Déjà inscrit(e) ?
Bientôt minuit, et je ne trouve pas le sommeil.
Je cale l'ordi brûlant sur le ventre compréhensif de Nours, et entreprends d'écrire ce qui me tourmente.
Depuis lundi retour au boulot, j'ai eu la surprise de retrouver mon bureau intact, photos de fleurs et de mer aux murs, bois blond, lumière tamisée, crayons taillés, un cocon familier.
J'aurais dû voir ma chef hier ou aujourd'hui, je la connais peu, j'ai fait mon infarctus juste après sa nomination; en fait, je l'ai évitée.
Maintenant j'ai mon étiquette : il paraît qu'elle met vite des étiquettes, et qu'elle en change vite, aussi.
"Fuyante".
Oui, détestant les affrontements, les conflits, je m'arrange pour les esquiver.
Et il y a matière à conflit.
Vous, Aline, droite dans vos bottes, lionne à la crinière blanche et au rire sonore, sur- investie et volontaire, forte et déterminée, prête à rugir face aux obstacles.
Vous, vous avez besoin d'agents sur qui compter, sur qui vous appuyer, car votre tâche est lourde, et vaste.
Moi, je ne sais comment vous le dire : "ne comptez pas sur moi".
Cela m'arrache les tripes, ce n'est pas mon genre, non, de me défiler, de refuser le combat, eh bien si, pour la première fois depuis seize ans, il faut que je (vous) dise : "non".
Non, je ne reprendrai pas le collier.
Non, je ne rentrerai pas dans cette arène perverse où nous sommes mis en concurrence permanente, où nous sommes sans répit jugés, évalués, dépréciés, accusés, squizzés, contournés, combattus, entubés, pommadés, enrobés, manipulés, pressés, lessivés, secoués, menacés, floués, négligés, et j'en passe !
Non, à peine debout, d'apparence florissante mais le corps et l'âme encore tout essorés tels de vieilles serpillères effilochées, je ne me lancerai pas la fleur au fusil dans ce combat stérile et absurde, sur des "objectifs" fumeux et des "productions" aussi prétentieuses que creuses.
Non.
Bien sûr, 45 ans, affection longue durée, suivi et traitement à vie, seule avec mon gamin, j'ai besoin de ce boulot pour vivre.
Alors je ferai mes heures, toutes mes heures, rien que mes heures.
Finis les mails à minuit, les réunions à vingt heures, les quais de gare pendant que mon fils attend seul, les stats à mouliner pour avant- hier et accessoirement pour le sous- préfet, le conseiller général ou le secrétaire d'état.
Finies les circonlocutions ampoulées pour édulcorer la réalité aux sensibles oreilles des puissants.
Finie la course du factotum tous azimuts, toujours prêt, jamais apprécié.
Finis les congés reportés par dizaines sur l'année d'après, saucissonnés à la demi- journée.
Finis les huit bras de Shiva, le mal au dos à en pleurer, le frigidaire qu'on vide en rentrant trop tard.
Fini.
Voilà, ne comptez pas sur moi.
Une armée d'ambitieux et de naïfs attend vos ordres, puisez dans ce vigoureux vivier, et laissez- moi juste un obscur bureau, tout petit, dans un coin, avec d'obscures tâches n'occasionnant ni stress ni gloire, et oubliez- moi.
Et moi, mes heures à peine finies, je filerai au soleil, à la mer, à la gym, au yoga, aider mon fils à faire ses devoirs, ou l'emmener au cinéma, vite, vite, car je n'ai plus de temps à perdre, comprenez- vous, je n'ai plus de temps que pour l'essentiel.
Mais comment vous dire cela ?
C'est professionnellement incorrect.
Alors je me tais, et je fuis.
Je cale l'ordi brûlant sur le ventre compréhensif de Nours, et entreprends d'écrire ce qui me tourmente.
Depuis lundi retour au boulot, j'ai eu la surprise de retrouver mon bureau intact, photos de fleurs et de mer aux murs, bois blond, lumière tamisée, crayons taillés, un cocon familier.
J'aurais dû voir ma chef hier ou aujourd'hui, je la connais peu, j'ai fait mon infarctus juste après sa nomination; en fait, je l'ai évitée.
Maintenant j'ai mon étiquette : il paraît qu'elle met vite des étiquettes, et qu'elle en change vite, aussi.
"Fuyante".
Oui, détestant les affrontements, les conflits, je m'arrange pour les esquiver.
Et il y a matière à conflit.
Vous, Aline, droite dans vos bottes, lionne à la crinière blanche et au rire sonore, sur- investie et volontaire, forte et déterminée, prête à rugir face aux obstacles.
Vous, vous avez besoin d'agents sur qui compter, sur qui vous appuyer, car votre tâche est lourde, et vaste.
Moi, je ne sais comment vous le dire : "ne comptez pas sur moi".
Cela m'arrache les tripes, ce n'est pas mon genre, non, de me défiler, de refuser le combat, eh bien si, pour la première fois depuis seize ans, il faut que je (vous) dise : "non".
Non, je ne reprendrai pas le collier.
Non, je ne rentrerai pas dans cette arène perverse où nous sommes mis en concurrence permanente, où nous sommes sans répit jugés, évalués, dépréciés, accusés, squizzés, contournés, combattus, entubés, pommadés, enrobés, manipulés, pressés, lessivés, secoués, menacés, floués, négligés, et j'en passe !
Non, à peine debout, d'apparence florissante mais le corps et l'âme encore tout essorés tels de vieilles serpillères effilochées, je ne me lancerai pas la fleur au fusil dans ce combat stérile et absurde, sur des "objectifs" fumeux et des "productions" aussi prétentieuses que creuses.
Non.
Bien sûr, 45 ans, affection longue durée, suivi et traitement à vie, seule avec mon gamin, j'ai besoin de ce boulot pour vivre.
Alors je ferai mes heures, toutes mes heures, rien que mes heures.
Finis les mails à minuit, les réunions à vingt heures, les quais de gare pendant que mon fils attend seul, les stats à mouliner pour avant- hier et accessoirement pour le sous- préfet, le conseiller général ou le secrétaire d'état.
Finies les circonlocutions ampoulées pour édulcorer la réalité aux sensibles oreilles des puissants.
Finie la course du factotum tous azimuts, toujours prêt, jamais apprécié.
Finis les congés reportés par dizaines sur l'année d'après, saucissonnés à la demi- journée.
Finis les huit bras de Shiva, le mal au dos à en pleurer, le frigidaire qu'on vide en rentrant trop tard.
Fini.
Voilà, ne comptez pas sur moi.
Une armée d'ambitieux et de naïfs attend vos ordres, puisez dans ce vigoureux vivier, et laissez- moi juste un obscur bureau, tout petit, dans un coin, avec d'obscures tâches n'occasionnant ni stress ni gloire, et oubliez- moi.
Et moi, mes heures à peine finies, je filerai au soleil, à la mer, à la gym, au yoga, aider mon fils à faire ses devoirs, ou l'emmener au cinéma, vite, vite, car je n'ai plus de temps à perdre, comprenez- vous, je n'ai plus de temps que pour l'essentiel.
Mais comment vous dire cela ?
C'est professionnellement incorrect.
Alors je me tais, et je fuis.
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vendredi je me suis barrée à 11 heures en maladie diplomatique durée indéterminée, et là, je m'angoisse : j'y vais ? J'y vais pas... Le salaire, j'aime, mais ce boulot, il me pourrit la vie...

j'ai osé dire non moi aussi
quand ma commanditaire m'a fait un chantage affectif
en semblant très déçue que je me fasse payer pour mon travail alors que tout était négocié par contrat à l'avance.
Ah bon ?
vous écrivez pour de l'argent ?
Et bien oui, par définition, une écriture de commande , c'est contre de l'argent
sinon, ce n'est plus une commande et
... personne ne peut nous commander !
Je n'ai besoin de personne pour écrire comme cela me chante, où et quand je veux ...
Mais si je dois rendre un texte de commande
avec une obligation de date, de sujet, de rendu et d'angle
je le fais contre un contrat. point final.
et le contrat doit être respecté.!
quand ma commanditaire m'a fait un chantage affectif
en semblant très déçue que je me fasse payer pour mon travail alors que tout était négocié par contrat à l'avance.
Ah bon ?
vous écrivez pour de l'argent ?
Et bien oui, par définition, une écriture de commande , c'est contre de l'argent
sinon, ce n'est plus une commande et
... personne ne peut nous commander !
Je n'ai besoin de personne pour écrire comme cela me chante, où et quand je veux ...
Mais si je dois rendre un texte de commande
avec une obligation de date, de sujet, de rendu et d'angle
je le fais contre un contrat. point final.
et le contrat doit être respecté.!
après eventuellement on discute 
décidément, j'aime bien comment vous pensez le problème.
En tout cas votre réaction au com manifestement bienfondé de profilperdu (dont le pseudo du coup, devient touchant), me PARLE.
En tout cas votre réaction au com manifestement bienfondé de profilperdu (dont le pseudo du coup, devient touchant), me PARLE.
C'est plutôt le monde qui marche sur la tête 

et comme tu décris bien cette vie absurde !
Le télétravail, j'adorerais, allongée sur mon dodo, entre sieste et apéro
Le télétravail, j'adorerais, allongée sur mon dodo, entre sieste et apéro

Sinon ton corps va encore réagir et dire "stop". Il y a des années j'ai choisi de travailler moins pour vivre mieux. Bon, on réorganise le budget, bon, je n'ai plus de charges insupportables. Mais qu'est-ce-que je suis bien d'avoir quitté la "grande entreprise" et les cancans qu'elle véhiculait, les plans à long terme à respecter, les déplacements qui empiétaient sur le week-end qui n'étaient plus que récupération pour supporter le lundi qui arrivait, les nuits d'insomnie - pourquoi j'étais payée pour mon travail de jour pas pour résoudre les problèmes la nuit ?
Oui, je veux bien travailler encore quelques années mais à MES conditions - vive le télétravail...

Oui, je veux bien travailler encore quelques années mais à MES conditions - vive le télétravail...

...pour ouvrir les yeux
d'autres n'y penseront même pas
auront vécu dans l'ombre
de la peur
sans oser jamais
vraiment
la cotôyer
il n'est jamais trop tard pour vivre
la vie est un chemin
la fuite en est parfois
le mouvement
pis moi, je dis quoi je veux !

d'autres n'y penseront même pas
auront vécu dans l'ombre
de la peur
sans oser jamais
vraiment
la cotôyer
il n'est jamais trop tard pour vivre
la vie est un chemin
la fuite en est parfois
le mouvement
pis moi, je dis quoi je veux !

je fuyais les repas de famille, je suis plus à l'aise en petit comité mais je n'ai pas ce besoin de reconnaissance professionnelle donc je parviens à ne pas être atteinte si débat il y a avec mes supérieurs, collègues ou personnes avec qui je travaille. Je n'avais pas senti dans ton com ce côté affectif,j'avais lu je bosse pour et avec des personnes, je ferai mon taf correctement mais je n'irai pas au delà, je trouve ça sain moi justement de préserver sa vie perso, ça permet justement de ne pas tout mélanger.
quelqu'un a des nouvelles de Jules Félix ?...pas de connection depuis son comm.
c'est justement cela qu'il faut arriver à dépasser pour se sentir "libre"...oui libre
de dire non, oui ou merde exactement comme on l'entend.
de dire non, oui ou merde exactement comme on l'entend.
Oui, l'affectif, le besoin de reconnaissance, nous sommes nombreux à tomber dans ce travers, ou à offrir ce tendon d'Achille.
Et quand on est (naît ?) "comme ça", il faut bien bosser quand même, à vif.
On se reconnaît entre hyper- sensibles, entre solitaires, entre "non- alignés".
On se reconnaît d'un regard d'un bout de la salle à l'autre, comme au pot auquel je participais ce soir.
Les "moins à l'aise", les "plus silencieux", ceux qui sont mieux en petit comité, entre vrais amis, que dans ces grand- messes obligées.
Ceux peut- être qui fuyaient enfants les repas de famille.
Ceux peut- être qui jamais n'eurent la satisfaction de contenter leurs parents.
Et quand on est (naît ?) "comme ça", il faut bien bosser quand même, à vif.
On se reconnaît entre hyper- sensibles, entre solitaires, entre "non- alignés".
On se reconnaît d'un regard d'un bout de la salle à l'autre, comme au pot auquel je participais ce soir.
Les "moins à l'aise", les "plus silencieux", ceux qui sont mieux en petit comité, entre vrais amis, que dans ces grand- messes obligées.
Ceux peut- être qui fuyaient enfants les repas de famille.
Ceux peut- être qui jamais n'eurent la satisfaction de contenter leurs parents.
le transfert affectif dans le travail est malsain.
Se comporter comme des enfants désireux de reconnaissance face à des parents exigeants.....et se perdre dans le schéma créé.
Il faut parfois en prendre conscience pour désamorcer le jeu et se poser simplement en adulte responsable. Pas si facile.
Avec le temps, oui.
Se comporter comme des enfants désireux de reconnaissance face à des parents exigeants.....et se perdre dans le schéma créé.
Il faut parfois en prendre conscience pour désamorcer le jeu et se poser simplement en adulte responsable. Pas si facile.
Avec le temps, oui.
Bravo ! Et tous pleins de trucs comme ça.
Chapeau Madame.
Chapeau Madame.
très juste (auguste
),
savoir poser aux "autres" les limites à ne pas franchir.
Bon, j'ai mis quelques 10aines d'années à comprendre et mettre en action cete attitude au travail, mais c'est très certainement là l'équilibre.
Prête pour recommencer mieux dans une autre vie, allez zou au boulot
),savoir poser aux "autres" les limites à ne pas franchir.
Bon, j'ai mis quelques 10aines d'années à comprendre et mettre en action cete attitude au travail, mais c'est très certainement là l'équilibre.
Prête pour recommencer mieux dans une autre vie, allez zou au boulot
C'est utile de se protéger, nous n'avons qu'une vie. Pas de deuxième chance, pas de réincarnation, pas de brouillon que l'on peut effacer et reprendre. De mon coté je pense sincèrement qu'une très grande partie de cette pression ne sert à rien, juste à se faire plaisir pour certains, juste à être les premiers à avoir fini mais pourquoi faire ? Je fais actuellement des études techniques pour de futurs sites industriels, les cahiers des charges valsent. Je finis une note qui est ok pour approbation et signature et le cahier des charges est modifié, il parait que c'était urgent ! Pas si urgent finalement pour tout changer... Les projets s'accumulent, les demandes a honorer, les dates à respecter (mais sans tenir compte des changements de dernière minute bien sûr). Pour quel objectif ? Dans certains cas au mieux 30 % verront le jour... On ne prend même pas le temps de bien réfléchir pour des choses qui vont rester 40 ans ! C'est parfois, souvent du grand n'importe quoi.
Sur les chantiers, dans des usines ça peut tourner à l'accident évidemment.
Quand on donne 2 semaines au lieu de 5 ou 6 on peut se douter du résultat.
Il faut savoir dire non des fois, ce n'est pas facile mais ça peut servir aussi aux autres. J'ai eu un chef qui a dit "non", on ne peut pas cette année pour ce rapport semestriel il n'y aura qu'un annuel. Bon finalement j'ai observé la terre ne s'est pas mise à s'arrêter de tourner, personne n'est mort, l'entreprise dégage autant de bénefices, les actionnaires sont toujours contents, les oiseaux chantent toujours... Ca servait à quoi au fait ce semestriel ?!!!
Prends soin de toi Profilperdu et de ton fils c'est le plus important.
Amicalement
Sur les chantiers, dans des usines ça peut tourner à l'accident évidemment.
Quand on donne 2 semaines au lieu de 5 ou 6 on peut se douter du résultat.
Il faut savoir dire non des fois, ce n'est pas facile mais ça peut servir aussi aux autres. J'ai eu un chef qui a dit "non", on ne peut pas cette année pour ce rapport semestriel il n'y aura qu'un annuel. Bon finalement j'ai observé la terre ne s'est pas mise à s'arrêter de tourner, personne n'est mort, l'entreprise dégage autant de bénefices, les actionnaires sont toujours contents, les oiseaux chantent toujours... Ca servait à quoi au fait ce semestriel ?!!!
Prends soin de toi Profilperdu et de ton fils c'est le plus important.
Amicalement
Cela me rappelle étrangement l'ambiance délétère dans une certaine administration où j'ai travaillé un an durant.
Du boulot par dessus la tête parce sous-effectif patent, la collègue tire-au-flanc qui voyant que je bosse dure traîne la savate pour en faire le moins possible, de toute façon le boulot sera fait, les autres collègues titulaires qui n'étaient pas traités de la même façon que le pauvre contrat privé que j'étais alors... et j'en passe.
Interdit de récriminer, de se plaindre, de se révolter, de secouer le cocotier pour faire tomber les fruits pourris... se taire et marcher droit comme un bon petit soldat. L'adminstration ressemble de plus en plus au privé, mais, pas pour ses bons côtés...
Courage et compréhension !

*****
Du boulot par dessus la tête parce sous-effectif patent, la collègue tire-au-flanc qui voyant que je bosse dure traîne la savate pour en faire le moins possible, de toute façon le boulot sera fait, les autres collègues titulaires qui n'étaient pas traités de la même façon que le pauvre contrat privé que j'étais alors... et j'en passe.
Interdit de récriminer, de se plaindre, de se révolter, de secouer le cocotier pour faire tomber les fruits pourris... se taire et marcher droit comme un bon petit soldat. L'adminstration ressemble de plus en plus au privé, mais, pas pour ses bons côtés...
Courage et compréhension !

*****
"Dans l'attente d'une société ..."
N'attends rien, rien, surtout pas.
N'attends rien, rien, surtout pas.
j'voulais écrire "par lâcheté,..."
10/07/09 à 15h34
est ailleurs .
L'investissement affectif dans le travail est un transfert malsain, la conscience professionnelle n'est pas l'inconscience de soi, ne pas attendre de reconnaissance affective paternelle mais une reconnaissance effective professionnelle, savoir dire et comment le dire, tout ça se travaille.
Oui certains abusent de ces faiblesses, pas lâcheté, médiocrité ou inconscience, mais le problème ne vient pas d'eux mais de la possibilité que nous leur offrons d'en profiter.
cordialement
L'investissement affectif dans le travail est un transfert malsain, la conscience professionnelle n'est pas l'inconscience de soi, ne pas attendre de reconnaissance affective paternelle mais une reconnaissance effective professionnelle, savoir dire et comment le dire, tout ça se travaille.
Oui certains abusent de ces faiblesses, pas lâcheté, médiocrité ou inconscience, mais le problème ne vient pas d'eux mais de la possibilité que nous leur offrons d'en profiter.
cordialement
ça c'est réellement difficile mais ça vaut le coup parce que nous le valons bien !...
quand j'ai eu mon diplôme, on m'a donné avec le serment de Florence 
les restes d'un passé de religion et de sacerdoce...mais aussi le feu sacré
faut démêler le tout. Notre gros avantage, c'est qu'on a le choix de changer quand l'équilibre ne se fait plus entre vie privée et pro...

les restes d'un passé de religion et de sacerdoce...mais aussi le feu sacré
faut démêler le tout. Notre gros avantage, c'est qu'on a le choix de changer quand l'équilibre ne se fait plus entre vie privée et pro...
cette p...ain de conscience professionnelle qui nous fait oublier nous-mêmes, et pire encore, parfois notre entourage. Dans les milieux de la Santé, on aimerait encore à croire qu'il n'existe que des Florence Nightingale, et nous, nous ne le démentons même pas!
moi il m'ont collé sur un lycée à mi temps, que j'avais demandé certes, mais sans que nulle part soit précisé que c'était à cheval, l'autre mitemps se fait sur un autre lycée, à l'autre bout de la ville...un lycée difficile en plus. Double rentrée, double tout, 9 classes de 24 élèves..niet.
j'irai pas, c'est tout. qu'ils se démerdent avec leur gestion comptable et leur charge tjs plus forte et froide.
j'irai pas, c'est tout. qu'ils se démerdent avec leur gestion comptable et leur charge tjs plus forte et froide.
vite en retraite pour prendre plutôt un jeune commercial aux dents longues....et l'épilogue c'est qu'il vient de donner sa demission, au bout de 6 mois et je ricane ! Bon courage et dolce vita
bisou xxxxx à toi et ton fils
bisou xxxxx à toi et ton fils
Ben qu'est- ce que vous croyez ? Je l'ai rendossée, l'armure, au doigt et à l'oeil, dès que ma chef me l'a demandé, et en disant merci, encore !!
J'en ai profité pour me débarrasser de quelques dossiers pourris, et pour m'assurer des coudées franches.
La responsabilité qui m'a été confiée concerne mon domaine préféré (le partenariat institutionnel), qui, s'il n'est pas de tout repos, stimule la réflexion et l'action personnelle.
J'ai posé plein de congés, pour aller au sport, pour voir mon gamin...
Et puis, ma chef, elle a l'air chouette : plutôt qu'une lionne, une belle louve à tête blanche, droite, franche, simple et drôle.
Exigeante, brutale peut- être. Il faudra tisser des liens, de confiance, d'attention.
Et mener mon bateau entre deux rives : gagner sa vie sans la perdre.
Merci à tous pour votre soutien et vos témoignages, c'est au quotidien maintenant que je dois apprendre à me protéger, et, quand il le faut, à dire non.
Et courage à tous, au boulot, ou en recherche de boulot...
Dans l'attente d'une société d'échange de services où toute activité utile à la communauté serait reconnue et rémunérée comme un travail...
J'en ai profité pour me débarrasser de quelques dossiers pourris, et pour m'assurer des coudées franches.
La responsabilité qui m'a été confiée concerne mon domaine préféré (le partenariat institutionnel), qui, s'il n'est pas de tout repos, stimule la réflexion et l'action personnelle.
J'ai posé plein de congés, pour aller au sport, pour voir mon gamin...
Et puis, ma chef, elle a l'air chouette : plutôt qu'une lionne, une belle louve à tête blanche, droite, franche, simple et drôle.
Exigeante, brutale peut- être. Il faudra tisser des liens, de confiance, d'attention.
Et mener mon bateau entre deux rives : gagner sa vie sans la perdre.
Merci à tous pour votre soutien et vos témoignages, c'est au quotidien maintenant que je dois apprendre à me protéger, et, quand il le faut, à dire non.
Et courage à tous, au boulot, ou en recherche de boulot...
Dans l'attente d'une société d'échange de services où toute activité utile à la communauté serait reconnue et rémunérée comme un travail...
est à l'intérieur
le temps finit par nous rattraper et sonner l'alerte
cultive ton jardin, tel Candide, et souris
le temps finit par nous rattraper et sonner l'alerte
cultive ton jardin, tel Candide, et souris
Tu as totalement raison de penser à toi, à ton fils.
On presse les salariés jusqu'à la dernière goutte d'énergie.
Mais le jour où on n'est plus assez " rentable ", on est bon à jeter à la poubelle.
Nous sommes toujours dans une société qui fonctionne sur le mode d'exploitation de l'homme par l'homme !
Je ne pense plus qu'on puisse en sortir un jour.
Courage.
Je te fais plein de bisous à toi et à ton fils.
Amitié.


mais c'est pas humain !
toi profil 



C'est le plus bel hommage à LA VIE que tu puisses faire.
Travailler oui, mais pressée comme un citron jusqu'à l'infarctus, non, non et non.
Tu as déjà donné. Basta ! ! !
Moi, je verrais bien ton com diffusé dans toute les presses de France et de Navarre, afin que chacun comprenne que la vraie valeur avant tout, c'est la vie, la famille et la santé.
Grosses bises à toi et à ton fistounet.
Travailler oui, mais pressée comme un citron jusqu'à l'infarctus, non, non et non.
Tu as déjà donné. Basta ! ! !
Moi, je verrais bien ton com diffusé dans toute les presses de France et de Navarre, afin que chacun comprenne que la vraie valeur avant tout, c'est la vie, la famille et la santé.
Grosses bises à toi et à ton fistounet.
Vous êtes forte de votre refus du marché de dûpes, l'essentiel est là.
Oui j'ai tjs aussi privilégié ma vie de famille, ça peut paraître paradoxal mais comme j'ai bcp de mal avec les contraintes du travail horaires...j'ai essayé de faire des boulots qui me passionnaient et qui demandaient un certain engagement, aujourd'hui comme Profil je suis épuisée.
Quand je dis je n'ai pas d'ambition c'est que je n'ai pas besoin de cette reconnaissance professionnelle et/ou sociale pour exister.
Et les boulots alimentaires sont souvent des boulots difficiles physiquement ah la vie est dure !
Bon courage à toi également !
Quand je dis je n'ai pas d'ambition c'est que je n'ai pas besoin de cette reconnaissance professionnelle et/ou sociale pour exister.
Et les boulots alimentaires sont souvent des boulots difficiles physiquement ah la vie est dure !
la mienne m'a téléphoné le lendemain d'une grosse opération
je le sais parce qu'ELLE me l'a dit, mais je n'en ai aucun souvenir : j'étais shootée à la morphine mais je suppose que la précision qu'elle attendait de moi lui a suffi ou alors elle s'est rendue compte que j'étais à l'ouest
aujourd'hui, je suis en vacances, mais j'ai bouclé toutes les urgences jusqu'à 23 heures hier
ce ne sont pas seulement des chiffres qu'il y a derrière mon boulot, mais des gens et ma putain de conscience professionnelle m'empêche de laisser tomber quand j'ai fini mes heures
de toute manière, pour le boulot que je fais, 35 heures, ça ne suffit pas : on est passé de 39 heures avec 20 mesures (là, ça allait) à 35 heures avec 24 mesures : cherchez l'erreur
oui, mais si on ne veut pas perdre un poste, il faut se répartir les mesures de la collègue qui est en congé mater, puis en congé parental puisqu'on ne trouve personne pour la remplacer
qui a dit qu'il n'y avait pas de boulot ? ok, c'est dans le 93, dans les cités craignos, au front en quelque sorte
et puis merde, je suis en vacances et une pcciste attend que je passe la chercher pour en rejoindre 2 autres...
bizatous !
je le sais parce qu'ELLE me l'a dit, mais je n'en ai aucun souvenir : j'étais shootée à la morphine mais je suppose que la précision qu'elle attendait de moi lui a suffi ou alors elle s'est rendue compte que j'étais à l'ouest
aujourd'hui, je suis en vacances, mais j'ai bouclé toutes les urgences jusqu'à 23 heures hier
ce ne sont pas seulement des chiffres qu'il y a derrière mon boulot, mais des gens et ma putain de conscience professionnelle m'empêche de laisser tomber quand j'ai fini mes heures
de toute manière, pour le boulot que je fais, 35 heures, ça ne suffit pas : on est passé de 39 heures avec 20 mesures (là, ça allait) à 35 heures avec 24 mesures : cherchez l'erreur
oui, mais si on ne veut pas perdre un poste, il faut se répartir les mesures de la collègue qui est en congé mater, puis en congé parental puisqu'on ne trouve personne pour la remplacer
qui a dit qu'il n'y avait pas de boulot ? ok, c'est dans le 93, dans les cités craignos, au front en quelque sorte
et puis merde, je suis en vacances et une pcciste attend que je passe la chercher pour en rejoindre 2 autres...
bizatous !
....car comme on dit au NPA :"Nos vies valent plus que leurs profits"


Il ne s'agit en aucun cas pour moi de convictions... Pour moi, le travail a toujours été un "accessoire" nécessaire pour vivre, mais en aucun cas un but ni ma raison de vivre. J'ai toujours privilégié la famille et la vie perso..
A l'heure qu'il est, alternance de chômage et boulots à durée variable, je sais un peu mieux ce qu'il faut dire ou pas pour décrocher le job dont j'ai besoin sur le plan "alimentaire".. Ca ne marche pas toujours, il y a bcp de monde à la porte !
bon courage à toi pour tout. Reste toi même !

A l'heure qu'il est, alternance de chômage et boulots à durée variable, je sais un peu mieux ce qu'il faut dire ou pas pour décrocher le job dont j'ai besoin sur le plan "alimentaire".. Ca ne marche pas toujours, il y a bcp de monde à la porte !
bon courage à toi pour tout. Reste toi même !

"je préfèrerais ne pas" Bartleby, Melville. Petite nouvelle pour les résistants butés. My favourite.
10/07/09 à 11h26
sophie _ malkovich
le truc c'est que comme Profil je vis des évènements douloureux dans ma chair et que je n'ai même plus envie de faire semblant...
Bon peut être que je vais récupérer mes convictions ?
merci de ton message !
Bon peut être que je vais récupérer mes convictions ?
merci de ton message !
10/07/09 à 11h22
de serenity ); tu as amplement raison de résister et de "fuir" les mauvaises influences, les compromis dégradants...Bien vu profilperdu !






je ne te proposerai surtout pas un stage de développement personnel... Je ressens tellement les choses de la même façon que toi !!
Non, seulement on peut taire certaines choses lors d'un entretien, si on ne veut pas voir les portes se fermer. Ne dis pas que tu as de l'ambition, ne dis surtout pas non plus que tu n'en as pas !
Non, seulement on peut taire certaines choses lors d'un entretien, si on ne veut pas voir les portes se fermer. Ne dis pas que tu as de l'ambition, ne dis surtout pas non plus que tu n'en as pas !
je ne peux pas lire ton message mais si tu me proposes un stage de développement personnel je refuse !
)
le seul hic c'est que je n'ai pas de poste et ma grande question est comment je vais faire pour retourner dans le système en pensant comme ça. Un jour lors d'un entretien pro alors que ces dames me disaient mais à ce poste vous allez vous ennuyer, vous êtes une femme de terrain , battante...ouais euh j'étais, aujourd'hui je veux tout comme elle dit profil un boulot tranquille, je laisse ma place à ceux qui ont conservé leurs convictions et leur énergie. Et comme je concluais par je n'ai aucune ambition j'ai vu un vilain rictus déformer leurs visages, je leur proposais une réelle conscience professionnelle elle voulait que j'ai de l'ambition, désolée je n'ai pas ça en stock.
Courage ! un mi temps thérapeutique n'est pas envisageable ?
Courage ! un mi temps thérapeutique n'est pas envisageable ?
vivement la suite...
Tu as raison de te rebeller, pense à toi, VIS


... quel avenir pour l'esprit, pour l'essentiel... pour l'humanité de l'humain ?
MAIS ... il y a un "mais"... ... ...
MAIS ... il y a un "mais"... ... ...
un peu partout c'est le même régime
avec des responsables infédoés à un système imparfait qui courrent après des médailles en chocolat...
tu as bien fait d'écrire cette lettre ici
tu l'as envoyée?
avec des responsables infédoés à un système imparfait qui courrent après des médailles en chocolat...
tu as bien fait d'écrire cette lettre ici
tu l'as envoyée?

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profilperdu
publié le 10 juillet 09