Il y a des soirs, oui plutôt des soirs, où je suis plus orpheline que d'habitude. Là, c'en est un de ces soirs à la con.
Comment endiguer le courant nostalgique qui bat dans les veines et roule de ses flots amers mes élans érodés !
Je me sens démunie, le coeur et le corps vacants.
Même les doux souvenirs abandonnent leur mission panse plaie pour se faire irritants. Ont ils atteint leur date de péremption ? C'est vrai que je ne vérifie jamais. Je les utilise longtemps, les retrouvant dans les coins les plus étonnants, mal rangés, mais toujours là quand je les cherche.
Et puis ce soir, rien...
Pas le moindre éclat de mer sous le soleil de midi, pas ce hamac coloré où l'indienne allaitait son bébé aux cheveux si noirs et raides, plus le regard du jeune suédois qui me suivait dans les rues de Rhodes.
Où, les jeunes Turcs dans la crique déserte, avec le raki, le vieux transistor, notre danse ensemble en face du voilier qui se balance dans la baie ?
Fini les éclats de joie de mon père accompagnés de larmes de rires. Plus jamais le corps de ma mère chaloupant sur la musique, plus jamais ses lèvres pleines fardées d'un rouge vif qui me sourient.
Oubliée l'amie musulmane et ses 15 ans, sa mère qui m'entraîne discrètement dans la cour intérieure, là où sa fille offre sans pudeur ses longs cheveux mouillés aux ardeurs du soleil.
Balayée la frimousse de mon fils et ses petits bras qui se tendent vers moi pour que je me fasse refuge.
Quel goût tous ces baisers donnés et reçus ? A qui s'offre la chaleur de ces corps un jour familiers ?
Jamais connu le petit frère trop tôt sorti.
Que sont ces lieux qui vivent sans moi maintenant ?
Ce soir, mes pensées se voilent, refusent le voyage apaisant du rêve éveillé. Elles se font juste là...factuelles...l'écran, le clavier...
Les lumières des maisons dans la campagne se veulent lointaines. Interdits ces espaces de vie où les autres rient, parlent et tendressent ensemble.
Le temps s'écoule, s'éloigne, et me rapproche de la « rive où je me coucherai un jour ».
Bah ce n'est qu'un bref temps mort, le silence entre deux notes, un luxe de nantie.
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Comment endiguer le courant nostalgique qui bat dans les veines et roule de ses flots amers mes élans érodés !
Je me sens démunie, le coeur et le corps vacants.
Même les doux souvenirs abandonnent leur mission panse plaie pour se faire irritants. Ont ils atteint leur date de péremption ? C'est vrai que je ne vérifie jamais. Je les utilise longtemps, les retrouvant dans les coins les plus étonnants, mal rangés, mais toujours là quand je les cherche.
Et puis ce soir, rien...
Pas le moindre éclat de mer sous le soleil de midi, pas ce hamac coloré où l'indienne allaitait son bébé aux cheveux si noirs et raides, plus le regard du jeune suédois qui me suivait dans les rues de Rhodes.
Où, les jeunes Turcs dans la crique déserte, avec le raki, le vieux transistor, notre danse ensemble en face du voilier qui se balance dans la baie ?
Fini les éclats de joie de mon père accompagnés de larmes de rires. Plus jamais le corps de ma mère chaloupant sur la musique, plus jamais ses lèvres pleines fardées d'un rouge vif qui me sourient.
Oubliée l'amie musulmane et ses 15 ans, sa mère qui m'entraîne discrètement dans la cour intérieure, là où sa fille offre sans pudeur ses longs cheveux mouillés aux ardeurs du soleil.
Balayée la frimousse de mon fils et ses petits bras qui se tendent vers moi pour que je me fasse refuge.
Quel goût tous ces baisers donnés et reçus ? A qui s'offre la chaleur de ces corps un jour familiers ?
Jamais connu le petit frère trop tôt sorti.
Que sont ces lieux qui vivent sans moi maintenant ?
Ce soir, mes pensées se voilent, refusent le voyage apaisant du rêve éveillé. Elles se font juste là...factuelles...l'écran, le clavier...
Les lumières des maisons dans la campagne se veulent lointaines. Interdits ces espaces de vie où les autres rient, parlent et tendressent ensemble.
Le temps s'écoule, s'éloigne, et me rapproche de la « rive où je me coucherai un jour ».
Bah ce n'est qu'un bref temps mort, le silence entre deux notes, un luxe de nantie.
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Rédacteur
était beau, fort, sympa....je ne sais quels adjectifs +..même si fini, c'était une chance de le connaître !.. bon ça sonsole pas totalement du 'fini"...mais...
rentré hier soir du sénégal et déjà l'impression de manque !!!
Je n'ai rien étalé en public qui soit du privé PCC et dans mes histoires je parle de pesonnes qui vous sont inconnues !!
Mais pas grave. Bonne route
Mais pas grave. Bonne route

Allez, je ne vous hais point.
13/01/08 à 17h45
Frederic 75
s'assemble" ! Et moi qui croyais que "les contraires s'attirent".
Madame Catareno, mille excuses, c'est comme pour sarko, si on ne veut pas que le public en parle, faut pas en parler en public.
Bises entre le front et le menton, sauf votre respect.
Madame Catareno, mille excuses, c'est comme pour sarko, si on ne veut pas que le public en parle, faut pas en parler en public.
Bises entre le front et le menton, sauf votre respect.
ce n'est pas parce que c'est virtuel que l'on peut dire n'importe quoi et s'inventer des familiarités. ...
merci de ne pas me répondre ! Occupez vous de vos amours, merci
ça va mieux ? Ah, l'amour vache ...
12/01/08 à 20h08
janisjopplin
"les passantes"....que je ne peux écouter sans qu'elle me remue les tripes...
Merci pour ces émotions polies et adoucies par le temps qui passe. Les regrets perdurent...
Merci pour ces émotions polies et adoucies par le temps qui passe. Les regrets perdurent...
Dans ton coeur ! 5 ! Douce Eno !

12/01/08 à 13h01
reviens souvent sous le clair de la lune ...mais la chaleur maternelle n'est jamais disparue...et revient aussi dans votre coeur trop meurtri de solitude...aux moments les plus amers..."empathiquemen" vôtre...comme on dit
et merci de cette belle écriture sensible...
et merci de cette belle écriture sensible...
12/01/08 à 12h51
reviens souvent sous le clair de la lune ...mais la chaleur maternelle n'est jamais disparue...et revient aussi dans votre coeur trop meurtri de solitude...aux moments les plus amers..."empathiquemen" vôtre...comme on dit
et merci de cette belle écriture sensible...
et merci de cette belle écriture sensible...
Dans cet océan de mémoire où se mêlent pêle-mêle la souffrance et le bonheur, votre texte évoque tant de tendresses...
Merci
Merci
12/01/08 à 12h21
Frederic 75
toi allé mag'zin du souveni'' et toi acheté souvenis abandonnés pa' d'au'te gens mââme. Tien idée : toi allé acheté souveni' de Bécaud, les vendé un jou's dans une chanson.
Biz mââme
Biz mââme
12/01/08 à 12h14
Frederic 75
12/01/08 à 11h42
Frederic 75
Que cela me soit juste, Ca n'a rien a voir avec l'idée d'une sanctioon ou d'une gratification que j'aurai méritée.
Seulement que cela soit juste dans mon ressenti.
Je ne sais pas si tu as déjà eu la désagréable impression de devoir sourire quand tu avais envie d'être triste et inversement de devoir être triste quand tu avais envie de rire. C'est à ce genre de chose que je pense.
Merci !
Seulement que cela soit juste dans mon ressenti.
Je ne sais pas si tu as déjà eu la désagréable impression de devoir sourire quand tu avais envie d'être triste et inversement de devoir être triste quand tu avais envie de rire. C'est à ce genre de chose que je pense.
Merci !
12/01/08 à 10h31
Et ce matin, soleil sur les collines, nuages poussés par le vent .. suis déjà convalescente... et au fur et à mesure des heures serai debout ! 

résonnent en moi les paroles et la mélodie de "le jour se lève encore"
"Suivons les rivières, gardons les torrents
Restons en colère, soyons vigilants
Même si tout semble fini
N'oublions jamais qu'au bout d'une nuit
Qu'au bout de la nuit, qu'au bout de la nuit
Doucement, l'aube revient quand même
Même pâle, le jour se lève encore,
étonné, on reprend le corps à corps
Continue, le soleil se lève encore
Tu verras, le jour se lève encore"
Barbara
"Suivons les rivières, gardons les torrents
Restons en colère, soyons vigilants
Même si tout semble fini
N'oublions jamais qu'au bout d'une nuit
Qu'au bout de la nuit, qu'au bout de la nuit
Doucement, l'aube revient quand même
Même pâle, le jour se lève encore,
étonné, on reprend le corps à corps
Continue, le soleil se lève encore
Tu verras, le jour se lève encore"
Barbara
oui, c'est comme quand maman... on a encore mal...mais moins (je m'en rappelle) ..ici c'est pareil, les manifestations en écho à nos émotions, la parole de tendresse d'inconnus...ça fait secréter des endorphines
.. et "ça change quelque chose" oui, cet amour...
.. et "ça change quelque chose" oui, cet amour...cry, baby cry...
elle a ses rythmes.. et il faut nous y accorder pour ne pas être trop balloté.. savoir prendre la vague comme les surfeurs...et savoir attendre comme eux aussi !
je me rappelle d'après midi entiers à Hossegor à voir les surfeurs sur la plage, observant la mer...! et aussi allongés sur leur planche au large, prêts à se mettre debout quant arriverait "la bonne"..
Des fois, on a pas bien intuité, et on prend le bouillon...l''essentiel est de ne pas se noyer...s'ébrouer et ...
je me rappelle d'après midi entiers à Hossegor à voir les surfeurs sur la plage, observant la mer...! et aussi allongés sur leur planche au large, prêts à se mettre debout quant arriverait "la bonne"..Des fois, on a pas bien intuité, et on prend le bouillon...l''essentiel est de ne pas se noyer...s'ébrouer et ...
"que toujours cela me soit juste" ? Nous avons les émotions que l'on mérite ? je ne suis pas sûre d'avoir compris.
Très bonne année à toi
Très bonne année à toi

Enfant, quand on s'écorche et qu'on a mal, notre maman vient souffler sur la plaie et nous dit "ça y est, c'est fini".
On sent bien que ce n'est pas vrai, ça tire encore, mais on ne dit plus rien pour lui faire plaisir...
... Et on apprend que notre douleur n'est qu'a nous. C'est dur.
Il y a beaucoup de monde ici pour souffler sur ta douleur. Et si ca n'y change rien, c'est un peu d'amour
n'est-ce pas ? Et finalement, ça peut, peut etre, y changer quelque chose
On sent bien que ce n'est pas vrai, ça tire encore, mais on ne dit plus rien pour lui faire plaisir...
... Et on apprend que notre douleur n'est qu'a nous. C'est dur.
Il y a beaucoup de monde ici pour souffler sur ta douleur. Et si ca n'y change rien, c'est un peu d'amour
n'est-ce pas ? Et finalement, ça peut, peut etre, y changer quelque chose .../...
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Cry baby
(from Janis Joplin)
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Ruzsa Magdolna
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Cry baby
(from Janis Joplin)
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Ruzsa Magdolna
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.../...
et fait jaillir des cris d'enfants....
[ François BERANGER, chanteur , aujourd'hui disparu...]
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OOO
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http://minilien.com/?6iQPNgauYv
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et fait jaillir des cris d'enfants....
[ François BERANGER, chanteur , aujourd'hui disparu...]
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OOO
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http://minilien.com/?6iQPNgauYv
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d'un petit "coin de vie" qui nous a vu rire, grandir, aimer, souffrir....partir...
et, au hasard de certains soirs, y revenir en souvenirs....se souvenir...
je connais ça...et ma tristesse se dérobe et laisse place à toujours le même petite phrase..."partir....revenir..."
soupirs........
et, au hasard de certains soirs, y revenir en souvenirs....se souvenir...
je connais ça...et ma tristesse se dérobe et laisse place à toujours le même petite phrase..."partir....revenir..."
soupirs........
Et de joie en joie.
Mais que toujours cela me soit juste !
Une bien belle année à toi Enora
Mais que toujours cela me soit juste !
Une bien belle année à toi Enora
Oui tu m'avais dit... mais de laisser les larmes venir, ça "purifie".. et on a les yeux plus clairs après.. si on ne les a pas frottés (là c'est pas beau : tout gonflés !)
Tu vois, je t'avais bien dit que la nostalgie ouvrait la porte a la tristesse ....., mais je ne pense pas que cet etat de fait chez toi perdure, je prefere lire tes ecrits, ironiques et incisifs, que de sentir dans ceux ci un soupcon de chagrin.
Ouf, j'ai reussi a aller jusqu'au bout, avec deux doigts c'est toujours plus difficile.
Remarque ............bien .....je suis gentil avec toi sur ce .....coup, en fait mon gros defaut c'est d'etre trop gentil !!!!!
Ouf, j'ai reussi a aller jusqu'au bout, avec deux doigts c'est toujours plus difficile.
Remarque ............bien .....je suis gentil avec toi sur ce .....coup, en fait mon gros defaut c'est d'etre trop gentil !!!!!
une chèvre riche, c'était la chèvre de monsieur sequin 

puis le loup la mangea !ne faites pas la chèvre enora.
"demain il fera jour"... à moins que comme la chèvre de Monsieur Seguin..
Non, vous avez raison, les couleurs de l'aube !
Non, vous avez raison, les couleurs de l'aube !
quand tu nous tiens
dans tes bras enserrés
la mémoire reviens
en nos coeurs opérer
mais de milles couleurs
l'aube te chassera
et sèchera nos pleurs
en nous ouvrant ses bras
bientôt l'aube enora
dans tes bras enserrés
la mémoire reviens
en nos coeurs opérer
mais de milles couleurs
l'aube te chassera
et sèchera nos pleurs
en nous ouvrant ses bras
bientôt l'aube enora

11/01/08 à 22h55
la version acoustique au piano ( oublie de Stéphane Bern hein )
http://www.dailymotion.com/video/x1by2t_camille-ta-douleur_music
Grenadine délimotionnée
http://www.dailymotion.com/video/x1by2t_camille-ta-douleur_music
Grenadine délimotionnée
et la jolie intention qu'elle a. Mais je suis intimement persuadée (je ne le voudrais pas !) que l'on ne peut prendre la douleur de l'autre .. peut être heureusement d'ailleurs ! merci
tu me demandais si je connaissais des chanteuses intéressantes ?
Pour toi :
Lève toi c'est décidé
Laisse-moi te remplacer
Je vais prendre ta douleur
Doucement sans faire de bruit
Comme on réveille la pluie
Je vais prendre ta douleur
Elle lutte elle se débat
Mais ne résistera pas
Je vais bloquer l'ascenseur...
Saboter l'interrupteur
Mais c'est qui cette incrustée
Cet orage avant l'été
Sale chipie de petite soeur ?
Je vais tout lui confisquer
Ses fléchettes et son sifflet
Je vais lui donner la fessée...
La virer de la récrée
extrait de Camille " ta douleur"
cousine Grenadine
Pour toi :
Lève toi c'est décidé
Laisse-moi te remplacer
Je vais prendre ta douleur
Doucement sans faire de bruit
Comme on réveille la pluie
Je vais prendre ta douleur
Elle lutte elle se débat
Mais ne résistera pas
Je vais bloquer l'ascenseur...
Saboter l'interrupteur
Mais c'est qui cette incrustée
Cet orage avant l'été
Sale chipie de petite soeur ?
Je vais tout lui confisquer
Ses fléchettes et son sifflet
Je vais lui donner la fessée...
La virer de la récrée
extrait de Camille " ta douleur"
cousine Grenadine

11/01/08 à 22h33
pour secouer tout ça comme dans un shaker .. et retrouver le monde de l'illusion...
accueillir les émotions sans leur résister, les sentir se déployer, puis passer.
11/01/08 à 22h28
je ne réclame pas le soir !... mais c'est une façon d'être vivante aussi que de laisser monter .. la joie ou la légèreté (mon com de ce matin) .. puis la tristesse cette nuit !
douce nuit à toi !
douce nuit à toi !
l'âme est navire à l'infini, le ciel sombre roule les comètes de feu de Van Gogh...
RECUEILLEMENT
Les Fleurs du mal
Sois sage, ô ma Douleur, et tiens-toi plus tranquille.
Tu réclamais le Soir ; il descend ; le voici :
Une atmosphère obscure enveloppe la ville,
Aux uns portant la paix, aux autres le souci.
Pendant que des mortels la multitude vile,
Sous le fouet du Plaisir, ce bourreau sans merci,
Va cueillir des remords dans la fête servile,
Ma Douleur, donne-moi la main, viens par ici,
Loin d’eux. Vois se pencher les défuntes Années,
Sur les balcons du ciel, en robes surannées ;
Surgir du fond des eaux le Regret souriant ;
Le Soleil moribond s’endormir sous une arche,
Et, comme un long linceul traînant à l’Orient,
Entends, ma chère, entends la douce Nuit qui marche.
Douce nuit, Enora, ou bien... va danser ??
RECUEILLEMENT
Les Fleurs du mal
Sois sage, ô ma Douleur, et tiens-toi plus tranquille.
Tu réclamais le Soir ; il descend ; le voici :
Une atmosphère obscure enveloppe la ville,
Aux uns portant la paix, aux autres le souci.
Pendant que des mortels la multitude vile,
Sous le fouet du Plaisir, ce bourreau sans merci,
Va cueillir des remords dans la fête servile,
Ma Douleur, donne-moi la main, viens par ici,
Loin d’eux. Vois se pencher les défuntes Années,
Sur les balcons du ciel, en robes surannées ;
Surgir du fond des eaux le Regret souriant ;
Le Soleil moribond s’endormir sous une arche,
Et, comme un long linceul traînant à l’Orient,
Entends, ma chère, entends la douce Nuit qui marche.
Douce nuit, Enora, ou bien... va danser ??



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enoracath
publié le 11 janvier 08