Elle y va methodiquement. Connectee aux sensations de ses doigts, elle palpe le paquet et fait glisser les cartes les unes apres les autres. Elle en a pris une, puis une autre, puis une autre encore. Il y a en quatre en tout. Elle les retourne.
Il les prend a son tour. Ne s'en empare pas. Les fait glisser sur la table en bois et les positionne. Un losange. En haut il y a le Fou, a droite la Maison-Dieu, a gauche la Mort, en bas le Monde.
Elle se retourne vers la serveuse qui lui demande ce qu'elle commande. C'est une sensation etrange, le depart pour un tel voyage, attablee dans un bar du fond du 11eme arrondissement a Paris, au milieu des bobos et des prolos, entre deux verres de vin et des assiettes de charcuterie. Rien ne manque pourtant: la curiosite, la peur de laisser des choses derriere soi et la sensation de se perdre un peu, l'envie d'en savoir plus, le hasard des rencontres, et le sentiment d'un depassement vers autre chose, mais quoi ???...
Il commence a dialoguer a propos des cartes avec elle, ouvrir le jeu des hypotheses, et les possibilites de certitudes. Et c'est deja un choc. Il y a bien longtemps que cela ne lui etait pas arrive. Avec les inconnus qu'elle avait rencontre, elle avait du jouer souvent les miroirs de conte de fees “dis moi, dis moi que je suis touchant et desirable” ou les marraines bienveillantes et polies “la vie est trop dure, oui je sais”... et c'etait comme si le tirage des cartes truque d'avance etait a jamais identique, definitif et sans ouvertures: le bateleur, l'amoureux, le pendu, le chariot. Pas de carte qui la concerne.
Rien de commun avec celui-ci. Les choses evoluent au fur et a mesure que les cartes s'articulent les unes aux autres, le passe rejoint le present, les choses qu'elle savait enfouies remontent. On ne parle pas d'avenir, mais on partage la jubilation de vivre le present, la difficulte et de l'envie de trouver les lignes directrices encore secretes des destinees, un sens a la condition humaine, et voila que la nuit avance encore et toujours...
A tant parler il semble qu'ils se sont deja touches, meme si ils se voient pour la premiere fois.
La serveuse ne se souvient pas si ils ont fini par partir ou pas. Ils ont du s'evanouir dans l'air quand l'aube est arrivee. Elle ne les a jamais revus.
variations autour du spectacle "les 120 voyages du fou", dont le texte est disponible aux Editions Theatrales:
http://www.orpheon-theatre.org/compagnie/tournees/voyagefou.html
Il les prend a son tour. Ne s'en empare pas. Les fait glisser sur la table en bois et les positionne. Un losange. En haut il y a le Fou, a droite la Maison-Dieu, a gauche la Mort, en bas le Monde.
Elle se retourne vers la serveuse qui lui demande ce qu'elle commande. C'est une sensation etrange, le depart pour un tel voyage, attablee dans un bar du fond du 11eme arrondissement a Paris, au milieu des bobos et des prolos, entre deux verres de vin et des assiettes de charcuterie. Rien ne manque pourtant: la curiosite, la peur de laisser des choses derriere soi et la sensation de se perdre un peu, l'envie d'en savoir plus, le hasard des rencontres, et le sentiment d'un depassement vers autre chose, mais quoi ???...
Il commence a dialoguer a propos des cartes avec elle, ouvrir le jeu des hypotheses, et les possibilites de certitudes. Et c'est deja un choc. Il y a bien longtemps que cela ne lui etait pas arrive. Avec les inconnus qu'elle avait rencontre, elle avait du jouer souvent les miroirs de conte de fees “dis moi, dis moi que je suis touchant et desirable” ou les marraines bienveillantes et polies “la vie est trop dure, oui je sais”... et c'etait comme si le tirage des cartes truque d'avance etait a jamais identique, definitif et sans ouvertures: le bateleur, l'amoureux, le pendu, le chariot. Pas de carte qui la concerne.
Rien de commun avec celui-ci. Les choses evoluent au fur et a mesure que les cartes s'articulent les unes aux autres, le passe rejoint le present, les choses qu'elle savait enfouies remontent. On ne parle pas d'avenir, mais on partage la jubilation de vivre le present, la difficulte et de l'envie de trouver les lignes directrices encore secretes des destinees, un sens a la condition humaine, et voila que la nuit avance encore et toujours...
A tant parler il semble qu'ils se sont deja touches, meme si ils se voient pour la premiere fois.
La serveuse ne se souvient pas si ils ont fini par partir ou pas. Ils ont du s'evanouir dans l'air quand l'aube est arrivee. Elle ne les a jamais revus.
variations autour du spectacle "les 120 voyages du fou", dont le texte est disponible aux Editions Theatrales:
http://www.orpheon-theatre.org/compagnie/tournees/voyagefou.html
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L'Arcane XVII (l'Etoile) est ma préférée. 
Et surtout ne pas craindre l'Arcane sans nom (La Mort), qui représente la métamorphose et n'est pas une lame négative comme beaucoup le pensent.
Et surtout ne pas craindre l'Arcane sans nom (La Mort), qui représente la métamorphose et n'est pas une lame négative comme beaucoup le pensent.
03/07/08 à 09h13
qu'y a t-il en dessous d'une carte ?
une image rien qu'une image
c''est l'interprétation qui fait tout
ton dessous des cartes m'amène à cette citation que je trouve belle et vraie
"Il n'y a rien de plus beau qu'une clef, tant qu'on ne sait pas ce qu'elle ouvre".
une image rien qu'une image
c''est l'interprétation qui fait tout
ton dessous des cartes m'amène à cette citation que je trouve belle et vraie
"Il n'y a rien de plus beau qu'une clef, tant qu'on ne sait pas ce qu'elle ouvre".
02/07/08 à 22h30
Finalement c'est nous qui avons les cartes en mains,les bonnes comme les mauvaises..
le dessous des cartes.
nous glissons sur l'échine du temps...
l'énoncé de multiples perspectives entre deux protagonistes (acteurs bien sûr).
la bonne carte..celle de l'espoir..qui mettra un terme à cette nuit
qui avance encore et toujours..
la destinée est entre nos mains..
qui avance encore et toujours..
la destinée est entre nos mains..


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matematica
publié le 2 juillet 08