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Dans mes yeux, des lueurs, semblent phares, je sors.
Poudré, en redingote et sans bruit, au hasard.
A l’affût de chagrins, à calmer et musard,
«Miaou, miaou !» - dispenser, mes trésors.
Mon ventre est l’oreiller où s’écoulent, ruisseaux,
Les flots impétueux charriant les cœurs lourds,
Infinies, les tendresses, mes pattes velours,
Bras de fleuve, refuge, ombre des arbrisseaux.
Debout, je suis lion, le tigre, un suricate.
Je suis un livre ouvert, aux pages délicates
Ou sage bonze, assis, qu’un souffle contrarie.
Je saute, bondis, vole, ondule, je suis chat.
Silencieux rôdeur, j’oppose et je marie :
Fauve... jungle - serpent... de l’aiguille, le chas.
«Et je salue en toi, calme penseur, deux exquises vertus : scepticisme et douceur.» - Jules Lemaître

Poudré, en redingote et sans bruit, au hasard.
A l’affût de chagrins, à calmer et musard,
«Miaou, miaou !» - dispenser, mes trésors.
Mon ventre est l’oreiller où s’écoulent, ruisseaux,
Les flots impétueux charriant les cœurs lourds,
Infinies, les tendresses, mes pattes velours,
Bras de fleuve, refuge, ombre des arbrisseaux.
Debout, je suis lion, le tigre, un suricate.
Je suis un livre ouvert, aux pages délicates
Ou sage bonze, assis, qu’un souffle contrarie.
Je saute, bondis, vole, ondule, je suis chat.
Silencieux rôdeur, j’oppose et je marie :
Fauve... jungle - serpent... de l’aiguille, le chas.
«Et je salue en toi, calme penseur, deux exquises vertus : scepticisme et douceur.» - Jules Lemaître

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Merci à vous...
C'est très beau!
"J'ai étudié de nombreux philosophes et plusieurs chats. La sagesse des chats est infiniment supérieure" - Hippolyte Taine (celle là je l'adore !)


http://minilien.fr/a0mntu
Le duo des chats - Giacchino Rossini par Elisabeth Schwarzkopf et Victoria de Los Angeles lors d'un récital en 1969.

Le duo des chats - Giacchino Rossini par Elisabeth Schwarzkopf et Victoria de Los Angeles lors d'un récital en 1969.

Oui, ami et amoureux fou... j'ai encore taillé une bavette tout à l'heure dans la rue avec un jeune persan colourpoint qui se promenait devant sa maison.


Allez ! encore une, mais, plus sombre :
"Je sais les froids hivers à regret endormis
Et l’assaut lancinant et musard des printemps
Les routes que l’on prend et nos pas hésitants
Les ajoncs couchés, las, sous le vent qui frémit.
Dans les poches les mains froissées que l’on protége
Quand se noient les soleils étranglés d’amertume
Dans les flaques, le sang et le gris du bitume
Et toi sais-tu encore enfant les sortilèges ?
Le poids des souvenirs et le destin têtu,
Les rêves enfouis et les souffles éteints,
La longue et sombre plainte et l’ombre des matins.
Au cœur dorment les mots blessés - dis le sais-tu ?"
Impromptu.

"Je sais les froids hivers à regret endormis
Et l’assaut lancinant et musard des printemps
Les routes que l’on prend et nos pas hésitants
Les ajoncs couchés, las, sous le vent qui frémit.
Dans les poches les mains froissées que l’on protége
Quand se noient les soleils étranglés d’amertume
Dans les flaques, le sang et le gris du bitume
Et toi sais-tu encore enfant les sortilèges ?
Le poids des souvenirs et le destin têtu,
Les rêves enfouis et les souffles éteints,
La longue et sombre plainte et l’ombre des matins.
Au cœur dorment les mots blessés - dis le sais-tu ?"
Impromptu.

tant pis si ce n'est pas une découverte
BAUDELAIRE :"le Chat"
Dans ma cervelle se promène
Ainsi qu'en son appartement,
Un beau chat, fort, doux et charmant.
Quand il miaule, on l'entend à peine,
Tant son timbre est tendre et discret ;
Mais que sa voix s'apaise ou gronde,
Elle est toujours riche et profonde.
C'est là son charme et son secret.
Cette voix, qui perle et qui filtre
Dans mon fonds le plus ténébreux,
Me remplit comme un vers nombreux
Et me réjouit comme un philtre.
Elle endort les plus cruels maux
Et contient toutes les extases ;
Pour dire les plus longues phrases,
Elle n'a pas besoin de mots.
Non, il n'est pas d'archet qui morde
Sur mon coeur, parfait instrument,
Et fasse plus royalement
Chanter sa plus vibrante corde,
Que ta voix, chat mystérieux,
Chat séraphique, chat étrange,
En qui tout est, comme en un ange,
Aussi subtil qu'harmonieux !"

BAUDELAIRE :"le Chat"
Dans ma cervelle se promène
Ainsi qu'en son appartement,
Un beau chat, fort, doux et charmant.
Quand il miaule, on l'entend à peine,
Tant son timbre est tendre et discret ;
Mais que sa voix s'apaise ou gronde,
Elle est toujours riche et profonde.
C'est là son charme et son secret.
Cette voix, qui perle et qui filtre
Dans mon fonds le plus ténébreux,
Me remplit comme un vers nombreux
Et me réjouit comme un philtre.
Elle endort les plus cruels maux
Et contient toutes les extases ;
Pour dire les plus longues phrases,
Elle n'a pas besoin de mots.
Non, il n'est pas d'archet qui morde
Sur mon coeur, parfait instrument,
Et fasse plus royalement
Chanter sa plus vibrante corde,
Que ta voix, chat mystérieux,
Chat séraphique, chat étrange,
En qui tout est, comme en un ange,
Aussi subtil qu'harmonieux !"

Oh...j'aperçois un chat sur la photo, ami des chats
miaou

miaou
Je me délecte...

http://minilien.fr/a0mo5k
La fugue dite "du chat", K 30- Domenico Scarlatti (1729)
Une histoire raconte que cette fugue fut composée par le chat du célèbre compositeur italien.
La réalité est un peu différente, mais, tout aussi belle : le chat de Scarlatti avait la manie de courir sur la touche du clavecin et un jour que Domenico était présent, il fit entendre une successions de notes qui l'inspirèrent... ce dernier s'empressa de s'emparer d'une partition, en voici le résultat.

La fugue dite "du chat", K 30- Domenico Scarlatti (1729)
Une histoire raconte que cette fugue fut composée par le chat du célèbre compositeur italien.
La réalité est un peu différente, mais, tout aussi belle : le chat de Scarlatti avait la manie de courir sur la touche du clavecin et un jour que Domenico était présent, il fit entendre une successions de notes qui l'inspirèrent... ce dernier s'empressa de s'emparer d'une partition, en voici le résultat.

Peut-être lui plaira-t-il !


le chat magnifié !
*****
*****
C'est Jules Félix qui va se régaler ( même sans croquettes...) !




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The Dreamer
publié le 3 février 12