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L'enfer des paradis artificiels
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catégorie : critique ou information sur l'oeuvre ou l'artiste
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Baudelaire avait déjà beaucoup écrit à ce sujet mais en vers ou dans une prose poétique...

Burroughs va plus loin et nous décrit son périple dantesque et infernal avec un prosaïsme des plus purs et des plus crus...

Dès les premières pages, le lecteur sait que tout est vrai, réel, qu'il va être confronté à l'indescriptible et pourtant Burroughs parvient à nous entraîner avec lui, sans peine, il nous tire à lui, nous enveloppe dans sa toile...

La déchéance, le manque, la douleur, la pulsion de mort, le dégôût de soi-même, les détails d'un réalisme à couper le souffle... tout y est.

Plus qu'un témoignage, plus qu'une autobiographie : "Le festin nu" devient un vertige, une tentation vers l'autre, vers celui en qui on peut se reconnaître ou celui qu'on voudrait aider...

A lire, mais il faut avoir le coeur bien accroché...

Soit on aime tout de suite, soit on le rejette : c'est toujours pareil avec Burroughs...

Alors laissez-vous tenter...
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Voici les 4 dernières réactions à ce commentaire
 Date
Titre (cliquez pour lire)
Rédacteur
 20/04/07 à 10h11
ellapol
allez faisons un effort...
même si j'aime bien les papiers peints de Michaux (je suis très papiers peints en ce moment)
 20/04/07 à 07h54
oxymores

tant pis pour l'entourage ... qui lui ne s'évade pas.
 20/04/07 à 02h23
free experiences, free love, free drugs...
chacun son moyen pour s'évader, burroughs un adepte des opiacés qui l'ont emmené loin, de sf à tanger, de paris à nyc
d'expériences sublimes à la chute fatale du corps et de l'âme dans les limbes de la dépendance
 20/04/07 à 01h15
Souvarine
pour ces précieux conseils de lecture.