Du droit à la maladie ou devoir de santé !
Une fois de plus, à la suite d'un rapport de "Sages" consacré au fonctionnement de la Sécurité sociale, le gouvernement a envisagé et mis en œuvre un plan dont l'objectif est d'assurer l'équilibre financier de l'institution.
Une manière de dire que les plans précédents (une bonne vingtaine) n'avaient pas permis de résoudre les problèmes que posent le fonctionnement et le financement de la Sécurité sociale. Pourtant, des "états généraux" avaient été réunis. Et si, dans la plupart des cas, le résultat en a été décevant, certaines remarques ne manquaient pas de pertinence.
D'une part, la Sécurité sociale a été mise en place il y a près de soixante ans : sa structure, son organisation et ses objectifs répondent-ils encore aux problèmes posés par le monde d'aujourd'hui, si différent de l'environnement original ?
Qu'il s'agisse, en effet, de données biologiques telles que la durée de la vie, les grandes épidémies, les maladies incurables, les handicaps physiques ou mentaux, l'acquisition de données scientifiques dues aux progrès de la médecine et de l'instrumentation, de données sociales telles que les conditions du travail au sens le plus large du terme et de la participation solidaire de l'ensemble des citoyens au sort des déshérités, rien aujourd'hui ne ressemble à ce que nous avons connu hier.
D'autre part, à des missions qui paraissaient évidentes, se sont ajoutées, et s'ajoutent encore à mesure que le temps passe, des obligations dont on peut se demander si elles n'ont pas infléchi le sens même des mots "Sécurité sociale".
La liste est longue de ces surcharges. Elle va du minimum vieillesse à l'allocation logement en passant par celle que perçoit le conjoint au foyer... etc. Hélas, comme dans le cas des nombreux plans précédents, l'objectif d'équilibre financier n'a pas été atteint. Depuis, malgré un recours nouveau à la "solidarité" et la mise en œuvre de diverses mesures de restriction (suppression du remboursement de certains médicaments, diminution du taux de prise en charge d'autres spécialités), la situation continue à se dégrader.
En amplifiant une démarche entreprise récemment, les autorités gestionnaires responsables (santé et affaires sociales) semblent poursuivre la recherche de l'équilibre financier par réduction volontaire des dépenses de santé de la population. Elles souhaitent, apparemment, atteindre ce but en signant des accords de modération avec les organismes de sécurité sociale et les médecins. Outre qu'on voit mal la mise en œuvre de ces restrictions sans que s'installe un contrôle bureaucratique appuyé sur des sanctions dont le bien-fondé sera toujours discutable, il est intéressant de constater que l'assuré lui-même n'est pas sollicité.
Ajoutons que rien même n'est entrepris en aval pour qu'il se sente concerné.
En amont, cela fait bien longtemps que les administrateurs aux divers échelons des organismes de Sécurité sociale ne se sont pas présentés au suffrage de leurs mandants. Leur légitimité, leur représentativité même, sont largement discutables. La prorogation de leur mandat par les pouvoirs publics n'ajoute rien, elle aurait même l'effet d'éloigner encore plus les "assurés sociaux" des instances qui les administrent.
Bref, d'un côté ou de l'autre, l'affaire est menée en dehors de ceux-là mêmes qui sont les premiers en cause. Ignorés, les assurés sociaux, au lieu de participer à la mise en œuvre d'une solution définitive, se sentent les victimes d'un système qui leur demeure étranger. Cette apparente mise à l'écart génère un sentiment d'insécurité qui entraîne à son tour une intolérance prête s'exercer contre les prescripteurs. Les acteurs de la santé, du généraliste au spécialiste, du praticien privé au service d'hôpital, sont déjà aujourd'hui et seront plus encore demain, tenus responsables de tous les dérapages. Peu à peu, et comme dans des cas de plus en plus nombreux (assurance, formation, banque, commodités, transports, poste et télécommunications, etc), grâce aux possibilités ouvertes par la construction européenne, le monopole de la Sécurité sociale sera mis en cause de manière fondamentale. Un jour ou l'autre, en effet, les instances communautaires reconnaîtront au citoyen européen le droit de choisir parmi tous les systèmes de protection.
Mais nous n'en sommes pas encore là et, en attendant, il serait utile de reprendre le problème du financement de la Sécurité sociale en amont du simple équilibre comptable.
Pour commencer, une remarque élémentaire.
Lorsque des hommes et des femmes dont la compétence est reconnue, dont le professionnalisme est hors de doute et dont la bonne foi est entière, n'arrivent pas à résoudre un problème périodiquement réétudié, la raison de l'échec est unique : le problème est mal posé.
En effet si, aux yeux des observateurs les moins informés, certaines causes sont immédiatement apparentes, les raisons profondes de ce dysfonctionnement quasi-structurel ne paraissent jamais envisagées. Quelles sont-elles ?
La première, sans doute, est d'ordre philosophique. Elle touche l'esprit même qui a animé les "pères" du système. "Ouvriéristes", dans le sens le plus honorable du terme, leur souci premier a été de donner aux "pauvres" la possibilité d'être soignés dans de meilleures conditions. C'était, en fait, d'abord reconnaître le droit à la maladie. C'était ensuite, et par une dérive incontrôlée, donner à tous les moyens de l'exercer. La seconde, c'est d'avoir oublié qu'il n'est pas de droits qui ne s'accompagnent de devoirs. En l'occurrence, le droit à la maladie ne peut s'équilibrer que par le devoir de santé.
La droit à la maladie, obligation faite à la communauté de secourir, de prendre en charge le handicap momentané ou définitif d'un de ses membres, ne peut, en effet, se concevoir que dans un cadre où chacun est responsable de soi. C'est la condition nécessaire de l'installation de cet échange sans lequel la solidarité est vidée de son sens sinon de son contenu.
Ne vouloir connaître que du droit à la maladie, c'est créer un monde où la maladie est le cas normal, la non-maladie (même pas la santé !) étant l'exception: Knock élevé à la hauteur d'une éthique sociale.
Le droit à la maladie devient l'expression d'un égalitarisme. Exaltée, cette expression apparaît aux yeux de tous comme la manifestation quotidienne de la démocratie et entraîne, tout naturellement, la négligence du devoir de santé. Ces deux concepts se retrouvent dans l'interdiction faite aux organismes de Sécurité sociale de conduire les assurés sociaux à développer une attitude de responsabilité personnelle. Le devoir de santé, en effet, ne peut être pratiqué que dans le cadre d'une prévention véritable. Cette prévention ne peut être que le fruit d'une éducation que les textes interdisent justement à la Sécurité sociale de répandre.
Dans l'esprit des initiateurs, la prévention avait sa place mais une prévention toujours lue dans le cadre du droit à la maladie. Cette lecture est à l'origine de toutes les opérations qui ont pour objectif de dépister la maladie (quelle qu'elle soit, du rhume à la tuberculose, du cancer à la maladie cardio-vasculaire) à son stade initial dans l'espoir de la guérir au plus vite, sinon aux moindres frais.
Prévenir pour éviter n'est pas du ressort de la Sécurité sociale. Le refus courant du remboursement des vaccins comme la prise en charge des sérums en sont des exemples frappants.
Quel est le coût total de nos ignorances en matière d'hygiène de vie (alimentation, modes de vie, influence de l'environnement, entretien du corps, etc), de nos négligences élémentaires mais quotidiennes (imprudences de tous ordres) et de nos transgressions fondamentales (abus répétés de toutes sortes) ? A-t-on jamais osé en chiffrer le montant ? Sans doute est-il à ce point élevé que personne n'y songe.
[A cet égard l'attitude des Pouvoirs publics, des organismes de santé et de la Sécurité sociale vis-à-vis du risque de SIDA est symptomatique. Tous, malgré une évidente volonté manifestée dans le discours, semblent incapables de mettre en place une véritable prévention. Tous les débats tournent autour des procédures de dépistage et de l'obligation éventuelle de tests. Les quelques rares campagnes en faveur de l'usage du préservatif sont temporaires, allusives et relativement discrètes. Elles devraient s'étaler sur tous les murs, faire l'objet de spots permanents à la télévision et à la radio, de communiqués quotidiens dans la presse. En outre des distributeurs devraient être installés partout.
Certes, un certain puritanisme inhérent à nos traditions, pourtant fort "gauloises" par ailleurs, est un des facteurs de cette discrétion mais il serait sans importance si le devoir de santé était nationalement reconnu.
A titre d'exemple, rappelons que pendant la guerre, l'armée américaine n'a pas cessé d'attirer l'attention des GI's sur le danger présenté par les MST. En première ligne même, les slogans s'étalaient partout. Même les pochettes d'allumettes les plus banales portaient la mention :" Get covered, prevent VD..." (Couvrez-vous, évitez les maladies vénériennes).]
Mais le droit à la maladie n'est en rien un droit à la santé. Quels plus beaux exemples de cette constatation que la défaillance dans le remboursement des prothèses dentaires ou ophtalmologiques ? L'assuré (ou "ayant-droit" selon la terminologie en vigueur, le terme etant en soi tout un programme) possède assurément le droit d'être souffrant mais son droit à la santé retrouvée, l'appareillage en l'occurrence, a des significations et des portées diverses en fonction de ses possibilités personnelles d'investissement.
C'est en renversant les termes de l'équation, en exaltant le devoir de santé, en mettant en évidence que la maladie est un échec et que le soin même "victorieux" est le "constat" de cet échec, que seront posés les premiers jalons d'une véritable politique de santé.
La reconnaissance du droit à la maladie conduit tout droit à l'assistance et l'assistance est l'antichambre de l'irresponsabilité. La pratique du devoir de santé est une manifestation d'autonomie, c'est un acte que seuls peuvent induire des processus de responsabilisation et avant tout d'éducation.
Devoir de santé, éducation, très vite une politique fondée sur ces principes porterait ses fruits sur le plan financier. La surconsommation médicale n'est-elle pas aussi le résultat d'une angoisse devant la maladie, née de l'ignorance?
Cela fait, il ne faut pas nier qu'il existe d'autres facteurs d'origine plus technique. La lourdeur des traitements administratifs, le management parfois approximatif, le sous-équipement et bien d'autres insuffisances que la Cour des Comptes ne manque pas de souligner chaque fois qu'elle contrôle le fonctionnement de l'institution. S'ajoutant à la pratique d'une erreur politique, ils aggravent bien évidemment la situation. Il serait utile, dans ces conditions, de revenir aux sources et de se poser successivement trois questions fondamentales :
• A quoi ça sert ?
• Comment ça marche ?
• Qu'est-ce que c'est ?
Un organisme national de couverture sociale a pour objectif de mettre en œuvre une politique de la santé.
Au nom des droits et des devoirs de la solidarité nationale,
• il doit d'abord instaurer, organiser et gérer une situation où chacun doit se sentir responsable de son "capital santé" (le devoir)
• il doit ensuite organiser et gérer l'échec, c'est-à-dire les risques et en assurer la mutualisation (le droit).
Ces risques, cependant, appartiennent à des domaines divers et leur traitement ne peut être unique. Les uns sont d'origine professionnelle, d'autres relèvent de l'organisation sociale, d'autres, enfin, de modes de vie personnalisés, c'est-à-dire d'habitudes individuelles. Il convient, par conséquent, de commencer par faire le tri de tous ces risques afin d'éviter cette confusion des genres dans laquelle nous nous débattons.
La chose étant faite, le problème des financements se posera de manière complètement différente de celle dont il se pose à présent.
En effet, bien que corrigé par l'instauration de la CSG, le financement de notre couverture sociale s'appuie presque exclusivement sur le revenu professionnel. Il en résulte qu'un grand nombre de démarches solidaires qui n'ont aucun rapport avec une quelconque activité professionnelle reposent sur les seules épaules des salariés. Que la retraite des travailleurs (directement liée à leur activité professionnelle), par exemple, relève de la Sécurité sociale, quoi de plus naturel. Mais quel rapport, existe-t-il entre celle-ci et le minimum vieillesse (qui appartient clairement au domaine de la solidarité nationale)?
Aux trois ordres de risques, professionnel, social et individuel, doivent correspondre trois sources de financement:
• la cotisation assise sur le revenu, quel que soit celui-ci,
• l'impôt,
et
• l'assurance volontaire auprès d'une entreprise spécialisée.
Cette remise en ordre fondée sur une analyse nouvelle appliquée à une situation actuelle, la définition et la mise en œuvre d'une politique de santé qui ne soit pas une politique de la maladie, devraient porter ses fruits à moyen et à long termes. Une fois ce processus engagé, il y aura lieu, bien sûr, de réexaminer les méthodes d'organisation et de gestion courantes pour les rationaliser, les simplifier et les optimiser.
Tout, cependant, demande du temps et les comportements mauvais, pour ne pas dire détestables, nés d'une pensée inconsciemment démagogique, ne peuvent pas être modifiés en un jour. Rien, cependant, ne saurait être entrepris sans débat et sans transparence; rien, non plus, ne pourra aboutir sans le concours explicite des assurés sociaux, des acteurs de la santé et des personnels de l'institution.
Mais les sacrifices nécessaires à l'accompagnement de cette profonde modification de nos habitudes, seraient rendus nettement plus faciles et plus acceptables si les objectifs à atteindre n'apparaissaient pas comme de simples artifices en vue de parvenir à un éventuel équilibre budgétaire qui n'en finit pas de nous échapper.
Est-ce rêver que de penser que nous sommes capables collectivement de faire un effort pour le bien commun ?
Une fois de plus, à la suite d'un rapport de "Sages" consacré au fonctionnement de la Sécurité sociale, le gouvernement a envisagé et mis en œuvre un plan dont l'objectif est d'assurer l'équilibre financier de l'institution.
Une manière de dire que les plans précédents (une bonne vingtaine) n'avaient pas permis de résoudre les problèmes que posent le fonctionnement et le financement de la Sécurité sociale. Pourtant, des "états généraux" avaient été réunis. Et si, dans la plupart des cas, le résultat en a été décevant, certaines remarques ne manquaient pas de pertinence.
D'une part, la Sécurité sociale a été mise en place il y a près de soixante ans : sa structure, son organisation et ses objectifs répondent-ils encore aux problèmes posés par le monde d'aujourd'hui, si différent de l'environnement original ?
Qu'il s'agisse, en effet, de données biologiques telles que la durée de la vie, les grandes épidémies, les maladies incurables, les handicaps physiques ou mentaux, l'acquisition de données scientifiques dues aux progrès de la médecine et de l'instrumentation, de données sociales telles que les conditions du travail au sens le plus large du terme et de la participation solidaire de l'ensemble des citoyens au sort des déshérités, rien aujourd'hui ne ressemble à ce que nous avons connu hier.
D'autre part, à des missions qui paraissaient évidentes, se sont ajoutées, et s'ajoutent encore à mesure que le temps passe, des obligations dont on peut se demander si elles n'ont pas infléchi le sens même des mots "Sécurité sociale".
La liste est longue de ces surcharges. Elle va du minimum vieillesse à l'allocation logement en passant par celle que perçoit le conjoint au foyer... etc. Hélas, comme dans le cas des nombreux plans précédents, l'objectif d'équilibre financier n'a pas été atteint. Depuis, malgré un recours nouveau à la "solidarité" et la mise en œuvre de diverses mesures de restriction (suppression du remboursement de certains médicaments, diminution du taux de prise en charge d'autres spécialités), la situation continue à se dégrader.
En amplifiant une démarche entreprise récemment, les autorités gestionnaires responsables (santé et affaires sociales) semblent poursuivre la recherche de l'équilibre financier par réduction volontaire des dépenses de santé de la population. Elles souhaitent, apparemment, atteindre ce but en signant des accords de modération avec les organismes de sécurité sociale et les médecins. Outre qu'on voit mal la mise en œuvre de ces restrictions sans que s'installe un contrôle bureaucratique appuyé sur des sanctions dont le bien-fondé sera toujours discutable, il est intéressant de constater que l'assuré lui-même n'est pas sollicité.
Ajoutons que rien même n'est entrepris en aval pour qu'il se sente concerné.
En amont, cela fait bien longtemps que les administrateurs aux divers échelons des organismes de Sécurité sociale ne se sont pas présentés au suffrage de leurs mandants. Leur légitimité, leur représentativité même, sont largement discutables. La prorogation de leur mandat par les pouvoirs publics n'ajoute rien, elle aurait même l'effet d'éloigner encore plus les "assurés sociaux" des instances qui les administrent.
Bref, d'un côté ou de l'autre, l'affaire est menée en dehors de ceux-là mêmes qui sont les premiers en cause. Ignorés, les assurés sociaux, au lieu de participer à la mise en œuvre d'une solution définitive, se sentent les victimes d'un système qui leur demeure étranger. Cette apparente mise à l'écart génère un sentiment d'insécurité qui entraîne à son tour une intolérance prête s'exercer contre les prescripteurs. Les acteurs de la santé, du généraliste au spécialiste, du praticien privé au service d'hôpital, sont déjà aujourd'hui et seront plus encore demain, tenus responsables de tous les dérapages. Peu à peu, et comme dans des cas de plus en plus nombreux (assurance, formation, banque, commodités, transports, poste et télécommunications, etc), grâce aux possibilités ouvertes par la construction européenne, le monopole de la Sécurité sociale sera mis en cause de manière fondamentale. Un jour ou l'autre, en effet, les instances communautaires reconnaîtront au citoyen européen le droit de choisir parmi tous les systèmes de protection.
Mais nous n'en sommes pas encore là et, en attendant, il serait utile de reprendre le problème du financement de la Sécurité sociale en amont du simple équilibre comptable.
Pour commencer, une remarque élémentaire.
Lorsque des hommes et des femmes dont la compétence est reconnue, dont le professionnalisme est hors de doute et dont la bonne foi est entière, n'arrivent pas à résoudre un problème périodiquement réétudié, la raison de l'échec est unique : le problème est mal posé.
En effet si, aux yeux des observateurs les moins informés, certaines causes sont immédiatement apparentes, les raisons profondes de ce dysfonctionnement quasi-structurel ne paraissent jamais envisagées. Quelles sont-elles ?
La première, sans doute, est d'ordre philosophique. Elle touche l'esprit même qui a animé les "pères" du système. "Ouvriéristes", dans le sens le plus honorable du terme, leur souci premier a été de donner aux "pauvres" la possibilité d'être soignés dans de meilleures conditions. C'était, en fait, d'abord reconnaître le droit à la maladie. C'était ensuite, et par une dérive incontrôlée, donner à tous les moyens de l'exercer. La seconde, c'est d'avoir oublié qu'il n'est pas de droits qui ne s'accompagnent de devoirs. En l'occurrence, le droit à la maladie ne peut s'équilibrer que par le devoir de santé.
La droit à la maladie, obligation faite à la communauté de secourir, de prendre en charge le handicap momentané ou définitif d'un de ses membres, ne peut, en effet, se concevoir que dans un cadre où chacun est responsable de soi. C'est la condition nécessaire de l'installation de cet échange sans lequel la solidarité est vidée de son sens sinon de son contenu.
Ne vouloir connaître que du droit à la maladie, c'est créer un monde où la maladie est le cas normal, la non-maladie (même pas la santé !) étant l'exception: Knock élevé à la hauteur d'une éthique sociale.
Le droit à la maladie devient l'expression d'un égalitarisme. Exaltée, cette expression apparaît aux yeux de tous comme la manifestation quotidienne de la démocratie et entraîne, tout naturellement, la négligence du devoir de santé. Ces deux concepts se retrouvent dans l'interdiction faite aux organismes de Sécurité sociale de conduire les assurés sociaux à développer une attitude de responsabilité personnelle. Le devoir de santé, en effet, ne peut être pratiqué que dans le cadre d'une prévention véritable. Cette prévention ne peut être que le fruit d'une éducation que les textes interdisent justement à la Sécurité sociale de répandre.
Dans l'esprit des initiateurs, la prévention avait sa place mais une prévention toujours lue dans le cadre du droit à la maladie. Cette lecture est à l'origine de toutes les opérations qui ont pour objectif de dépister la maladie (quelle qu'elle soit, du rhume à la tuberculose, du cancer à la maladie cardio-vasculaire) à son stade initial dans l'espoir de la guérir au plus vite, sinon aux moindres frais.
Prévenir pour éviter n'est pas du ressort de la Sécurité sociale. Le refus courant du remboursement des vaccins comme la prise en charge des sérums en sont des exemples frappants.
Quel est le coût total de nos ignorances en matière d'hygiène de vie (alimentation, modes de vie, influence de l'environnement, entretien du corps, etc), de nos négligences élémentaires mais quotidiennes (imprudences de tous ordres) et de nos transgressions fondamentales (abus répétés de toutes sortes) ? A-t-on jamais osé en chiffrer le montant ? Sans doute est-il à ce point élevé que personne n'y songe.
[A cet égard l'attitude des Pouvoirs publics, des organismes de santé et de la Sécurité sociale vis-à-vis du risque de SIDA est symptomatique. Tous, malgré une évidente volonté manifestée dans le discours, semblent incapables de mettre en place une véritable prévention. Tous les débats tournent autour des procédures de dépistage et de l'obligation éventuelle de tests. Les quelques rares campagnes en faveur de l'usage du préservatif sont temporaires, allusives et relativement discrètes. Elles devraient s'étaler sur tous les murs, faire l'objet de spots permanents à la télévision et à la radio, de communiqués quotidiens dans la presse. En outre des distributeurs devraient être installés partout.
Certes, un certain puritanisme inhérent à nos traditions, pourtant fort "gauloises" par ailleurs, est un des facteurs de cette discrétion mais il serait sans importance si le devoir de santé était nationalement reconnu.
A titre d'exemple, rappelons que pendant la guerre, l'armée américaine n'a pas cessé d'attirer l'attention des GI's sur le danger présenté par les MST. En première ligne même, les slogans s'étalaient partout. Même les pochettes d'allumettes les plus banales portaient la mention :" Get covered, prevent VD..." (Couvrez-vous, évitez les maladies vénériennes).]
Mais le droit à la maladie n'est en rien un droit à la santé. Quels plus beaux exemples de cette constatation que la défaillance dans le remboursement des prothèses dentaires ou ophtalmologiques ? L'assuré (ou "ayant-droit" selon la terminologie en vigueur, le terme etant en soi tout un programme) possède assurément le droit d'être souffrant mais son droit à la santé retrouvée, l'appareillage en l'occurrence, a des significations et des portées diverses en fonction de ses possibilités personnelles d'investissement.
C'est en renversant les termes de l'équation, en exaltant le devoir de santé, en mettant en évidence que la maladie est un échec et que le soin même "victorieux" est le "constat" de cet échec, que seront posés les premiers jalons d'une véritable politique de santé.
La reconnaissance du droit à la maladie conduit tout droit à l'assistance et l'assistance est l'antichambre de l'irresponsabilité. La pratique du devoir de santé est une manifestation d'autonomie, c'est un acte que seuls peuvent induire des processus de responsabilisation et avant tout d'éducation.
Devoir de santé, éducation, très vite une politique fondée sur ces principes porterait ses fruits sur le plan financier. La surconsommation médicale n'est-elle pas aussi le résultat d'une angoisse devant la maladie, née de l'ignorance?
Cela fait, il ne faut pas nier qu'il existe d'autres facteurs d'origine plus technique. La lourdeur des traitements administratifs, le management parfois approximatif, le sous-équipement et bien d'autres insuffisances que la Cour des Comptes ne manque pas de souligner chaque fois qu'elle contrôle le fonctionnement de l'institution. S'ajoutant à la pratique d'une erreur politique, ils aggravent bien évidemment la situation. Il serait utile, dans ces conditions, de revenir aux sources et de se poser successivement trois questions fondamentales :
• A quoi ça sert ?
• Comment ça marche ?
• Qu'est-ce que c'est ?
Un organisme national de couverture sociale a pour objectif de mettre en œuvre une politique de la santé.
Au nom des droits et des devoirs de la solidarité nationale,
• il doit d'abord instaurer, organiser et gérer une situation où chacun doit se sentir responsable de son "capital santé" (le devoir)
• il doit ensuite organiser et gérer l'échec, c'est-à-dire les risques et en assurer la mutualisation (le droit).
Ces risques, cependant, appartiennent à des domaines divers et leur traitement ne peut être unique. Les uns sont d'origine professionnelle, d'autres relèvent de l'organisation sociale, d'autres, enfin, de modes de vie personnalisés, c'est-à-dire d'habitudes individuelles. Il convient, par conséquent, de commencer par faire le tri de tous ces risques afin d'éviter cette confusion des genres dans laquelle nous nous débattons.
La chose étant faite, le problème des financements se posera de manière complètement différente de celle dont il se pose à présent.
En effet, bien que corrigé par l'instauration de la CSG, le financement de notre couverture sociale s'appuie presque exclusivement sur le revenu professionnel. Il en résulte qu'un grand nombre de démarches solidaires qui n'ont aucun rapport avec une quelconque activité professionnelle reposent sur les seules épaules des salariés. Que la retraite des travailleurs (directement liée à leur activité professionnelle), par exemple, relève de la Sécurité sociale, quoi de plus naturel. Mais quel rapport, existe-t-il entre celle-ci et le minimum vieillesse (qui appartient clairement au domaine de la solidarité nationale)?
Aux trois ordres de risques, professionnel, social et individuel, doivent correspondre trois sources de financement:
• la cotisation assise sur le revenu, quel que soit celui-ci,
• l'impôt,
et
• l'assurance volontaire auprès d'une entreprise spécialisée.
Cette remise en ordre fondée sur une analyse nouvelle appliquée à une situation actuelle, la définition et la mise en œuvre d'une politique de santé qui ne soit pas une politique de la maladie, devraient porter ses fruits à moyen et à long termes. Une fois ce processus engagé, il y aura lieu, bien sûr, de réexaminer les méthodes d'organisation et de gestion courantes pour les rationaliser, les simplifier et les optimiser.
Tout, cependant, demande du temps et les comportements mauvais, pour ne pas dire détestables, nés d'une pensée inconsciemment démagogique, ne peuvent pas être modifiés en un jour. Rien, cependant, ne saurait être entrepris sans débat et sans transparence; rien, non plus, ne pourra aboutir sans le concours explicite des assurés sociaux, des acteurs de la santé et des personnels de l'institution.
Mais les sacrifices nécessaires à l'accompagnement de cette profonde modification de nos habitudes, seraient rendus nettement plus faciles et plus acceptables si les objectifs à atteindre n'apparaissaient pas comme de simples artifices en vue de parvenir à un éventuel équilibre budgétaire qui n'en finit pas de nous échapper.
Est-ce rêver que de penser que nous sommes capables collectivement de faire un effort pour le bien commun ?
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recentrez vous, svp (et vous, ça marche?).
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à part ça, ça marche, les rencontres ? 

C'est justement l'immensité des progrès réalisés en matière de prévention.
Reste que de toutes façons, bien ou mal portant, un humain coûte cher à son pays ! ( Il lui rapporte pas mal aussi, mais ne soyons pas subversif, non plus....)
Un vivant coûte donc, en général, plus cher qu'un mort.
On conclut comment ?
Autre chose : le principe d'une " sécurité sociale" est né à La Maison du Peuple de Saint Claude, Jura, au moins dix ans avant la création de la Sécu : des ouvriers s'étaient en effet aperçus que la solidarité dans la maladie permettait une meilleure santé à postériori....
Reste que de toutes façons, bien ou mal portant, un humain coûte cher à son pays ! ( Il lui rapporte pas mal aussi, mais ne soyons pas subversif, non plus....)
Un vivant coûte donc, en général, plus cher qu'un mort.
On conclut comment ?
Autre chose : le principe d'une " sécurité sociale" est né à La Maison du Peuple de Saint Claude, Jura, au moins dix ans avant la création de la Sécu : des ouvriers s'étaient en effet aperçus que la solidarité dans la maladie permettait une meilleure santé à postériori....
J'adhère totalement .
Ainsi, tous ces salauds de pauvres qui s'obstinenet à vivre près de leur usine classée Seveso, ceux qui ont bouffé de l'amiante, ceux qui vivant dans des taudis aux tuyaux de plomb sont atteints de saturnisme, ceux qui respirent de délicieux solvants au glycol, ceux qui refusent de manger bio au prétexte que ça coûte le double, ben, je propose qu'ils soient punis.
On leur retire la Sécu, tout bonnement.
Sinon, l'idée de Live_and_let_live est bien sympa aussi....
Ainsi, tous ces salauds de pauvres qui s'obstinenet à vivre près de leur usine classée Seveso, ceux qui ont bouffé de l'amiante, ceux qui vivant dans des taudis aux tuyaux de plomb sont atteints de saturnisme, ceux qui respirent de délicieux solvants au glycol, ceux qui refusent de manger bio au prétexte que ça coûte le double, ben, je propose qu'ils soient punis.
On leur retire la Sécu, tout bonnement.
Sinon, l'idée de Live_and_let_live est bien sympa aussi....
Il n'y a pas assez de dépenses de sécurité sociale puisqu'il y a encore des difficultés à se soigner pour certains.
Par contre l'arbitrage des ressources n'est pas encore fait correctement. Dans l'arbitrage des ressources il y a :
- arbitrage : moins de dépenses militaires ou d'éducation pour plus de dépenses de santé par exemple
- ressources : celle de la sécu sont baties sur un prélèvement fait sur le travail et non sur l'impôt sur les personnes et c'est absurde. C'est économiquement désastreux et ça enlève aux citoyens de la visibilité sur l'emploi de leur ressource
Nous avons deux impôts principaux sur les personnes, le direct ou les gens payent en fonction de leurs revenus (du travail , des placements, des locations,....) et l'indirect (tva , tipp) ou on paye pour autant qu'on consomme.
Le débat avorté sur la tva sociale visait à sortir une partie des prélèvements fait sur le travail (en baissant les charges supportées par les entreprises) pour la transférer sur la consommation, il y a eu des cris d'indignation au fait que ça allait pénaliser plus les pauvres, qui consomment aussi, que les riches.
Le vrai "bon" système consiste à ce que les entreprises payent salaire+charge en salaire global auprès des salariés et que l'impot direct proportionnel joue son rôle. ( à des taux bien plus élevés en conséquence)
Ainsi un besoin accru de ressources pour la sécu ne se traduirait pas par une baisse de rentabilité des entreprises mais un appel au citoyen en lui expliquant que l'accroissement de l'impot supporté est fait au titre de la sécu.
Au passage les entreprises auraient moins peur d'embaucher en maitrisant mieux leur masse salariale. Savez-vous que par le simple jeu de l'augmentation du plafond de la sécu, une entreprise paye plus de charges sociales sans pourtant augmenter ses salariés ? Des entreprises qui marchent mieux, c'est plus d'argent à répartir aux salariés et un impot direct plus efficace.
L'impôt sur la consommation lui sert à tout autre chose il doit servir à priviligier la consommation des produits fabriqués sur place, ainsi il est logique de payer une taxe sur les produits pétroliers puisqu'on importe, et il devrait être logique que les produits manufacturés en provenance des pays tiers supportent une tva plus forte (ou un droit de douane...)
Le problème de la sécu , c'est simple, c'est juste un problème de réforme de la fiscalité, celle qu'on attend en France depuis des dizaines et des dizaines d'années et dont tous les gouvernements sont incapables de la mettre en oeuvre.
Il est vrai que quand les affaires marchent bien, le système en place crache beaucoup beaucoup d'argent pour nos gouvernements, mais quand elles ne marchent pas - et cela maintenant depuis presque 6 ans en terme de croissance- les caisses sont vides et archi vides.
Pourtant c'est quand ça va mal qu'il faudrait réformer non ?
Par contre l'arbitrage des ressources n'est pas encore fait correctement. Dans l'arbitrage des ressources il y a :
- arbitrage : moins de dépenses militaires ou d'éducation pour plus de dépenses de santé par exemple
- ressources : celle de la sécu sont baties sur un prélèvement fait sur le travail et non sur l'impôt sur les personnes et c'est absurde. C'est économiquement désastreux et ça enlève aux citoyens de la visibilité sur l'emploi de leur ressource
Nous avons deux impôts principaux sur les personnes, le direct ou les gens payent en fonction de leurs revenus (du travail , des placements, des locations,....) et l'indirect (tva , tipp) ou on paye pour autant qu'on consomme.
Le débat avorté sur la tva sociale visait à sortir une partie des prélèvements fait sur le travail (en baissant les charges supportées par les entreprises) pour la transférer sur la consommation, il y a eu des cris d'indignation au fait que ça allait pénaliser plus les pauvres, qui consomment aussi, que les riches.
Le vrai "bon" système consiste à ce que les entreprises payent salaire+charge en salaire global auprès des salariés et que l'impot direct proportionnel joue son rôle. ( à des taux bien plus élevés en conséquence)
Ainsi un besoin accru de ressources pour la sécu ne se traduirait pas par une baisse de rentabilité des entreprises mais un appel au citoyen en lui expliquant que l'accroissement de l'impot supporté est fait au titre de la sécu.
Au passage les entreprises auraient moins peur d'embaucher en maitrisant mieux leur masse salariale. Savez-vous que par le simple jeu de l'augmentation du plafond de la sécu, une entreprise paye plus de charges sociales sans pourtant augmenter ses salariés ? Des entreprises qui marchent mieux, c'est plus d'argent à répartir aux salariés et un impot direct plus efficace.
L'impôt sur la consommation lui sert à tout autre chose il doit servir à priviligier la consommation des produits fabriqués sur place, ainsi il est logique de payer une taxe sur les produits pétroliers puisqu'on importe, et il devrait être logique que les produits manufacturés en provenance des pays tiers supportent une tva plus forte (ou un droit de douane...)
Le problème de la sécu , c'est simple, c'est juste un problème de réforme de la fiscalité, celle qu'on attend en France depuis des dizaines et des dizaines d'années et dont tous les gouvernements sont incapables de la mettre en oeuvre.
Il est vrai que quand les affaires marchent bien, le système en place crache beaucoup beaucoup d'argent pour nos gouvernements, mais quand elles ne marchent pas - et cela maintenant depuis presque 6 ans en terme de croissance- les caisses sont vides et archi vides.
Pourtant c'est quand ça va mal qu'il faudrait réformer non ?
... les problèmes compliqués, les gouvernements successifs (et les autres pays aussi) les aurait cueillies depuis longtemps !
On pourrait, entre autres, à propos du problème posé, parler aussi du progrès de la médecine et de la thérapeutique, de leur coût, de la prolongation de la durée de la vie en bonne santé et puis aussi du caractère illimité du besoin de santé et de bien être à assumer avec des moyens limités. Ca enrichit le débat par-delà la responsabilisation du citoyen - qui soit dit en passant est davantage prise en compte ces dernières années- et le développement de la prévention dont on peut attendre davantage à juste titre.
Si la protection sociale résiste à la privatisation et aux vélléités libérales de l'Europe, on sait tous pourquoi et ... heureusement ! C'est pourquoi oui, la solution ne peut être que collective, mais extrèmement complexe !
On pourrait, entre autres, à propos du problème posé, parler aussi du progrès de la médecine et de la thérapeutique, de leur coût, de la prolongation de la durée de la vie en bonne santé et puis aussi du caractère illimité du besoin de santé et de bien être à assumer avec des moyens limités. Ca enrichit le débat par-delà la responsabilisation du citoyen - qui soit dit en passant est davantage prise en compte ces dernières années- et le développement de la prévention dont on peut attendre davantage à juste titre.
Si la protection sociale résiste à la privatisation et aux vélléités libérales de l'Europe, on sait tous pourquoi et ... heureusement ! C'est pourquoi oui, la solution ne peut être que collective, mais extrèmement complexe !
rapide, économique, et naturelle: on arrête tout, plus de Sécu, plus de médecins... on laisse faire la Sélection Naturelle, Dame Nature, Dieu, ou ce que vous voulez.... Les plus aptes survivront, les autres, bah tant pis pour leur gueule. Sur ce, je vous dis donc adieu, je m'en vais mourir dans mon coin, pour ne plus creuser un peu plus le grouffre de la Sécu.
De toute façon, - - - - - - - - - - > je sors
PS: désolée pour mon mauvais esprit, R&A....
De toute façon, - - - - - - - - - - > je sors

PS: désolée pour mon mauvais esprit, R&A....
merci, les filles.
deux questions qui dérangent cependant;
la sécu doit elle être forcément budgétairement équilibrée ou est ce un droit du cytoyen?
Notre socièté, et particulièrement l'industrie pharmaceutique rendent de plus en plus les malades stables, mais non guéris....c'est autrement plus rentable de soigner un sidaique ou un diabétique avec des médicaments qui le stabilisent que de faire des vrais recherches pour les guérir....le plan alzheimer lancé par notre président adoré confirme cette tendance qui plombe tous les systèmes de santé occidentaux, alors que dans les pays pauvres, la recherche est axé sur la guérison et pas la rentabilité....vous avez dit croissance et profit?
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la sécu doit elle être forcément budgétairement équilibrée ou est ce un droit du cytoyen?
Notre socièté, et particulièrement l'industrie pharmaceutique rendent de plus en plus les malades stables, mais non guéris....c'est autrement plus rentable de soigner un sidaique ou un diabétique avec des médicaments qui le stabilisent que de faire des vrais recherches pour les guérir....le plan alzheimer lancé par notre président adoré confirme cette tendance qui plombe tous les systèmes de santé occidentaux, alors que dans les pays pauvres, la recherche est axé sur la guérison et pas la rentabilité....vous avez dit croissance et profit?
Rire et aimer , merci pour ce com , dense et interressant ...
Je repasserai le relire ............
Je repasserai le relire ............
Il faut commencer par la plus criante:
Tous les dispositifs de prétendue "redistribution", en France, font le contraire de ce qu'ils prétendent : la Sécurité sociale, mais aussi les impôts (tout le monde en paie, TVA, taxes sur l'essence...), les caisses de retraite, les fonds de formation, les allocations familiales, j'en oublie sans doute, tous, au lieu prendre un peu aux riches pour redistribuer aux pauvres, TOUS PIQUENT LES SOUS DES PAUVRES POUR AMÉLIORER LA VIE DES PLUS RICHES, c'est con, mais c'est comme ça...
avec la sécu, si t'es riche, tu vas, au cours de ta vie, récupérer largement ta "mise" — tes cotisations — en prestations diverses et durables...
Si t'es pauvre, tu te fais moins soigner (les franchises vont rien arranger), tu vis moins longtemps (la pauvreté et le travail de merde, ça esquinte), et à l'arrivée tu coûtes moins cher que l'ensemble de tes cotisations : tu as été solidaire du riche, tu l'as subventionné, tu l'as aidé, peuchère...
Pourquoi changer un système qui sert les intérêts des puissants en faisant croire aux dominés qu'il est en leur faveur ?
Comme en plus (comme si ça ne pompait pas assez) on peut le mettre en déficit et leur en pomper encore un peu plus (RDS), et en plus les culpabiliser, et en plus leur fourguer du "devoir de santé"...
ah pourquoi s'en priver ?
Tous les dispositifs de prétendue "redistribution", en France, font le contraire de ce qu'ils prétendent : la Sécurité sociale, mais aussi les impôts (tout le monde en paie, TVA, taxes sur l'essence...), les caisses de retraite, les fonds de formation, les allocations familiales, j'en oublie sans doute, tous, au lieu prendre un peu aux riches pour redistribuer aux pauvres, TOUS PIQUENT LES SOUS DES PAUVRES POUR AMÉLIORER LA VIE DES PLUS RICHES, c'est con, mais c'est comme ça...
avec la sécu, si t'es riche, tu vas, au cours de ta vie, récupérer largement ta "mise" — tes cotisations — en prestations diverses et durables...
Si t'es pauvre, tu te fais moins soigner (les franchises vont rien arranger), tu vis moins longtemps (la pauvreté et le travail de merde, ça esquinte), et à l'arrivée tu coûtes moins cher que l'ensemble de tes cotisations : tu as été solidaire du riche, tu l'as subventionné, tu l'as aidé, peuchère...
Pourquoi changer un système qui sert les intérêts des puissants en faisant croire aux dominés qu'il est en leur faveur ?
Comme en plus (comme si ça ne pompait pas assez) on peut le mettre en déficit et leur en pomper encore un peu plus (RDS), et en plus les culpabiliser, et en plus leur fourguer du "devoir de santé"...
ah pourquoi s'en priver ?
11/05/08 à 12h05

11/05/08 à 12h04
longtemps bénéficiaires de milliards d'éxonérations ?

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Rire et aimer
publié le 11 mai 08