- Il est 22 heure, si vous me le permettez je vais aller travailler un peu et puis dormir, demain je me lève à 5 heure, à quelle heure voulez vous que César passe vous prendre ?
- A 8 heure ?
- Très bien, à demain et bonne nuit Madame Korc. Au fait, votre bureau est derrière la porte juste après celle de votre chambre. Le mien est juste en face le votre. Si vous entendez du bruit ne soyez pas effrayés, les hippos aiment bien venir traîner par ici la nuit.
- Merci, bonne nuit à vous aussi.
Lucas quitte la pièce et je reste un moment à tenter d’organiser ma journée de demain, mais j’ai pas trop envie de réfléchir, plutôt me laisser porter par la douce euphorie née de ce vin excellent.
Quel drôle d’homme, et quelle drôle de vie, perdu au milieu de ce territoire encore sauvage à lutter et à prendre tout les risques pour construire cet ouvrage.
Tiens si j’allais jeter un coup d’œil à mon bureau ?
Traverser le salon, au passage je me sers un verre de Corbières qu’Antoine a laissé sur la table, le couloir et la porte à droite juste après ma chambre.
Je m’attends à trouver un bureau monastique et je suis agréablement surprise.
Une table en bois brun, un siège confortable et même un petit lit, sur la table un pc, une imprimante et tout un assortiment de matériel de bureau : agrafeuse, trombones, cartouche d’encres, post-it etc.
Un lecteur de CD et une pile de disques, le requiem de Fauré, Léonard Cohen, Deep Purple, pas mal tout ça.
Une étagère avec quelques livres, Stirner, Michael Herr, Kessel. Nettement moins bien que la musique.
Au mur une reproduction sage de Schiele et une magnifique carte marine de Gibraltar, une autre de la rade de Toulon.
Je lui demanderai pourquoi ces cartes.
Je me pose sur le siège et bois mon verre à petite gorgées, je m’envole heureuse d’être ici.
Demain je m’arrangerai pour visiter le sien de bureau.
Trebor Lucas
Il est cinq heure quand le réveil sonne, je m’éjecte de mon lit.
Je passe un pull et un caleçon et puis un court passage à la cuisine pour lancer le café, deux tiers de Sidamo Ethiopien et le dernier tiers en Robusta du Congo puis je sors dehors pour me rafraîchir le visage à une bassine d’eau de pluie tombée cette nuit.
Je jette un coup d’œil sur le pluviomètre qui affiche quarante millimètres et repasse à la cuisine pour récupérer le café avant de ressortir pour m’asseoir sur le perron.
Le plus beau moment de la journée, regarder rosir l’horizon avant l’arrivée du jour.
Il fait presque froid, sans doute pas plus de vingt degré, mais le café me réchauffe de toute la force de son Robusta, j’essaie de me rappeler les mots de Balzac quand il prétend que boire un café c’est laisser investir son cerveau par des bataillons d’idées, d’énergie ou de choses intelligentes.
C’est comme ça que ça se passe, intelligence mise à part je me mets à penser à la journée qui s‘annonce, passer au chantier, voir les nouveaux bahuts qui ont dû arriver hier soir, discuter le coup avec Thierry, voir sa nouvelle organisation, demander au comptable de passer à la banque pour déposer le chèque et retirer du fric, je pense aussi à cette jolie femme qui dort dans la piaule à côté.
Je me dis surtout que le territoire à partager doit être exigu entre une cadre supérieur qui débarque de New York et un vieil aventurier lancé dans la construction d’un barrage. Certainement pas de quoi y placer un lit.
- A 8 heure ?
- Très bien, à demain et bonne nuit Madame Korc. Au fait, votre bureau est derrière la porte juste après celle de votre chambre. Le mien est juste en face le votre. Si vous entendez du bruit ne soyez pas effrayés, les hippos aiment bien venir traîner par ici la nuit.
- Merci, bonne nuit à vous aussi.
Lucas quitte la pièce et je reste un moment à tenter d’organiser ma journée de demain, mais j’ai pas trop envie de réfléchir, plutôt me laisser porter par la douce euphorie née de ce vin excellent.
Quel drôle d’homme, et quelle drôle de vie, perdu au milieu de ce territoire encore sauvage à lutter et à prendre tout les risques pour construire cet ouvrage.
Tiens si j’allais jeter un coup d’œil à mon bureau ?
Traverser le salon, au passage je me sers un verre de Corbières qu’Antoine a laissé sur la table, le couloir et la porte à droite juste après ma chambre.
Je m’attends à trouver un bureau monastique et je suis agréablement surprise.
Une table en bois brun, un siège confortable et même un petit lit, sur la table un pc, une imprimante et tout un assortiment de matériel de bureau : agrafeuse, trombones, cartouche d’encres, post-it etc.
Un lecteur de CD et une pile de disques, le requiem de Fauré, Léonard Cohen, Deep Purple, pas mal tout ça.
Une étagère avec quelques livres, Stirner, Michael Herr, Kessel. Nettement moins bien que la musique.
Au mur une reproduction sage de Schiele et une magnifique carte marine de Gibraltar, une autre de la rade de Toulon.
Je lui demanderai pourquoi ces cartes.
Je me pose sur le siège et bois mon verre à petite gorgées, je m’envole heureuse d’être ici.
Demain je m’arrangerai pour visiter le sien de bureau.
Trebor Lucas
Il est cinq heure quand le réveil sonne, je m’éjecte de mon lit.
Je passe un pull et un caleçon et puis un court passage à la cuisine pour lancer le café, deux tiers de Sidamo Ethiopien et le dernier tiers en Robusta du Congo puis je sors dehors pour me rafraîchir le visage à une bassine d’eau de pluie tombée cette nuit.
Je jette un coup d’œil sur le pluviomètre qui affiche quarante millimètres et repasse à la cuisine pour récupérer le café avant de ressortir pour m’asseoir sur le perron.
Le plus beau moment de la journée, regarder rosir l’horizon avant l’arrivée du jour.
Il fait presque froid, sans doute pas plus de vingt degré, mais le café me réchauffe de toute la force de son Robusta, j’essaie de me rappeler les mots de Balzac quand il prétend que boire un café c’est laisser investir son cerveau par des bataillons d’idées, d’énergie ou de choses intelligentes.
C’est comme ça que ça se passe, intelligence mise à part je me mets à penser à la journée qui s‘annonce, passer au chantier, voir les nouveaux bahuts qui ont dû arriver hier soir, discuter le coup avec Thierry, voir sa nouvelle organisation, demander au comptable de passer à la banque pour déposer le chèque et retirer du fric, je pense aussi à cette jolie femme qui dort dans la piaule à côté.
Je me dis surtout que le territoire à partager doit être exigu entre une cadre supérieur qui débarque de New York et un vieil aventurier lancé dans la construction d’un barrage. Certainement pas de quoi y placer un lit.
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Titre (cliquez pour lire)
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avec torréfaction à la poêle
http://fr.youtube.com/watch?v=x9JRcJPHoF4&feature=related
et la musique pour accompagner
http://fr.youtube.com/watch?v=xI4r28e8bEo
Aster, parce que je l'aime, son grand tube
http://fr.youtube.com/watch?v=Z1J3FZmhyW0&feature=related
http://fr.youtube.com/watch?v=x9JRcJPHoF4&feature=related
et la musique pour accompagner
http://fr.youtube.com/watch?v=xI4r28e8bEo
Aster, parce que je l'aime, son grand tube
http://fr.youtube.com/watch?v=Z1J3FZmhyW0&feature=related
5!
la chimie ne se discute pas
j'en ai vu un exemplaire dimanche lors de mon farfouillage bouquins.
Je ne connaissais pas ce titre de lui, j'ai hésité, puis, j'avais déjà des kilos de livres à la main...j'ai pas pris.
J'ai eu tort?
Je ne connaissais pas ce titre de lui, j'ai hésité, puis, j'avais déjà des kilos de livres à la main...j'ai pas pris.
J'ai eu tort?
07/10/08 à 17h48
z'auriez pas vu voler ?
pour le sidamo, y'a le yrgicheffe qu'est très bien aussi.
Ethiopia lives up.
Ethiopia lives up.
Peux toujours pas voter...
Pour dire de critiquer un peu, quand même, ligne 23 j'aurais bien vu "sage reproduction".
Pour dire de critiquer un peu, quand même, ligne 23 j'aurais bien vu "sage reproduction".


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auborddufleuve
publié le 7 oct. 08