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Dédé et les grenouilles
 Dédé et les grenouilles
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catégorie : création littéraire
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Dédé l'embrouille était un type pas catholique.

Surtout vu par les mateurs impénitents des chaînes publiques du fenestron du dimanche matin, tous ces buveurs d’eau bénite toutes ces grenouilles de bénitier !

Il avait eu très tôt la dent dure vis à vis des culs bénis, ayant plus de propension à être fou de la fesse ET mou de la messe, en dépit d’un vieil adage contrepétrique…

Dans son patelin, quand ses potes de CM2 en étaient à attacher les hannetons par les pattes pour des vols circulaires, il était plus volontiers occupé à chouraver les petites culottes des gisquettes de son age, 15 ans, celui du certificat d’études, et pas sur les étendages de leurs daronnes, mais directement du producteur au consommateur. Ça n’allât pas sans lui valoir des retours de bâton, dans le sens où il fut mis rapidement au ban de la gente fendue.

Au ban, certes, mais pas de toutes cependant. Il s’était finalement constitué une espèce de fan-club, trois gonzesses que l’idée de se balader le berlingot au grand air semblait plus exciter que gêner. L’époque était encore aux jupes longues, on était encore loin de l’expo permanente des minijupes et sentir le frifri agité par les vents coulis dans le plus strict anonymat procurait une sensation qui les faisait aller à dame sans même se glisser un doigt.
Et à 16 berges, on n’a pas encore la pensarde bien solide sur les fumerons et les sensations éoliennes leur avaient ouvert des horizons. S’il ne brillait pas par l’efficacité de ses neurones, Dédé avait acquis un flair incontesté dans la radasse et son blaire l’avait mené tout naturellement à en faire une solution à ses problèmes de grisbi. Bien sûr leur daron n’aurait pas apprécié, même dans ce quartier de pousse mégots, que leur progéniture se frotte à ces jeux interlopes.

Deux de ses aficionadas étaient passées aisément (les larges paluches de Dédé pouvaient être très convaincantes, surtout armées d'une cibiche allumée) des roubignolles rassurantes et familières de Dédé l’arsouille, pendeloques qu’elles tutoyaient maintenant depuis près de 2 ans, à des outils tout aussi avides de fraîcheur, mais avec le gros avantage d’un larfeuille bien matelassé. Et on peu imaginer que l’ami Dédé Macouille, comme l’appelaient familièrement ses deux gagneuses commença aussi à se faire un joli matelas. Jusqu’au jour où…

Et la troisième radasse me direz vous ?
C’était la fille du facteur, mais paradoxalement elle tenait son surnom intime de Manon Sacristie non pas de l’assiduité de sa mère avec les prie-dieu, comme le pensait son préposé aux PTT de père, un baltringue que l’assistance publique avait eu du mal à caser, mais bien des dégâts collatéraux de son intimité avec le curé, le père Piniani, un poète qui sut faire rimer encensoir avec génitoires.
Et Dédé la merdouille, comme l’appelait Manon, fière de ses origines ecclésiastiques et toujours prête à les faire mousser, s’il fut le premier à défricher sa touffe rouquemoute, eut rapidement à faire face à des exigences de princesse, pensez, on ne grimpe pas impunément la fille d’un «père».

C’est à ce moment là qu’il devint Dédé l’embrouille, ayant à assurer en douceur le transfert du grisbi de ses gagneuses vers son larfeuille puis de là, vers une orgie de petites culottes, aussi sexy les unes que les autres, que la belle rousse tenait absolument à essayer devant Dédé qui devenait fou en voyant apparaître et disparaître en gros plan la motte enflammée de la belle Manon. Et pendant ces essayages sous haute tension, cette salope l’obligeait à psalmodier des trucs en latin auxquels il ne comprenait rien, des tas de mots en « usse » ou en "omme", qui faisaient plus gynéco que cureton… Dédé avait cependant droit de temps à autre à une compensation qui le comblait et qui le laissait espérer une issue où le dab de Manon, le «père», aurait son rôle à jouer. Il hériterait alors des ressources de ses deux tapineuses et des charmes à vie de sa flamboyante Manon.

Mais Manon la finaude savait si je puis dire, assurer ses arrières. Ayant fait habilement jouer sa crinière de feu devant un paroissien à l’enseigne bien peignée (c’était le merlan du coin) et au cœur bien protégé, elle le convainquit facilement de l’amener devant l’autel...
Ce fut après une séance d’essayage des plus chaudes et après une gâterie de grande envergure qu’elle expliquât à Dédé que s’étant confessée au père Piniani, celui-ci lui avait interdit de poursuivre cette liaison honteuse et qu’en guise de pénitence elle devrait épouser un homme qui, un homme que, bref, pas Dédé… et qu’elle ne pouvait que lui obéir. C’était quand même son père, le Père…
Mais bien sûr, il pourrait continuer à lui essayer de nouvelles petites culottes…

Dédé continua toujours à rêver de la chatte rouge de sa belle Manon, qu’il visita de temps à autre mais il ne lui restait plus qu'à dire adieu à l'héritage.

Broglancien
08/02/2012


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Voici les 9 dernières réactions à ce commentaire
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et il aime les rousses................
 08/02/12 à 14h31
on pressent une culture poussée dans le jargon spécialisé.
qui laisse imaginer des heures de lecture et documentation en la matière
...
a moins que l'auteur soit surtout expert en travaux pratiques ?

même pour une lecture en diagonal