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Il est rare qu’on entende parler de l’Afrique dans nos medias pour autre chose que des guerres, des famines ou de la corruption de ses dirigeants …
Contente donc quand je tombe sur des articles de presse différents, un peu plus légers qui montrent que femmes et hommes sont bien les mêmes à travers le monde et aspirent globalement aux mêmes choses (désir individuel de se réaliser, de créer etc.), sont pris dans les mêmes problématiques entre tradition et modernisme (urbanisation et développement produisant les mêmes effets), on peut bien sûr s’en plaindre ou s’en réjouir.
L’article que je viens de lire dans le Monde parle d’une femme africaine Patricia Amira présentée comme une star montante de la TV kennyanne.
« Elle entre dans les maisons, via le téléviseur, pour parler de livres, de cuisine, de toxicomanie, de drames, de mode, de graphologie, bric-à-brac de la vie comme elle va, mais vue d'Afrique. On appelle cela, tout bêtement, un talk-show, et l'invention n'est pas récente, en Afrique comme ailleurs, mais celui-ci est le premier à toucher le continent. Au total, l'émission est diffusée dix-neuf fois par semaine à travers l'Afrique. "C'est tellement bon de nous raconter nous-mêmes, tout simplement", s'amuse-t-elle en citant l'explosion des programmes télévisés africains qui s'échangent entre pays, "même en Angola, même au Soudan".Ce "nous", c'est à la fois le Kenya, l'Afrique en général, jeune, avide de changement, moins préoccupée par ses traditions familiales que par les nouveaux codes et modes de vie dans les grandes villes. »
Elle ajoute "Un photographe Paul Sika. m'a contactée depuis Abidjan Connaissais pas. J'ai découvert son travail sur le Web. Renversant ! C'est comme s'il y avait en ce moment une explosion de talents artistiques en Afrique."
Il y a un mois, Patricia Amira animait un gigantesque défilé de mode sous une tente, au coeur du parc de Nairobi. Une industrie africaine du luxe est en train de naître aux antipodes de ces grandes marques internationales traversée par un peu d'inspiration africaine, dite "ethnique" « (évocation d'une Afrique sortie de la boîte à images coloniales, safaris, Karen Blixen, guerriers masaï, motif zèbre ou panthère, accessoires en corne ou ivoire végétal) »...
Evidemment je pense à d’autres évènements déjà plus anciens qui montrent le besoin constant de création de ce continent qui sont là encore, très peu relayés dans nos medias, festivals de musique au Mali ou festival de cinéma de Ouagadougou au Burkina Faso par exemple.
Arbres qui cachent la forêt ou réel frémissement d’un continent qui pourrait un jour prendre sa place dans le concert des grands en matière de création, on peut rêver ?
Contente donc quand je tombe sur des articles de presse différents, un peu plus légers qui montrent que femmes et hommes sont bien les mêmes à travers le monde et aspirent globalement aux mêmes choses (désir individuel de se réaliser, de créer etc.), sont pris dans les mêmes problématiques entre tradition et modernisme (urbanisation et développement produisant les mêmes effets), on peut bien sûr s’en plaindre ou s’en réjouir.
L’article que je viens de lire dans le Monde parle d’une femme africaine Patricia Amira présentée comme une star montante de la TV kennyanne.
« Elle entre dans les maisons, via le téléviseur, pour parler de livres, de cuisine, de toxicomanie, de drames, de mode, de graphologie, bric-à-brac de la vie comme elle va, mais vue d'Afrique. On appelle cela, tout bêtement, un talk-show, et l'invention n'est pas récente, en Afrique comme ailleurs, mais celui-ci est le premier à toucher le continent. Au total, l'émission est diffusée dix-neuf fois par semaine à travers l'Afrique. "C'est tellement bon de nous raconter nous-mêmes, tout simplement", s'amuse-t-elle en citant l'explosion des programmes télévisés africains qui s'échangent entre pays, "même en Angola, même au Soudan".Ce "nous", c'est à la fois le Kenya, l'Afrique en général, jeune, avide de changement, moins préoccupée par ses traditions familiales que par les nouveaux codes et modes de vie dans les grandes villes. »
Elle ajoute "Un photographe Paul Sika. m'a contactée depuis Abidjan Connaissais pas. J'ai découvert son travail sur le Web. Renversant ! C'est comme s'il y avait en ce moment une explosion de talents artistiques en Afrique."
Il y a un mois, Patricia Amira animait un gigantesque défilé de mode sous une tente, au coeur du parc de Nairobi. Une industrie africaine du luxe est en train de naître aux antipodes de ces grandes marques internationales traversée par un peu d'inspiration africaine, dite "ethnique" « (évocation d'une Afrique sortie de la boîte à images coloniales, safaris, Karen Blixen, guerriers masaï, motif zèbre ou panthère, accessoires en corne ou ivoire végétal) »...
Evidemment je pense à d’autres évènements déjà plus anciens qui montrent le besoin constant de création de ce continent qui sont là encore, très peu relayés dans nos medias, festivals de musique au Mali ou festival de cinéma de Ouagadougou au Burkina Faso par exemple.
Arbres qui cachent la forêt ou réel frémissement d’un continent qui pourrait un jour prendre sa place dans le concert des grands en matière de création, on peut rêver ?
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Voici les 16 dernières réactions à ce commentaire
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oui l'afrique a d'immenses ressources créatives ...
car c'est vrai que si l'on s'en tient aux médias traditionnels, tout particulièrement télévisuels, hormis une vision en négatif de l'Afriique et quelques éléments émergés de la Françafrique (là aussi, il faut approfondir, c'est édifiant), rien de rien !
En revanche si l'on s'intéresse un tant soit peu à la musique, la mode, l'art en général, on découvre une création foisonnante propre à faire évoluer très positivement notre regard.
En revanche si l'on s'intéresse un tant soit peu à la musique, la mode, l'art en général, on découvre une création foisonnante propre à faire évoluer très positivement notre regard.
Bush : Sembene, un créateur écrivain et cinéaste incontournable de ce continent
de ces livres, j'ai lu : "les Bouts de bois de Dieu" (1960)" qui raconte l’histoire de la grève des cheminots en 1947-1948 du Dakar-Niger, la ligne de chemin de fer qui relie Dakar à Bamako. L’histoire se déroule parallèlement à Dakar, Thiès et Bamako sur fond de colonialisme et de lutte des cheminots pour accéder aux mêmes droits que les cheminots français" que je recommande bien sûr à tous ceux qui s'intéressent à l'Afrique
film vu (son dernier je pense ?): "Mooladé" dont on voit des extraits dans le second lien que tu as mis et qui dénonce entre autres l'excision : un film très dur mais très efficace dans sa démonstration
de ces livres, j'ai lu : "les Bouts de bois de Dieu" (1960)" qui raconte l’histoire de la grève des cheminots en 1947-1948 du Dakar-Niger, la ligne de chemin de fer qui relie Dakar à Bamako. L’histoire se déroule parallèlement à Dakar, Thiès et Bamako sur fond de colonialisme et de lutte des cheminots pour accéder aux mêmes droits que les cheminots français" que je recommande bien sûr à tous ceux qui s'intéressent à l'Afrique
film vu (son dernier je pense ?): "Mooladé" dont on voit des extraits dans le second lien que tu as mis et qui dénonce entre autres l'excision : un film très dur mais très efficace dans sa démonstration
au Burkina Faso, le cinéma certes mais aussi l'artisanat :le travail du cuir magnifique et les sculptures en laiton , les bogolans et les djembés ..
C'est la principale ressource tellement ce pays est pauvre ...
C'est la principale ressource tellement ce pays est pauvre ...
(encore qu'y a plusieurs Afrique, c'est pas un pays)
mais c'est la valorisation de cette création qui cause souci.
mais c'est la valorisation de cette création qui cause souci.
et Street évidemment ...
des grands anciens ont ouvert le chemin.
Comme Sembene Ousmane
La noire de... (1966)
http://www.youtube.com/watch?v=W8K3PwuTUB0
http://www.youtube.com/watch?v=_UIOkmFPqUE
Comme Sembene Ousmane
La noire de... (1966)
http://www.youtube.com/watch?v=W8K3PwuTUB0
http://www.youtube.com/watch?v=_UIOkmFPqUE
26/06/09 à 19h57
l'évolution récente, c'est que des chaînes spécifiquement transnationales commencent à germer, relayées par des satellites à vocation africaine voire d'origine africaine. l'autre évolution, c'est que des « bouquets » se constituent non plus du nord vers le sud, mais du sud vers le nord.
sans parler, bien sûr, d'initiatives fédératrices orchestrées par les blancs qui siègent sur les bords de la scène (tv5, cfi, rfo, jadis mcm). comme par hasard, c'est la plus populaire de toutes (mcm-africa) qui a disparu en premier.
sans parler, bien sûr, d'initiatives fédératrices orchestrées par les blancs qui siègent sur les bords de la scène (tv5, cfi, rfo, jadis mcm). comme par hasard, c'est la plus populaire de toutes (mcm-africa) qui a disparu en premier.
26/06/09 à 19h17
L'Afrique n'est pas qu'un pays de dirigeants vils et corrompus, mais est constituée d'êtres épris de justice, de liberté, d'envie de créer !





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street
publié le 26 juin 09