m'disant "tiens, ça risque de te plaire!"

Autant dire que c'était pas gagné. Et puis, et puis... Ben c'est le piège quoi!

Julien Ribot aligne avec une facilité déconcertante une grosse dizaine de petits bijoux pop où les Beatles tutoient Blur dans un choc des époques qui ressemble à une explosion de fleurs psychédéliques. On est très loin de la nouvelle vague des chanteurs français qui monopolisent les victoires de la musique depuis quelques années, ici on fait au moins aussi bien qu'outre Manche tout en gardant une indentité indéniable, en un mot c'est crédible!

La production nous entraîne au travers d'arrangements de cordes planants tout plein, les guitares sonnent rudement bien et le piano de l'artiste "se pose comme un linceul" ("Coco Keeling") sur toutes les chansons avec une grâce qui laisse rêveur. Accompagné par sa styliste de girlfriend sur certains titres (notamment "La Nuit" et sa mélodie addictive) dont la voix légère et étrange évoque une Emilie Simon sous acide, le timbre de Julien Ribot nous rappelle quelque chose et personne en particulier, sensation assez bizarre... On croit cerner le personnage et il nous échappe.

L'album est construit d'une manière très intelligente également: douze morceaux (dont certains ne sont que des intermèdes assez kitschs aux titres délirants) qui s'enchainent en un crescendo coloré jusqu'à "Vega" en deux parties qui donne son nom au disque et qui résume parfaitement toute l'affaire. Moments forts de l'album, "Le rêve de Tokyo", "Nouveau Chimpanzé" et "1982" qui restent dans la tête longtemps après la première écoute, la marque d'un futur grand...

A déguster comme un diabolo grenadine sans modération aucune!
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Voici les 4 dernières réactions à ce commentaire
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si le rock se met à devenir respectueux,...!!
 25/08/08 à 14h31
c'est plutôt Blur qui devrait vouvoyer les Beatles.

Tsss... le respect se perd.
ok, ils ne font pas dans la dentelle, mais ce n'est pas du tout le même sous-genre.