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Auroville.
 Auroville.
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catégorie : politique / social
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J'ai toujours été fascinée par les utopies, plus particulièrement par celles qui ont trouvé un semblant de réalisation dans ce monde- ci.
Un semblant, forcément, puisque comme chacun sait u- topie signifie nulle part, sans lieu.

La bande dessinée citée en exergue illustre le rêve d'une fille d'industriel du Nord, pauvre chose rêveuse et sans force, qui fait construire une cité idéale pour les ouvriers de son père.

Protégée du froid et des tourments du monde extérieur (du monde réel ?) par un dôme de verre, cette cité n'est que fêtes, manèges, cotillons et pommes d'amour.
Pourtant l'enfant des corons, perpétuellement déguisé en bouffon, s'y ennuie.
Il finira par s'en échapper avec un ami.

Auroville ressemble beaucoup à cette cité idéale.
Elle ne repose pas sous un dôme, mais en Inde, à quelques kilomètres de Pondichéry.
On y entre sur visa indien, on en sort sans encombre.

Créée en 1968 par des utopistes pionniers issus de plus de cent pays, dont des indiens, elle est depuis l'origine subventionnée par l'UNESCO.
Sa créatrice, "Mirra Alfassa (Mirra Richard), plus connue sous le nom de La Mère, compagne spirituelle de Sri Aurobindo, penseur indien de l’homme nouveau" (Wikipedia) a édicté ses principes : son but est d'apprendre aux humains à vivre ensemble sans injustices ni violence.

Auroville fonctionne depuis 40 ans, sans gouvernement ni conflits majeurs.

Elle compte environ 2000 habitants, issus de 33 nationalités différentes, mais est prévue pour 50 000 "résidents".

On peut y passer un mois, ou décider de devenir aurovillien après une période probatoire de 2 ans.

Auroville développe depuis sa création une recherche de pointe et des technologies innovantes dans le domaine des énergies renouvelables (cuisine solaire, véhicules électriques, traitement de l'eau, etc.) qu'elle exporte aux villages alentours et même en Afrique.

Elle est informatisée et ouverte sur le monde.

On y vit grâce à ses fonds propres, importés, ou grâce à un pécule distribué par la communauté. Le logement, la santé, l'éducation y sont gratuits, on y produit des végétaux et de l'artisanat. Des entreprises classiques y ont été établies.

Le principe d'Auroville est d'améliorer l'homme et la société.

Les pionniers des années 60 ont défriché, planté, bâti, amené l'eau, et leurs familles vivent toujours là.

A l'heure où tant d'entre nous se heurtent sans solution à l'absurdité des sociétés capitalistes, théocratiques ou tribales, Auroville semble trop belle pour être vraie.
Bien sûr, tout n'y est pas rose : l'appât du gain y a provoqué la délocalisation d'une prospère société d'assemblage informatique, tous les résidents n'y sont pas égaux, les villas côtoient les huttes de terre.
Les gros travaux sont souvent effectués par les Tamouls.
Des échanges commerciaux avec le monde extérieur y sont indispensables.
Mais chaque aurovillien a pour but de se développer personnellement et de se rendre utile à la communauté.

En son centre se dresse un dôme doré à la feuille, pôle spirituel du lieu, pourtant réputé athée.
L'homme a-t-il à ce point besoin d'un temple, d'un mystère à contempler ?
Ce lieu, le matrimandir, est censé permettre la méditation individuelle.
Nulle cérémonie, nulle célébration collective.
Un repère spirituel dans le paysage.

Un grand banian poussait sur ce plateau aride bien avant la création de la ville, aujourd'hui il est un lieu de rassemblement, un peu comme le baobab dans les villages d'Afrique.

Un vaste amphithéâtre aux lignes douces reçoit les spectacles et créations culturelles.
On y pratique de nombreux sports et arts.

Aimerais- je y vivre ?
Je ne sais pas.
Spontanément, non.
Mais n'est- ce pas pour de mauvaises raisons ?
La peur de ne pas être à la hauteur, de ne pas avoir assez de courage pour lutter contre mes petitesses ?
La peur de me couper d'un monde quotidien auquel je trouve pourtant bien peu de sens ?
La peur d'une dérive sectaire ?
Qui veut faire l'ange fait la bête, est- ce définitif ?
Pourquoi ne pas essayer au moins de "faire l'homme" ?

Non, je suis désespérément indépendante, individualiste, égoïste sans doute, et pas assez aventureuse. J'aime trop mes repères, même s'ils sont aussi source de frustration et d'angoisse.
Je tiens trop à ma liberté de penser, d'agir, même si je pense mal et vis mal !

Mon fils, plein de bon sens, me demande, goguenard : "et si on se conduit mal, ils vous emmènent la nuit dans la forêt et ils font un grand sacrifice ? Ils font des ronds de feu et ils dansent ?"

Non, on leur demande juste de quitter la ville. mais tu mets le doigt sur ce qui me gêne, poussin : doit- on demander à l'homme d'être parfait ?

Auroville en tout cas a le mérite d'exister, comme le rêve de pierre, de terre et de soleil de quelques visionnaires.
Et je continuerai, de loin, à la regarder vivre.

Le lien : http://www.auroville.org/



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 12/01/09 à 06h32
clownblanc
j'aurai appris quelque chose... et j'ai diablement envie d'aller visiter l'endroit, pour une fois autrement que virtuellement! Y as-tu été?
 10/01/09 à 21h55
profilperdu
 10/01/09 à 19h21
"habiter autrement"... j'adore ce site !
 10/01/09 à 19h17
et tous les commentaires riches de chacun...
J'ai vu le doc sur la chaine parlementaire il y a peu justement. Je repensais alors à une personne que j'ai connu et qui faisait partie des pionniers. Une française, arrivée là-bas, dans ce désert, elle s'est établie dans une sorte de cabane de fortune, et faisait chaque jour 2h de marche aller, 2h retour, pour amener de l'eau, arroser, arroser, et arroser encore. Les indiens ne comprenaient pas vraiment sa démarche, puisque justement ce sont eux qui avaient contribué à cette désertification, car ils arrachaient depuis trop longtemps sans prendre soin de replanter, de laisser les racines ou d'arroser. Elle devait leur expliquer de ne plus arracher comme ça, et surtout de ne rien couper ou arracher de ce qui poussait à nouveau. Elle était nourrie uniquement par ce que les habitants lui amenait. Un bol de riz, par jour, ou quelque chose comme ça. Elle est restée 4 années ainsi. Elle avait été interviewée à l'époque par "Geo"... Mais elle n'est pas restée ensuite. Elle a rejoint un autre lieu en Inde. En tout 14 années en Inde puis retour en France.
Voilà pour la petite histoire.
sinon, il me semble que ce village a le mérite d'exister, même si l'on peut pointer à juste titre toutes les imperfections, les erreurs ou les errances, cela reste quand même une expérience assez unique qui dure dans le temps. Le monde a besoin de cela, de ces expérience autres, parfois extrêmes, différentes en tout cas, qui nous questionnent, nous offrent un autre miroir de nous mêmes en tant qu'humanité.
Il y a un peu de nos rêves à tous dans ce lieu qui esquisse un chemin, montre une direction et montre aussi l'impasse, les erreurs à éviter. N'est-ce pas ainsi que nous avançons ?
Les utopies coupées du monde sont condamnables, sectaires, justement. Auroville a tenté un entre-deux risqué. Il y a des paumés ? ... oui... mais combien de paumés dans nos rues, dans nos villes ?...
Cela dit, je reste persuadée que l'évolution ne peut se faire qu'au coeur même du monde tel qu'il se présente, de nos vies telles qu'elles sont, de la société là où elle en est... avec cependant une indispensable ouverture, un lien à "autre chose" qui nous porte vers une vision nouvelle, évolutive, porteuse d'un grand Sens pour l'humanité.
 09/01/09 à 23h05
profilperdu
c'est un plaisir...
...belle contribution à ouvrir nos courts esprits ! Et moi, aurais-je la dose de culot d'essayer d'y vivre ? Et de même oser l'imaginer ? Au fait Profil, c'est moins bien sans ta photo...
 07/01/09 à 19h59
profilperdu
 07/01/09 à 15h08
qui avait enthousiasmé l'ado que j'étais ...
En novembre j'en ai vu un autre sur la chaîne parlementaire du temps où on pouvait encore enregistrer les émissions de la TNT sur l'ordi par l'intermédiaire de Wizzgo
Dans ce deuxième docu ils ont filmé les gens qui sont encore à Auroville 30 ans après ...
On y a vu les enfants de ces maintenant sexagénaires ... qui ont choisi de rester et de continuer à défricher la conscience dans le sens des pionniers
Une forêt a poussé là où il y a avait un vrai désert
Les constructions sont originales, il y a un magasin bio où tout le monde peut aller se servir selon ses besoins
Il y a une école primaire histoire de permettre aux ados d'avoir le niveau pour rejoindre des lycées en Inde ou ailleurs
C'est une expérience toujours en marche ...
 06/01/09 à 19h24
profilperdu
moi décervelée par la secte
m'enfin
 06/01/09 à 09h42
quand même la secte.
 06/01/09 à 09h39
d'accord avec vous, comme souvent
 06/01/09 à 09h37
j'ai pensé Dogville et Nicole Kidman. En lisant plus loin, j'ai aussi pensé à Sophia-Antipolis. Puis, je suis allée voir Auroville (en Inde) et passion de la traduction oblige, j'ai traduit sa charte :


Charte d’Auroville

1. Auroville n’appartient à personne en particulier.
Auroville appartient à l’humanité tout entière
Or, pour vivre à Auroville, il faut être le serviteur délibéré de la Conscience divine
2. Auroville est le lieu où l’on ne cesse d’apprendre, le temple du progrès et d’une jouvence éternelle
3. Auroville se veut être le pont entre le passé et l’avenir. Profiter des découvertes extérieures comme intérieures. Auroville aura l’audace de servir de tremplin à des réalisations futures.
4. Auroville est le site de recherches matérielles comme spirituelles pour une incarnation vivante d’une véritable unité humaine
 06/01/09 à 00h21
profilperdu
Le parfait gibier pour une secte !!
 06/01/09 à 00h20
les "bond dit chéri !" de tes parents ont donné naissance à une bien bel âme en tout cas
 06/01/09 à 00h13
Toi ? Rien à donner ? allez...tu donnes déjà tellement ici ! Comment peut-on te croire ?
En tout cas, moi, j'ai pas envie de te croire du tout ! Tu vis un moment de doute, tout le monde a vécu ça au moins une fois dans sa vie !...mais tu vas rebondir, j'en suis sure, et puis...je l'espère !
 06/01/09 à 00h08
profilperdu
mais j'ai l'impression de ne plus avoir grand- chose à donner.

catamalo : "Pondichery"... Quand mes parents étaient de jeunes amoureux pleins d'espoir, ils habitaient une petite pièce à Bondy en région parisienne, et mon père disait : "Bondy est si joli quand c'est Bondy- chéri". Leur Auroville à eux...
voilà c'est mots ; décevant, sectaire et marche comme une entreprise.
Pondichéry n'est pas loin.
Mais bon, le meilleur témoignage serait celui d'un résident
 05/01/09 à 23h33
il ne tient qu'à nous de semer de petits "auroville" partout où nous nous trouvons....l'utopie peut devenir réalité, même un court moment, même à seulement quelques-uns...il est des moments magiques où l'on a l'impression que tout est possible...

Il en faut des utopies, et des utopistes qui essaient, je n'ai aucun rejet,ni aucun mépris, au contraire...Vivent les laboratoires d'idées et de vie...

D'ailleurs dans mon parti(que nul n'ignore, je l'ai toujours clairement dit), il y a un courant, qui vit très bien, il s'appelle "Utopia", et sa motion a recueill presque 2% des suffrages des militants lors du congrès.
 05/01/09 à 20h10
profilperdu
Martina : pas trop fatiguée par tout ce sport ??
Belle année à toi !

Volt : ce sont des français qui ont construit les premiers bâtiments d'Auroville, et ils sont la communauté la plus nombreuse. Tradition de l'utopie avec Fourrier, Rabelais...
le "tout" judicieusement...Sinon, pourquoi pas mais je souscris néanmoins à l'avis de Lhomme-den-Face...
 05/01/09 à 14h35
Martina_
 05/01/09 à 14h35
Martina_
 05/01/09 à 14h34
Martina_
 05/01/09 à 14h34
Martina_
 05/01/09 à 14h34
Martina_
 05/01/09 à 14h34
Martina_
 05/01/09 à 14h33
Martina_
 05/01/09 à 09h47
 05/01/09 à 08h12
profilperdu
plusieurs reportages récents sur plusieurs chaînes de télé et de radio : pas de doute, nous sommes nombreux à chercher une "autre voie", idéaliste et réaliste à la fois.
Humaniste surtout.
Bonne journée, faisons vivre un peu d'utopie autour de nous
ces derniers temps, quelquechose dans l'air....besoin de solutions alternatives..
moi, qui ai envie d'aller en Inde du sud car je ne connais pas, j'espère pouvoir y faire un tour un jour peut-être...
merci pour ton comm qui m'a semblé très complet et en même temps synthétique et pour les réactions qu'il suscite
 04/01/09 à 22h08
de bons restes tant mieux (l'histoire de la forêt et des ces multiples essences me plait particulièrement)
comme ailleurs, pas coopératives par exemple ?
 04/01/09 à 21h59
etait un desert il y a 40 ans.
Non seulement c'est devenu un endroit vert dans lequel pousse -en effet- du bio,
mais en sup cette ville donne du travail au locaux (indiens).

En fait une utopie bien plus réaliste que le système capitaliste.....etc dans lequel nous vivons
 04/01/09 à 21h34
profilperdu
et en grande partie végétarien.
et, rien que cela, est un bien pour l'humanité car il y a une sélection biologique qui se fait et pourvu que cela dure encore longtemps ainsi...
 04/01/09 à 21h22
profilperdu
le progrès intérieur, spirituel, des habitants, et ça, qui peut le mesurer ??
 04/01/09 à 21h20
je ne connaissais pas du tout cette ville

ce qui me plait c'est qu'il y a des gens qui aient cru et qui croient encore à ce concept utopie même s'il semble difficile à réaliser comme le montrent les différents liens
cette bonne volonté initiale me plait oui
pour le reste , je me dis qu'il y aura peut-être de beaux restes
 04/01/09 à 21h06
C'est une utopie qui dure depuis 40 ans sans trop de casse humanitaire
Elle doit quand même être suffisamment ancrée dans la réalité.
 04/01/09 à 20h55
profilperdu
brésilienne, une autre en Mauritanie... J'explore !

Bonne soirée Lethi
 04/01/09 à 20h53
je ne connaissais pas, j'irai y faire un tour...
 04/01/09 à 20h50
profilperdu
un site intéressant :

http://www.habiter-autrement.org/
leur façon, ils ondulent, montent, descendent, réfléchissent, s'abêtissent, wait and see
 04/01/09 à 20h42
profilperdu
ailleurs, il n'y pas de hiérarchie mais il y a de l'inégalité, assumée et acceptée par les gens qui y font du bénévolat pour le bien de l'humanité, why not ? et si cela n'existe plus dans dix ans, ce n'est pas grave... sauf peut-être qui en tirent des bénéfices... cherchez l'erreur.
 04/01/09 à 20h27
profilperdu
mais la réalité résiste !!
 04/01/09 à 20h26
Serenity
cela ne m'étonne pas. En y faisant entrer le loup dans la bergerie (les entreprises extérieures) il ne pouvait en être autrement.

Mais, comme tu le soulignes si l'on y retrouve les mêmes disparités de position sociale qu'à l'extérieur, je ne saisis pas bien la finalité.

L'oeuvre de la compagne de Sri Aurobindo (grand penseur indien s'il en ait) aurait-elle été pervertie ?

****
 04/01/09 à 20h26
profilperdu
 04/01/09 à 20h13
profilperdu
 04/01/09 à 20h13
profilperdu
les chants de la Commune, et les chansons "contre" de Marc Ogeret....ça fait 2 jours que je me les passe en boucle...et je chante également à gorge déployée....Y'en a qui sont complètement mélos...et d'autres, ma foi, toujours d'actualité...."ils" y avaient cru...eux aussi....
Mais la fantaisie, y'a rien de mieux!
 04/01/09 à 19h54
profilperdu
à faire ainsi cascader, cascader la vertu ?" , te rappelles- tu cet air d'Offenbach ?

Ce qui manque à Auroville ? La fantaisie, l'inconséquence ?
 04/01/09 à 19h32
profilperdu
et que les plus vertueux le soient... pour nous ?
Comme Croqui, j'ignorais...
Mais je m'aperçois que je te rejoignais dans tes conclusions Profil...Bof! sans importance, nous sommes des filles...perdues, non?!
 04/01/09 à 19h10
profilperdu
ni armée, ni tribunal à Auroville.
la ville peut demander à la police indienne d'intervenir.
 04/01/09 à 18h58
profilperdu
c'est le concept qui est intéressant, mais les difficultés auxquelles achoppe la concrétisation sont révélatrices des limites humaines...

Bernard : les Aurovilliens se projettent dans un progrès intérieur et sociétal sans définir ce qu'ils seront dans 10 ou 20 ans. En ce sens, ils s'inscrivent dans l'histoire.
Quant à la décadence, elle n'existe que s'il y a empire ?

Pola : je t'aime, surtout quand tu dis zut et flûte et XXXXX (censuré )

Lilila : le meilleur des mondes... mais avant tout tirer l'homme vers le meilleur de lui- même, oui, c'est le projet d'Auroville... et de tous les sages et humanistes !
 04/01/09 à 18h52
lilila
Merci pour ce comm joliment écrit, je ne connaissais pas du tout. Je ne sais pourquoi, ça me fait penser au Candide de Voltaire...

Pangloss disait quelquefois à Candide : Tous les événements sont enchaînés dans le meilleur des mondes possibles; car enfin si vous n’aviez pas été chassé d’un beau château à grands coups de pied dans le derrière pour l’amour de mademoiselle Cunégonde, si vous n’aviez pas été mis à l’inquisition, si vous n’aviez pas couru l’Amérique à pied, si vous n’aviez pas donné un bon coup d’épée au baron, si vous n’aviez pas perdu tous vos moutons du bon pays d’Eldorado, vous ne mangeriez pas ici des cédrats confits et des pistaches.
Cela est bien dit, répondit Candide, mais il faut « cultiver notre jardin. »
le spartacus de Koessler.

et si tous ceux qui critiquent les bougres de bonne volonté qui se regroupent pour oeuvrer à une société, même micro, se bougeaient le cul pour le changer, ce putain de monde, y'aurait peut être que des Auroville et ce serait pas plus mal, bordel !

je sors de "Louise Michel", je suis remontée comme une horloge encore plus que d'hab^^
 04/01/09 à 17h35
bernard59
...ou le guerrier qui sommeille en chacun de nous ne peut plus se défouler en critiquant le "système", puisqu'à Auroville, le système est parfait.

Auroville, ça me fait penser au concept de "fin de l'histoire" atteint par l'avènement du communisme: une des seules erreurs fondamentales que je trouve chez Marx...

Qui n'avance pas recule... et la fin de l'histoire d'Auroville, neserait-ce pas un prélude à la décadence?
 04/01/09 à 16h28
morgane17
j'en avais oublié le nom !
C'est un compte-rendu vraiment passionnant, je serais contente d'y revenir et de connaître des gens qui y sont allés, comme Lethi... ou qui connaissent quelqu'un qui...
 04/01/09 à 15h54
profilperdu
 04/01/09 à 15h18
bordurance
..si je me souviens bien il y avait aussi :
" on réfléchit et c'est pas triste "
Bises de loin
 04/01/09 à 15h09
profilperdu
 04/01/09 à 15h03
profilperdu
Mais concrètement, j'ai l'impression que seuls ceux qui ont le courage de la rupture chan gent réellement les choses, par exemple Mère Thérésa avec les chiffonniers du Caire, ou les humanitaires qui donnent des mois ou des années de leur vie pour construire au côté des plus pauvres, ou encore ceux qui oeuvrent au sein d'ATD Quart Monde.
Mais ce type d'action me semble relever d'une sorte de vocation quasi- religieuse, en tout cas d'un oubli de soi très rare.
Sinon, bien sûr, on n'est pas des bêtes, on sème quelques fleurs autour de soi, mais on ne change pas le système.
moi aussi j'aime bien mon coin
même s'il n'est pas parfait.

pour rebondir avec Olga et croqui citons cette chanson des fabulous Troba
dors : "ma ville est le plus beau park" dont voici 2 couplets choisis :

Une conscience planétaire
Se nourrit aussi d'ordinaire
Mieux comprendre les lointains
C'est d'abord creuser son terrain
Méfie-toi des utopies
Tu vois bien qui les manie
Ceux qui à la télé se targuent
D'universelles solutions
Mais qui dans leur propre park
Ont moins d'idées que Tartempion.

Le Paradis n'est pas l'ailleurs
Dont rêvent les voyageurs
Il n'est pas dans l'au-delà
Ni dans aucun autrefois
Le Paradis n'est pas demain
Mais aujourd'hui entre tes mains
Il est là ou tu mets la marque
De ta propre élévation
Là où tu construis ton park
Là où tu mènes ton action.
hum hum hum hum hum hum hum hum hum hum hum hum
m'apprends quelque chose. Je ne connaissais pas l'histoire d'Auroville et, spontanément, cette histoire d'une communauté désireuse de créer un espace social meilleur me laisse dubitatif. L'expérience, peut-être.
Il semblerait que tout ne soit pas si parfait là-bas et qu'Auroville glisse inexorablement vers la triste réalité de nos sociétés.
Aroma, fabricant d'enscens et "vitrine" d'Auroville a délocalisé sa production vers les quartiers pauvres de Pondichéry et lorgne désormais vers la Chine.

tout à fait d'accord avec Olga. A chacun de créer autour de soi son petit Auroville

http://www.place-publique.fr/article1304.html
y'en a ben ... nan, vous pouvez pas savoir.
grrrrr
-(
 04/01/09 à 14h14
on arrête tout et on recommence
 04/01/09 à 13h56
profilperdu
ou déjà ton témoignage sur Auroville.

Soit dit en passant : excellent le zapping de Canal ce midi... Une judicieuse et éclairante juxtaposition d'extraits... Qui donne sacrément envie de changer le monde !
 04/01/09 à 13h56
je questionne et je te rends compte
voyage en Inde profil...
 04/01/09 à 13h42
profilperdu
 04/01/09 à 13h41
profilperdu
En fait, Auroville c'est pcc
 04/01/09 à 13h37
enaparte
et en mieux....
100 % dac avec HDF
c'est de l'ordre de 150 euros par mois... l'échelle des valeurs n'est pas tout à fait la même là-bas et ici...
 04/01/09 à 13h30
je ne me suis pas sentie à l'aise lorsque j'y suis passée, peut-être parce que je n'ai fait que passer... mais je rejoins tout à fait Olga lorsqu'elle dit que tout se passe à l'intérieur de soi et que si, chacun de nous, à notre petite échelle d'humains, nous pouvions et voulions changer notre quotidien et nos relations avec l'autre, alors tout serait possible...
 04/01/09 à 13h25
profilperdu
portative, au quotidien, mais la bulle de rapports de pouvoir, d'argent, d'utilitarisme où nous vivons, impossible d'y échapper, ni même de la transformer ??
 04/01/09 à 13h22
profilperdu
je ne suis pas déçue

Milonga : mais tant de réserves, de critiques, de limites... Pourtant on a envie d'y croire !!

Pola : super ton témoignage, encore !

L'homme : tout à fait d'accord, mais la pression de ce quotidien déjà formaté est puissante... La bulle, nous sommes dedans !

Albi : super, ça leur fait des sous, mais ils sont critiqués pour avoir externalisé la production d'Auroville vers des salaires moins élevés !


 04/01/09 à 13h21
construire son Auroville au quotidien, là où on est,

dire à ses proches combien on les aime
tendre la main, ni pour prendre, ni pour donner, mais pour être en lien
parfois un sourire, ou même simplement un regard pourrait être un début
il y a des jours (là, c'est au métro ou au supermarché que je pense) où je me dis que le début de l'utopie d'une vie en société harmonieuse pourrait commencer par là
coucou
peut se passer de tout "décor" (c'est même souhaitable à mon avis). Cela dit, pourquoi pas ? Mais, dans l'ordre : une démarche PERSONNELLE et ensuite, éventuellement, un lieu dans cet esprit, s'il existe... Pour moi, la vie "ordinaire" est le terreau le plus fructifiant... je n'aime pas trop les bulles.
revenu il y a 15 jours : plein de bonnes choses oui, mais loin d'être idéale : bcp d'illuminés, de paumés, de gouroutisés. Besoin aussi d'arrivé fortuné : pour s'installer il faut justifier d'un minimum de 10000 euro en banque, et construire un projet....bcp de bonnes volontés aussi et de colectivisme, ça semble fonctionner pas si mal au final
 04/01/09 à 12h40
cette Auroville.

pas tant utopiste que cela ce projet qui 40 ans plus tard continue à bien fionctionner