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Une fausse bonne idée
 Une fausse bonne idée
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Dans le dernier numéro de la revue ‘Psychologies Magazine’ (1378 sélections PCC !), n°270 de janvier 2008, un article de Laure Noualhat (page 97) a focalisé mon attention.

Dans le ‘chapeau’ du texte, je lis : « 160 kilomètres. C’est le périmètre maximum autour de chez soi… ».

Périmètre d’un cercle, sans doute.

Or, dans le corps du texte, je lis : « dans un rayon de cent soixante kilomètres ».

Aïe aïe !!! Ne pas faire la distinction entre un rayon et un périmètre.

En gros, le rayon est la distance entre un point du cercle et son centre et le périmètre, la distance que parcourt un point sur tout le cercle, soit le rayon multiplié par deux fois pi.

Bref, faire dès le début une erreur de collégien, erreur d’un rapport de plus d’un facteur 6, ne m’a pas apporté tous les préjugés favorables pour la poursuite de la lecture de cet article dont vous pouvez avoir le début à cette adresse :

http://www.nordeclair.fr/journal/NE/2008/01/12/PSYCHO/ART272798.phtml

Autre erreur, il est évoqué 160 km (de rayon donc), mais en fait, il s’agit de 100 miles US (donc un peu moins).

Ok, je commence par le petit bout de la lorgnette.

Alors, rentrons dans le vif du sujet, car il me paraît intéressant.

L’article évoque une idée originale et qui peut sembler très pertinente, inspirée d’une expérience d’un couple de Vancouver (Alisa Smith et James MacKinnon).

Ces deux « journalistes militants » ne se sont nourris que de produits cultivés ou élevés dans un rayon maximal de 100 miles de chez eux.

Objectif ?

Réduire les dégagements de CO2, et par conséquent, les transports des marchandises. En effet, un kilogramme de pommes d’Afrique du Sud correspond à cinq litres de gasoil alors que le même kilogramme cultivé localement à un quart seulement de gasoil, soit vingt fois moins (selon l’ADEME).

Tout cela sent donc bon l’écologie et le développement durable soutenus par la responsabilité individuelle.

Imaginez par exemple que le pot de yaourt à la fraise équivaut à neuf mille kilomètres, emballage compris, et un poulet à l’ananas, à seize mille kilomètres.

En moyenne, les Français consomment des aliments ayant en moyenne deux mille kilomètres au compteur (ce qui me paraît un peu faible, compte tenu de l’origine des matières premières des emballages, par exemple).

Évidemment, le grand hic, pour se nourrir ainsi, c’est de SAVOIR quel est ce kilométrage pour chacun de ses aliments (croquettes vitaminées, boules de gomme entres autres…). Ce qui risque de souvent s’acharner sur son vendeur (et si c’est une hôtesse de caisse d’hypermarché, c’est encore plus dur).

Ensuite, c’est de POUVOIR le faire. Car après tout, plein d’aliments doivent être importés. Quand je dis ‘importés’, c’est importés de mon ‘périmètre’ (terme impropre donc) à moi. Donc, d’un point de vue régional.

La journaliste auteur de l’article a d’ailleurs eu bien chaud pour les fêtes : elle s’est ainsi aperçu avec joie qu’elle pouvait quand même boire du champagne à Noël. Mais sait-elle seulement où est fabriqué le verre de sa bouteille de champagne ? De quels continents proviennent TOUS les oxydes composant le verre ?

Cette idée n’est même pas une promotion des produits régionaux (‘du terroir’), puisque, pour un parisien, les produits bretons, méridionaux, lorrains, dauphinois etc. en sont exclus.

Hélas, cette idée assez extrémiste est une fausse bonne idée.

Car :

1. Elle prend beaucoup de temps (pour se renseigner, pour faire ses menus etc.).

2. Elle coûte cher (déjà que le coût de la vie est élevé).

3. Elle va à l’encontre de la mondialisation des échanges commerciaux qui permet aux Français de vendre leur champagne à des Australiens et aux Malgaches de leur vendre leur vanille ou leurs épices (par exemple).

4. Elle va aussi à l’encontre du commerce équitable, qui me paraît être un concept beaucoup plus pertinent, où ceux qui ont participé à la production d’un aliment sont socialement correctement traités. (Plus généralement, elle défavorise les pays qui ont besoin de se développer par le commerce international).

5. Elle va à l’encontre du progrès technique et économique car les idées novatrices proviennent souvent du mélange de nombreux produits d’origines différentes fabriqués par des méthodes différentes (notion de diversité).

6. Elle fait finalement l’apologie du repli sur soi, du protectionnisme régional (pas même national ! sauf pour les petits pays), ce qui peut encourager (même si c’est évidemment loin d’être l’esprit) la xénophobie, le racisme et tout ce qui se trouve être loin.

7. Cela discrédite la prise de conscience écologique en confinant l’idée de développement durable dans une nouvelle religion très renfermée avec son intégrisme et ses rites pointilleux (ce ne sera plus ‘pas de porc’ mais ‘pas de porc de Normandie, trop loin !’).


Cette idée impose finalement une trop grande exigence dans sa vie quotidienne, or vous savez que trop d’ambition tue l’ambition (il vaut mieux se donner des objectifs réalisables, sinon, on ne fait rien).

Et puis, il y a déjà sûrement plein d’autres efforts à faire dans sa vie quotidienne personnelle, bien plus efficaces, qu’appliquer un tel fondamentalisme.

Des choses basiques comme éteindre les lumières inutiles, fermer le robinet d’eau quand on se brosse les dents, optimiser ses déplacements…

...et éteindre son ordinateur pour prendre l’air aussi !

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Las Vegas et sa capacité hôtelière : plus de 120 000 chambres d'hôtel, ce qui en fait la première ville hôtelière du monde.
Je ne sais pas combien il y a exactements d'hôtels et de casinos ni combien ils consomment d'énergie... mais prenons par exemple le Plaza Hotel. Il est situé dans le downtown rue Frémont. L'hôtel casino est ordinaire comparé à certains, mais la rue Frémont est animée par un extraordinaire spectacle dans le ciel toutes les 20 minutes. La rue est recouverte de plus de 5 milliards d'ampoules.
5 milliards d'ampoules ! Rien que pour une rue !
Combien dans tout Las Vegas ?!
Il me semble avoir lu quelque part que pour toute le ville, plus de 1000 personnes sont employées à plein temps pour assurer la maintenance des des animations lumineuses !
Que pèse à côté, cher Jules, ta petite ampoule de 40W qui reste allumée une heure ou deux ?
 16/01/08 à 17h01
homotopie
Dans le pays ou je vis (Africain mon frère), on mange les produits du coin et en plus de saison ou alors conservés par des moyens à l'ancienne ! Quel scandale..En ce moment y a que des carottes , des navets, des choux, des patates, on vient de voir arriver les premières fraises et salades de pleine terre, en plus des avocats à tire larigo. On va bientôt se farcir la période des artichauds, des oignons, des melons, des figues de barbarie. Raz le bol !
Bon le kilo de tomates à 0,5 Euros ça a son charme.

Les pêcheurs du coin ne ramènent que des poissons du coin, espadons, loups, dorades, des crevettes crues qu'il faut cuire soi même ! Y a pas de coquillages sauf quelques huitres.

Pas moyen non plus de trouver un bon vieux morceau de cochon ! je rêve d'un sandwich au saucisson, mais faudra que j'attende de revenir dans les zones tempérées.

Les fromages sont de chèvre ou de vache mais à peine faits, entre fromage blanc et yaourt.

Le pinard est pas mauvais, surtout le blanc.

Mais quand on se met à consommer les produits locaux , on fait les recettes locales, et là ça fleure bon les épices, les mélanges sucrés salés.

Au fait y a pas d'emballage autre que le papier ou des sacs en plastique noirs, anti écologiques mais tellement pratiques, on ne met pas de pièces dans le caddie au supermarché du coin, y a un gars qui les ramasse sur le parking.

En hiver on ne chauffe pas les maisons, mais la température est de l'ordre de 10 degrés la nuit et 15 le jour, alors on porte des pulls et on a un chauffage d'appoint électrique dans la salle de bain le matin pour se mettre tout nu sous la douche et en sortir. Quand on fait l'amour c'est bien caché sous les couvertures sinon le froid nous mord les fesses.

Les gens du coin sont capables de faire cuire un repas sur un bout de charbon gros comme le poing. Ils l'allument avec une mèche trempée dans l'huile.

On a le droit de klopper partout, y a même des endroits à narguilé et quelquefois le tabac a une drôle d'odeur...

Bref c'est comme chez nous il y a 30 ans. On en est pas mort à l'époque et eux non plus.
 16/01/08 à 16h37
le bouquin de teulé sur villon, tout écologique!
 16/01/08 à 16h14
Vinnye
oui c'est bon, surtout élevé au lait comme les veaux sous la mère.
 16/01/08 à 16h01
Elevés aux rejets des centrales nucléaires hum slurp ou les poissons de la Seine engraissés aux égoûts de Paris hum slurp bis.
Vinnye, c'est vrai j'oublais les additifs pour lubrifiants, spécialité du cru, parfait sur une tomate-mozza.
 16/01/08 à 15h48
folleavoine
tu sais que ceux du Rhône sont interdits à la consommation pour cause de pcb ?
 16/01/08 à 15h47
folleavoine
pas les jeter les bébé pask'après tout on peut toujours les manger gniark gniarkkkkkkkk
 16/01/08 à 15h43
et les poissons ? y en a plus ?
 16/01/08 à 15h39
Vinnye
tu oublies toutes ces magnifiques usines pétrochimiques de la magnifique zone de Port-Jérôme et du Havre.
T'es difficile, t'aimes rien !
 16/01/08 à 15h37
mdr, ben non du jardin, crétin euh c'est juste pour la rime!
 16/01/08 à 15h31
Je savais pas qu'il y avait une saison pour se carrer des choses dans l'oignon.

La meilleure solution écologique au problème soulevé par Jules Félix est d'arrêer de manger. Oui je sais c'est simple mais fallait y penser. Et les idées les plus simples étant souvent les meilleures cqfd.
Sinon je serais obligé de ne manger que des pommes, du camembert et des boîtes de vitesses de Mégane, c'est à peu près tout ce qu'on produit dans mon rayon de 160 kilomètres de périmètre au (pré) carré.
Cela dit la boîte des vitesses c'est un peu indigeste.
 16/01/08 à 14h59
Arbaces
des antipodes, à grand renfort de kérozène !
 16/01/08 à 14h48
prom, les oignons se gardent très bien durant tout l'hiver, la tête en bas!
 16/01/08 à 14h33
un peu de bon sens ça manque un peu!
felix j'aime bien ce com!
Moi ce qui m'énerve c'est qu'avec de faibles moyens financiers ben le tout écologie on peut se le carrer dans l'oignon. Je développe pas (ça ferait mal lol) j'ai pas le temps.
D'ailleurs j'ai commencé par le plus simple je ne me brosse plus les dents!
Rigolo n'est-ce pas? Ben pas tant que ça, j'explique, dans une revue écolo, un type forçait ses filles et sa femme (attention c'est trivial! âme sensible s'abstenir) à ne pas utiliser des tampons pendant les règles mais des serviettes en tissu (au joie du retour aux sources). Y aussi ça pour les bambins couches en tissu (j'ai testé les deux personnellement et je ne le voudrais même pas pour ma meilleur ennemie), dans le même genre y a la machine à laver couplée à un vélo, accessoirement cela peut être amusant et sportif, surtout qui pédale? ah le retour où c'était mieux avant.
Me revient aussi la phrase d'un mec à qui on demandait ce qu'il pensait des sacs recyclables à base de maïs : euh je préfère que l'on fasse du maïs pour nourrir les gens que pour faire des sacs recyclables.
 16/01/08 à 14h29
Vinnye
si, ils peuvent si le citron pousse à 160 km de chez eux.
 16/01/08 à 14h27
les poires, elles poussent bien aussi dans le pré d'à côté.
Je mange bio, local et saisonnier (exceptés quelques trucs). Résultat : je fais bosser l'agriculteur et l'éleveur du coin, qui sont payés normalement (car pas d'intermédiaires), je paye moins cher qu'au supermarché, et pas de perte de temps non plus, car le tout est centralisé.
 16/01/08 à 14h22
Vinnye
naaaaaaaaaaaaaaaaaan, pas le bébé
 16/01/08 à 14h16
folleavoine
la distance c'est un critère parmi d'autres, s'agit pas d'être intégriste, mais on peut aussi faire attention à ça...
on peut continuer à boire du café (équitable ), mais manger des poires "bio" importées d'Argentine à grand frais de kérosène, ben, c'est très con...
 16/01/08 à 14h12
Serenity
merci. Je sors de ce pas sous la tempête : vent de 110 km/h et 10 ° + pluie torrentielle...

Euh ! En cas de refroidissement ! Pour les médocs quels coûts ?

Serenity.
ça laisserait supposer que les bretons (par exemple) ne mangeraient plus de citron?