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D'après une nouvelle de karen blixen
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Une cuisinière parisienne arrive au Danemark à la fin du XIX°s. Elle est recommandée par lettre aux filles du pasteur du village. Epouvantée par
l'austérité des lieux (village de pêcheurs plongé dans la brume, le vent, la pluie, la neige ; discrétion des habitants aux rapports extrêmement
distants ; caractère insipide de la nourriture, se réduisant à une boullie blanchâtre...), elle décide d'y mettre un peu de joie grâce à ses talents
professionnels.

Un événement vient l'aider dans son projet : elle gagne une somme importante à la loterie et décide de consacrer toute cette somme à la
préparation d'un banquet tel que les gens du village n'ont jamais osé en imaginer. Elle fait venir de France les mets et les vins les plus extraordinaires sous le regard médusé des autres, choqués par l'énormité de la dépense pour le plaisir des sens et n'y voyant qu'une manifestation
diabolique.

Le jour du banquet, tous viennent quand même, curieux et inquiets à la fois. A la lueur des chandeliers, nous suivons avec la même fascination qu'un enfant la préparation et la dégustation solennelle du festin voué uniquement au plaisir des sens. C'est la révolution : ce plaisir se révèle à eux et les langues ne tardent pas à se délier ; on mange, on boit, on parle, on chante jusqu'à une heure tardive de la nuit. Des déclarations d'amour retenues pendant des décennies sont libérées ; de vieux ressentiments disparaissent enfin. Rien ne sera plus comme avant.

L'intérêt principal du film est de faire l'éloge de la matière et des sens. Des gens dont la culture repose sur un repas qui n'est que symbolique
découvrent autre chose et ont a même l'impression que c'est là une anti-eucharistie, dans la mesure où le festin est marqué par la solennité et
provoque une véritable révolution mentale au profit d'un matérialisme qui n'a ici rien de grossier.

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Voici les 19 dernières réactions à ce commentaire
 Date
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Rédacteur
 06/08/07 à 15h34
folleavoine
une soirée "festin de Babette", avec film et dégustation?

mais c'est pas trop estival, comme programme, on va attendre un peu, non?
 06/08/07 à 14h51
 06/08/07 à 14h24
folleavoine
...ce que j'imaginais. Mais décidément, pour le feuilletage, en plus de l'erreur du film (je suis donc la seule à l'avoir remarquée?), il y a des faiblesses techniques dans la recette
en particulier : on ne laisse JAMAIS refroidir un feuilletage, on le travaille à chaud à la minute, car le réchauffage imprègne de beurre les fines lamelle de pâte, qui ne sont plus aussi friables et légères... quel gâchis! On n'est pas à la cantine merde quoi!

 06/08/07 à 13h25
je n'avais pas perçu la nuance
 06/08/07 à 13h20
Chouf:

http://nezumi.dumousseau.free.fr/img6/cailles.htm

Faisable, non? Si tu t'y colles, banquet. On n'a cas ouvrir une souscription...
 06/08/07 à 12h37
PaulTergeist
change de pote.
 06/08/07 à 11h47
loin de moi l'idée saugrenue de me moquer, mais ce que tu dis me fais penser à un pote qui appelle ces films là des bouldhum.

des films Bouleversants d'Humanité.

C'est pas faux.
y en a des biens aussi, faux pas croire, hein.
 06/08/07 à 09h49
vérodeparis
c est pourquoi j ai ecrit "ne sont pas D ABORD mis en scene ..."

sa sensualité traverse la rigueur et l'hostilité du milieu puritain... on ne se refait pas... sourire...
 06/08/07 à 09h42
vérodeparis
c est de voir la superbe Stephane Audran dans un rôle où ne sont pas d'abord mis en scène sa beauté et son sex appeal.
ils auraient pu prendre qqn d'autre: ça la fout bien !!!!
je t'assure!
 06/08/07 à 09h14
folleavoine
ben non...
mais c'est une erreur qui vaut pour tous les types de bouchées garnies à base de pâte feuilletée...

et sur les feuilletages, je suis pas trop mauvaise
 06/08/07 à 09h07
dis-moi pas que tu sais les faire, les cailles en sarcophage! (Remarque, manger du Sarko, c'est moyen comme horizon) mais tout de même, si tu sais, viens les faire ici!
 06/08/07 à 08h49
déjà dans les biches, hein, avec Marie France Pisier... C'était qqchose, gasp.
 06/08/07 à 08h41
Tout comme Out of Africa, Le festin de Babette est une excellente adaptation des écrits de Karen Blixen. Et l'interprétation de Stephane Audran (quelle femme !) est à elle seule succulente !
 06/08/07 à 07h21
folleavoine
mais avec tout de même une impardonnable erreur dans la confection de ces fameuses cailles en sarcophage !!!!!
 06/08/07 à 06h44
PaulTergeist
les cailles en sarcophage du "Café Anglais".
 06/08/07 à 04h54
vidépleins
Ce qui m'ai resté, c'est qu'à travers la nourriture c'est elle même qui se donne; et elle donne le meilleur .
Non, c'est au contraire trés eucharistique,le don d'elle même rétablit l'unité sociale, ouvre les coeurs, et les esprits .Reconstitution d'une communauté divisée,à l'esprit mesquin .Pourquoi les sens seraient ils exclus ?

Elle symbolise une spiritualité incarnée .