Déjà inscrit(e) ?
Le clash était prévisible...
Il s'est produit en deux temps.
En juin 2007, la rédaction du Monde a décidé, par un vote à bulletins secrets, de virer son directeur Jean-Marie Colombani, puis son président du conseil de surveillance Alain Minc.
En décembre, rebelote.
Le nouveau directoire vient de démissionner, s'estimant destabilisé par les questions très précises posées par la Société des rédacteurs (SRM), qui détient une minorité de blocage et réclame une gestion plus saine (réduction du déficit et des très gros salaires à la direction).
Les journalistes du Monde sont en colère.
lls ne reconnaissent plus leur journal...
Le Monde: pilier de la démocratie, ou machine à payer des intérêts aux banques ?
Bénéficaire pendant des années, le quotidien a récemment accumulé une dette de 150 millions d'euros... en rachetant au prix fort le Midi-Libre puis Télérama. Puis d'autres... sans autre financement que celui des banques...
Le groupe est désormais propriétaire de 40 titres de presse !
Mais 150 millions d'euros de dette, c'est environ 10 millions d'euros par an de frais financiers.
Soit 6.300 euros par salarié.
Le journaliste moyen travaillerait donc 2 ou 3 mois par an pour verser des intérêts aux banques.
Et l'affairiste Alain Minc, président du journal entre mille autre activités, n'a pas seulement multiplié les dettes. Il a aussi invité son ami Arnaud Lagardère à acheter un tiers du capital.
Plus le déficit se creuse, plus cet héritier d'une nouvelle dynastie de marchand d'armes aura des chances de prendre la majorité du capital du Monde.
Ce serait une révolution.
Depuis les années 50, après sa création en 1944, sur les ruines du quotidien Le Temps (qui avait collaboré avec les Allemands), le Monde a toujours été contrôlé par ses journalistes (1).
Mais le loup est entré dans bergerie, sur la pointe des pattes.
Tout s'est joué à la fin des années 90, lorsque Le Monde, encore bénéficiaire a refusé une entrée en Bourse. Il a probablement raté alors le virage le plus important de son histoire.
L'idée était simple: faire comme le New-York Times. Coté à Wall Street depuis 1969.. et pourtant resté indépendant. Les journalistes du plus prestigieux quoditien américain ont une paix royale. La famille Ochs, aux commandes depuis plus d'un siècle (1896), ne leur demande qu'une chose: maintenir le contrat de confiance avec les lecteurs.
Le New-York Times, c'est Darty à Wall Street.
La famille Ochs ne contrôle plus que 1% du capital du NYT, le reste étant en Bourse (2). Mais elle nomme toujours 70% de ses administrateurs, grâce à un mécanisme simple: les autres actionnaires acceptent d'acheter des actions sans droit de vote.
Régulièrement, des banquiers réclament la fin à ce système d'actions sans droit de vote, dans l'espoir qu'une OPA puisse un jour se produire. Mais sans succès.
S'ils réussissaient, l'action New-York Times vaudrait peut-être plus cher. Mais en Bourse, ce journal capitalise quand même 2,5 milliards de dollars, malgré des bénéfices modestes (65 millions de dollars en 2006, un rendement de seulement 3%).
Les analystes estiment que c'est le quotidien américain le plus dynamique, face à la percée d'Internet. Son site web est l'un des plus fréquentés.
Il faut dire que la famille Ochs n'a pas droit à l'erreur. Comme elle n'est présente que dans la presse, elle peut difficilement faire comme Arnaud Lagardère, qui puise dans les bénéfices de ses ventes d'armes (Kadhafi, Poutine, etc..) pour renflouer les pertes du Monde...en attendant d'évincer progressivement les actionnaires-journalistes.
Le Monde a lui aussi un site web très fréquenté, mais une opacité croissante règne sur ses recettes publicitaires... et sur ses finances.
Jean-Michel Dumay, le président de la société des rédacteurs du Monde vient ainsi de découvrir que la forte rentabilité du site Web du Monde (5,2 millions d'euros de bénéfice en deux ans) s'est traduit par une contribution négative au journal (-1,4 million d'euros).
Sombre affaire...
Il en averti la rédaction mercredi par un mail... qui a provoqué la démission du directoire.
Pendant les premières années de croissance d'Internet, le journal avait sû faire du Web un produit d'appel de ses articles. Mais depuis quelques années, la gratuité en ligne est un jeu de massacre... (3)
Autre bizarrerie, héritée de la gestion d'Alain Minc, le Monde prête sa marque et son carnet d'adresse publicitaire à Matin-Plus, journal gratuit très bas de gamme, dirigé par l'homme d'affaires Vincent Bolloré, proche de Nicolas Sarkozy.
Au départ, Le Monde devait avoir 50% du projet. Mais le responsable de ce projet, le journaliste François Bonnet, a démissionné lorsque il a appris qu'Alain Minc s'était arrangé pour que Bolloré contrôle en fait 60% (4).
Résultat, en quelques années, les recettes de pub du Monde ont été divisées par deux.
"Jean-Michel Dumay a mené un travail extrêmement sérieux de décryptage des comptes et de démontage du système et son but c'est de rendre le pouvoir à la Société des rédacteurs", qu'il dirige, a expliqué dans un entretien jeudi à l'AFP l'historien Patrick Eveno (5) .
Contrôle de la dette, des gros salaires, des comptes du journal, de sa stratégie... la société des rédacteurs, trop longtemps endormie, se comporte désormais comme un véritable actionnaire de référence.
Une démarche qui pourrait lui donner la crédibilité pour offrir un jour au Monde la seule recapitalisation qui puisse encore protéger son indépendance: celle de la Bourse.
*********************************************
(1) Issu d'une famille modeste, ex-maquisard du Tarn et docteur en droit, Hubert Beuve-Méry, alias "Sirius", a été appelé par le Général de Gaulle en 1944 à prendre la direction du quotidien Le Temps, rebaptisé Le Monde.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Hubert_Beuve-M%C3%A9ry
(2) Si le Monde décidait d'entrer en Bourse, ce mécanisme permettrait aux journalistes de conserver le contrôle du journal avec seulement 1% du capital.
(3) La diffusion payée du Monde, en progression constante dans les années 90, a culminé à 408.000 en 2002, puis n'a cessé de baisser, pour revenir à 320.000 en 2006, soit une chute de 20% en 4 ans.
(4) La façon dont Minc a roulé sa propre entreprise dans la farine, au profit de Bolloré, est raconté par Laurent Mauduit, ex-rédacteur en chef du Monde, dans le livre publié en 2006 "Petits conseils", une enquête sur Alain Minc, conseiller de dizaines de patrons d'entreprises, mais dont une bonne partie ne veulent plus entendre parler de lui.
(4) Patrick Eveno est l'auteur d'un "Histoire du journal le Monde".(Albin Michel).
Il s'est produit en deux temps.
En juin 2007, la rédaction du Monde a décidé, par un vote à bulletins secrets, de virer son directeur Jean-Marie Colombani, puis son président du conseil de surveillance Alain Minc.
En décembre, rebelote.
Le nouveau directoire vient de démissionner, s'estimant destabilisé par les questions très précises posées par la Société des rédacteurs (SRM), qui détient une minorité de blocage et réclame une gestion plus saine (réduction du déficit et des très gros salaires à la direction).
Les journalistes du Monde sont en colère.
lls ne reconnaissent plus leur journal...
Le Monde: pilier de la démocratie, ou machine à payer des intérêts aux banques ?
Bénéficaire pendant des années, le quotidien a récemment accumulé une dette de 150 millions d'euros... en rachetant au prix fort le Midi-Libre puis Télérama. Puis d'autres... sans autre financement que celui des banques...
Le groupe est désormais propriétaire de 40 titres de presse !
Mais 150 millions d'euros de dette, c'est environ 10 millions d'euros par an de frais financiers.
Soit 6.300 euros par salarié.
Le journaliste moyen travaillerait donc 2 ou 3 mois par an pour verser des intérêts aux banques.
Et l'affairiste Alain Minc, président du journal entre mille autre activités, n'a pas seulement multiplié les dettes. Il a aussi invité son ami Arnaud Lagardère à acheter un tiers du capital.
Plus le déficit se creuse, plus cet héritier d'une nouvelle dynastie de marchand d'armes aura des chances de prendre la majorité du capital du Monde.
Ce serait une révolution.
Depuis les années 50, après sa création en 1944, sur les ruines du quotidien Le Temps (qui avait collaboré avec les Allemands), le Monde a toujours été contrôlé par ses journalistes (1).
Mais le loup est entré dans bergerie, sur la pointe des pattes.
Tout s'est joué à la fin des années 90, lorsque Le Monde, encore bénéficiaire a refusé une entrée en Bourse. Il a probablement raté alors le virage le plus important de son histoire.
L'idée était simple: faire comme le New-York Times. Coté à Wall Street depuis 1969.. et pourtant resté indépendant. Les journalistes du plus prestigieux quoditien américain ont une paix royale. La famille Ochs, aux commandes depuis plus d'un siècle (1896), ne leur demande qu'une chose: maintenir le contrat de confiance avec les lecteurs.
Le New-York Times, c'est Darty à Wall Street.
La famille Ochs ne contrôle plus que 1% du capital du NYT, le reste étant en Bourse (2). Mais elle nomme toujours 70% de ses administrateurs, grâce à un mécanisme simple: les autres actionnaires acceptent d'acheter des actions sans droit de vote.
Régulièrement, des banquiers réclament la fin à ce système d'actions sans droit de vote, dans l'espoir qu'une OPA puisse un jour se produire. Mais sans succès.
S'ils réussissaient, l'action New-York Times vaudrait peut-être plus cher. Mais en Bourse, ce journal capitalise quand même 2,5 milliards de dollars, malgré des bénéfices modestes (65 millions de dollars en 2006, un rendement de seulement 3%).
Les analystes estiment que c'est le quotidien américain le plus dynamique, face à la percée d'Internet. Son site web est l'un des plus fréquentés.
Il faut dire que la famille Ochs n'a pas droit à l'erreur. Comme elle n'est présente que dans la presse, elle peut difficilement faire comme Arnaud Lagardère, qui puise dans les bénéfices de ses ventes d'armes (Kadhafi, Poutine, etc..) pour renflouer les pertes du Monde...en attendant d'évincer progressivement les actionnaires-journalistes.
Le Monde a lui aussi un site web très fréquenté, mais une opacité croissante règne sur ses recettes publicitaires... et sur ses finances.
Jean-Michel Dumay, le président de la société des rédacteurs du Monde vient ainsi de découvrir que la forte rentabilité du site Web du Monde (5,2 millions d'euros de bénéfice en deux ans) s'est traduit par une contribution négative au journal (-1,4 million d'euros).
Sombre affaire...
Il en averti la rédaction mercredi par un mail... qui a provoqué la démission du directoire.
Pendant les premières années de croissance d'Internet, le journal avait sû faire du Web un produit d'appel de ses articles. Mais depuis quelques années, la gratuité en ligne est un jeu de massacre... (3)
Autre bizarrerie, héritée de la gestion d'Alain Minc, le Monde prête sa marque et son carnet d'adresse publicitaire à Matin-Plus, journal gratuit très bas de gamme, dirigé par l'homme d'affaires Vincent Bolloré, proche de Nicolas Sarkozy.
Au départ, Le Monde devait avoir 50% du projet. Mais le responsable de ce projet, le journaliste François Bonnet, a démissionné lorsque il a appris qu'Alain Minc s'était arrangé pour que Bolloré contrôle en fait 60% (4).
Résultat, en quelques années, les recettes de pub du Monde ont été divisées par deux.
"Jean-Michel Dumay a mené un travail extrêmement sérieux de décryptage des comptes et de démontage du système et son but c'est de rendre le pouvoir à la Société des rédacteurs", qu'il dirige, a expliqué dans un entretien jeudi à l'AFP l'historien Patrick Eveno (5) .
Contrôle de la dette, des gros salaires, des comptes du journal, de sa stratégie... la société des rédacteurs, trop longtemps endormie, se comporte désormais comme un véritable actionnaire de référence.
Une démarche qui pourrait lui donner la crédibilité pour offrir un jour au Monde la seule recapitalisation qui puisse encore protéger son indépendance: celle de la Bourse.
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(1) Issu d'une famille modeste, ex-maquisard du Tarn et docteur en droit, Hubert Beuve-Méry, alias "Sirius", a été appelé par le Général de Gaulle en 1944 à prendre la direction du quotidien Le Temps, rebaptisé Le Monde.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Hubert_Beuve-M%C3%A9ry
(2) Si le Monde décidait d'entrer en Bourse, ce mécanisme permettrait aux journalistes de conserver le contrôle du journal avec seulement 1% du capital.
(3) La diffusion payée du Monde, en progression constante dans les années 90, a culminé à 408.000 en 2002, puis n'a cessé de baisser, pour revenir à 320.000 en 2006, soit une chute de 20% en 4 ans.
(4) La façon dont Minc a roulé sa propre entreprise dans la farine, au profit de Bolloré, est raconté par Laurent Mauduit, ex-rédacteur en chef du Monde, dans le livre publié en 2006 "Petits conseils", une enquête sur Alain Minc, conseiller de dizaines de patrons d'entreprises, mais dont une bonne partie ne veulent plus entendre parler de lui.
(4) Patrick Eveno est l'auteur d'un "Histoire du journal le Monde".(Albin Michel).
réactions : 59
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Voici les 59 dernières réactions à ce commentaire
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Rédacteur
Vous me faites rougir.
Clair, précis et moi interloquée par ce Monde
si bien écrit et expliqué que c'est un plaisir ...
dans son livre "Petits conseils".En fait, il s'agit surtout d'un méa culpa. Il dit qu'ils ont crû qu'ils pouvaient faire confiance aux gestionnaires, et s'occupaient uniquement des questions rédactionnelles.
En fait, c'est probablement une question de pouvoir comme tu le dis. Mais la société des rédacteurs,elle, n'était pas associée au pouvoir, elle est donc plus légitime aujourd'hui.
En fait, c'est probablement une question de pouvoir comme tu le dis. Mais la société des rédacteurs,elle, n'était pas associée au pouvoir, elle est donc plus légitime aujourd'hui.
27/12/07 à 17h37
Créé aussi en 1946, et lui aussi contrôlé par ses journalistes...
... et se surnomme lui-même Sturmgeschütz der Demokratie (pièce d'artillerie de la démocratie).
En 1947, le magazine tirait à 15 000 exemplaires. Ce tirage augmenta à 65 000 en 1948 puis 437 000 en 1961. La barrière du million de lecteurs est franchie en 1990
... et se surnomme lui-même Sturmgeschütz der Demokratie (pièce d'artillerie de la démocratie).
En 1947, le magazine tirait à 15 000 exemplaires. Ce tirage augmenta à 65 000 en 1948 puis 437 000 en 1961. La barrière du million de lecteurs est franchie en 1990
27/12/07 à 17h27
ou bien n'était-ce qu'une question de pouvoir ? Passer au NYT pourquoi pas ? ou au Guardian ?
merci Langdon
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Choeur des Ténors
[ Cantate BWV 140 ]
[ Zion hört die Wächter singe ]
.
http://minilien.com/?KUZGUG8EJh
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Choeur des Ténors
[ Cantate BWV 140 ]
[ Zion hört die Wächter singe ]
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http://minilien.com/?KUZGUG8EJh
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27/12/07 à 16h06
les jetons sur qui ou quoi croire dans l'univers presse et journaux télévisés !
J'aurai besoin d'un guide de l'info libre !!
Et à l'inverse la saine réaction du SRM rassure quand à l'existence encore de "résistants".
Découverte aussi sur les actionnaires sans droit de vote !
Merci à Mac de m'avoir signalé ton com...diantre, tu vas devoir augmenter le pourcentage !
J'aurai besoin d'un guide de l'info libre !!
Et à l'inverse la saine réaction du SRM rassure quand à l'existence encore de "résistants".
Découverte aussi sur les actionnaires sans droit de vote !
Merci à Mac de m'avoir signalé ton com...diantre, tu vas devoir augmenter le pourcentage !

L'article de JM Dumay qui apparait en tête des requêtes lorsque on tape son nom sur Google est consacré au CTSC.
Extrait : Robert Sutton, un professeur américain de management à la Stanford Engineering School, a théorisé récemment la notion du « coût total des sales cons » en entreprise (CTSC). A la suite d'un très sérieux article dans la Harvard Business Review, il a rédigé un « petit guide de survie face aux connards, despotes, enflures, harceleurs, trous du cul et autres personnes nuisibles qui sévissent au travail ». Paru en France en avril ( Objectif zéro-sale- con, Vuibert, 186 p., 18 €), le livre aurait quelque succès. Pour plus de détails, disons que le CTSC, qui peut s'avérer très élevé, est notamment corrélé à l'absentéisme, aux démissions ou dépressions engendrées au contact direct du « sale con ».
Extrait : Robert Sutton, un professeur américain de management à la Stanford Engineering School, a théorisé récemment la notion du « coût total des sales cons » en entreprise (CTSC). A la suite d'un très sérieux article dans la Harvard Business Review, il a rédigé un « petit guide de survie face aux connards, despotes, enflures, harceleurs, trous du cul et autres personnes nuisibles qui sévissent au travail ». Paru en France en avril ( Objectif zéro-sale- con, Vuibert, 186 p., 18 €), le livre aurait quelque succès. Pour plus de détails, disons que le CTSC, qui peut s'avérer très élevé, est notamment corrélé à l'absentéisme, aux démissions ou dépressions engendrées au contact direct du « sale con ».
Je parle peu de Bolloré et pas de son yatch ! 
Qu'il bronze où il veut, c'est son affaire.
Mais puisque tu me tends la perche, c'est vrai qu'il y aurait matière à raconter. L'essentiel du chiffre d'affaires de Bolloré se fait en Afrique, dans des infrastuctures publiques en situation de monopole: les ports (Abidjan, etc...).
En France, même s'il vend peu directement à l'Etat, il a bénéficié de beaucoup de concessions publiques (au même titre que Bouygues), et effectivement ce serait bien qu'il laisse sa place, dans la presse, à de vrais entepreneurs de presse.
Qu'il bronze où il veut, c'est son affaire.
Mais puisque tu me tends la perche, c'est vrai qu'il y aurait matière à raconter. L'essentiel du chiffre d'affaires de Bolloré se fait en Afrique, dans des infrastuctures publiques en situation de monopole: les ports (Abidjan, etc...).
En France, même s'il vend peu directement à l'Etat, il a bénéficié de beaucoup de concessions publiques (au même titre que Bouygues), et effectivement ce serait bien qu'il laisse sa place, dans la presse, à de vrais entepreneurs de presse.
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OOO
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NEFERTITI [ Manhattan Project , LIVE ]
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CLARKE - SHORTER - PETRUCCIANI
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http://minilien.com/?08yle7Jwzk
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NEFERTITI [ Manhattan Project , LIVE ]
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CLARKE - SHORTER - PETRUCCIANI
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http://minilien.com/?08yle7Jwzk
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Y'a pas à dire : Très orienté cependant politique politicienne. Les méchants Bolloré qui prête leur Yacht au Sarko Président qui n'est pas "coco" peut-être "cocorico" parce qu'il se tape maintenant un ex mannequin, chanteuse à son heure, mais belle plante quand même ! ! ! LOL
- "Mais, qu'est-ce que je dis ! ! !
- Je dis simplement que je mets en doute, et pardonnez moi, la sainte honnéteté intellectuelle de certains journalistes cités, par ailleurs, dans ce comm.
Qui a dit que "Tout le monde, il était gentil et que Tout le monde, il était beau ..." Je crois que c'est Jean Yan. Bof, pas grave, m'en souviens plus.
C'est quand même déchirant de les voir se plumer entre eux pour quelques poignées de dollars. A bon entendeur ! Le Monde est un bon canard. Le tout est qu'il continue de l'être.
- "Mais, qu'est-ce que je dis ! ! !
- Je dis simplement que je mets en doute, et pardonnez moi, la sainte honnéteté intellectuelle de certains journalistes cités, par ailleurs, dans ce comm.
Qui a dit que "Tout le monde, il était gentil et que Tout le monde, il était beau ..." Je crois que c'est Jean Yan. Bof, pas grave, m'en souviens plus.
C'est quand même déchirant de les voir se plumer entre eux pour quelques poignées de dollars. A bon entendeur ! Le Monde est un bon canard. Le tout est qu'il continue de l'être.
C'est vrai ce que tu dis sur la culture française où l'on diabolise la Bourse.
Pas mal de scientifiques ou de petits industriels ne savent pas qu'ils peuvent lever des capitaux à la Bourse en protégeant leur indépendance grâce à ce mécanisme des actions sans droit de vote. On leu fait peur ave cle mythe du grand méchant fonds de pension qui réclame au moins 15% de rentabilité. Du coup, le tissu industriel français se renouvelle moins vite qu'ailleurs.
Pas mal de scientifiques ou de petits industriels ne savent pas qu'ils peuvent lever des capitaux à la Bourse en protégeant leur indépendance grâce à ce mécanisme des actions sans droit de vote. On leu fait peur ave cle mythe du grand méchant fonds de pension qui réclame au moins 15% de rentabilité. Du coup, le tissu industriel français se renouvelle moins vite qu'ailleurs.
Pour la commission, on fait comme on a dit. 20%. 
27/12/07 à 10h06
et TRES instructif !...
à MAC aussi d'avoir averti à la ronde....
à MAC aussi d'avoir averti à la ronde....
mais il traîne déjà pas mal de casseroles ce Minc non ? en tout cas la bourse comme garant de l'indépendance des journalistes, ce n'est en effet pas dans notre culture. Si le Monde a perdu autant de lecteurs c'est justement parce que cette indépendance n'est plus très criante depuis une dizaine d'années ou plus. trsè vbon com en tout cas
Et à MacMurphy pour Bach, aussi.
26/12/07 à 19h52
content(e) d'avoir chopé une crève pour Noêl... Me coucherai moins bête ce soir - mais bien inquiète...
Le Canard résiste très bien à l'arrivée d'Internet, c'est la seule publication qui en a profité pour augmeter ses ventes.
Le Canard Enchainé vit sans publicité du seul résultat de ses ventes. Il se doit donc d'être irréprochable afin de conserver ses lecteurs.
Le Canard Enchainé publie ses comptes dans le journal, chaque année, au début du mois de juillet si mes souvenirs son bons. Pas de distribution de bénéfices, mais mise en réserve, ce qui permet au journal de survivre à une éventuelle mauvaise année.
Sauf erreur de ma part, ce sont les journalistes qui possèdent le journal.
Le Canard Enchainé publie ses comptes dans le journal, chaque année, au début du mois de juillet si mes souvenirs son bons. Pas de distribution de bénéfices, mais mise en réserve, ce qui permet au journal de survivre à une éventuelle mauvaise année.
Sauf erreur de ma part, ce sont les journalistes qui possèdent le journal.
L'existence d'une presse indépendante de qualité, capable de faire circuler les idées et les informations de qualité et de mettre sur la place publique (et boursière!) les petits et grands scandales, grâce à son travail d'investigation...
... que le Monde ne fait plus.
... que le Monde ne fait plus.
Et à défaut de changer le monde, cela changera (un peu ) les entreprises...
Peut-être !
Peut-être !
Il faudrait donc changer la Bourse, (française,) pour sauver le Monde...
ça me semble assez juste. :0)
ça me semble assez juste. :0)
Peut-être que c'est en fait plutôt laborieux la Bourse...
Des règles, de la transparence, en tout cas sur les deux bourses nord-américaines, en particulier celles de Vancouver et du Nasdaq, avec un super-gendarme pour surveiller les aigre-fins. Ce qui manque un peu en France, même si les choses bougent.
A Vancouver sont cotées des centaines de sociétés minières dites "junior" car elles n'ont ni production ni chiffre d'affaires. Ce sont des gisements futurs qui pourraient être viables si le prix du métal monte.
Même principe au Nasdaq, avec des centaines de jeunes sociétés à fort potentiel, même si elles perdent de l'argent. Comme les boites sont déficitaires, elle compensent en étant très transparente sur sa gestion.
Et comme ce sont souvent des projets d'entrepreneurs, où les cadres sont la principale matières première, les actionnaires les laissent nommer leur dirigeant.
Un culture encore peu présente en France.
Des règles, de la transparence, en tout cas sur les deux bourses nord-américaines, en particulier celles de Vancouver et du Nasdaq, avec un super-gendarme pour surveiller les aigre-fins. Ce qui manque un peu en France, même si les choses bougent.
A Vancouver sont cotées des centaines de sociétés minières dites "junior" car elles n'ont ni production ni chiffre d'affaires. Ce sont des gisements futurs qui pourraient être viables si le prix du métal monte.
Même principe au Nasdaq, avec des centaines de jeunes sociétés à fort potentiel, même si elles perdent de l'argent. Comme les boites sont déficitaires, elle compensent en étant très transparente sur sa gestion.
Et comme ce sont souvent des projets d'entrepreneurs, où les cadres sont la principale matières première, les actionnaires les laissent nommer leur dirigeant.
Un culture encore peu présente en France.
Ce serait tant mieux, ça paraît presque trop simple.
Mais excellent présentation, merci pour les infos. :0)
Mais excellent présentation, merci pour les infos. :0)
22/12/07 à 16h00
Frederic 75
Et dire qu'on les encense ... Où vivons nous ?
http://www.intersj.info/images/lapresse.jpg
(C'est le dessin qui illustre l'appel "Il n'y a pas de démocratie sans liberté de la presse"...
)
(C'est le dessin qui illustre l'appel "Il n'y a pas de démocratie sans liberté de la presse"...
) 21/12/07 à 20h45
le jour ou on fera taire Plantu, ca sera irréversible.
et je n'imagine meme pas que lui se taise, ou change. Je peux même pas imaginer ça, ce serait trop dur.
les crayons sont au moins aussi importants que les plumes, et au Monde autant qu'ailleurs, vu que les bonnes plumes s'y raréfient.
j'en suis baba
surtout pour se pôvre Alain Minc
il a pas un hlm de luxe à Porc Royal lui ?
surtout pour se pôvre Alain Minc
il a pas un hlm de luxe à Porc Royal lui ?
t'es tout pardonné
bien à toi
j'ajouterai que l'ambiance navigue entre crispée et délétère dans la rédaction, au nveau des chefs de services. En tout cas, l'année dernière
Je te surveille, hein, mine de rien... et te réclame des droits sur ton "Hé bé" de 12h06...
Sinon, j'ai tout lu et tout comprendu... mais je ne sais pas si je dois m'en réjouir... Que va-t-il advenir de la 'tite souris de Plantu, hein, dans tout ce binz' ?
Sinon, j'ai tout lu et tout comprendu... mais je ne sais pas si je dois m'en réjouir... Que va-t-il advenir de la 'tite souris de Plantu, hein, dans tout ce binz' ?
et pas Picou Magazine, sorry Para et les autres pour les fautes de clavier.
Louise: même s'il n'a pas le temps, les conf' de rédaction sous la tente ça peuit se faire, il parait qu'il y en a une à vendre (tyrès peu servie) sur la page d'un éminent bédouin de PCC.
Para: promis, je fais un com' sur la ligne rédactionnelle de Picou Magazine.
Incorrigibel: tu dis pour être sûr d'avoir du dessert samedi ?
Script (1) c'est un peu l'enquête qu'a fait Laurent Mauduit dans son livre "pettis conseils", et il montre que la plupart de ces entreprises ont perdu de l'argent à cause des conseils de Minc. Mais ce dernier se fairt payer en commissions, il ne prend jamais de participations.
Script (2) Ils achètent son silence et surtout celui du "Monde", si one croit Laurent Mauduit, qui a enquêté sur les Caisses d'Epagne (grand client de Minc) et raconte comment JM Colombani a cherché à savoir ce qu'il savait. C'est suite à cette enquête que Laurent Maudit a dû quitter Le Monde.
Bertille: les pertes de qualité à venir sont effectivement les pires, ça va avec le temps. Quand le critère politique l'emporte sur les autres (dans les promotions, les choix rédactionnels, budgétaires, etc...) s'en suite uned démotivation progressive des journalistes, qui sont le principal actif du quotidien.
Lou: travailler c'est trop dur et voler c'est pas beau...alors...
Arbaces: le "très" me touche.
Xénope: j'ai évité les (im) plications, il y en aurait eu pour 98 volumes.
Belles feuilles: %*µ+=** (moi aussi je sais parler en langage des signes !)
Sireem: la page horizon débat du Monde est justement le lieu que le journal néglige CE qui l'expose à la concurrence d'Internet;
Stardecisis: c'est mon journal préféré !
magic one: je prends ! Comment s'appele-t-il ?
Should: comment fais-tu pour résumer aussi bien ma pensée ?
Para: promis, je fais un com' sur la ligne rédactionnelle de Picou Magazine.
Incorrigibel: tu dis pour être sûr d'avoir du dessert samedi ?
Script (1) c'est un peu l'enquête qu'a fait Laurent Mauduit dans son livre "pettis conseils", et il montre que la plupart de ces entreprises ont perdu de l'argent à cause des conseils de Minc. Mais ce dernier se fairt payer en commissions, il ne prend jamais de participations.
Script (2) Ils achètent son silence et surtout celui du "Monde", si one croit Laurent Mauduit, qui a enquêté sur les Caisses d'Epagne (grand client de Minc) et raconte comment JM Colombani a cherché à savoir ce qu'il savait. C'est suite à cette enquête que Laurent Maudit a dû quitter Le Monde.
Bertille: les pertes de qualité à venir sont effectivement les pires, ça va avec le temps. Quand le critère politique l'emporte sur les autres (dans les promotions, les choix rédactionnels, budgétaires, etc...) s'en suite uned démotivation progressive des journalistes, qui sont le principal actif du quotidien.
Lou: travailler c'est trop dur et voler c'est pas beau...alors...
Arbaces: le "très" me touche.
Xénope: j'ai évité les (im) plications, il y en aurait eu pour 98 volumes.
Belles feuilles: %*µ+=** (moi aussi je sais parler en langage des signes !)
Sireem: la page horizon débat du Monde est justement le lieu que le journal néglige CE qui l'expose à la concurrence d'Internet;
Stardecisis: c'est mon journal préféré !
magic one: je prends ! Comment s'appele-t-il ?
Should: comment fais-tu pour résumer aussi bien ma pensée ?
21/12/07 à 12h32
et merci de parler du New York Times!!
perso j'ai arrêté de lire le monde du fait des agissement de Plenel avec 'l'affaire Balladur' et d'autre part sur l'article "nous sommes tous des américains" au moment des attentats, qui même si il était dans la page 'horizon débat' (dans mon souvenir) m'a carrément choqué pour une publication du Monde
Très bon com'...
... qui mérite une belle audience et notamment auprès de ceux, dont je suis, qui constatent les pertes de qualité qui menacent le journal ...
il paraît que certains patrons, alors même qu'ils ne peuvent pas le blairer, recrutent minc à prix d'or en lui demandant des conseils qu'ils n'ont aucune intention de mettre en pratique.
il préféreraient ainsi acheter le silence de minc... et l'empêcher de nuire à leur boîte (ne serait-ce que par médisance).
c'est du moins ce qu'on m'avait dit dans les années 90. ça te paraît plausible ?
il préféreraient ainsi acheter le silence de minc... et l'empêcher de nuire à leur boîte (ne serait-ce que par médisance).
c'est du moins ce qu'on m'avait dit dans les années 90. ça te paraît plausible ?
je te commande l'enquête suivante, en trois étapes :
1. recenser toutes les entreprises donc minc contrôle au moins 10 % du capital ;
2. additionner l'ensemble des résultats de ces sociétés ;
3. déterminer si le résultat global est positif ou négatif, et calculer le résultat moyen du gestionnaire minc.
je suis à peu près certain (juste une intuition) que la gestion minc est un vrai régime aMINCissant.
1. recenser toutes les entreprises donc minc contrôle au moins 10 % du capital ;
2. additionner l'ensemble des résultats de ces sociétés ;
3. déterminer si le résultat global est positif ou négatif, et calculer le résultat moyen du gestionnaire minc.
je suis à peu près certain (juste une intuition) que la gestion minc est un vrai régime aMINCissant.
vous ne seriez pas journaliste ?
En tout cas, clair, net et précis. Merci.

En tout cas, clair, net et précis. Merci.

personne n'en parle de cette affaire la....tellement plus intéressant de parler de nico chez mickey
bien à toi


Je réagis à ce commentaire en
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LangdonParisis
publié le 20 déc. 07