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L'adoption - est-ce vraiment si simple ?
 L'adoption - est-ce vraiment si simple ?
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Lors de mon dernier commentaire "Les dangers de l'adoption" certaines réactions m'ont donné envie de m'exprimer sur ce sujet délicat qu'est l'adoption.

Tout d'abord, je voudrais précisier que je n'ai jamais été adopté au sens strict du terme, mais je l'ai été en quelque sorte.

Né de père inconnu et abandonné par ma mere, j'échouais apres 5 années de ballotage de gauche à droite, dans un foyer pour enfants dans un village situé en suisse et pas tres loin d'où j'habite actuellement.

Ce foyer n'avait rien d'un pensionnat de 50 voire même plus enfants.

Bien au contraire, il s'appellait le Nid et avait pour phisolophie d'offrir à des enfants défavorisés par la vie, une chance de connaître une VIE FAMILIALE.

Dans ce foyer, nous étions l5 enfants qui vivions avec le directeur, son épouse et leur 3 enfants.

Nous avons connu une enfance tout ce qu'il y a de plus normal, avec ses hauts et se bas.
Durant tout notre séjour, il nous a été offert tout ce qu'un enfant a besoin pour s'épanouir et nous avons pu vivre quantité de choses et de moments que bien des enfants vivant pourtant chez leurs parents ne peuvent ou ne pourront jamis vivre.

Et pourtant, malgré cet environnement favorable et qui avait tout pour me rendre heureux, je refusais par moments de vivre cette vie familiale qui m'était offerte. Je refusais d'apprendre parfois avec les autres. Je m'isolais même carrément. Je me révoltais parfois ouvertement contre l'autorité du directeur que pourtant j'aimais énormément.

En bref, je l'ai compris bien des années plus tard, en devenant père moi-même et en discutant énormément avec le directeur avec qui je suis toujours en contact 34 ans apres mon départ du foyer, j'étaits UN REVOLTE !!!!

Oui, comme l'héroine du livre au fond de moi, je n'acceptais pas "un fait accompli qui entache et entachera toute mon existence" !!


Car il ne faut pas se leurrer, malgré qu'agissant avec les meilleures intentions du monde et que ce geste soit dicté par l'amour, l'adoption restera pour l'enfant "un fait accompli" !

Beaucoup de personnes adoptent un enfant dans le but de lui offrir un foyer o`il se sentira aimé et où il pourra s'épanouir dans les meilleures conditions. Mais combien envisagent la possibilité que l'enfant adopté NE LES ADOPTERA PAS EUX ???

Et quand on sait que malgré les nombreuses recommandations, bien des parents adoptifs REFUSENT DE DIRE LA VERITE AUX ENFANTS QU'ILS ADOPTENT, on peut se demander pourquoi ils ont décidé d'adopter un enfant.

Et combien de parents adoptifs ont une idée de ce que pourrait être la réaction de l'enfant qu'ils ont adopté lorsqu'ils se décideront à lui dire la vérité ? A savoir qu'ils ne sont pas ses vrais parents mais qu'ils l'ont adopté ?

Pour moi contrairement à ce qu'affirmait un membre de Pcc sans sa réaction à mon premier commentaire sur l'adoption, l'adoption reste un acte complexe et comme l'a si bien écrit une autre membre dans sa réaction, un sujet grave sur la légitimité de l'amour.

Beaucoup de parents adoptifs attendent de l'enfant qu'ils ont adopté, le même amour en retour. Pour moi, c'est une erreur. Vu que nous demandons rarement, pour ne pas dire jamais, à l'enfant s'il veut être adopté ou non, de quel droit exigerions-nous de sa part qu'il aime ses parents adoptifs comme ses propres parents ? Pou moi AUCUN ! L'adoption étant un acte IMPOSE à l'enfant, (on lui demande rarement son avis) on ne peut lui imposer d'exprimer un amour QU'IL NE RESSENT PAS.

La seule chose que l'on peut légitimement lui demander dans de tels cas,
C'EST LE RESPECT !

En lisant ces lignes, beaucoup en déduiront que je suis contre l'adoption.
Bien au contraire ! Je n'ai absolument rien contre l'adoption ! Mais je voudrais que cet acte d'amour soit fait dans des conditions différentes, où l'enfant aurait son mot à dire, qu'il puisse CHOSIR d'être adopté ou non !!

Pour moi, la solution serait que les parents souhaitant adopter fonctionnent d'abord comme parents d'accueil. Cette solution qui n'a pas de caractere définitif permettrait de voir comment évolue la relation parents - enfant et que si l'adoption est envisageable, qu'elle se fasse en ACCORD AVEC L'ENFANT !!! L'enfant est une personne qui a des droits et je trouve impératif que l'on lui accorde le droit de chosir si il veut être adopté ou non !!!


Ps: tres reconnaissant au directeur du foyer (ainsi qu'à son épouse) de tout ce qu'il avait fait pour moi, il est devenu le parrain de ma fille !










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Voici les 32 dernières réactions à ce commentaire
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Rédacteur
 27/05/07 à 14h11
Merci pour ta réact. Tu as raison quand tu écris qu'il faut trouver un équilibre entre les droits de l'enfant et ceux des parents adoptifs.
Difficile quand il s'agit d'une relation fabriquée et non naturelle comme tu le dis.
Moi aussi je suis tres concerne par ce grave sujet qu'est l'adoption.
Tant de choses pourraient être améliorées à ce sujet.
Mais il faut du temps, de la volonté et ......de l'amour
Biz à toi
 27/05/07 à 13h20
EstherCmieux
Je suis très concernée par la question de l'adoption mais de l'autre côté. Il n'est pas question de dire pour ou contre l'adoption. On ne résoud rien comme cela. Il est question de trouver un équilibre dans une relation qui est fabriquée et non naturelle.

L'enfant a des droits, le parent aussi. Il s'agit d'une question de reconnaissance et de croisement d'identité entre les deux impliqués (enfant, adulte). C'est le principe de réalité : ce faire avec le travail sur soi, le temps, la patience et surtout une forme d'amour qui se renouvelle tous les jours.

J'aime beaucoup votre témoignage.
 27/05/07 à 13h10
jolie ta réaction chris.
Il est vrai quee les mauvais traitements subis par un enfant laisse des traces profondes qui créent chez certains personnes un "double" propre à répéter le même schéma.
Je n'ai pas hésité. à l'âge des l'âge de 16 ans à entreprendre une psychiothérapie de plus de 2 ans, non pas que j'aie eu peur de devenir un violent, mais évacuer certaines "choses étouffantes" enfouies au fond de moi
et qui m'empêchaient de vraiment commencer à vivre.


Grâce aux progrès scientifiques ...
Pour avoir une identité sociale ....les jeunes adolescentes , parentes isolées .
Et avec lui , tant que ce petit d'homme est dépendant croire en l'Amour .
Pouvoir réparer ses propres parents , à travers le don d'Amour à son Enfant .
Cet inquiétant double de vous-même qui fait répéter toutes les maltraitances ...

Cet enfant chair ou cher qui fait naître l'humain .
 26/05/07 à 22h03
non c'est vrai que l'enfant n'a pas toujours le choix. Et c'est ce que je regrette tu sais, surtout dans le cas d'adoption.
bizz
 26/05/07 à 21h56
merci pour ta réaction. tu as parfaitement raison aussi quand tu dis que des parents adoptifs traversent parfois bcp de difficultés pour adopter un enfant.
Il est vrai qu'il y a un comportement plus "responsable" dans leur démarche.
Mais est-ce toujours le cas ? Je l'espére sincerement.
je suis ta maman souvent maladroite mais t'as pas le choix c'es RADICAL
et l'adopté ? le dictonnaire nous dit : une personne qui est l'objet d'une adoption.

A méditer donc, pour moi toujours.

Quant à nos parents géniteurs : on a pas choisit non plus.

 26/05/07 à 17h59
pagnola
c'est vrai, l'enfant doit savoir et pouvoir choisir mais le peut il toujours? Biz
un jour que je me plaignais de mes parents, une amie adoptée m'a dit "ce sont les tiens!"
qui pose la question pour ce qui concerne l'adoption de ce qu'il en est du parent qui accueille et éduque l'enfant par rapport à ce que ferait le parent géniteur. La situation et le sens que tu poses est vraiment pertinente.

Il me semble que l'on devrait toujours faire la différence entre élever un enfant, l'éduquer, prendre soin de lui d'une part et être dans une relation d'amour avec lui d'autre part. Ce serait une grille de lecture assez saine, il me semble qui éviterait de tout confondre et au final, pour certaines situations, occulter ou contraindre la liberté d'aimer de l'enfant.
Je crois que, nous les adultes, on a l'immense bonheur d'aimer, d'accompagner nos enfants dans leur chemin jusqu'à leur vie d'adulte et que de réunir les conditions nécessaires, vivre et constater leur évolution, c'est déjà un immense bonheur qui suffit à illuminer notre vie.
Si on est aimé en plus, tant mieux, mais ce ne devrait pas pour nous être l'essentiel. En tant qu'adulte on a toutes les libertés d'aimer ; l'enfant par sa dépendance, n'est pas dans la même situation. Il est en situation de chercher ses chemins d'amour dans la fragilité qu'induit l'enfance.
Je te remercie pour la réflexion que tu permets par ton texte et à la lumière de tout le débat mené ici.
C'est un grand dilemne que de savoir s'il faut demander à un enfant s'il veut ou non etre adopté. Demande t'on à un enfant s'il veut rester chez ses géniteurs ? pourtant, combien d'ados en révoltent disent à leurs parents : "je n'ai pas demandé à naitre !" Des parents adoptants ne veulent qu'une chose : le bonheur pour leur enfant. Ils ont traversés tellement de difficultés pour avoir cet enfant qu'ils agissent vraiment en "responsable". Ce n'est pas forcément le cas pour les parents qui "pondent" sans se poser de questions et laissent leurs momes faire n'importe quoi !
 26/05/07 à 10h30
c'est difficile pour moi de resrer neutre! mais je veux quand même te dire que je trouve ton comm. excellent!!!! et surtout que tu es un homme affectueux
responsable ,humain, alors que justement quand on sait ce que tu as vécu, tu pourrais être tout l'opposé ! Certes tu es un révolté mais je dirai que ta révolte est justifiée non?
 26/05/07 à 08h02
tres juste ta réaaction doue86. j'y reviendrais plus longuement dans un autre commentaire. bonne journée et bisous à toi.
 26/05/07 à 07h59
Merci pour le titre du livre. je l'ai bien noté
parent adoptif, parent géniteur. Qui a le droit de distribuer et surtout de revendiquer légitimement l'amour?

La capacité à aimer est loin d'être une réalité. On ne nait pas parent, on le devient. Que l'on ait porté l'enfant ou pas, qu'on l'ait ensemencé ou pas ne donne pas la clé de la capacité à l'aimer.

Finalement, quand un enfant s'est senti aimé, n'est ce pas logique qu'il reconnaisse alors auprès de cet adulte un parent (assimilé). Et d'ailleurs, si des parents adoptent des enfants, des enfants adoptent bien souvent des parents de substitution... avec le coeur
 26/05/07 à 00h30
 26/05/07 à 00h27
des que tu as le titre, communique-le moi. Bonne nuit à toi aussi
 26/05/07 à 00h26
La maltraitance physique ne venait pas de ma mère mais d'une nourrice chez qui j'étais placé tout petit.
J'ai conscience aussi que demander son avis à un enfant n'est pas toujours simple. Mais au moins pourrait-on percevoir plus ou moins ce qu'il souhaite.
Il s'agit surtout de bien formuler la demande fait à l'enfant. Pas évident je le reconnais.
 26/05/07 à 00h26
thetys
et moi de même. Si tu veux lire un livre qui peut éclairer certaines questions Alice Miller "C'est pour ton bien", Racines de la violence dans l'éducation de l'enfant.
 26/05/07 à 00h24
: o ) ) ) )
 26/05/07 à 00h23
c'est pas du tout un livre sur l'adoption mais plus sur la vie humaine et comprendre les comportements des humains
j'ai prêté ce livre à mes parents, faudrait que je le récupère parce que j'ai hyper envie de le relire
: o )
 26/05/07 à 00h20
merci pour vos réact. l'heure tournant, je vais faire dodo. Je serais de retour demain matin sur Pcc pour lire avec le plus grand plaisir les réactions éventuelles.
bonne nuit à tous
 26/05/07 à 00h18
thetys
je n'ai pas bien compris si la maltraitance physique en plus du reste venait de ta mère ou de quelqu'un d'autre. c'est encore différent de l'abandon "simple", je dis bien entre guillemets. Dans ce cas, ta mère a sûremnt une maladie psychiatrique sévère et la "reproduction" du shéma avec ta soeur n'a alors rien d'étonnant, malheureusement.
Et dès lors je ne vois pas comment une famille d'accueil aurait pu assurer une "re-construction" dans un temps trop limité, la sécurité d'un toit et d'une famille pour longtemps valait mieux même si tu n'en avait pas conscience en tant qu'enfant ou adolescent.
Sinon sur le principe, oui, on pourrait demander son avis à un enfant de 5 ans, mais que dirait-il ? la peur d'être à nouveau dans la rupture risquerait de lui faire dire non à l'adoption alors qu'au contraire il en a besoin
 26/05/07 à 00h18
pourrais tu me communiquer le titre du livre dont tu parles ? merci d'avance pour ta réponse et surtout pour ta réaction. j'attends avec impatience que tu reviennes
ce que un de mes amis me disait
 26/05/07 à 00h08
encore plus complexe l'orsqu'on prend en compte le désir inaltérable d'enfants de ceux qui ne peuvent en avoir.. En cela la solution que tu proposes est peut-être la meilleure pour l'enfant, et c'est peut-être ce qui doit prévaloir, tu as raison.
il est très touchant

je peux te parler de deux amis mais j'ai trop peur d'écrire trop long et d'être complètement à côté du sujet
j'ai lu un livre très intéressant qui m'a fait comprendre quelques trucs primordiaux par rapport à un de ces amis
j'ai aussi l'expérience d'une des voisines de mes parents dont son boulot est d'accueillir, en plus de ses enfants, des enfants qui ont été séparés de leurs parents pour diverses raisons
bref, je reviendrai
: o )
 26/05/07 à 00h00
c'est bien pour ca que je considere l'adoption comme quelque chose de complexe
 25/05/07 à 23h58
merci pour ta réaction. Je suis daccord avec toi quand tu parles d'abandon. A de rares cas extrêmes, je ne eux admettre que l'on puisse abandonner un enfant. En ce qui me concerne, lorsque j'ai retrouvé ma mère vers l'âge de l5 ans, je lui ai bien fait comprendre que si, je voulais bien admettre une "erreur de jeunesse", je n'admettais pas que le même schéma se reproduise 1 année apres ma naissance avec ma soeur !!!! Et d'autant plus que ce n'était pas elle qui a dû en subir les conséquences. J'ai écrit au début de mon commentaire que je suis arrivé dans ce foyer à l'âge de 5 ans. Ce que je n'ai pas précisé c'est l'état physique et moral dans lequel je suis arrivé. Mains brûlées qui ont nécessité 6 opérations, fracture du crâne et surdité en cours.
Je suis conscient que la "solution" que je souhaite voir le jour a ses limites.
Mais n'est-elle pas préférable àcelle d'une adoption, certes légale, mais pleine d'interrogations au sujet de l'avenir ?
 25/05/07 à 23h49
de faire le bonheur d'un enfant malgré lui...Merci pour ce témoignage, mais les "grands" font ce qu'ils peuvent à ce qu'il semble. Mouais, pas facile tout ça.
 25/05/07 à 23h28
thetys
La première difficulté étant l'âge de l'enfant au moment de l'adoption. Un bébé ne peut pas donner son avis et en général on essaye de faire adopter des enfants le plus jeune possible pour que justement il puisse évoluer avec sa famille adoptive comme il se serait habituer à sa famille adopstive. L'amour ne coule jamais de source, même pour des enfants biologiques, ils ne sont pas forcément aimés de leurs parents et ne les aiment pas non plus.
Quand à demander son avis à l'enfant s'il est plus grand, sur quel critère ?
Les familles d'accueil existent, ce n'est pas le même investissement quand on sait d'avance que la relation va être rompue, que ce soit du côté des enfants ou des parents.

Le problème n'est pas l'adoption en tant que tel. Le problème c'est l'abandon qui est incompréhensible. Et cette souffrance là filtre tout ce qui peut arriver par après, car on peut toujours se dire qu'avec ses parents bilogiques, tel ou tel problème ne serait pas arrivé.

Le problème c'est la souffrance de l'innocent