Les feux de ma mère
Dans les feux de ma mère il y a de longues nuits.
Fermentées aux creux de zone sombres, poncées par les vents de souvenirs arides,
soufflées par l’espoir de ciels plus lumineux.
Dans les feux de ma mère, il y a de beaux soleils, mais si lointains pourtant.
Comme ceux qu’elle chantonnait en ses bains.
Odeurs de laques fortes, de poudres nuageuses, d’effluves mentholés.
Parfums des sorties pimpantes.
Bruits de talons martials sur les sols de marbres blancs.
Apprétée pour briller dans les ternes midis.
Maquillages fragiles dessinés sur ses voeux en esquisses si frêles, qu'ils ont perdu leur chair.
Le temps les a ridés.
Feux de ma mère où êtes-vous pour qu'encore je vous vois ?
Elle ne cherche plus à vous conquérir ni à vous embrasser.
Elle s'est lassée de vous chercher en plein midi de fêtes.
Mais je vous vois encore, à peine déguisés, lécher les pieds de ses espoirs menus.
Dérider ses lèvres fines en des touches infimes.
Elle est plus attentive. Elle vous a deviné
ténus.
Elle attends désormais de se laisser surprendre.
Etonnée de vous voir si loin du clinquant qu'elle croyait.
Soleils de chaudes raies, carressantes vallées,
qui glissent sur ses mains ouvertes sans excès.
Trop discrets, trop lointains feux-folets ?
Etincelles des silex travaillées de sa vie
vous voici sous mes yeux petites lueurs fugaces,
que j'attise en soufflant pour mieux la réchauffer.
Dans les feux de ma mère il y a de longues nuits.
Fermentées aux creux de zone sombres, poncées par les vents de souvenirs arides,
soufflées par l’espoir de ciels plus lumineux.
Dans les feux de ma mère, il y a de beaux soleils, mais si lointains pourtant.
Comme ceux qu’elle chantonnait en ses bains.
Odeurs de laques fortes, de poudres nuageuses, d’effluves mentholés.
Parfums des sorties pimpantes.
Bruits de talons martials sur les sols de marbres blancs.
Apprétée pour briller dans les ternes midis.
Maquillages fragiles dessinés sur ses voeux en esquisses si frêles, qu'ils ont perdu leur chair.
Le temps les a ridés.
Feux de ma mère où êtes-vous pour qu'encore je vous vois ?
Elle ne cherche plus à vous conquérir ni à vous embrasser.
Elle s'est lassée de vous chercher en plein midi de fêtes.
Mais je vous vois encore, à peine déguisés, lécher les pieds de ses espoirs menus.
Dérider ses lèvres fines en des touches infimes.
Elle est plus attentive. Elle vous a deviné
ténus.
Elle attends désormais de se laisser surprendre.
Etonnée de vous voir si loin du clinquant qu'elle croyait.
Soleils de chaudes raies, carressantes vallées,
qui glissent sur ses mains ouvertes sans excès.
Trop discrets, trop lointains feux-folets ?
Etincelles des silex travaillées de sa vie
vous voici sous mes yeux petites lueurs fugaces,
que j'attise en soufflant pour mieux la réchauffer.
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Voici les 12 dernières réactions à ce commentaire
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Titre (cliquez pour lire)
Rédacteur
thanks miss P-X
Quand à vous Jules, si cela fût les feux de l'amour, je n'en ai rien su...
Les femmes sont si discrêtes...
Quand à vous Jules, si cela fût les feux de l'amour, je n'en ai rien su...
Les femmes sont si discrêtes...
c'était pas plutôt les feux de l'amour ?
(plaisant à lire)
(plaisant à lire)
trés joli 

Du coucous au pays du Gondor ?
Il faut que je revois mes classiques...
Mais cela aurait pu s'appeler "Amour, gloire et beautées" révées ?
Il faut que je revois mes classiques...
Mais cela aurait pu s'appeler "Amour, gloire et beautées" révées ?
privilège de vuos recevoir ici :i c'est moins "pirate des caraibes" que chez vous, beaucoup moins d'action d'humour et de piments, mais bon on fait avec ce qu'on a...
Longtemps que vous n'avez rien écrit..ça manque...
Longtemps que vous n'avez rien écrit..ça manque...
Hola Roland !!! 

résonner (encore un lapsus..?)
pour vos réactions. Sujet difficile. On se protège toujours dérrière la pudeur
de l'écriture..et en même j'ai pensé que l'intérêt du sujet pouvait être de raisoner avec beaucoup d'autres vies que celle de ma famille...
Quand au lapsus, il faut voir avec mon inconscient...
de l'écriture..et en même j'ai pensé que l'intérêt du sujet pouvait être de raisoner avec beaucoup d'autres vies que celle de ma famille...
Quand au lapsus, il faut voir avec mon inconscient...
conquérante sur ses talons qui résonnent sur le marbre blanc et fragile et lasse de ce que la vie ne lui a pas apporté. J'aime que vous attisiez la mémoire des 'ses feux". 

quel beau lapsus dans le titre!!!!
j'aime bien la brèche de roland sinon...
mmmmmmmmmmm !


Je réagis à ce commentaire en
Je réagis à ce commentaire en 


rolandbreche
publié le 30 mars 08