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Bordel
 Bordel
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catégorie : Moi Moi Moi
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BORDEL



Y'a parfois des jours comme ça… Des jours où l'on a envie de causer à quelqu'un.
Mais rien ne vient.
Enfin, … pour dire vrai, personne ne vient.
Enfin, aujourd'hui.
Pas comme les autres jours.
Les jours où ça se bouscule à ma porte. Mais ces jours là, je n'ai pas envie de parler.
Aujourd'hui oui. Et personne. Personne qui sonne. Pas même le téléphone. Claude François même si son téléphone pleurait, il avait au moins sonné.
Moi que de chique.
J’me suis pas découragé, je suis sorti dans la rue.
Je suis allé au bar, trouver un pilier de bar, histoire d’ parler morue.
Le premier que j'ai trouvé m’a ri au nez. Il a cru que j'étais pédé.
J'ai essayé de lui expliquer que non, justement non.
"Je suis un peu triste, c'est tout"
Que je lui ai dit.
Qu'y avait personne dans ma vie. Que je cherchais quelqu'un à qui parler, aujourd'hui, de la solitude masculine. Ca lui a fait encore plus peur. Il a serré les fesses comme si j'allais l'enculer au troquet. J'ai crié mon hétérosexualité.
"J'aime les femmes"
Que j'ai dit.
"Je suis un mec à femme".
Lui, il a pas voulu changer d'idée J'étais un pédé qui cherchait un mec à homme.
J'ai dit :
"Pour tout t'expliquer, je te paie un verre. Au moins tu verras que je suis pas pédé. Que moi aussi j'aime pas les pédés.
Je lui ai donné une franche accolade virile. Furieux, il s'est retourné vers moi, m'a envoyé son droit.
J'ai gardé mon sang froid pendant que mon sang chaud s'en allait.
Tout le bar s'est arrêté de bouger.
J'ai demandé de la glace pour mon nez alors tout le monde a re-bougé.
La glace sur mon nez, je voulais encore lui expliquer.



Comme quoi je suis pas rancunier.
J'ai dit :
"Tu vois j'encaisse comme un homme. Alors d'homme à homme on peut discuter".
Comme réponse il a appuyé sur mon nez.
J'ai hurlé:
"Pas pédé mais pas de roque non plus. J'encaisse mais je rends la monnaie".
J'avais les yeux qui pleuraient.
"Je suis pas un phoque".
Que j'ai encore dit.
De tout mon poids je lui ai écrasé un pied pour l'immobiliser. Puis j'ai cogné avec ma droite à moi.
En plein sur son nez.
Aussi.
Quitte.
Qu'on était.
On pouvait enfin parler. On avait déjà comme une intimité à nous. On se connaissait. Depuis.
Nos tronches ressemblaient à la même pomme trempée dans du coulis de cerises. Au comptoir, personne n’a voulu s'en mêler.
Lui aussi a demandé de la glace pour que ça arrête de pisser. On lui a donné.
Deux cognacs sont arrivés sur le bar parce-que je les avais commandés.
Sans rien dire il a bu les deux. Il en a recommandé deux.
Pour moi. Rien.
Il les a absorbés.
Comme quoi.
Moi, j'en ai recommandé deux, pour moi, cette fois.
Il les a bus.
Sans rien dire je lui ai retapé dessus.
J'ai même retapé sur son nez.
Histoire qu'il soit vraiment tout noir. A la fin c'était réussit. Il oscillait entre le coulis de cerises et celui de mures. Un vrai dessert quoi.
Il a commandé quatre cognacs.
Deux chacun, cette fois.
On les a bus en se regardant sans se parler. On avait mal au nez. Et ça tirait. Deux pommes d'amours…



Les glaçons et les cognacs ont fait leurs effets. On était rond et sonné. Ca tirait un peu sur les dents.
Certains disent, qu'on a mal aux cheveux, moi non, on a mal aux dents et au nez. Sans parler des yeux. Nos yeux tout noir qu'osaient pas trop se regarder. On buvait. Cognac après cognac. On était des vrai pro du gosier.
Le bar a dû croire qu'on se saluait toujours comme ça. Une habitude quoi.
Personne nous connaissait.
Faut dire que je vais jamais au bar. Trop cher. Puis y'a des mauvaises fréquentations. Et c'est pas avec mes allocations que je vais commencer.
Enfin, avant aujourd'hui. Toute façon, mes allocs, je les ai laissées sur le bar.
Quand il a était dans le même état que moi, on a pu commencer à parler. Faut dire qu'il avait de l'avance et du métier. Moi, j'ai besoin de la moitié.
J'ai dit :
"Maintenant t'as compris que je suis pas pédé".
Il a dit :
"Oui".
Il m'a donné une accolade virile pour vérifier et pour être à mon diapason. Un bon garçon quoi.
Moi j‘ai pas bronché. J'avais pourtant une putain envie de vomir, la tête qui tournait et tout, mais je suis resté stoïque. J'ai encaissé comme si tout allait. On a commandé un nombre de cognac que je sais même pas le nombre. Je tiens pas l'alcool. C'est pour ça que j'en bois jamais. Je lui ai pas dit. Il m'aurait encore prit pour un pédé. Puis vu dans l'état où on était, il pouvait pas deviner. Il a dû penser que c'était à cause des coups. Comme pour lui.
Mais je peux dire qu'il avait du métier. Il savait tiser.
Enfin, on a pu causer femme.
Lui, il en a pas et il est content comme ça.
Moi j'en ai pas et je suis malheureux comme ça.
Faut dire que les seules femmes qui passent chez moi, c'est pour leurs commissions. Elles me considèrent pas. Pas comme je voudrais. Je suis une pharmacie pour elles, sans Sécu et plus cher. Elles reviennent quand même. Les hommes c'est pareil. Disons, côté ami que je suis plutôt démuni. A mon nouveau pote je pouvais pas lui parler de mon métier. Faut pas faire confiance trop vite. Après y'a les flics. Et je connais. Je voulais causer minettes. Alors j'ai causé minettes. Je lui ai demandé s’il en connaissait. Des chouettes. Il en connaît pas. Il va voir les putes pour se soulager et pas avoir à aimer, à avoir des emmerdes. Parce-qu'il dit que quand on a une gonzesse :
"La vie c'est plus la même".


Il veut avoir la même. Il aime pas les choses qui lient. Il va jamais dans le même café. Pour pas être un habitué. Tout comme ça. Pas d'attaches. Moi c'est tout le contraire. J'en voudrais mais ces les attaches qui veulent pas de moi. Alors quoi. On a parlé.
Saoul qu'on était y m'a emmené. J'ai payé les cognacs avec mes allocs. Puis on est parti. Y m'a dit : Viens, je t'emmène. Maintenant on dirait "Allez viens je t'emmène au vol, je t'emmène au-dessus des gens"... "Et je voudrais que tu te rappelles notre amour éternel... artificiel".
Je savais pas où. J'ai dit oui. On s’est retrouvé dans une sorte de terrain vague avec des cabanons de travailleurs.
J'ai crié:
"J'suis pas un travailleur".
Y m'a répondu qu'y avait pas que les travailleurs qui venaient. Que tout le monde avait le droit à son petit plaisir.
Côté plaisir j'm'y connais. Moi qu'en donne toute la journée. Personne me dit merci. Y prennent ce qui z'ont à prendre puis ils se cassent. Me laissant là, tout seul avec mes saloperies. Comme un con. En plus moi, moi de leur bonheur, j'y comprends rien. J'y ai jamais touché. Ma mère m'a toujours défendu d'y toucher.
"Fais ton marché"
Qu'elle disait et...
"Vends tes provisions, ne sois pas gourmand laisses-en pour les autres. Laisses tout pour les autres".
Ca fait que moi, j'ai jamais goûté au plaisir. Encore moins celui des autres. Je sais pas à quoi ça ressemble le plaisir des autres. Je sais pas à quoi ressemble mon plaisir. Non plus. J’y ai jamais eu le droit.
Et, là on me proposait un droit à mon plaisir. Je savais pas bien lequel mais mon plaisir.
Mon plaisir.
Tu parles. Une grosse pouffe, avec un attirail à faire peur. J'ai compris pourquoi c'était si vague leur terrain. Qui pouvait avoir du plaisir ici. On peut avoir faim comme dit ce con de proverbe : "La faim justifie les moyens". Quand même, là fallait avoir vraiment faim. Moi j'avais pas si faim. Moyens ou pas. Y'avait des femmes.
Il avait pas menti. Mais quelles femmes. Des putes. Oui. Des putes. Des femmes qui vous font l'amour sans envie sans plaisir. Et ça, ça rend encore plus triste. Plus vide. Saoul ou pas. Une petite conscience à moi. Ce qu'il en reste.
Avec la fille, je savais pas quoi dire et faire.
Elle, elle m'a dit :
" Allez mon p'tit, sois pas comme ça. Qu'est-ce que t'aimes?"


Blême que j'étais. C'était quoi cette question à la con. J'ai jamais su ce que j'aimais et c'était pas une pute de terrain vague qui allait m'apprendre ce que j'aimais, parce-que, moi je l'ignorais. Connasse. Franchement ça m'a énervé. Mais je voulais pas déblatérer.
J'ai demandé :
"Qu'est-ce qui te fais le moins chier?"
C'est trop ça, ça l'a vexé.
Re-connasse.
"Connard"
Qu'elle m'a dit.
"Tu crois que je suis là pour mon plaisir et mes envies. Connard, je suis là pour gagner ma vie."
C'est con, j'ai jamais pensé : "Gagner sa vie"
Du coup je ne pensais plus à mes envies. Mais à la vie...
LA VIE.
Je ne pensais alors qu'à la vie et par cette bouche éxultante, j'ai compris.
Compris que cette vie n'était pas faite pour moi. Que j'aurais dû rester chez moi. Ne pas sortir. Rien. Tel que j'étais classé dans la société.
Un déshérité de plus de la société. Que si un jour cette même société me reconnaissait, sans rien faire de plus que dealer, je mourrai.
Alors, je cherche un métier. Un métier où on voudra bien de moi. Un métier où la société reconnaîtra ma naissance et avec un peu de chance… mon existence.
Alors, peut-être que je vivrais.




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Voici les 41 dernières réactions à ce commentaire
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Rédacteur
nostalgiques... Sinon, merci pour ton bravo...
 22/01/08 à 16h36
DHEA
il va falloir qu'ils fument dehors...pourtant c'est bien la fumée et l'odeur du tabac pour des histoires comme ça...bravo!
 20/12/07 à 18h26
Ibizabis
Non Jef t'es pas tout seul
Mais arrête de pleurer
Comme ça devant tout le monde
Parce qu'une demi-vieille
Parce qu'une fausse blonde
T'a relaissé tomber
Non Jef t'es pas tout seul
Mais tu sais que tu me fais honte
A sangloter comme ça
Bêtement devant tout le monde
Parce qu'une trois quarts putain
T'a claqué dans les mains
Non Jef t'es pas tout seul
Mais tu fais honte à voir
Les gens se paient notre tête
Foutons le camp de ce trottoir
Allez viens Jef viens viens ....
.... .... .... .... .... .... .... ....

Viens il me reste trois sous
On va aller se les boire
Chez la mère Françoise
Viens il me reste trois sous
Et si c'est pas assez
Ben il me restera l'ardoise
Puis on ira manger
Des moules et puis des frites
Des frites et puis des moules
Et du vin de Moselle
Et si t'es encore triste
On ira voir les filles
Chez la madame Andrée
Parait qu'y en a de nouvelles
On rechantera comme avant
On sera bien tous les deux
Comme quand on était jeunes
Comme quand c'était le temps
Que j'avais de l'argent

Non Jef t'es pas tout seul
Mais arrête tes grimaces
Soulève tes cent kilos
Fais bouger ta carcasse
Je sais que t'as le cœur gros
Mais il faut le soulever
Non Jef t'es pas tout seul
Mais arrête de sangloter
Arrête de te répandre
Arrête de répéter
Que t'es bon à te foutre à l'eau
Que t'es bon à te pendre
Non Jef t'es pas tout seul
Mais c'est plus un trottoir
ça devient un cinéma
Où les gens viennent te voir
Allez viens Jef viens viens ....
.... .... .... .... .... .... ....

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Angelique Kidjo - Voodoo child (reprise etonnante de Jimi Hendrix)
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Une perle trouvée par Bloomdibo...
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 20/12/07 à 17h14
Je crois qu'il ne fera jamais ça ! rires
 20/12/07 à 17h11
Hi, Je pense que c'est la première claque....
Quant au pédés, c'est pour me moquer un, d'une certaine catégorie d'hommes qui ont très peurs des hommes, finalement...
 20/12/07 à 17h05
Merci Marie 05.... très très classe ! qd peut-on la boire ??
merci à Mc Murphy pour me l'avoir signalé.
Je passe plus beaucoup en ce moment.
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NEFERTITI [ Manhattan Project , LIVE ]


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CLARKE - SHORTER - PETRUCCIANI

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 19/12/07 à 22h01
...à la fin; il va travailler plus pour gagner plus.
 19/12/07 à 21h59
 19/12/07 à 20h46
... ce texte, quel talent ! merci pour ce partage au croisement de nos chemins.
 19/12/07 à 20h24
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Claude Debussy

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Pollini plays in Japan

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http://minilien.com/?Q7bBzRSjnC
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 19/12/07 à 20h22
C'est quoi le plus dur ?
La première claque ou le premier cognac ?

Bon, pour les pédés, ok, c'est bien parce que c'est une histoire. Parce que même hétéro, ça me châtouille quand même !
 19/12/07 à 20h07

. ,_______
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.___) ¨ (____
(___________)
l ¨ ¨ N ° 5 ¨¨ l
l C O G N A C l
l____________l
l ..un parfum l
l d'ivresse... l
(___________)

© Marie05

 19/12/07 à 16h42
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Prelude No.15, RE b Majeur, dit de la "goutte d'eau"...

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Frédéric CHOPIN

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interprète: Vladimir Horowitz

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http://minilien.com/?f3FaB90fmk
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Hi à tutti,
Je confirme ce que dit lilico, car elle m'a déjà rencontrée ! Je suis une fille... Pour moi, c'est plus simple d'écrire au masculin, il y a la distance et j'observe ce qui se passe autour de moi, après j'écris une petite histoire...
 19/12/07 à 16h07
oui oui, je confirme Sozzz est bien une fille même si elle descend le riesling comme un homme, et qu'elle arive encore à tenir la tète des copines au dessus de la cuvette ensuite !
 19/12/07 à 12h49
Abelia77
 19/12/07 à 12h29
Star-light
Mais comme Enoracath, je préfèrerais que tu sois une fille... si les garçons se mettaient à écrire comme ça où irait-on ? Je vous le demande
ton texte n'en serait pas moins bousculant... mais s'y ajoute ici la surprise du décalage...
ça râpe la gorge ce que tu nous offres... dis donc, tu as des ovaires pour écrire comme ça...! c'est fort ...
De toi à moi... cette écriture au masculin alors que tu nous proposes une photo très féminine...pour brouiller les pistes, jeter les étiquettes...?
si vous en doutez encore, une citation d'un Sage, rencontré dans une de mes "tranches" de vie..." Vivre, c'est se réveiller la nuit dans l'impatience du jour à venir, c'est s'émerveiller de ce que le miracle quotidien se reproduise pour nous une fois encore, c'est avoir des insomnies de joie."
Paul-Emile Victor
..c'est aussi, traverser, à moindre allure les paysages de sa vie...pour les admirer au passage....
merci de nous laisser admirer les vôtres...
 19/12/07 à 09h50
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Choeur...

[ Wachet auf, ruft uns die Stimme ]

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Cantate B.W.V. 140

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J. S. BACH

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http://minilien.com/?KjXiimvrQg
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ah, bon je croyais ! beau texte.
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Lost

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Noir Désir

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http://minilien.com/?Mt8cYNyCaU .
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mais c'est pour chipoter, hein

 17/12/07 à 18h46
janisjopplin
 17/12/07 à 14h32
 17/12/07 à 13h11
à lire et relire.
 17/12/07 à 13h04
un texte à faire partager !
 17/12/07 à 12h51
 17/12/07 à 12h06
 17/12/07 à 11h56
Serenity.
 17/12/07 à 11h28
camilleclaudel