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Je n'ai jamais connu le chômage.
En revanche, je connais bien l'univers du travail. Un monde fait de détails qui vous rongent, vous minent.
Peu de satisfactions, peu de motivations, hélas.
Or, une fiche de paie ne saurait être la seule satisfaction professionnelle.
Au début, c'était la passion...comme une histoire d'amour. Je n'attendais que le lendemain pour vivre cette journée faite de bonheur que me procurait l'exercice d'un métier que je maîtrisais à la perfection. A l'heure dite du déjeuner, j'allais faire de la danse.
Pendant mes pauses - mon métier s'exerce par tranches d'une demi-heure - je dévorais des livres.
En rentrant du travail, je faisais des exercices à mon piano.
Pour moi être malade, c'était avoir une angine.
Cette passion aura duré dix ans.
Or, j'exerce mon métier d'interprète depuis 28 ans.
A l'instant, un collègue voulait que j'éteigne la cabine en sortant. Ne trouvant pas instantanément le bon interrupteur, il a haussé le ton.
Qu'il crève. Qu'ils crèvent tous.
A force d'avoir des emmerdes partout, je me dis que l'enfer, c'est plutôt moi que les autres.
Il me reste toujours l'exutoire de l'expression écrite
En revanche, je connais bien l'univers du travail. Un monde fait de détails qui vous rongent, vous minent.
Peu de satisfactions, peu de motivations, hélas.
Or, une fiche de paie ne saurait être la seule satisfaction professionnelle.
Au début, c'était la passion...comme une histoire d'amour. Je n'attendais que le lendemain pour vivre cette journée faite de bonheur que me procurait l'exercice d'un métier que je maîtrisais à la perfection. A l'heure dite du déjeuner, j'allais faire de la danse.
Pendant mes pauses - mon métier s'exerce par tranches d'une demi-heure - je dévorais des livres.
En rentrant du travail, je faisais des exercices à mon piano.
Pour moi être malade, c'était avoir une angine.
Cette passion aura duré dix ans.
Or, j'exerce mon métier d'interprète depuis 28 ans.
A l'instant, un collègue voulait que j'éteigne la cabine en sortant. Ne trouvant pas instantanément le bon interrupteur, il a haussé le ton.
Qu'il crève. Qu'ils crèvent tous.
A force d'avoir des emmerdes partout, je me dis que l'enfer, c'est plutôt moi que les autres.
Il me reste toujours l'exutoire de l'expression écrite
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Rédacteur
Faudrait voir à ne pas renverser la situation !
Qui est tombé sur le paletot de Rivale en lui renvoyant avec insistance sa position de "privilégiée" ? Et en supposant même qu'elle n'en avait pas conscience ? Qui a interprété ce texte sans même vérifier auprès de son auteur ce qu'elle voulait exprimer là ?
Pour mémoire :
Jules Felix 11h24 :mais j'ai quand même l'impression que t'as une double sacrée chance : pas de chômage, pas de maladie, bref, une fiche de paie et une bonne santé. Tu peux dire ce que tu veux, mais y en a des millions qui peuvent t'envier, en France (et j'parle pas ailleurs).
Nutopia 11h41 : "toi t'es une privilégiée.."
Jules Felix 7h17 : "on n'a pas le droit de ne pas avoir le recul sur sa condition, surtout quand elle est privilégiée (la condition, pas Rivale).
Si c'était un véritable enfer et que le chômage était meilleur pour Rivale, je ne doute pas un instant qu'elle puisse démissionner ou se faire licencier..."
Jules Felix 7h41 : "ceux qui ne voient pas la chance dans leur vie qu'ils ont me dégoûtent un peu... le misérabilisme, c'est pas mon genre."
Marinette156 9h21 : "Si vous relisez bien le texte de Rivale, il tourne vraiment autour de son petit "moi", qui n'a le pauvre été passionné que pendant 10 ans par son travail ! Est ce bien connaître le monde du travail que de réagir ainsi ? Pas un peu démesuré par rapport à tout ce qui se passe REELLEMENT dans le monde du travail aujourd'hui ?"
Ca fait pas un peu beaucoup là ??? Alors moi, je me dis que vous autres, pour vous permettre de tels propos, vous êtes des personnes tellement conscientes de leur chance que vous n'êtes jamais dans la plainte, que vous avez toujours à l'esprit le sort des plus mal lotis que vous, etc...
Alors Marinette156, c'est pas un peu DEMESURE ça ??? Et je vous renvoie votre question "que savez-vous de Rivale pour émettre de telles affirmations?".
Car je n'ai fait que me placer sur le même mode que celui que vous aviez déjà utilisé précédemment, celui du jugement de valeur.
Bon, on peut peu-être en rester là, non ? Pour ma part, si vous repassez par là, je vous souhaite un bon week-end à tous !
Qui est tombé sur le paletot de Rivale en lui renvoyant avec insistance sa position de "privilégiée" ? Et en supposant même qu'elle n'en avait pas conscience ? Qui a interprété ce texte sans même vérifier auprès de son auteur ce qu'elle voulait exprimer là ?
Pour mémoire :
Jules Felix 11h24 :mais j'ai quand même l'impression que t'as une double sacrée chance : pas de chômage, pas de maladie, bref, une fiche de paie et une bonne santé. Tu peux dire ce que tu veux, mais y en a des millions qui peuvent t'envier, en France (et j'parle pas ailleurs).
Nutopia 11h41 : "toi t'es une privilégiée.."
Jules Felix 7h17 : "on n'a pas le droit de ne pas avoir le recul sur sa condition, surtout quand elle est privilégiée (la condition, pas Rivale).
Si c'était un véritable enfer et que le chômage était meilleur pour Rivale, je ne doute pas un instant qu'elle puisse démissionner ou se faire licencier..."
Jules Felix 7h41 : "ceux qui ne voient pas la chance dans leur vie qu'ils ont me dégoûtent un peu... le misérabilisme, c'est pas mon genre."
Marinette156 9h21 : "Si vous relisez bien le texte de Rivale, il tourne vraiment autour de son petit "moi", qui n'a le pauvre été passionné que pendant 10 ans par son travail ! Est ce bien connaître le monde du travail que de réagir ainsi ? Pas un peu démesuré par rapport à tout ce qui se passe REELLEMENT dans le monde du travail aujourd'hui ?"
Ca fait pas un peu beaucoup là ??? Alors moi, je me dis que vous autres, pour vous permettre de tels propos, vous êtes des personnes tellement conscientes de leur chance que vous n'êtes jamais dans la plainte, que vous avez toujours à l'esprit le sort des plus mal lotis que vous, etc...
Alors Marinette156, c'est pas un peu DEMESURE ça ??? Et je vous renvoie votre question "que savez-vous de Rivale pour émettre de telles affirmations?".
Car je n'ai fait que me placer sur le même mode que celui que vous aviez déjà utilisé précédemment, celui du jugement de valeur.
Bon, on peut peu-être en rester là, non ? Pour ma part, si vous repassez par là, je vous souhaite un bon week-end à tous !
"ça n'empêche pas des jours de trouver difficile le métier de vivre"
vraiment d'accord avec cette notion.
vraiment d'accord avec cette notion.
Pour ce qui est du prénom Ré.., la réaction était en réponse à une interpellation d'une autre pcciste par son prénom. Le respect n'est pas à sens unique !
Que savez vous de nos vies pour émettre de telles affirmations !
"je travaille (par choix !) dans le social auprès des plus cabossés, ceux que vous ne voyez même pas, que vous ne côtoyés jamais. "
"Et vous, bien sûr, vous êtes tout à fait conscients de vos vies de "privilégiés""
Que savez vous de nos vies pour émettre de telles affirmations !
"je travaille (par choix !) dans le social auprès des plus cabossés, ceux que vous ne voyez même pas, que vous ne côtoyés jamais. "
"Et vous, bien sûr, vous êtes tout à fait conscients de vos vies de "privilégiés""
(et non pas Ré., il me semble que l'on doit aussi respecter l'anonymat des gens et les interpeller uniquement par leur pseudo).
Je n'ai vraiment pas lu ce comm' comme vous autres et je m'en explique : cette première phrase par exemple : " je n'ai jamais connu le chômage", pour moi signifie bien que Rivale a conscience de sa position de "privilégiée" (aujourd'hui, on dirait qu'elle est hors norme d'ailleurs !). Moi, j'ai compris qu'elle essayait de dire que malgré un boulot qui l'a passionnée pendant 10 ans, qui lui laisse une immense liberté, qui lui procure sans doute un salaire plus que confortable, ben, elle n'est pas heureuse et comme tout un chacun vit des moments difficiles.
Alors oui, il s'agit de son petit "moi" mais les trois quarts des comm' sont centrés sur le petit "moi" des gens. Non ?
Mais enfin Jules Felix, quelles est cette "idéologie" que Rivale essaie de faire passer ici ?
Je parle de "ce" texte, je ne me réfère qu'à "ce" texte car il m'est arrivé bien souvent d'être en totale opposition avec d'autres comm' de Rivale !
Je réitère, je ne vois rien qui fasse suggérer que Rivale vit un "enfer" au boulot. Alors, sous prétexte qu'elle est une "privilégiée", elle n'a pas le droit de souffrir et de le dire ?
Il me semble qu'elle dit qu'on peut avoir une super situation professionnelle et ne pas être bien dans son job. Et alors ? Faut-il pour autant lui jeter la pierre ? Est-elle responsable de l'avenir de vos enfants ? A-t-elle volé, spolié, exploité quelqu'un ?
Et vous, bien sûr, vous êtes tout à fait conscients de vos vies de "privilégiés", ne vous plaignez jamais (vous levez tous les matins en vous disant "mon dieu comme je suis privilégié !") et n'écrivez jamais de com' qui tourne autour de votre petit ego.
Un dernier truc, j'en ai plus que marre qu'on parle des "petites" gens à leur place. C'est curieux que ce soit moi qui réagisse ainsi, qui prenne la défense de Rivale, car il se trouve que j'ai ramé (j'ai connu la rue, les centres d'hébergement, la dèche, le travail à la chaîne, les humiliations), que je rame depuis des décennies, et que je travaille (par choix !) dans le social auprès des plus cabossés, ceux que vous ne voyez même pas, que vous ne côtoyés jamais. Avez-vous seulement mis les pieds dans un CAVA, un chantier d'insertion ? Je ne pense pas qu'ils tiendraient le quart de vos propos.
Putain, gardez votre énergie pour vous battre là où on a besoin de vous ! Sur le terrain, et tous les travailleurs sociaux de PCC vous le diront, ça va très très mal car les premiers touchés par la "crise", ce sont ceux qui sont déjà exclus, les surnuméraires, les inutiles-au-monde, les jeunes des quartiers... on revient au temps qu'on croyait révolu où on enferme la pauvreté, où on la soustrait de la vue des "braves" gens... mais j'oubliais, je ne suis qu'une donneuse de leçons.
Je n'ai vraiment pas lu ce comm' comme vous autres et je m'en explique : cette première phrase par exemple : " je n'ai jamais connu le chômage", pour moi signifie bien que Rivale a conscience de sa position de "privilégiée" (aujourd'hui, on dirait qu'elle est hors norme d'ailleurs !). Moi, j'ai compris qu'elle essayait de dire que malgré un boulot qui l'a passionnée pendant 10 ans, qui lui laisse une immense liberté, qui lui procure sans doute un salaire plus que confortable, ben, elle n'est pas heureuse et comme tout un chacun vit des moments difficiles.
Alors oui, il s'agit de son petit "moi" mais les trois quarts des comm' sont centrés sur le petit "moi" des gens. Non ?
Mais enfin Jules Felix, quelles est cette "idéologie" que Rivale essaie de faire passer ici ?
Je parle de "ce" texte, je ne me réfère qu'à "ce" texte car il m'est arrivé bien souvent d'être en totale opposition avec d'autres comm' de Rivale !
Je réitère, je ne vois rien qui fasse suggérer que Rivale vit un "enfer" au boulot. Alors, sous prétexte qu'elle est une "privilégiée", elle n'a pas le droit de souffrir et de le dire ?
Il me semble qu'elle dit qu'on peut avoir une super situation professionnelle et ne pas être bien dans son job. Et alors ? Faut-il pour autant lui jeter la pierre ? Est-elle responsable de l'avenir de vos enfants ? A-t-elle volé, spolié, exploité quelqu'un ?
Et vous, bien sûr, vous êtes tout à fait conscients de vos vies de "privilégiés", ne vous plaignez jamais (vous levez tous les matins en vous disant "mon dieu comme je suis privilégié !") et n'écrivez jamais de com' qui tourne autour de votre petit ego.
Un dernier truc, j'en ai plus que marre qu'on parle des "petites" gens à leur place. C'est curieux que ce soit moi qui réagisse ainsi, qui prenne la défense de Rivale, car il se trouve que j'ai ramé (j'ai connu la rue, les centres d'hébergement, la dèche, le travail à la chaîne, les humiliations), que je rame depuis des décennies, et que je travaille (par choix !) dans le social auprès des plus cabossés, ceux que vous ne voyez même pas, que vous ne côtoyés jamais. Avez-vous seulement mis les pieds dans un CAVA, un chantier d'insertion ? Je ne pense pas qu'ils tiendraient le quart de vos propos.
Putain, gardez votre énergie pour vous battre là où on a besoin de vous ! Sur le terrain, et tous les travailleurs sociaux de PCC vous le diront, ça va très très mal car les premiers touchés par la "crise", ce sont ceux qui sont déjà exclus, les surnuméraires, les inutiles-au-monde, les jeunes des quartiers... on revient au temps qu'on croyait révolu où on enferme la pauvreté, où on la soustrait de la vue des "braves" gens... mais j'oubliais, je ne suis qu'une donneuse de leçons.
bien sûr, on a pu le penser.. De là à en faire le sujet d'un com !
je persiste et je signe. Si vous relisez bien le texte de Rivale, il tourne vraiment autour de son petit "moi", qui n'a le pauvre été passionné que pendant 10 ans par son travail ! Est ce bien connaître le monde du travail que de réagir ainsi ? Pas un peu démesuré par rapport à tout ce qui se passe REELLEMENT dans le monde du travail aujourd'hui ?
je persiste et je signe. Si vous relisez bien le texte de Rivale, il tourne vraiment autour de son petit "moi", qui n'a le pauvre été passionné que pendant 10 ans par son travail ! Est ce bien connaître le monde du travail que de réagir ainsi ? Pas un peu démesuré par rapport à tout ce qui se passe REELLEMENT dans le monde du travail aujourd'hui ?
j'ai toujours mesuré ma chance et mon commentaire n'est qu'un mouvement d'exaspération.
Merci, chère Véro : vous êtes la seule à avoir compris mon propos.
Quant à vous, je vous souhaite le meilleur, de trouver un emploi digne de vous ... et le reste que vous pouvez souhaiter.
Quant à vous, je vous souhaite le meilleur, de trouver un emploi digne de vous ... et le reste que vous pouvez souhaiter.
quand on voit le com' d'ABDDF ?
ceux qui ne voient pas la chance dans leur vie qu'ils ont me dégoûtent un peu... le misérabilisme, c'est pas mon genre.
ceux qui ne voient pas la chance dans leur vie qu'ils ont me dégoûtent un peu... le misérabilisme, c'est pas mon genre.
pour faire passer son idéologie, si c'est pas donner des leçons de morale ?!!!
y a des mouvements d'humeur, pas la peine de théoriser ou de moraliser, c'est toi qui en donnes, des leçons de morale... on a le droit d'être énervé, d'avoir un mouvement d'humeur (Rivale se fait engueuler à tort, elle en a gros sur la patate, elle crache son dégoût), pas de ne pas avoir le recul sur sa condition, surtout quand elle est privilégiée (la condition, pas Rivale).
Si c'était un véritable enfer et que le chômage était meilleur pour Rivale, je ne doute pas un instant qu'elle puisse démissionner ou se faire licencier...
Alors, si t'es pas capable de faire la différence...
Si c'était un véritable enfer et que le chômage était meilleur pour Rivale, je ne doute pas un instant qu'elle puisse démissionner ou se faire licencier...
Alors, si t'es pas capable de faire la différence...
Hi-hi ! 

... je ne comprends pas bien vos réactions. j'ai lu et relu ce comm'. je n'y ai pas vu que Rivale se plaignait de ses conditions de travail, ni quoi que ce soit de ce genre. Quant à sa réaction d'humeur "qu'ils crèvent, qu'ils crèvent tous", bah ! Qui n'a pas pensé un truc de ce genre un jour de blues et suite à un événement minime ?
Bon, oui Jules Felix, Rivale a de la chance ... et alors ? Est-ce pour cela qu'elle doit en avoir honte ou faire son mea culpa ? Est-ce que ça va donner du boulot ou de meilleures conditions de vie à ceux qui n'en ont pas ou de si difficiles ?
Marre de tes leçons de moral Jules Felix et je l'exprime ici !
Et le chômage, perso, je connais, j'y suis encore en ce moment. Quant à la formation que je fais, elle m'amène à rencontrer des gens, les plus en marge, ceux qui sont dans des parcours d'insertion, à qui on ne propose que des boulots de merde, travailler dans le tri des déchets, dans des Ateliers de sous-traitance qui ne sont même pas soumis au droit du travail.
Il n'empêche, c'est pas pour ça que je vais tenir de tels propos : "j'ai quand même l'impression que t'as une double sacrée chance" parce que tu crois qu'elle ne le sait pas peut-être ? Ca n'empêche pas de souffrir, ça n'empêche pas d'avoir des emmerdes, ça n'empêche pas des jours de trouver difficile le métier de vivre.
Bon, oui Jules Felix, Rivale a de la chance ... et alors ? Est-ce pour cela qu'elle doit en avoir honte ou faire son mea culpa ? Est-ce que ça va donner du boulot ou de meilleures conditions de vie à ceux qui n'en ont pas ou de si difficiles ?
Marre de tes leçons de moral Jules Felix et je l'exprime ici !
Et le chômage, perso, je connais, j'y suis encore en ce moment. Quant à la formation que je fais, elle m'amène à rencontrer des gens, les plus en marge, ceux qui sont dans des parcours d'insertion, à qui on ne propose que des boulots de merde, travailler dans le tri des déchets, dans des Ateliers de sous-traitance qui ne sont même pas soumis au droit du travail.
Il n'empêche, c'est pas pour ça que je vais tenir de tels propos : "j'ai quand même l'impression que t'as une double sacrée chance" parce que tu crois qu'elle ne le sait pas peut-être ? Ca n'empêche pas de souffrir, ça n'empêche pas d'avoir des emmerdes, ça n'empêche pas des jours de trouver difficile le métier de vivre.
Vraiment une réac à la hauteur de l'offense !
Lamentable, pas à votre honneur Rivale

Lamentable, pas à votre honneur Rivale

le lien de zephira est fort intéressant en soumettant une analyse très fine du travail : accomplissement de soi ou aliénation (et toutes les notes de la gamme entre les deux toniques)
Martina, vous ne semblez n'avoir retenu que le mot de chômage alors que cet article ne porte pas sur cette réalité.
Martina, vous ne semblez n'avoir retenu que le mot de chômage alors que cet article ne porte pas sur cette réalité.
Merci.
Oui, beaucoup de révolte qui a force d'être ravalée, nuit à celui ou celle qui l'éprouve.
Oui, beaucoup de révolte qui a force d'être ravalée, nuit à celui ou celle qui l'éprouve.
Non, je ne suis pas d'accord car ce qui s'est produit pour Rivale n'est pas un cas unique.
Il y a une sorte de réaction en chaîne face à la pression. Pour imager : le patron tape sur ses managers, qui eux tapent sur les membres de leur équipe, qui eux tapent sur leur entourage, etc.
Combien sont capables, ou ont la possibilité, de recul sur leur propre condition pour se poser des limites ou se rendre compte que leur comportement devient nuisible ?
Il y a une sorte de réaction en chaîne face à la pression. Pour imager : le patron tape sur ses managers, qui eux tapent sur les membres de leur équipe, qui eux tapent sur leur entourage, etc.
Combien sont capables, ou ont la possibilité, de recul sur leur propre condition pour se poser des limites ou se rendre compte que leur comportement devient nuisible ?
merci pour cette longue réaction documentée.
1.BIOGRAPHIE DE L’AUTEUR
Professeur de psychologie au Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM), psychanalyste et psychiatre, Directeur du Laboratoire de psychologie du travail (PARIS), Christophe DEJOURS est l’un des principaux spécialistes de la psychopathologie et de la psychodynamique du travail.
Il a écrit entre autre :
"Travail, usure mentale" Centurion/Bayard éditions
"Psychopathologie du travai"l avec Claude Veil et Alain Wisner Entreprise moderne d’édition
"La France malade du travail" avec Jacques De Bandt et Claude Dubar Bayard édition
"Le facteur humain" PUF
"Travailler" Bayard éditions
2 . POSTULATS
Les Français souffrent et ne le disent pas.
Nous acceptons sans protester des contraintes de travail toujours plus dures tout en étant conscients de la mise en danger de notre intégrité mentale et physique.
La peur puis la honte, pour faire fonctionner la machine néolibérale, nous font commettre des actes que nous réprouvons. Mais elles nous permettent d’endurer la souffrance (subie et infligée) sans perdre la raison et ainsi de nous protéger.
La question centrale du livre est " pour reprendre l’expression d’Alain Morice (1996), celle des ‘ressorts subjectifs de la domination’ :
Pourquoi les uns consentent-ils à subir la souffrance, cependant que d’autres consentent à infliger cette souffrance aux premiers ? "
1.HYPOTHESES
Le mal, la barbarie peuvent être produits en l’absence de contribution d’ l’intelligence et de la délibération.
La plupart des " braves gens " disposent d’un sens moral, d’un faculté de penser et d’une certaine intelligence. Ils réprouvent le mal et la barbarie. Ils opposent une résistance face au mal qu’ils doivent infliger à autrui.
Le néolibéralisme génère injustice et souffrance. Le nouveau système repose sur l’utilisation méthodique de la menace et sur une stratégie fficace de distorsion communicationnelle.
Le processus de banalisation du mal par le travail n’est pas nouveau. Ce qui l’est, c’est l’aspect raisonnable et justifié, réaliste et rationnel qu’on lui accorde aujourd’hui. De plus, qu’il soit accepté par une majorité de citoyens, qu’il soit décrit comme modèle à suivre au nom du bien, u juste et du vrai.
Le travail peut être le médiateur irremplaçable de l’accomplissement de soi. A contrario, il peut aussi être à l’origine de processus redoutables d’aliénation.
Ce peut être aussi un moyen de connaissance de la solidarité et de la démocratie.
L’élément décisif de chaque action est la peur qui est un vécu subjectif et une souffrance psychologique. Elle implique la mise en place de stratégies défensives contre la souffrance.
La violence et l’injustice commencent toujours à engendrer un sentiment de peur.
2.DEMONSTRATION
" Nous serions donc aujourd’hui, si l’on en croit la rumeur, dans une conjoncture sociale et économique présentant de nombreux points communs avec une situation de guerre. A la différence près qu’il ne s’agit pas d’un conflit armé entre nations, mais d’une guerre conomique. "
L’analyse développée reconnaît avant toute chose que les partisans que la guerre saine l’ont emporté depuis une quinzaine d’années, et que dans la bataille, il y a des vaincus et des vainqueurs.
Et s’il y a des vainqueurs et que la guerre se poursuit, c’est que la machine de guerre mise en place fonctionne.
Cette guerre trouverait son origine non seulement dans la nature du système économique, dans le marché ou dans la " mondialisation ", mais surtout dans les conduites humaines.
Pour comprendre comment nous en sommes rendus à tolérer et à produire le sort réservé aux chômeurs et aux nombreux pauvres dans une société qui pourtant ne cesse de s’enrichir, nous prendrons connaissance de la souffrance au travail. Certaines stratégies de défense particulièrement préoccupantes seront analysées.
Dans la souffrance, comme dans les défenses, et au-delà dans le consentement à subir ou à infliger la souffrance, se sont des règles de onduite construites par des hommes et des femmes qui régissent ces processus.
Tout au long de son livre, Chistophe DEJOURS s’efforcera de nous faire comprendre et d’analyser, exemples vécus à l’appui ainsi que ifférentes thèses, les différentes phases de la souffrance au travail et de la banalisation du mal.
Cet essai a essentiellement une visée théorique. L’orientation de la réflexion est théorique, parce qu’il n’y a pas, selon Christophe DEJOURS, de réponse politique à la notion de " guerre économique " sans apport conceptuel nouveau.
Professeur de psychologie au Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM), psychanalyste et psychiatre, Directeur du Laboratoire de psychologie du travail (PARIS), Christophe DEJOURS est l’un des principaux spécialistes de la psychopathologie et de la psychodynamique du travail.
Il a écrit entre autre :
"Travail, usure mentale" Centurion/Bayard éditions
"Psychopathologie du travai"l avec Claude Veil et Alain Wisner Entreprise moderne d’édition
"La France malade du travail" avec Jacques De Bandt et Claude Dubar Bayard édition
"Le facteur humain" PUF
"Travailler" Bayard éditions
2 . POSTULATS
Les Français souffrent et ne le disent pas.
Nous acceptons sans protester des contraintes de travail toujours plus dures tout en étant conscients de la mise en danger de notre intégrité mentale et physique.
La peur puis la honte, pour faire fonctionner la machine néolibérale, nous font commettre des actes que nous réprouvons. Mais elles nous permettent d’endurer la souffrance (subie et infligée) sans perdre la raison et ainsi de nous protéger.
La question centrale du livre est " pour reprendre l’expression d’Alain Morice (1996), celle des ‘ressorts subjectifs de la domination’ :
Pourquoi les uns consentent-ils à subir la souffrance, cependant que d’autres consentent à infliger cette souffrance aux premiers ? "
1.HYPOTHESES
Le mal, la barbarie peuvent être produits en l’absence de contribution d’ l’intelligence et de la délibération.
La plupart des " braves gens " disposent d’un sens moral, d’un faculté de penser et d’une certaine intelligence. Ils réprouvent le mal et la barbarie. Ils opposent une résistance face au mal qu’ils doivent infliger à autrui.
Le néolibéralisme génère injustice et souffrance. Le nouveau système repose sur l’utilisation méthodique de la menace et sur une stratégie fficace de distorsion communicationnelle.
Le processus de banalisation du mal par le travail n’est pas nouveau. Ce qui l’est, c’est l’aspect raisonnable et justifié, réaliste et rationnel qu’on lui accorde aujourd’hui. De plus, qu’il soit accepté par une majorité de citoyens, qu’il soit décrit comme modèle à suivre au nom du bien, u juste et du vrai.
Le travail peut être le médiateur irremplaçable de l’accomplissement de soi. A contrario, il peut aussi être à l’origine de processus redoutables d’aliénation.
Ce peut être aussi un moyen de connaissance de la solidarité et de la démocratie.
L’élément décisif de chaque action est la peur qui est un vécu subjectif et une souffrance psychologique. Elle implique la mise en place de stratégies défensives contre la souffrance.
La violence et l’injustice commencent toujours à engendrer un sentiment de peur.
2.DEMONSTRATION
" Nous serions donc aujourd’hui, si l’on en croit la rumeur, dans une conjoncture sociale et économique présentant de nombreux points communs avec une situation de guerre. A la différence près qu’il ne s’agit pas d’un conflit armé entre nations, mais d’une guerre conomique. "
L’analyse développée reconnaît avant toute chose que les partisans que la guerre saine l’ont emporté depuis une quinzaine d’années, et que dans la bataille, il y a des vaincus et des vainqueurs.
Et s’il y a des vainqueurs et que la guerre se poursuit, c’est que la machine de guerre mise en place fonctionne.
Cette guerre trouverait son origine non seulement dans la nature du système économique, dans le marché ou dans la " mondialisation ", mais surtout dans les conduites humaines.
Pour comprendre comment nous en sommes rendus à tolérer et à produire le sort réservé aux chômeurs et aux nombreux pauvres dans une société qui pourtant ne cesse de s’enrichir, nous prendrons connaissance de la souffrance au travail. Certaines stratégies de défense particulièrement préoccupantes seront analysées.
Dans la souffrance, comme dans les défenses, et au-delà dans le consentement à subir ou à infliger la souffrance, se sont des règles de onduite construites par des hommes et des femmes qui régissent ces processus.
Tout au long de son livre, Chistophe DEJOURS s’efforcera de nous faire comprendre et d’analyser, exemples vécus à l’appui ainsi que ifférentes thèses, les différentes phases de la souffrance au travail et de la banalisation du mal.
Cet essai a essentiellement une visée théorique. L’orientation de la réflexion est théorique, parce qu’il n’y a pas, selon Christophe DEJOURS, de réponse politique à la notion de " guerre économique " sans apport conceptuel nouveau.
C'est vrai, je suis consciente de ma chance et la colère évacuée, je retrouve mes esprits.
Jules Félix a raison et, après un coup de gueule, je mesure ma chance.
t'as été victime d'une mauvaise humeur d'un gars, c'est normal, y a des jours avec et des jours sans...
c'est sûr que la passion, on l'a au début et qu'on peut vite être désabusé par la routine, l'évolution plus lente que prévue etc. mais j'ai quand même l'impression que t'as une double sacrée chance : pas de chômage, pas de maladie, bref, une fiche de paie et une bonne santé. Tu peux dire ce que tu veux, mais y en a des millions qui peuvent t'envier, en France (et j'parle pas ailleurs).
c'est sûr que la passion, on l'a au début et qu'on peut vite être désabusé par la routine, l'évolution plus lente que prévue etc. mais j'ai quand même l'impression que t'as une double sacrée chance : pas de chômage, pas de maladie, bref, une fiche de paie et une bonne santé. Tu peux dire ce que tu veux, mais y en a des millions qui peuvent t'envier, en France (et j'parle pas ailleurs).
Merci pour cette référence.
La France malade du travail, co-écrit par Jacques De Bandt, Christophe Dejours et Claude Dubar.
Ce livre date de 1995 mais est d'autant plus d'actualité aujourd'hui. Seule la partie concernant l'économie m'est un peu obscure car ce n'est pas mon domaine de prédilection.
Il est clair qu'aujourd'hui le sens positif du travail en a pris un sacré coup.
Ce livre date de 1995 mais est d'autant plus d'actualité aujourd'hui. Seule la partie concernant l'économie m'est un peu obscure car ce n'est pas mon domaine de prédilection.
Il est clair qu'aujourd'hui le sens positif du travail en a pris un sacré coup.


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rivale
publié le 26 juin 09