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<title>Les commentaires de John Cazale sur Pointscommuns.com</title>
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<description>Les commentaires de John Cazale sur Pointscommuns.com : le premier site de rencontres par affinités culturelles.</description>
<language>fr</language>
<pubDate>Thu, 29 Jul 2010 15:00:00 +0100</pubDate>
<lastBuildDate>Thu, 29 Jul 2010 15:23:32 +0100</lastBuildDate>
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	<title>Pointscommuns.com</title>
	<description>Pointscommuns.com : la rencontre par affinités culturelles</description>
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		<title>Deportivo : Juste pour les faire marrer</title>
		<link>http://www.pointscommuns.com/deportivo-commentaire-musique-83533.html</link>
		<description><![CDATA[<img align=left  src='http://www.pointscommuns.com//img/generee/moyenne/chanteur/20224.jpg'/>Plus de 10 ans. C'est le temps qu'a mis le rock français pour digérer l'ouragan Nirvana. C'est ma première réaction à l'écoute de la musique de Déportivo. Jusque-là on avait eu droit à des grosses guitares et des attitudes pseudo-dépressives mais seul Déportivo a su afficher Nirvana comme une influence évidente sans trahir l'esprit du trio de Seattle et sans se trahir eux-mêmes. Mais il ne faudrait pas réduire Déportivo à cette embarrassante comparaison.
Certes, ils sont aussi un trio, certes ils puisent eux aussi dans la scène indé US de la fin des 80's (Sonic Youth, Pixies), certes leurs textes expriment eux aussi l'anomie de l'adolescence. Mais Déportivo a compris qu'il n'y a eu et qu'il n'y aura qu'un seul Nirvana et que ça ne sert à rien de s'évertuer à leur ressembler. Alors, Déportivo, même s'ils ne renient pas ce génial modèle, affirment leur identité.
D'abord, ils sont français et la plupart de leurs chansons sont écrites dans la langue de Molière. Ils sont originaires du Bois D'Arcy, soit loin de toute hype parisienne, et savent à peine jouer de leur instrument mais c'est pas grave car Déportivo transpire la punk attitude. Ceux qui pensent toujours que punk n'est que crêtes, bières (quoique ... ), crachats et majeurs levés peuvent passer leur chemin. Chez eux, aucune pose, aucun calcul, juste des cancres qui posent les mots qu'ils peuvent sur des chansons survitaminées de 2 minutes et souvent moins.
Pourtant, si à première vue leurs textes semblent relever du non-sens, on se rend compte que ce n'est qu'une façade. On les a souvent comparé à Noir Désir juste parce qu'ils chantaient en français sur des grosses guitares. Mais on est ici bien loin des textes de Bertrand Cantat qui use du symbolisme dans ses (magnifiques) paroles, tel un Léo Ferré moderne. Déportivo n'a pas cette science poétique et balance des textes qui semblent venir de sessions d'écriture automatique. Pourtant, ces paroles sont d'une puissance incroyable; derrière le non-sens apparent se révèlent de l'humour, de la frustration, de la mélancolie, de l'ironie, de la tendresse, la peur de la mort. Le groupe est influencé par la chanson française d'hier et d'aujourd'hui (Brassens, Bashung, Miossec, Louise Attaque) mais Déportivo maltraite la langue française comme personne, lui faisant exprimer des sensations qui lui étaient alors inconnues. La chanson Paratonnerre qui clôt leur premier album Parmi Eux sorti en 2005 résume leur rapport aux textes. Après avoir égrenné des mots exprimant l'ennui adolescent, arrive cette mordante confession : " Je mentirais si je ne pensais pas déjà m'être amusé à raconter n'importe quoi juste pour les faire marrer". On le voit bien, Déportivo ne veut pas être un groupe signifiant, ils n'ont que faire du sens, de la grammaire de leurs chansons, à l'opposé de la tradition française. Seules comptent les émotions.
Sur le second album éponyme sorti en 2007, le groupe semble d'ailleurs vouloir se détacher de cette image post-adolescente et les textes abordent (ou semblent aborder plutôt) les problématiques du couple. Musicalement aussi, le groupe a évolué. Sur le premier, les chansons étaient faite, soit de punk basique mais efficace dans la tradition des Sloy et Thugs nationaux, soit de ballades acoustiques douces-amères très proches de celles de Georges Brassens. Sur le second album, s'ils n'ont rien perdu de leur époustouflante énergie, Déportivo aborde de manière plus subtile sa couleur musicale. La rythmique se complexifie et mue au sein-même des chansons à la manière des travaux des Arctic Monkeys ou des Queens of The Stone Age. Les éléments tendres de leur musique sont desormais mêlés à ses aspects les plus électriques.
Bref, en l'espace de deux albums, Déportivo est devenu à mes yeux un  groupe essentiel du rock français et j'attend leur prochain album prévu pour 2010 avec impatience.]]></description>
		<pubDate>Sun, 15 Nov 2009 16:42:00 +0100</pubDate>
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		<title>Sound of silver : New New Order</title>
		<link>http://www.pointscommuns.com/sound-of-silver-commentaire-musique-83326.html</link>
		<description><![CDATA[<img align=left  src='http://www.pointscommuns.com//img/generee/moyenne/album/487584.jpg'/>Sound of Silver est le second album de LCD Soundsystem du génial James Murphy. On lui doit, par le biais de son label DFA Records le retour du disco en tant que style de musique écoutable. En effet, que ce soit dans ses DJ-sets ou dans ses différentes productions, il a permis au rock le plus hype de se déhancher sur le dance floor. Ainsi, on lui doit le son des groupes punk-funk The Rapture et Radio 4. Cette ouverture d'esprit va se retrouver sur son projet musical LCD Soundsystem. D'ailleurs, son premier single Losing My Edge, si les paroles sont anti-hype, elles n'en sont pas moins un name-dropping révélateur: James Murphy y cite Daft Punk, Can, la Techno de Detroit, Joy Division, Eric B & Rakim, Ibiza 1988, ...
Ce mélange d'énergie punk, de sensualité disco, de mélancolie new wave, de minimalisme electro s'entend tout au long de son premier album sorti en 2005.
Sound of Silver sorti en 2007 affine le style LCD Soundsystem. L'album commence par Get Innocuous au style très Talking Heads qui permet d'entrer de plain pied dans l'atmosphère du groupe par cette lente mais certaine montée en puissance.
Suivent Time to Get Awat et North-American Scum, titres plus classiques de disco-punk mais très accrocheurs. 
Et arrivent un magnifique tryptique qui constitue le coeur de l'album. D'abord Someone Great : une ballade électro que n'aurait pas renié Brian Eno où se mèlent notes de glockenspiel et synthétiseurs. Puis, All my Friends : ça commence par des accors de piano, puis se collent dessus guitares, basse et batterie et la voix mélancolique de James Murphy. On croirait entendre New Order en 1983. Magique! Un titre pour lequel tous les Interpol, Killers et Editors du monde vendraient leur mère pour l'écrire. Enfin, Us V. Them: longue orgie festive disco-punk remplie de cloches typiques de LCD Soundsystem.
Les deux titres qui suivent Watch The Tapes et Sound of Silver, titres classiques de minimalisme et de rigidité entre techno et post-punk, se révèlent forcément décevant après ce qu'on vient d'entendre.
Sound of Silver se termine par la déchirante ballade New York I Love You but You Are Bringing Me Down, hymne glam dédié à New York.
Car, new yorkaise la musique de LCD Soundsystem l'est : elle recouvre tous les styles qui sont sortis de cette ville : le rock décadent du Velvet Underground, le proto punk de Suicide, la disco des adeptes du Studio 54, ...
Bref, je conseille LCD Soundsystem à la musique pour danser de tous ceux qui n'ont jamais dansé. ]]></description>
		<pubDate>Sun, 8 Nov 2009 15:16:00 +0100</pubDate>
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		<title>Un après-midi de chien : Le meilleur du cinéma US des 70's</title>
		<link>http://www.pointscommuns.com/un-apres-midi-de-chien-commentaire-cinema-83113.html</link>
		<description><![CDATA[<img align=left  src='http://www.pointscommuns.com//img/generee/moyenne/film/72890.jpg'/>Un Après-Midi de Chien est pour moi l'un des meilleurs films que je connaisse. J'ai découvert ce film d'abord grâce à Al Pacino que j'avais adoré dans les Parrain et dans les deux magnifiques films de Jerry Schatzberg (Panique à Needle Park et L'Epouvantail).
Ce film est réalisé par Sidney Lumet, qui même s'il ne fait pas parti du Nouvel Hollywood (De Palma, Coppola, Scorsese), signe ici un film typiquement 70's par son sujet et par le traitement qu'en fait Lumet : un scénario ancré dans la réalité la plus crue et une réalisation novatrice.
En effet, le scénario est basé sur une histoire vraie : le braquage d'une petite banque new-yorkaise durant l'été 1972 par des malfrats amateurs, suivie d'une longue prise d'otages et un final sanglant.
Sur cette base, le film va développer une multitude d'approches. Il traite de la violence et de la fascination pour l'argent, comme tous les film sur les gangsters, petits comme ici ou grands (trop?) comme dans Le Parrain. Au-delà de ces thèmes, le film recouvre un grand nombre de sujets reflétant l'état de la société américaine d'alors (et d'aujourd'hui?). 
Le film traite du racisme : la scène où le premier otage (un vigile noir) est libéré et la police le plaque pensant que ça ne pouvait être qu'un des braqueurs du fait de sa couleur de peau; de l'homophobie: incroyable pour l'époque mais le personnage principal joué par Al Pacino est homosexuel et la foule massée autour de la banque témoignant jusque là de la sympathie aux braqueurs retourne sa veste en apprenant la sexualité du braqueur; de la violence policière : les références aux émeutes d'Attica ou la fin brutale de la prise d'otages ; ou encore du pouvoir des médias, du mauvais état de la médecine psychiatrique, ... Bref, autant de sujets qui font de ce film une référence du film social des 70's.
Cependant, le fait qu'autant de sujets sensibles soient présents dans le film ne l'allourdit. Premièrement, parce que tous ces thèmes y sont traités avec une sensibilité et une subtilité  remarquables et la réalisation énergique de Lumet.
Le film est filmé comme un documentaire : aucune musique (hormis l'ouverture) et caméra portée à l'épaule mais aussi comme une pièce de théâtre du fait que la majorité de l'action se déroule dans une petite banque. Celà permet de faire ressortir toute la tension innérente à une telle situation et toute la complexité explicite et implicite du scénario.
La qualité du film est aussi due à ses acteurs. Tout d'abord, le regretté John Cazale est magnifique en braqueur mystérieux, silencieux, timide mais obsédé par sa mitraillette. Et puis, bien sûr, Al Pacino est incroyable dans un rôle complexe joué tout en énergie électrique. Pour moi, son meilleur film de sa meilleure période où, en moins de trois ans, il joue dans six films et autant de chefs d'oeuvre : Panique à Needle Park, Le Parrain, Serpico, L'Epouvantail, Le Parrain 2 et donc, ce magnique Après-Midi de Chien ! ]]></description>
		<pubDate>Sun, 1 Nov 2009 17:23:00 +0100</pubDate>
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		<title>stuck in the sound : so you are french?</title>
		<link>http://www.pointscommuns.com/stuck-in-the-sound-commentaire-musique-82939.html</link>
		<description><![CDATA[<img align=left  src='http://www.pointscommuns.com//img/generee/moyenne/chanteur/68279.jpg'/>Stuck In The Sound est pour moi le meilleur groupe de rock français. Attention, je n'ai pas dit de Rock français, je ne parle pas de rock chanté en français par des Français car les Stuck chantent exclusivement en anglais bien qu'originaires de la région parisienne. Et quoi de plus logique quand on a écouté que du rock indé US.
J'ai découvert Stuck In The Sound par le biais du concours CQFD organisé par Les Inrockuptibles qui avaient mis en avant leur titre Toy Boy. Une petite bombe où se concentre tout ce qui fait l'identité des Stuck : des mélodies accrocheuses, un chant outrancié, des guitares tendues, une rythmique lorgnant vers la dance et un texte drôle.
En 2006, parait leur premier album Nevermind The Living Dead où ils confirment tout le talent entrevu sur le single : de l'énergie, des mélodies et une certaine mélancolie. Leur musique fait appel à beaucoup de références sans que celà devienne génant. Ils se situent entre la frustration mélancolique de Nirvana et la classe ambigue des Smiths, entre le surréalisme amphétaminé des Pixies et la beauté pure d'un Jeff Buckley, entre l'énergie acrobatique d'At The Drive-In et le romantisme branleur de Pavement. Et ça marche! avec une meileure exposition médiatique ils pourraient se frotter sans problème aux Strokes, The Rapture, Franz Ferdinand, Arctic Monkeys. Certains critiqueront ce trop plein de références ... Moi, j'écoute tous ces groupes et bien sûr que je les entends dans la musique des Stuck mais leur musique est tellement puissante et magique qu'on les oublie. Car, ils ont une véritable identité grâce notamment à leur chanteur José Reis Fontao qui possède un chant outrancié, qui n'hésite pas aller vers les aigus mais de façon tellement foutraque qu'on est très loin des excès d'un Matthew Bellamy de Muse. La musique est elle vraiment recherchée : à l'instar de leur nom, ils ont voulu développer une véritable identité sonique à l'image de leur héros : Sonic Youth.
Shoegazing Kids (2009), leur second album, est celui de la confirmation. Musicalement, Stuck In The Sound gagne en maturité en faisant plus de place aux moments d'accalmie mais ce, pour mieux souligner leur énergie. Celà leur permet d'obtenir une agilité nouvelle, où les changements de rythme se font plus subtils. Ils jonglent entre mélodie pop, énergie punk et déhanchés dance avec une facilité déconcertante, d'un niveau aussi impressionnant que Bloc Party. L'atmosphère de l'album se veut mélancolique puisque les textes tournet autour du thème de l'enfance, de ses joies et de ses peines, de ses ennuis et de sa folie douce. 
Bref en deux albums, Stuck In The Sound a prouvé qu'on pouvait en France faire du rock chanté en anglais de façon plus que crédible. Espérons juste qu'ils obtiennent la juste reconnaissance qu'ils méritent ...
Pour conclure, une série de liens pour vous faire une idée des Stuck In The Sound:
http://www.dailymotion.com/video/x1b7a2_stuck-in-the-soundtoy-boy_music
http://www.dailymotion.com/video/x88rme_stuck-in-the-sound-y-ouais-clip-off_music
http://www.dailymotion.com/video/x8t75b_one-shot-not-stuck-in-the-sound-280_music
http://www.dailymotion.com/video/x9yvze_stuck-in-the-sound-live-aux-3-eleph_music]]></description>
		<pubDate>Sun, 25 Oct 2009 16:54:00 +0100</pubDate>
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		<title>dionysos : Comme un gosse de quatre ans ...</title>
		<link>http://www.pointscommuns.com/dionysos-commentaire-musique-82770.html</link>
		<description><![CDATA[<img align=left  src='http://www.pointscommuns.com//img/generee/moyenne/chanteur/545.jpg'/>Mon premier contact avec Dionysos s'est fait avec leur titre Song For Jedi qui avait atteint les radios commerciales que j'écoutais alors. J'ai de suite adoré le côté ludique et onirique de leur musique. 
Le vrai déclic se fera devant l'écran des Victoires de la Musique 2004. Alors que je commencais à m'endormir, Dionysos débarque avec une version de Song for Jedi transfigurée, énervée, épique avec un Mathias Malzieu volant et je me retrouve comme un gosse de quatre ans à sauter sur mon lit. Plusieurs lattes du sommier n'y résisteront pas ... Un concert quelques mois plus tard finira de me convaincre que Dionysos est le plus grand groupe de rock français. J'adore leurs chansons qui ont l'air innocentes à première vue mais qui se révèlent être de petits chefs d'oeuvre tragi-comiques. J'adore aussi leur non-complexe face aux références anglo-saxonnes, qu'elles soient musicales (Pixies, Beck, PJ Harvey, Johnny Cash), littéraires (Brautigan, Dahl, Fante) ou cinématographiques (Jarmusch, Burton).
Dionysos vient de fêter ses 15 ans de carrière par la sortie de la compilation Dionysos Eats Music!!! remplie d'inédits plus ou moins heureux datant de toutes les époques, permettant ainsi de mesurer leur évolution.
Leur premier album Happening Songs (1996) est autoproduit. Le groupe sonne sur ce disque comme des milliers de jeunes groupes de rock, tout encore merveilleux par le bruit que peuvent faire leurs guitares électriques. C'est que les esprits sont encore (trop) marqués par Nirvana. Car derrière les grosses guitares, on ne sent pas encore leur originalité future malgrè quelques moments sympas. On mettra ces faiblesses sur le compte de leur inexpérience du studio.
Leur deuxième album permet à Dionysos de définir son identité. Sur The Sun Is Blue Like The Egg In The Winter (1998), le groupe s'adonne à de multiples bricolages sonores les rapprochant des premiers Beck ou de Pavement. L'énergie est toujours là mais mieux maitrisée et le groupe calme le jeu souvent pour le meilleur, laissant apparaitre tous ses talents d'écriture.
Haïku (1999) est leur premier album sorti sur une major. L'album est produit par Dan Presley et on peut dire que ce choix n'a pas été heureux. Tout le charme lo-fi de leur album précédent a disparu pour laisser place à un son plus puissant mais plus lisse. L'album permettra tout de même au groupe d'élargir son cercle de fans, notamment grâce au "tube" Coccinelle.
Après la déconvenue de Haïku, le groupe veut revenir à un son plus simple. A cette fin, c'est le mythique producteur Steve Albini (Pixies, Nirvana) qui sera choisi. Avec Western Spus La Neige (2002), Dionysos va réussir à retrouver ses expériences bricolo folk punk tout en affirmant une écriture puissante.
Après l'expérience salutaire de l'ascétisme de Steve Albini, Dionysos se sent prêt à faire un album aux arrangements ambitieux sans tomber dans le son rond d'Haïku. Et ce pas sera magnifiquement  franchi par le groupe avec Monsters in Love (2005) et ce, grâce à l'aide du producteur John Parish. Dionysos mélange sur cet album guitares pixiesiennes, beats hip hop, arrangements folk et chanson française. Le tout dans une ambiance plus sombre, entre Nick Cave et Danny Elfman.
La Mécanique du Coeur (2008) changera l'image du groupe. Sur ce disque, Dionysos accueille de nombreux invités, pour la plupart issus de la "nouvelle chanson française" (Olivia Ruiz, Grand Corps Malade, Emily Moizeau) et le groupe semble se détacher de son identité rock anglophile pour se diriger vers une chanson française, certes buissionnière mais moins épicée que la scène indé anglo-saxonne. De plus, le son est plus massif, presque trop. L'ensemble sonne comme une espèce de comédie musicale alternative, pas varaiment convaincante à mon goût.
On peut rapprocher l'évolution du groupe à celle de Mathias Malzieu, son chanteur qui est aussi écrivain. Il commença cette carrière solo par 38 Mini Westerns, recueils de nouvelles oniriques, tragi-comique. Depuis, il a écrit deux romans Maintenant Qu'Il Fait Tout le Temps Nuit Sur Toi et La Mécanique du Coeur qui inspireont les chansons des deux derniers albums de Dionysos. Et comme pour le groupe, j'espère que Mathias Malzieu va revenir à de petites vignettes magiques.
Reste aussi la scène, art où le groupe excelle tout autant. Les chansons de Dionysos y deviennent épiques et Mathais Malzieu se transforme en Iggy Pop (jeune) de poche. La scène semble aussi une source d'inspiration pour leurs disques.
En effet, à la fin de la tournée Monsters in Love, Dionysos a acceuilli sur scène la Sinfonietta de Belfort (un orchestre d'une 50aine de personnes) transformant leurs chansons en super productions quasi hollywoodiennes, ce qui peut expliquer la production excessive de La Mécanique du Coeur. A l'occasion de la fin de leur dernière tournée, Dionysos a donné une série de concerts acoustiques. Espérons que ce dépouillement leur sera salutaire pour leur futur album ...]]></description>
		<pubDate>Sun, 18 Oct 2009 19:31:00 +0100</pubDate>
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		<title>Radiohead : Les plus grands!</title>
		<link>http://www.pointscommuns.com/radiohead-commentaire-musique-82657.html</link>
		<description><![CDATA[<img align=left  src='http://www.pointscommuns.com//img/generee/moyenne/chanteur/1733.jpg'/>Comme beaucoup de personnes je crois, mon premier contact avec Radiohead s'est fait avec le tube Creep, chanson parfaite de romantisme adolescent, voix d'ange triste sur guitares abrasives. En revanche, le premier album de Radiohead est beaucoup moins parfait. Pablo Honey (1993) contient de bons moments mais l'ensemble se révèle bancal. Les compositions sont pour la plupart anodines. Il est vrai qu'il est sorti à une période faste, celle du bruitisme évanescent du Shoegazing britannique et celle de l'explosion de la scène indé US (Nirvana, Sonic Youth, Pavement). Le groupe cache ces faiblesses sous des couches de guitares et par le chant trop maniéré de Thom Yorke, qui ressemble alors à du mauvais Morrissey.
Pour leur deuxième album, Radiohead a la pression aux vues du succès planétaire de Creep et passe de longs mois en studios. Ils en profiteront pour affiner leur écriture et enfin trouver leur voie. En effet, The Bends (1995) peut être considéré comme leur véritable premier album. La voix de Thom Yorke est plus libre, on sent que les influences de Björk et de Jeff Buckley sont passées par là, et la musique est plus aérée pour mieux illustrer ses reliefs changeants. Les compositions sont plus fortes et variées entre le rageur My Iron Lung et le crépusculaire Street Spirit (Fade Out).
Ayant trouver leur voix, Radiohead peut se permettre de s'ouvrir aux expérimentations. Sur OK Computer, les cinq d'Oxford vont accentuer l'aspect montagnes russes de leurs compositions pour leur donner l'aspect de mini-opéras. Certains parleront de Rock Progressif ... Radiohead reste fondamentalement un groupe de Pop-Rock à  guitares mais ouvert sur les musiques électroniques et le Free-Jazz. OK Computer sera un immense succès commercial et critique, notamment grâce aux inoubliables No Surprises ou Exit Music (For A Film).
L'unanimité autour de leur précédent a fait de Radiohead un groupe bien installé dans le paysage musical et pas seulement dans la sphère Rock Indé, qui était de toute façon trop étroite pour eux. Radiohead ne peut s'habituer à ce nouveau confort et s'enferma alors en studios, à l'image de la période The Bends, à la recherche de nouveaux sons, de nouvelles émotions. De ses sessions, en sortiront les albums Kid A (2000) et Amnesiac (2001) qui feront grand bruit à leurs sorties, tellement le changement de style est grand. En effet, sur ces deux disques, Radiohead abandonne la structure couplet-refrain-couplet pour une musique répétitive inspirée des musiques électroniques et du Free-Jazz. Ces styles de musique ne font plus office de simples arrangements comme sur l'album précédent, elles nourrissent l'essence même de leurs compositions. Le chant de Thom Yorke tant célébré jusqu'alors pour sa pureté subit ici des traitements électroniques et est même absente de plusieurs titres. Radiohead chamboule l'image du groupe de Rock, à l'écoute de cette musique on ne sait si elle est l'oeuvre d'un électronicien solitaire, d'un jazz-band ou d'un orchestre symphonique.
Après avoir explosé ses frontières, Radiohead souhaite revenir à plus de simplicité. Sur Hail To The Thief (2003), Radiohead revient aux guitares abrasives et aux mélodies crépusculaires sans abandonner leur récente passion pour les musiques électroniques. Mais, elles seront jouées de façon plus directe, donnant l'impression d'écouter un live.
Ayant atteint avec cet album une maturité impressionnante, Radiohead peut se permettre de prendre une pause. Thom Yorke en profitera pour sortir un album solo, The Eraser (2006), merveille de songwriting électronique sensible. Surtout, à son écoute, on a l'impression que cette escapade en solitaire a permis à son chant de trouver une liberté nouvelle, lumineuse qui se confirmera sur l'effort suivant de Radiohead.
Alors qu'on aurait pu penser que pendant ces quatre ans de pause, Radiohead en aurait profité pour faire un album encore plus radical que Kid A, on est étonné par la simplicité de In Rainbows (2007). C'est leur disque le plus concis, le plus aérien mais il ne tombe jamais dans la simplicité. Les recherches sonores passées sont toujours là, mais de façon sous-jacente, cachées dans les arrangements de Jonny Greenwood ou dans le jeu de batterie de Phil Selway.
En attendant avec impatience le prochain album, voici une liste d'artistes que j'ai découvert grâce à Radiohead. En effet, ils ont été pour moi, qui n'écoutaient comme pas mal d'ado au début des 2000's que du métal et du punk californiens, un véritable portail vers toute une culture musicale riche en émotions et en diversité. Soit le Post-Rock de Sigur Ros et de Godspeed You! Black Emperor, l'Electronica de Boards of Canada et d'Aphex Twin, l'Abstract Hip-Hop de Dj Shadow, le compositeur contemporain Arvo Paart, le Krautrock de Can et bien d'autres (Talking Heads, Love, Television). ]]></description>
		<pubDate>Tue, 13 Oct 2009 20:58:00 +0100</pubDate>
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		<title>Pavement : Les grands frères que je n'ai jamais eu</title>
		<link>http://www.pointscommuns.com/pavement-commentaire-musique-82642.html</link>
		<description><![CDATA[<img align=left  src='http://www.pointscommuns.com//img/generee/moyenne/chanteur/1618.jpg'/>Je dois une énorme dette au livre Le Journal de Kurt Cobain. 
Je sais que beaucoup de fans de Nirvana ont été choqués par ce livre car il violerait l'intimité d'une personne décédée et ce, à des fins commerciales. Moi aussi, j'ai eu des doutes avant de l'acheter mais aujourd'hui je dois dire que je lui dois mes plus grands émois musicaux. En effet, Kurt Cobain dans son journal fait un tas de classement de ses disques, de ses artistes préférés. Ce que j'aime chez lui c'est qu'il se montrait aussi passionné par de groupes mythiques tels que le Velvet Underground ou les Stooges que par ses contemporains. Ainsi, ce livre est une véritable plongée dans le rock indé de la fin des années 1980-début 1990. C'est comme ça que j'ai découvert des tas de groupes fantastiques que je considère aujourd'hui  comme autant, voire plus importants que Nirvana: Sonic Youth, Pixies, PJ Harvey, Dinosaur Jr et Pavement bien sûr.
Pavement est un groupe formé à la fin des années 1980 par des étudiants californiens.
Leurs premiers enregistrements (regroupés sur la compilation Westing) font preuve d'un amateurisme total. On a l'impression qu'ils ont été enregistré sur un magnétophone pour enfants ou dans le micro d'un McDrive. Et pourtant, celà se révèle être un atout. Car derrière cette nonchalance de façade se révèle de véritables chefs d'oeuvres de power pop fragile.
C'est dans cet esprit que sera enregistré leur premier album Slanted & Enchanted sorti en 1992 rempli de chansons sensibles, tordues, ironiques, rêveuses, drôles, le tout sur une musique pleines de larsens, de distorsions qui doit beaucoup à Sonic Youth.
Leur deuxième album Crooked Rain, Crooked Rain (1994) - mon préféré - est l'équilibre parfait entre mélodies et guitares bruitistes. Mention spéciale aux chansons Gold Soundz, chef d'ouvre de romantisme maladroit, et Fillmore Jive, hymne narcoleptique et insomniaque.
Wowee Zowee (1995) montre une musique plus diversifiée citant aussi bien le songwriting cross over de Beck que celui plus "classique" de Bob Dylan.
Avec Brighten the Corners (1997) et Terror Twilight (1999), la musique de Pavement se révélera plus mélodique mais aussi moins épicée et donc moins charmante. Le groupe se séparera en 2000.
Mais grande nouvelle : Pavement a annoncé sa reformation pour 2010! Espérons qu'elle soit aussi prometteuse que celle de Dinosaur Jr ...]]></description>
		<pubDate>Mon, 12 Oct 2009 22:06:00 +0100</pubDate>
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		<title>PJ Harvey : Très grande dame du rock</title>
		<link>http://www.pointscommuns.com/pj-harvey-commentaire-musique-82623.html</link>
		<description><![CDATA[<img align=left  src='http://www.pointscommuns.com//img/generee/moyenne/chanteur/1665.jpg'/>J'ai découvert PJ Harvey sur le tard, au début des années 2000. Je me suis intéressée à cette chanteuse car plusieurs artistes que j'adoraient (Nirvana, Placebo, Dionysos) la citaient comme référence.

L'écoute de son premier album (Dry) a été un véritable choc. C'est à cette époque aussi que je commencais à (un peu) comprendre l'anglais et j'ai été abasourdi par la crudité de ses textes et ce, dès le titre Oh My Lover qui ouvre Dry. Cette chanson parle d'une fille qui est amoureuse d'un garçon qui ne l'aime pas. Ce thème avait été déjà exploré de nombreuses fois pour le meilleur et pour le pire par des centaine de chanteuses. Mais, l'interprétation brute de PJ Harvey est tellement troublante que, même si je pense n'avoir jamais fait souffrir une fille (enfin je l'espère), je ressens toujours comme un sentiment de culpabilité à l'écoute de cette chanson.
Toute son oeuvre est une plongée vertigineuse dans l'intimité féminine et on en ressort troublé.

Musicalement, le punk blues des premiers albums (Dry en 1992 et Rid of Me en 1993) a fait place à une pop expérimentale (To Bring You My Love en 1995 et Is This Desire en 1998). 
Mes albums préférés sont ces trois derniers. Stories from The City, Stories from the Sea sorti en 2000 est son album le plus "accessible", le plus mélodique mais sans jamais tomber dans la mièvrerie. Cet album est marqué par la présence de Thom Yorke, le chanteur de Radiohead, sur trois titres dont le magnifiqueThe Mess We're In.
Uh Huh Her (2004) marque le retour au son brut des débuts. Si je ne devais retenir qu'un seul album de PJ Harvey, je crois que je choisirais cet album car, malgrè son côté bilan puisqu'empruntant les différents styles de la discographie, cet album contient  pour moi ses meilleurs chansons. Certaines d'ailleurs annonçaient un futur changement de style.
En effet, White Chalk (2007) est un album principalement interprété en piano-voix et le chant de PJ Harvey se fait plus aérien, moins grave qu'auparavant. L'ensemble est à la fois sombre et lumineux.
A noter qu'elle a sorti deux albums en duo avec le producteur John Parish.

Bref, PJ Harvey est pour moi la plus grande: fière, sensible, brute.

Un seul regret, je ne l'ai toujours pas vu en concert ...]]></description>
		<pubDate>Sun, 11 Oct 2009 23:00:00 +0100</pubDate>
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		<title>Pink Flag : Le plus grand album de punk n'est plus du punk!</title>
		<link>http://www.pointscommuns.com/pink-flag-commentaire-musique-82473.html</link>
		<description><![CDATA[<img align=left  src='http://www.pointscommuns.com//img/generee/moyenne/album/483491.jpg'/>Comme beaucoup de personnes je pense, j'ai découvert le rock  à l'adolescence. Et dès que j'ai compris que ce style de musique alliat devenit très important pour moi, j'ai voulu tout connaitre du rock. Et donc bien sûr, je me suis intéressé au mouvement punk.
Mon premier contact avec le punk s'est fait avec les groupes que j'écoutais quand j'avais 14-15 ans soit The Offspring, Green Day, ... , bref, toute cette scène skate punk calfornienne plus ou moins aseptisée. 
Puis, entamant mes recherches encyclopédiques, je me suis mis à écouter tous les groupes qu'on présente comme les piliers du punk. Et bien, et je ne veux pas paraitre snob, mais j'ai été déçu par les albums des Sex Pistols, The Clash, Buzzcocks, Ramones, The Jam, ... Il y a certains passages de leurs albums qui sont super (Guns of Brixton du Calsh, peut être la meilleure chanson de l'histoire), mais dans l'ensemble je trouve que leur musique a très mal vieilli, trop marquée par l'époque.
Persistant dans mes recherches, j'en suis venu à écouter la seconde vague du punk: le post punk. Tous ces groupes, dont la plupart sortaient des beaux arts qui se sont servis de l'énergie et du retour à la simplicité du punk pour lui apporter de fond, de la complexité, des recherches sonores, du vertige. Ce mouvement avait été déjà initié par les groupes new-yorkais Talking Heads et Television.
En Grande-Bretagne, les leaders du post punk s'appellent Joy Division, The Fall ou Wire. Le premier album de ces derniers, Pink Flag, est considéré comme le point de départ de ce mouvement outre-Manche.
Pink Flag est sorti fin 1977 et on peut y voir un symbole car peut-être que le punk originel n'a duré qu'une année et cet album est venu l'enterrer. Là où les groupes punks jouaient sur une musique explosive et une attitude excessive, Wire apporte de la simplicité sans perdre de la pertinence. La plus part des morceaux font moins de deux minutes, la rythmique répétitive semble citer la rigueur des premiers electroniciens de Kraftwerk ou de Can et les textes sont plus absurdes que provocateurs. Bref, si le punk était une musique explosive, celle de Wire et du post punk tout entier sera implosive. Quelques morceaux de l'album dépassent les trois minutes ce qui les rend proches du prog rock comparés au reste de l'album, c'est dire. Mais en étirant leurs chansons, en rendant la rythmique répétitive hypnotique, Wire va réellement laisser son emprunte. D'ailleurs, les deux albums suivants - Chairs Missing (1978) et 154 (1979) - seront marqués par des recherches sonores qui annocent la new wave et la techno.

Bref, un album que je conseille à tous les amateurs de rock qui y trouveront une musique à la fois efficace et cérébrale, complexe et simple.]]></description>
		<pubDate>Sun, 4 Oct 2009 15:09:00 +0100</pubDate>
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		<title>Affranchis, Les : Mon film préféré!</title>
		<link>http://www.pointscommuns.com/affranchis-les-commentaire-cinema-82472.html</link>
		<description><![CDATA[<img align=left  src='http://www.pointscommuns.com//img/generee/moyenne/film/99685.jpg'/>Ce film a été un véritable choc pour moi! En le regardant, j'ai compris que le cinéma d'auteur pouvait être divertissant, violent, drôle mais aussi sombre, sensible. C'est avec ce film aussi que j'ai vraiment compris la véritable fonction de réalisateur. Martin Scorsese donne ici une véritable leçon de cinéma en adoptant différents styles de plans, différents rythmes.
Sinon, Les Affranchis est aussi un film génial sur le fond. Derrière l'histoire vraie de l'ascension et la chute d'un petit mafieux, se cache un commentaire social acerbe sur la mafia. Ce sont des hommes machos, violents, arrivistes. L'ambiguité vient du fait aussi qu'ils sont drôles. Et là, on voit toute la relation particulière unissant Scorsese avec la communauté italo-américaine. Car même si on éprouve la même répugnance devant ces hommes, on ne peut s'empêcher d'avoir ausi de la sympathie.
Au final, un film très sombre adoptant une vision pessimiste de l'être humain qui n'obéit qu'à un instinct animal de survie et qui est étarnger à tout concept de bien et de mal. Dans Le Parrain, autre chef d'oeuvre qui traite lui aussi plus de la nature humaine que des "exploits" de la Mafia, on y voit de grands bourgeois tiraillés entre le bien et le mal, essayant d'échapper à leur destin, alors que dans les Affranchis ce combat n'existe même pas.
Sinon la distribution est parfaite: Ray Liotta, Robert De Niro et Joe Pesci dont l'oscar pour ce film est vraiment mérité.]]></description>
		<pubDate>Sun, 4 Oct 2009 15:05:00 +0100</pubDate>
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