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On écrit toujours des lettres d'amour...Certaines dévorantes et cruelles. D'autres qui laissent transpirer le désarroi. Ou d'autres encore, badines et effervescentes comme un ciel d'été épuisé par l'orage.
Il en est d'autres, plus discrètes, rarement adressées à leur destinataire faute d'y avoir pensé : qui songerait, en effet, à faire une déclaration d'amitié en bonne et due forme sans craindre de tomber dans un sentimentalisme exacerbé, presque suspect?
Et parfois, on regrette. Oui, on regrette de n'avoir su prononcer ces mots simples et sincères qui témoignent de la plus noble affection humaine.
On ressasse toutes ces petites lâchetés d'un quotidien harassant qui vous font manquer parfois à vos devoirs, ce rendez-vous ajourné pour X raisons. Ou un départ précipité pour d'autres raisons plus où moins futiles.
On regrette oui, ces embrassades lestes, hâtives sans savoir que ce sera là les dernières.
On repense aux sourires, à ces œillades complices nouées à la faveur d'une plaisanterie.
A ce bras qui s'est posé sur le votre, inquiet, un jour de grande lassitude.
Et à toutes ces brèves mais dont l'apparente futilité vous manque, dès lors que l'ami n'est plus.
C'est une histoire simple et généreuse que je veux narrer, ce soir :
Je sais Jean, il est fort tard et tu dois bien rigoler de là-haut en me voyant plongée dans mes tergiversations, à batailler avec mes lignes brouillonnes. Il n'empêche que c'est pour toi que je les écris, pour toi, si terriblement absent en ce moment-même...
D'ailleurs vu que tu es sagement posé au-dessus de mon épaule, avec ton éternel "psssst pssst" narquois, je vais écrire tout cela au présent, ça nous changera un peu n'est-ce pas?
Allez, fais-moi un peu de place, arrête de rigoler :
"Je rentre dans un bistrot de quartier, vous savez de ces bon vieux bistrots qui fleurent bon la France de Doisneau...Suis devenue à la longue une habituée des lieux, accueillie par un jovial "Tiens donc que v'la la gamine".
La soirée ne fait que commencer, et l'ambiance fortement galvanisée par mouts verres est à son comble. Les sièges usés m'attendent à bras ouverts. Les hommes (car je fais preuve de minorité ethnique, ici) s'égosillent, les verres crépitent, la mousse onctueuse des bières miroitent sous des néons d'un autre âge.
J'espère y trouver un ami.
Et je l'entrevois, entre deux entrelacs épais de volutes de fumée, obscurcissant le passage.
A ses côtés, un homme entre deux âges, l'air bonhomme et le sourire taquin.
Deux yeux noirs ronds et curieux, me dévisagent. On me présente entre deux plaisanteries.
C'est ainsi que je fis ta connaissance.
Tu m'offres un verre, j'ose à peine tremper mes lèvres dans l'épais breuvage, qui augure déjà d'un retour pour le moins rocambolesque. La bière a un goût mielleux, doux, une de ces bières abondamment servies à la période de Noël, propres à noyer tout désarroi.
Les conversations reprennent part, de plus belle. Je suis légèrement étourdie, tu me dévisages avec un sourire fort amusé. On me cite Desproges entre deux rasades et je confesse ô horreur, mon ignorance. J'y ai pallié depuis, tu songes bien.
A tes côtés, un chapeau, de ceux qui firent les heures de gloire des galants sous la Prohibition, me nargue et je m'en attife fièrement, gamine espiègle sur le retour.
Pat' le patron pianote des doigts sur le comptoir, geste poli nous enjoignant de déguerpir avant d'être assaisonnés pour tapage nocturne...Nous nous séparons.
Et simplement, tu m'offres ce chapeau, le tien.
Je ne te revois que bien plus tard, amaigri et comme exténué. Tes visites s'espacent de plus en plus.
Et un beau jour, tu ne vins plus.
J'ai toujours ton chapeau...
Et me vient comme l'envie de citer, car cet esprit un rien incisif était aussi tien, Desproges à qui tu vouais une dévotion sans faille :
"Regardons s'agiter ces malheureux dans les usines, regardons gigoter ces hommes boursouflés de leur importance, qui vivent à 100 à l'heure.
Ils se battent, ils courent, ils caracolent derrière leur vie, et tout d'un coup ça s'arrête sans plus de raison que ça n'avait commencé, et le militant de base, le pompeux PDG, la princesse d'opérette, l'enfant qui jouait à la marelle dans les caniveaux de Beyrouth, toi aussi à qui je pense et qui a cru en dieu jusqu'au bout de ton cancer, tous, tous nous sommes fauchés un jour par le croche-pied rigolard de la mort imbécile, et les droits de l'homme s'effacent devant les droits de l'asticot."
Au fait, Jean...Ne rouspète pas, j'ai toujours ton livre.
Tu vis en lui.
(...)
Il en est d'autres, plus discrètes, rarement adressées à leur destinataire faute d'y avoir pensé : qui songerait, en effet, à faire une déclaration d'amitié en bonne et due forme sans craindre de tomber dans un sentimentalisme exacerbé, presque suspect?
Et parfois, on regrette. Oui, on regrette de n'avoir su prononcer ces mots simples et sincères qui témoignent de la plus noble affection humaine.
On ressasse toutes ces petites lâchetés d'un quotidien harassant qui vous font manquer parfois à vos devoirs, ce rendez-vous ajourné pour X raisons. Ou un départ précipité pour d'autres raisons plus où moins futiles.
On regrette oui, ces embrassades lestes, hâtives sans savoir que ce sera là les dernières.
On repense aux sourires, à ces œillades complices nouées à la faveur d'une plaisanterie.
A ce bras qui s'est posé sur le votre, inquiet, un jour de grande lassitude.
Et à toutes ces brèves mais dont l'apparente futilité vous manque, dès lors que l'ami n'est plus.
C'est une histoire simple et généreuse que je veux narrer, ce soir :
Je sais Jean, il est fort tard et tu dois bien rigoler de là-haut en me voyant plongée dans mes tergiversations, à batailler avec mes lignes brouillonnes. Il n'empêche que c'est pour toi que je les écris, pour toi, si terriblement absent en ce moment-même...
D'ailleurs vu que tu es sagement posé au-dessus de mon épaule, avec ton éternel "psssst pssst" narquois, je vais écrire tout cela au présent, ça nous changera un peu n'est-ce pas?
Allez, fais-moi un peu de place, arrête de rigoler :
"Je rentre dans un bistrot de quartier, vous savez de ces bon vieux bistrots qui fleurent bon la France de Doisneau...Suis devenue à la longue une habituée des lieux, accueillie par un jovial "Tiens donc que v'la la gamine".
La soirée ne fait que commencer, et l'ambiance fortement galvanisée par mouts verres est à son comble. Les sièges usés m'attendent à bras ouverts. Les hommes (car je fais preuve de minorité ethnique, ici) s'égosillent, les verres crépitent, la mousse onctueuse des bières miroitent sous des néons d'un autre âge.
J'espère y trouver un ami.
Et je l'entrevois, entre deux entrelacs épais de volutes de fumée, obscurcissant le passage.
A ses côtés, un homme entre deux âges, l'air bonhomme et le sourire taquin.
Deux yeux noirs ronds et curieux, me dévisagent. On me présente entre deux plaisanteries.
C'est ainsi que je fis ta connaissance.
Tu m'offres un verre, j'ose à peine tremper mes lèvres dans l'épais breuvage, qui augure déjà d'un retour pour le moins rocambolesque. La bière a un goût mielleux, doux, une de ces bières abondamment servies à la période de Noël, propres à noyer tout désarroi.
Les conversations reprennent part, de plus belle. Je suis légèrement étourdie, tu me dévisages avec un sourire fort amusé. On me cite Desproges entre deux rasades et je confesse ô horreur, mon ignorance. J'y ai pallié depuis, tu songes bien.
A tes côtés, un chapeau, de ceux qui firent les heures de gloire des galants sous la Prohibition, me nargue et je m'en attife fièrement, gamine espiègle sur le retour.
Pat' le patron pianote des doigts sur le comptoir, geste poli nous enjoignant de déguerpir avant d'être assaisonnés pour tapage nocturne...Nous nous séparons.
Et simplement, tu m'offres ce chapeau, le tien.
Je ne te revois que bien plus tard, amaigri et comme exténué. Tes visites s'espacent de plus en plus.
Et un beau jour, tu ne vins plus.
J'ai toujours ton chapeau...
Et me vient comme l'envie de citer, car cet esprit un rien incisif était aussi tien, Desproges à qui tu vouais une dévotion sans faille :
"Regardons s'agiter ces malheureux dans les usines, regardons gigoter ces hommes boursouflés de leur importance, qui vivent à 100 à l'heure.
Ils se battent, ils courent, ils caracolent derrière leur vie, et tout d'un coup ça s'arrête sans plus de raison que ça n'avait commencé, et le militant de base, le pompeux PDG, la princesse d'opérette, l'enfant qui jouait à la marelle dans les caniveaux de Beyrouth, toi aussi à qui je pense et qui a cru en dieu jusqu'au bout de ton cancer, tous, tous nous sommes fauchés un jour par le croche-pied rigolard de la mort imbécile, et les droits de l'homme s'effacent devant les droits de l'asticot."
Au fait, Jean...Ne rouspète pas, j'ai toujours ton livre.
Tu vis en lui.
(...)
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Sacrée Héloïse !!!
Au fait, ma nièce, qui est née le 11 Août (comme moi), s'appelle Héloïse aussi...

Pffff bah oui, parole d'Héloïse que veux-tu 

J'ai réussi le 69 !
Trop cool...
Trop cool...


12/12/09 à 19h01
Il est déjà publié ???
C'est "melancolia"...Oui oui j'comprends que le titre fasse fuir mais quand même!!!



Je peux peut-être le tenter quand même !!! 

Si prés du 69 et...si loin en même temps !
C'est pô juste !

C'est pô juste !

qu'y en a un (com.) qui va bientôt arriver ! 

Maintenant...faut que t'en écrives aussi des coms, sinon...je suis bon pour la déprim' !!! 





J'ai raté ce com.
Confus je suis !
Hannah...tu m'en veux pas, hein !!!
En tout cas, c'est joliment écrit et on devine, à travers tes mots, l'energie de la vie qui parcoure ton corps...et ton âme !
Désormais, je lirais tes coms d'un autre oeil...
Confus je suis !

Hannah...tu m'en veux pas, hein !!!

En tout cas, c'est joliment écrit et on devine, à travers tes mots, l'energie de la vie qui parcoure ton corps...et ton âme !

Désormais, je lirais tes coms d'un autre oeil...
qui avec la perspective de la fin, conduit à revoir l'instant .....
Mais y a t-il véritablement une fin quand il reste, ne serait-ce qu'une personne qui vous fait vivre dans ses pensées ? C'est une belle lettre ! Bonne journée ....
Mais y a t-il véritablement une fin quand il reste, ne serait-ce qu'une personne qui vous fait vivre dans ses pensées ? C'est une belle lettre ! Bonne journée ....
survivra pour qui voudra la voir. et c'est le plus important...
Si tu t'en vas un jour
Dans ces coins-là
Nous parlerons d'amour
Comme autrefois..
Si c'est possible!
léo
Dans ces coins-là
Nous parlerons d'amour
Comme autrefois..
Si c'est possible!
léo
Le plus noble des sentiments qui soient, celui qui plus que l'amour exige cette bienveillante neutralité, et est exempte de toute équivoque...Et il faut reconnaître (du moins, à mon sens) que c'est aussi, le seul sentiment, qui avec le temps, va en s'accroissant...
Moi aussi je préfère la pérennité de belles lignes sinueuses sur papier...Qu'on aime à goûter encore et encore...Même des années après, avec le sourire. En grande nostalgique qui se respecte 
Moi aussi je préfère la pérennité de belles lignes sinueuses sur papier...Qu'on aime à goûter encore et encore...Même des années après, avec le sourire. En grande nostalgique qui se respecte 
merci pour cette page de lecture dénuée de tout pathos.
Si je devais n'avoir qu'une ambition dans l'existence, ce serait que quelqu'un, à l'heure des "droits de l'asticot" (merci Desproges pour l'audace jubilatoire de ces aphorismes), me regrette de la même façon, avec la même intensité.
Pour ma part, j'ai écrit quelques "lettres d'amitié", récemment encore, pour la simple raison que j'aime écrire (et sur du papier, qui plus est !) aux gens que j'aime, mais que je n'ai jamais eu encore, je crois, la grâce d'aimer d'amour. D'où mon respect suprême pour cette belle relation démocratique (plus que l'amour, qui exige toujours quelque chose en retour), l'amitié.
Si je devais n'avoir qu'une ambition dans l'existence, ce serait que quelqu'un, à l'heure des "droits de l'asticot" (merci Desproges pour l'audace jubilatoire de ces aphorismes), me regrette de la même façon, avec la même intensité.
Pour ma part, j'ai écrit quelques "lettres d'amitié", récemment encore, pour la simple raison que j'aime écrire (et sur du papier, qui plus est !) aux gens que j'aime, mais que je n'ai jamais eu encore, je crois, la grâce d'aimer d'amour. D'où mon respect suprême pour cette belle relation démocratique (plus que l'amour, qui exige toujours quelque chose en retour), l'amitié.
beaucoup d'oignons
souvenirs
souvenirs
Encore bravo pour cet hommage, madame; et d'avoir retranscrit à l'encre indélébile, les sillons du coeur que tracent les souvenirs heureux.
Je lève mon verre aux amis chapeautés, aux plaisantins, aux gens qui ont la générosité pour étendard et le sourire comme argument.
Salut l'ami
Je lève mon verre aux amis chapeautés, aux plaisantins, aux gens qui ont la générosité pour étendard et le sourire comme argument.
Salut l'ami
C'est vraiment un très beau texte.....
04/12/09 à 14h14
Je reconnais bien là ta sensibilité et ta capacité à donner "vie" à tes sentiments via l'écriture. Chose que je ne sais faire, alors chapeau l'artiste !!!! Même un inculte comme moi (lol) peut être touché par des textes.
sont partis trop tôt, trop vite, sans que je puisse leur dire que je les aimais
aujourd'hui, j'ose dire et écrire aux jean que j'aime que je les aime
mais ces déclarations d'amour/amitié semblent aussi compliquées à recevoir qu'à dire
mais ça fait tellement de bien !
aujourd'hui, j'ose dire et écrire aux jean que j'aime que je les aime
mais ces déclarations d'amour/amitié semblent aussi compliquées à recevoir qu'à dire
mais ça fait tellement de bien !
au contraire, tu as su trouver les mots justes, des années que je ne parviens pas à parler de lui de cette manière simple, j'aurai aimé pouvoir lui offrir un aussi joli texte, ah non alors vraiment aucune maladresse ! il faut bien que le talent serve à quelquechose, merci à toi !
Avec ma maladresse coutumière (mais bien involontaire), susciter autant d'émoi. Oui toi aussi tu m'as fichu un coup-et je me suis sentie ridicule avec mon p'tit chagrin dévoilé aux yeux de tous. En tout cas...Je trinque de bon coeur avec toi, fusse virtuellement.


03/12/09 à 20h55
lea_page
à lui, à nos souvenirs serait plus indiqué... l'émotion....parce que c'est un prêté pour un rendu hein, je dois bien dire que ton texte m'a fichu un coup


on l'imagine souvent comme un doute, coupée en deux, au milieu, en attendant que se lève la vérité et les grands arbres de l'éternité. Parce que sur la route du printemps, celle qui revient toujours, il y a la musique des absents, de nos chers absents.
à genoux, je suis...
à genoux, je suis...
Je vous remercie tous de vos réactions, le plus souvent touchantes, parfois étonnantes...La disparition d'un être cher touche à notre part d'intime, chacun réagit avec sa sensibilité propre-je préfère donc pudiquement m'abstenir de tout commentaire superflu.
Lea_Page 19h23 : (Merci!) ton témoignage m'a émue aux larmes...
Lumière : "bitte" cesse de m'appeler Fraulein Staufen, j'entends comme un claquement désagréable de bottes à cette seule énonciation de mon nom
d'ailleurs en Travaux d'Intérêts généraux et comme tu sembles très à l'aise avec l'allemand tu me traduiras le texte du camarade Kropotkine
Onna-c'est tout à fait cela.
-Et oui, on ne songe jamais par excès de pudeur, à dévoiler ses sentiments. Du moins c'est mon cas et il est vrai que cela m'a posé qq soucis-là encore pour répondre à Cloj je pense que chacun réagit avec sa personnalité propre.
C'est malheureux, il est vrai mais rares sont les témoignages "écrits" d'affection que l'on reçoit de son vivant. Sans doute est-ce ce qui rend les éloges "funèbres" si pathétiquement dérisoires parfois. Je comprends ta réaction...
SyzygieO4 : rassurez-vous, je n'ai senti nulle méprise en vos propos que j'ai bien appréhendés tels quels, par ailleurs vous avez tout à fait saisi le fond de ma pensée.
Bref...Que dire de plus? Merci.
-:*
Lea_Page 19h23 : (Merci!) ton témoignage m'a émue aux larmes...
Lumière : "bitte" cesse de m'appeler Fraulein Staufen, j'entends comme un claquement désagréable de bottes à cette seule énonciation de mon nom

d'ailleurs en Travaux d'Intérêts généraux et comme tu sembles très à l'aise avec l'allemand tu me traduiras le texte du camarade Kropotkine

Onna-c'est tout à fait cela.
-Et oui, on ne songe jamais par excès de pudeur, à dévoiler ses sentiments. Du moins c'est mon cas et il est vrai que cela m'a posé qq soucis-là encore pour répondre à Cloj je pense que chacun réagit avec sa personnalité propre.
C'est malheureux, il est vrai mais rares sont les témoignages "écrits" d'affection que l'on reçoit de son vivant. Sans doute est-ce ce qui rend les éloges "funèbres" si pathétiquement dérisoires parfois. Je comprends ta réaction...

SyzygieO4 : rassurez-vous, je n'ai senti nulle méprise en vos propos que j'ai bien appréhendés tels quels, par ailleurs vous avez tout à fait saisi le fond de ma pensée.
Bref...Que dire de plus? Merci.
-:*
hannah, vous avez décidément une bien belle plume
... mais quant à toi, Pierre, qu'est ce que tu nous manques !
Touchée par ce texte, merci.
il est pudique, tout en nuances et très bien écrit.
J'aurais aimé avoir son vieux cuir marron, mais sa compagne m'a envoyé un livre, des flacons, et surtout notre correspondance, c'est un sacré choc de recevoir des lettres que tu as envoyé et que l'on te retourne parce que l'autre n'existe plus, il les avait rangé dans un porte vue, et malgré toute ma volonté lorsque je bois un verre à sa santé et que je lève les yeux aux ciel, je ne vois rien d'autre que les nuages, je ne crois définitivement pas en Dieu.
*****, une pluie d'étoiles.
J'aurais aimé avoir son vieux cuir marron, mais sa compagne m'a envoyé un livre, des flacons, et surtout notre correspondance, c'est un sacré choc de recevoir des lettres que tu as envoyé et que l'on te retourne parce que l'autre n'existe plus, il les avait rangé dans un porte vue, et malgré toute ma volonté lorsque je bois un verre à sa santé et que je lève les yeux aux ciel, je ne vois rien d'autre que les nuages, je ne crois définitivement pas en Dieu.
*****, une pluie d'étoiles.
à profiter de la vie, savoir donner et écouter les autres pour ne rien regretter. Merci pour ce texte touchant.
Joli Mam'zelle !
Le lapin dans le chapeau, qu'est-ce qu'il est devenu ?
que vous nous avez offert ce texte délicat,
C'est vrai qu'il est toujours difficile de dire qu'on aime,pudeur,peur du ridicule ou d'un malentendu
Merci Hannah
C'est vrai qu'il est toujours difficile de dire qu'on aime,pudeur,peur du ridicule ou d'un malentendu
Merci Hannah
ce sont les actes qui comptent.
... qui dit ce que dit le début de ton texte, elle s'appelle "Le coeur gris, le coeur gros".
"Je me dis surtout qu'il faut s'aimer avant
Quand on est vivant sur la Terre
Et trouver les mots qu'on voudrait dire souvent
A ceux qu'on aimait quand il est temps"
C'est le genre de phrase que je ressasse aujourd'hui faute d'avoir su dire les mots avant ...
Quand on est jeune, on croit toujours avoir le temps ... et plus tard on sait qu'on ne le retrouvera plus ...
"Je me dis surtout qu'il faut s'aimer avant
Quand on est vivant sur la Terre
Et trouver les mots qu'on voudrait dire souvent
A ceux qu'on aimait quand il est temps"
C'est le genre de phrase que je ressasse aujourd'hui faute d'avoir su dire les mots avant ...
Quand on est jeune, on croit toujours avoir le temps ... et plus tard on sait qu'on ne le retrouvera plus ...
..........pour rendre le monde meilleur.
Merci tout simplement pour cette evocation
Merci tout simplement pour cette evocation
" Vor dein spätes gesicht,
allein
gängerisch zwischen
auch mich verwandelnInden Nächten,
kam etwas zu stehen,
das schon einmal bei uns war, un-
berührt von Gedanken "
allein
gängerisch zwischen
auch mich verwandelnInden Nächten,
kam etwas zu stehen,
das schon einmal bei uns war, un-
berührt von Gedanken "
Cloj, Ceylan635, et Zyrphénix n'ont strictement rien compris
à ce que j'ai voulu exprimer.
Ce qui montre bien que vous n'avez aucuns regrets à avoir
sur ce que vous n'avez pas mis noir sur blanc au dit "Jean".
Le "jean" vous a laissé jouer avec son chapeau
en réponse à votre spontanéïté, votre jeunesse, votre sourire.
C'était sa façon à lui de vous dire ce qui n'avait pas forcément à s'écrire,
et vous avez très bien su le lire et y répondre.
Si le soleil ou la pluie bienfaitrice se mettaient
à encombrer nos boites aux lettres, qu'est-ce que cela
nous apporterait de plus?
Jean a été heureux de vous connaître, vous aussi.
Continuez à vivre ainsi c'est le meilleur moyen de lui rendre hommage.
Pour ma part vous pouvez être sûre que je ne laisse pas n'importe qui
jouer avec mon chapeau.
à ce que j'ai voulu exprimer.
Ce qui montre bien que vous n'avez aucuns regrets à avoir
sur ce que vous n'avez pas mis noir sur blanc au dit "Jean".
Le "jean" vous a laissé jouer avec son chapeau
en réponse à votre spontanéïté, votre jeunesse, votre sourire.
C'était sa façon à lui de vous dire ce qui n'avait pas forcément à s'écrire,
et vous avez très bien su le lire et y répondre.
Si le soleil ou la pluie bienfaitrice se mettaient
à encombrer nos boites aux lettres, qu'est-ce que cela
nous apporterait de plus?
Jean a été heureux de vous connaître, vous aussi.
Continuez à vivre ainsi c'est le meilleur moyen de lui rendre hommage.
Pour ma part vous pouvez être sûre que je ne laisse pas n'importe qui
jouer avec mon chapeau.
surtout lorsqu'ils sont nobles et sincères.
La vie n'est pas éternelle mais les sentiments qu'on porte en soi peuvent perdurer au delà de la mort et continuer à magnifier la personne où qu'elle se trouve puisqu'elle demeure à tout le moins dans notre coeur...
joli comm.
La vie n'est pas éternelle mais les sentiments qu'on porte en soi peuvent perdurer au delà de la mort et continuer à magnifier la personne où qu'elle se trouve puisqu'elle demeure à tout le moins dans notre coeur...
joli comm.
hannah51....
Mille Mercis !

Mille Mercis !

d'amitié et de coeur .on ne s'y trompe pas .le lien nait ,vit et reste ...
Votre histoire m'a bcp touché.Tout autant sur le fond que sur la forme pour nous la raconter. C'est 1 art que de savoir employer les mots justes, de faire des phrases qui marquent et interpellent le lecteur. Puis surtout parvenir à nous émouvoir autant, en nous montrant le profond désarroi qui est tjs présent en vous. Je sais aussi ce que l'on ressent quand on a perdu un proche.Ce sentiment de culpabilité, cette détresse qui s'installe parfois en nous parce que l'on pense que l'on n'a pas tjs été à la hauteur...Mais la vie doit continuer. Il faut essayer de se dire que celui ( ou celle) qui nous a quittés est heureu
se) là-haut, perché(e) sur son nuage. Et quand nous regardons le ciel, nous nous disons qu'au moins il (ou elle) a cessé de souffrir et qu'il(qu'elle) a réussi à trouver 1 petit coin de bonheur.
se) là-haut, perché(e) sur son nuage. Et quand nous regardons le ciel, nous nous disons qu'au moins il (ou elle) a cessé de souffrir et qu'il(qu'elle) a réussi à trouver 1 petit coin de bonheur. Pour adresser une pensée à ceux qui sont déjà dans nos coeurs depuis si longtemps...
.. mais il a laissé un tel vide par son absence.. que jamais je ne comblerai..
tu es quelqu'un de "l'eau" dela et tu sais ce qui se passe, c'est ça ???
Moi qui pensait que s'il y avait bien une chose où tout le monde se retrouvait à égalité, c'était dans la mort ..... Comme quoi, on se fait des illusions ....
C'est n'importe quoi !
tres bel hommage....rien à dire de plus...
par ce petit quatrain :
"Le marchand de sable égrène ses perles mortuaires
Mais dans la pensée, elles continuent à briller,
Croire en l’amour est ton humaine prière,
Les absents jamais ne t’ont quitté"
"Le marchand de sable égrène ses perles mortuaires
Mais dans la pensée, elles continuent à briller,
Croire en l’amour est ton humaine prière,
Les absents jamais ne t’ont quitté"
Mais les "jean" ils savent bien
que le souci d'éternité c'est un truc pour
les riches, les philosophes, les jolies filles
et les mâles dominants de tous poils.
Les "jean", nonobstant leur accrochement à la vie,
ils ne manquent pas de se dire:
"Heureusement que tout cela s'arrête un jour."
que le souci d'éternité c'est un truc pour
les riches, les philosophes, les jolies filles
et les mâles dominants de tous poils.
Les "jean", nonobstant leur accrochement à la vie,
ils ne manquent pas de se dire:
"Heureusement que tout cela s'arrête un jour."
faite et adressée à mon amie la destinataire : elle doit savoir à quel point je l'apprécie et il ne faut pas attendre la mort pour regretter de ne pas lui avoir dit !
après tout, il n'y a pas que les choses négatives à dire : tout doit l'être, dans l'espoir que les belles choses/comportements perdurent et que les mauvaises puissent disparaitre.
Mais pour ces dernières, la nature humaine n'est -parfois- pas à assumer ses défauts, mais les nier, d'où ne pas les combattre... et cette nature combat le juste en disant que ça ne sert à rien et qu'il est parano...
après tout, il n'y a pas que les choses négatives à dire : tout doit l'être, dans l'espoir que les belles choses/comportements perdurent et que les mauvaises puissent disparaitre.
Mais pour ces dernières, la nature humaine n'est -parfois- pas à assumer ses défauts, mais les nier, d'où ne pas les combattre... et cette nature combat le juste en disant que ça ne sert à rien et qu'il est parano...
Vous êtes merveille parmi les merveilles, rêve parmi les rêves.
Écrivain vous devriez, faire des nouvelles...
Mille sourires

Écrivain vous devriez, faire des nouvelles...
Mille sourires

face à la mort gantée !
*****
*****
5 !
émouvant et tout et tout....sorti du chapeau?
*****
oser dire oser faire l'instant présent,, il y a des "jean" mais aussi des "jeanne" ,,,,
ça nous permet de penser à nos"jean".Il est vrai qu'avouer ses sentiments est suspect, c'est bien dommage
beau com pour commencer une belle jounrée
beau com pour commencer une belle jounrée


Je réagis à ce commentaire en
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hannah51
publié le 3 déc. 09