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catégorie : tranche de vie
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Planning de vengeance : après des jours passés à garder ma progéniture, la frustration est forte et le moral bas. Cette fois c'est trois soirées de suite que j'ai prévu. Cette fois je ne suis pas malade (pas d'gastro, pas d'rhume, pas d'grippe... juste crevé normal, quoi). J'ai de la chance : je fais un peu peine à voir alors la solidarité familliale joue à plein. Un soir mon père, un soir ma mère, un soir ma tante... brelant de baby-siiter gratos, mille-fois merci.
Le champs libre, donc, sans même les 12 coups de minuits à respecter, ni matinée laborieuse à assurer derrière : conditions idéales. Pourtant...

Jeudi 18 :
J'ai choisi la soirée d'anniversaire de Disco-Babel, une asso rock-ludico-littéraire, dans un bar rock dans le vent, à Bastille, la Mécanique Ondulatoire. Arrivée à 21h30, salutations à l'un des pilliers de l'asso, celui que je connais le mieux. Il me présente un gars sympa qui fait lui aussi de la musique rock plus ou moins électronique. Bière puis descente à la cave. Bonne surprise : je tombe sur JP et Christian, j'étais pas sûr de retrouver des connaissances aussi proches. Concert d'un jeune qui chante et joue d'un clavier avec des boucles de basses et batterie, ambiance synthétique et pas mal d'effet delay. C'est sans plus pour moi, j'ai toujours eu du mal avec les années 80 version Joy Division/Depeche Mode, trop rigide et pompier à mon goût... L'ingé son local, Fredovitch, organiste de garage-rock qui a une certaine réputation dans le milieu, s'amuse à balancer du death metal sytle Pantera ultra violent et crispant entre les groupes, histoire de taquiner un peu son monde ou de tromper l'ennui, à mon avis, ce genre de soirée n'étant sans doute pas trop sa tasse de thé...
Ensuite, c'est le Chevalier de Rinchy, un favori de l'asso, qui interprête les titres de son 45tours, qui font chacun quelques secondes seulement (il y en a bien 3 ou 4 dizaines). C'est marrant, et le groupe sonne très bien. Une claviériste et un batteur l'accompagnent. On pourrait dire que ça sonne comme du Jonathan Richman, mais les titres sont si courts que c'est un poil frustrant, au-delà du concept.
La salle est à moitié pleine mais l'ambiance assez animée ; il y a une bande de proches qui ont ont du déjà pas mal piccoler, voir pire ; en tout cas ils sont chauds-bouillants. Il y en a un qui n'arrête pas d'apostropher les musiciens et de danser à moitié sur la scène. Il a une tête sympa mais un look assez strict, style imperméable vert, chemise à rayures et bien peigné. C'est sans doute ça qu'on peut appeler un dandy, un excentrique fortuné, un déconneur argenté, un trip dans ce gôut là, quoi. Plus tard il me prendra à partie avec générosité et clairvoyance (enfin ça doit se voir pas mal que je fais un peu ésseulé!) en me disant : "T'es comme moi, toi, un singe en hiver, hein ?" Rupture matrimoniale après 3 ans de vie commune et un bébé, et il erre dans la nuit comme un papillon un peu déboussolé, mais avec une énergie impressionnante. Il me propose même de suivre leur groupe d'allumés je ne sais pas où. Je suis tenté mais comme j'ai quelques amis (osons le terme) sur place, je reste. Il y a le DJ du haut qui passe du vinyle mais avec JP, il faut de la place pour s'exprimer : en voilà un autre qui est une vraie anguille quand il s'y met. Il se colle devant les baffles et aspire la musique de toute ses forces, puis il saute partout et entraine les gens dans son sillage. Il a toujours des pintes de bières sortie d'un chapeau magique et il arrose généreusement. ça me rappelle le bon vieux temps de nos soirées au Pop In. Malheureusement, c'est comme parfois à l'époque, il n'y a pas grand monde. Les gens s'agglutinent au rez-de-chaussée et le DJ d'en bas est trop synthétique à mon goût, encore une fois. A la fin on n'est plus que 3 ou 4 à danser (je me compte dedans mais j'ai plutôt tendance à suivre mollement le mouvement).
L'important : pas de rencontre avec une fille. Il y en a, soit en couple, soit en bande de copines, et d'autres sans doute accessibles... mais aucune étincelle ne se produit. Il y a cette jolie fille que je croise et recroise depuis des mois, elle a vraiment un truc qui m'attire, mais on sent un coté pimbêche chez elle (ça fait peut-être partie de ce qui me charme, c'est ça le pire). Bon, elle se la pête pas mal, quand même, à moins qu'elle ne dissimule un énorme manque de confiance en elle derrière ses airs blasés. Mais ce serait trop beau et ce n'est pas ce qui ressort de ce qu'on m'en dit unanimement. "Laisse tomber, elle te décevra". Et d'expérience, je sais qu'il vaut mieux ne pas passer outre.
Par contre il y avait cette fille que j'ai rencontré ici-même, il y a pile une semaine, dans une autre soirée du même style. Elle lui ressemble un peu, d'ailleurs, mais en plus nature, spontanée, chaleureuse. Vraiment sympa, et on aurait dit qu'on avait un feeling réciproque. Le genre de truc assez rare, en fin de compte, mais dont typiquement je ne réalise le caractère exceptionnel qu'après coup ! On avait esquissé des pas de danse dans l'escalier devant la billeterie ; original, ça... et à son initiative, d'ailleurs ! Je lui avais même filé mon CD, en ajoutant fort présomptueusement : "il y a mon e-mail dessus", comme si elle allait se jetter sur la jacquette une fois rentrée chez elle pour déchiffrer l'adresse et m'écrire. Voilà, on était même repartis ensemble en métro, et je ne lui ai même pas demandé son numéro de téléphone, trop de sûr de ma bonne étoile (quell étoile? où ça?), comme à chaque fois. Quand je rencontre des gens, j'ai toujours l'impression que je vais les recroiser dans 2 ou 3 jours, que ce n'est pas la peine de se précipiter. Pareil dans les discussions : ça je ne le dis pas maintenant, je le diarai plus tard, on a le temps. Mais non, connard, c'est maintenant ! Arrête de regarder passer les trains...
Bref, en voyant cette jolie rousse indifférante filer une fois de plus, je repense donc à cette jolie brune disparue. Le pire, c'est que je revois ce soir une autre connaissance, encore un de ces types très sympas que je pourrais abusivement qualifier d'ami ou de pote, mais que je ne connais pas assez bien pour ça. Il était là jeudi dernier. "Hey, au fait, tu la connais, la fille qui faisait les entrées l'autre soir, je l'aimais bien..." Et lui de m'expliquer qu'il a des vues sur elle depuis plusieurs mois, voir plusieurs années. Ah bon, excuses-moi alors, vas-y vas-y, non non, sans façon. Je ne vais quand même pas t'extorquer son téléphone alors que je déboule de nulle part au beau milieu de tes secrets espoirs...
Je repars avec JP à l'heure de la fermeture légale des bars ordinaires, un peu avant 2 heures. Un bout de marche ensemble et puis je chope un taxi à Voltaire (allez hop, pour une fois).
Le père dort sur le canapé-lit, mobilisé une fois de plus pour rien, enfin rien de spécial. J'aurais préféré finir la nuit ailleurs. Retour dans mon lit deux-places, tout seul. So alone.

Vendredi 19 :
J'ai hésité avec un concert de Fantazio, plus Dgiz, dans un cirque, mais bon, je l'ai vu la semaine dernière. Et surtout, il y a un concert des Tchikis, un groupe pour lequel j'ai eu l'honneur de faire une audition comme batteur il y a quelques mois. Honneur, le terme n'est pas trop fort, vu mon niveau très moyen à ce poste, et vu leur excellent niveau général.
La soirée se passe dans un lieu que je ne connaissais pas, le Théatre de Verre, en plein centre de Paris, vers Strasbourg-Saint-Denis. Bon, soyons brefs,
Et puis non, arrêtons là, tiens, il est tard, je suis fatigué et l'ordi recommence à ramer...
De toute façon la suite de mon plan en 3 partie est ultra prévisible : ce soir là je rentre à nouveau tout seul, so alone (en métro), et le lendemain, pareil (à pied), so alone. Facile.
La suite au prochain épisode, si j'ai le courage.
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Voici les 9 dernières réactions à ce commentaire
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Titre (cliquez pour lire)
Rédacteur
 31/12/08 à 16h53
heureusement pour toi, comme ville moyenne, Rennes, c'est pas loin d'être ce qui se fait de mieux !
(j'ai une fois uns soirée/concert d'Halloween à l'Ubu et y avait une sacrée ambiance).
 31/12/08 à 16h49
"pas de délai, pas d'amis, pas de complexes"
ah, c'est comme ça, la drague ?
je comprends mieux pourquoi je rame, maintenant... (j'ai tout faux !)
; )
 31/12/08 à 16h47
1 - ah, c'est trop, n'en jetez plus !
2 - t'as raison, j'ai pas trop à me plaindre en fait. pour 2009, je promets d'arrêter de faire mon Caliméro ; dans mon idée c'est juste une éspèce de journal intime, histoire d'évacuer quand ça va pas trop, mais en fait c'est pas super discret, comme biais !
 31/12/08 à 16h39
car je ne connaissais pas celle là et j'aime beaucoup ce danseur , notamment son clip sur All kindsa girls des Real Kids : http://fr.youtube.com/watch?v=T1yXdVswEII
 23/12/08 à 00h35
sentiment qui n'est donc pas réservé aux trentenaires célibataires habitant les villes moyennes... ... célibataires ne bénéficiant malheureusement pas d'un choix de concert si grand
 22/12/08 à 13h31
loustique_a_854
1) pas de délai
2) pas d'amis... et donc pas de complexes !
mjdçjdr...
Joyeuses fêtes à vous Ray Gange ( et à vos rencontres croisées... ) !
j'aime bien l'ambiance, mais surtout celle du texte à vrai dire