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Police partout, polis nulle part
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catégorie : politique / social
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De l'état policier

Un état policier commence de faire la guerre avant même que la guerre civile ait éclaté. C'est la stratégie de l'escalade qui a été décidée par Nicolas Sarkozy et Claude Guéant depuis novembre 2005. L'emploi de forces exceptionnelles pour une police de proximité, la hausse des moyens au niveau militaire pour surveiller une population civile.

Le livre de David Dufresne explique par le menu la politique sarkozyste en matière sécuritaire (1).

La comparaison de Nicolas Sarkozy avec Thiers est sidérante. Relisons à ce sujet Heinrich Heine: "par sa familiarité avec des chevaliers d'industrie sans convictions, il s'est lui-même attiré tous les bruits malicieux qui rongent sa réputation"

Ou encore, la Revue des deux mondes, à l'époque: "il se flatte, il se mire, tout part de sa personne, tout y revient aboutir." Thiers, c'est aussi, selon Flaubert "l'étroniforme bourgeois." On sait comment Thiers acquit sa renommée: en écrasant dans le sang la Commune.

Pendant ce temps-là, le pouvoir d'achat baisse considérablement, comme jamais depuis vingt ans, et frappe durement les pauvres, comme le montre Michel Husson, administrateur de l’INSEE, chercheur à l’Institut de recherches économiques et sociales et membre de la Fondation Copernic (2).

L'échec du sarkozysme est tragique. il mène la France, tout droit, à l'affrontement. La paix et la concorde civiles, buts de toute philosophie politique, sont menacés. Mais les Français, selon les sondages sont contents de la gouvernance sarkozystes... Ou comment ajouter l'imposture à l'imposture!
____________________
(1)http://rue89.com/2007/11/12/comment-letat-maintient-lordre-dans-les-banlieues.
L'entretien avec ce journaliste est édifiant.
(2) http://www.legrandsoir.info/article.php3?id_article=5696

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Voici les 23 dernières réactions à ce commentaire
 Date
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Rédacteur
 18/11/07 à 06h07
suite à une désactivaction momentanée des mails sur réaction je n'ai pas eu la réac de gag à l'âme au paravent.
Première envie de répondre : conformisme et soumission sont bien les moteurs principaux du constat de déficit de presse.
- d'une part l'on répète à tous les jeunes journalistes qu'ils ne sont pas des éditorialistes (ce qu'en revanche nous sommes tous sur le net avec commentaires et blogs) et doivent se contenter des faits (les faits cocos !)
- d'autre part la soumission à l'ordre : celui du patron, celui du marché. Soit deux leviers répertoriables importants pour l'avenir du journaliste.
En ce qui concerne le marché, on est avec la recherche du maximum d'audience dans une déplorable appréhension de celui ci : "de l'émotionnel et du sensationnel coco! ".
Pour faire court, mon point de vue est que nous ne sommes plus en démocratie mais en médiacratie. Notre omniprésident le prouve à chaque occasion.
Voili voila.
Pourquoi certains journalistes y vont-ils aussi tout seuls, à "ce qui fait vendre" ?
Pourquoi écrivent-ils, avant toute censure patronale, ce qu'on leur conseille d'écrire au lieu d'investiguer, de critiquer, d'expliquer, d'informer ?
Ont-ils conscience, comme tu le dis terriblement justement, de "fomenter une guerre civile" ? Si oui, n'en n'ont-ils rien à foutre ?
j'imagine les rédacs chefs en train de lancer leurs troupes : bons les cococs,aujourd'hui vous me trouvez des mécontents.
On a eu le doit à cela toute la journée sur la plupart des médias.
Cette approche des choses, outre qu'elle relaie parfaitement la politique de ce gouvernement est abjecte et dangereuse.
Monter les uns contre les autres, est la meilleure façon de fomenter - à terme - une guerre civile, ni plus ni moins.
Poure le gouvernement on sait qu'ils sont prêts à tout depuis Raffarin (ah celui là), mais que les journalistes ou supposés tels s'y mettent, est une novation périlleuse.
 14/11/07 à 18h00
(info 2005)
" L'écart de richesse entre les 20% de Taiwanais les plus prospères et les 20% les plus pauvres a diminué progressivement de 650% à 600% environ au cours des dernières années. S'appuyant sur des données officielles, le ministre de la Planification et du Développement économiques Hu Sheng-cheng a tenu à contredire les affirmations de ceux qui prétendent le contraire. "

Ouf !
me donnent le vertige ! Bashung, help !

" Mon légionnaire attend qu'on l'chunte Et la tranchée vient d'êtr' repeinte
Si ça continue j'vais m'découper Suivant les pointillés yeah ! "
Pour les tranchées (non pas La tranchée comme je le disais) il est bien évident qu'on ne peut en blâmer uniquement sarko, chirac s'étant fait élire en partie sur la fracture sociale, disons que les tranchées ont toujours étées là. Entre les "classes" sociales, mais que la révolution a mis en place tout un tas de passerelles qui nous les ont fait oublier et que pendant très longtemps il existait une sorte de continuité des revenus depuis le plus pauvre jusqu'au plus riche, permettant disons de se sentir proche des ses voisins (en revenus) un peu plus pauvre ou un peu plus riche sans sentir une réelle frontière.
J'ai l'impression qu'il existe une réelle volonté de faire disparaître pas mal de passerelles (et cela effectivement depuis un peu plus de vingt ans) mais aussi de créer une réelle tranchée (La tranchée) maîtresse entre deux grandes classes disons entre homme du rang et sous-officiers d'un coté et officier de l'autre pour conserver une image militaire.
Si l'on veut chiffrer (à la pelle  disons que la tranchée se situerai à mon avis entre 3000°€ mensuels d'une part (plafond d'un employé super qualifié ou d'un petit cadre) et 7000°€ d'autre part (le minimum pour un cadre supérieur ou un responsable politique hors avantages en nature, et frais de représentation) pour l'instant on doit encore trouver des exemples pour passer d'une manière continue de l'un à l'autre (disons pas tranche de 150) maintenant je pense que si l'on regarde l'évolution des salaires à venir on constatera que ceux dépassant les 5000 seront ramené à 7000 et que les autres (ceux entre 3000 et 5000 ne seront pas renouvelés et montrés du doigt comme super privilégiés.
Pour les hommes du rang et sous-officiers on devrait continuer à percevoir une certaine continuité allant de 300 à 3000 mensuels de préférence en les dressant les un contre les autres à l'aide d'une taxonomie compréhensible : "incapables et/ou feignants", "esclaves" et "chefs de rayons".
Pour les officiers : une échelle continue mais exponentielle de 7000 à plusieurs millions mensuels.
Et bien entendu au dessus de la mêlée : ceux qui n'ont pas de salaire, puisqu'il ne dépensent rien, leurs revenus et eux-mêmes ayant des existences totalement séparées.


Pour les décideurs je pense qu'ils estiment au bas mot valoir 100 fois plus que les déchets à qui ils offrent un 45ème de leur salaire et que donc ils se sentent vraiment généreux de leur offrir plus de 2 fois le montant que normalement ils méritent.
aidé d'un coup d'aile droite et d'un coup d'aile gauche par ses anges huns...
 14/11/07 à 16h25
"Dans les pays riches, on n'arrive pas à jouir de la vie, alors que chez les plus pauvres, on est épanoui..."
Sacrée Soeur Emmanuelle ! Qu'est-ce qu'ils ont à se plaindre ces salauds de pauvres puisqu'ils sont épanouis !
"Sous un bon gouvernement, la pauvreté est une honte ; sous un mauvais gouvernement, la richesse est aussi une honte."
Confucius
Pour décider d'un revenu minimum d'inexistence à 440 €, il suffit de se dire qu'on vaut 45 fois plus que le sous-prolo qui va en "bénéficier". Et les types qui gagnent 20 000 € par mois en sont bien convaincus, et sans rire.
Oui, "la comparaison de Nicolas Sarkozy avec Thiers est sidérante" (et ton exte est remarquable, Augder) Sauf que les "chevaliers d'industrie" d'aujourd'hui ne peuvent même plus se vanter de donner du travail à la canaille.
Cette semaine, la police est entrée à Nanterre et a cogné. Ce n'était pas arrivé depuis 40 ans. On vit une époque formidable !
Johnny sur Europe1 hier soir disait que tout le monde en France pouvait devenir riche s'il le voulait. Lui même étant né pauvre. Si c'est pas du mauvais esprit que vous faites, là ?
)
Mention spéciale à l'ami Arbaces, dont le lyrisme (8h20) est touchant, car vrai, auquel s'ajoute la précision chirurgicale des chiffres de Marie number 5, et la version 14-18 de Un Cerf
 14/11/07 à 11h43
Comment des types qui gagnent (sic !) 20 000 euros d'argent de poche par mois peuvent-ils se réunir pour décider un revenu minimum d'insertion (à quoi ?) à 440 euros (soit 45 fois moins qu'eux !) et se regarder dans la glace sans éclater de rire !
... depuis sarko (désolée, la majuscule j'arrive pas ) cette manipulation est maintenant installée.

100% d'accord avec toi telemak.

Et merci Augder pour ton com bien ficelé sur lequel on peut rebondir.

 14/11/07 à 10h41
ce n'est plus une tranchée, c'est un gouffre, et comme Figurine je dirai que la situation ne date pas d'hier - mais je rappellerai aussi que cet écart grandissant se retrouve dans tous les pays depuis 20 ans...

Pour en revenir à la France, qq chiffres :
- la moitié des personnes vivant en France disposent d'un revenu inférieur à 1 315 euros par mois (cf. Cerc / Insee) ;
- en 2004, la France comptait 6,9 millions de personnes disposant de moins de 788 euros par mois (chiffre à réviser à la hausse aujourd'hui, pas pour le revenu mais pour le nombre de personnes...)
 14/11/07 à 10h31
Sarko joue depuis ses débuts sur la jalousie entre castes de français. La sienne étant classée dans les intouchables (au sens occidental).

Il manipule les catégories de foules dans tous ses meetings, stigmatisant les particularités des uns pour mettre en colère les autres. Cette manière de faire va lu permettre de niveler par le bas tous ceux qui sont déjà au raz des pâquerettes niveau rémunération. Si guerre civile il doit y avoir, il y aura effectivement de quoi la réprimer. Les drones envahissent nos cités, les caméras tout le pays.

L'Etat virtuel sera présent partout pour surveiller et nulle part pour servir.

Bienvenue dans le 21ème siècle.


la stratégie décrite dans ce commentaire est à l'oeuvre depuis beaucoup plus longtemps que deux ans. Il n'est qu'à ce souvenir des dispositions législatives prises à son initiative (sarkosy à l'intérieur première épqoue) lesquelles, depuis l'interdiction de réunion dans les halls d'immeuble jusqu'aux réquisitions en cas de grève, sont dignes d'être qualifiées de lois d'exception.
En fait sur tout est prêt pour cadenasser les personnes et les factions qui s'opposeraient véhémentement au gouvernement.
Enfin s'il fallait le comparer à quelqu'un c'est à Napoléon qui prit le pouvoir en faisant tirer sur la foule (Toulon , puis le 18 brumaire) ... !!!
 14/11/07 à 08h22
Arbaces
moyennes s'inquiètent de ce que l'ascenseur social soit en panne.
Actuellement aucune catégorie de la population n'est à l'abri de la misère : le jeune diplômé au RMI, la bourgeoise divorcée qui n'a pas de métier en main, le cadre qui fait une dépression et se retrouve à la rue, l'enfant de mère isolée qui ne part jamais en vacances, le trentenaire sous- payé, le retraité qui touche 800 euros et ne mange qu'un repas par jour, tous constatent que l'Etat Providence est bien mort, et que la vie sera plus dure pour nos enfants. Alors, à part quelques bienheureux à peu près à l'abri, et quelques capitalistes blindés, je crois que personne ne peut être satisfait de la situation sociale.
L'art de Sarko- le démago, c'est de détourner le mécontentement populaire vers l'étranger, le banlieusard, le fonctionnaire, bref : des boucs émissaires qui lui permettent de justifier la présence policière.
Ses rodomontades ne tromperont pas longtemps la population, qui doit apprendre à être solidaire et à faire front, au lieu de se laisser manipuler et diviser.
Mais le boutiquier qui s'identifie au Prince, au lieu de s'allier à l'ouvrier, c'est vieux comme le monde...
grossit,tout a été mis en oeuvre pour que la pauvreté n'ait plus rien à ésperer d'autre qu'un satut de victime .C'est la démagogie socialo/politique qui a tout bien ficelé à commencer par l'école,nos énarques n'ont pas su apprendre à lire
aux pauvres??? pas assez de places au soleil c'est sur!
Mieux vaut garder la misère au froid ,cultivons l'illetrisme et la mendicité que l'état lui accorde à coup de RMI,sans les mots pas de pensée ,reste les émotions sous contrôle de police, la passerelle de l'école n'est plus à la hhauteur du gouffre,nos impôts seront là pour construire des prisons!
Dans la politique actuelle ont peut également voir une volonté de creuser une tranchée entre le bas et le haut de la classe moyenne : bouclier fiscal d'un coté pour le haut, réduction des prise en charge de santé, réduction des retraites etc…
Si cette tranchée devient ressentie et que la population a le sentiment qu'elle devient infranchissable alors effectivement il va falloir des forces militaires pour garder les abords de la tranchée.
Il est assez facile de maintenir les pauvres à leurs place si ces derniers pensent qu'il peuvent s'élever ou le pourraient s'il le méritaient. S'il en viennent à penser qu'on les en empêchera quoi qu'il arrive alors certains commenceront à vraiment chercher d'autres solutions et là la "police" commencera à être indispensable pour protéger les nantis.
Pour l'instant seuls quelques pauvres dans les cités ont cette impression et donc la police sécurise les cités, mais…

Maintenant tout dépend de où les citoyens perçoivent la tranchée, si ils pensent qu'elle les protège eux des plus pauvres qu'eux, alors tout se passera bien avec quelques ghettos (modèle américain : cité bourgeoise entourée d'un système de sécurité avec police privé, et cités pourries pour galériens avec une surveillance externe de la police : vous faites ce que vous voulez dedans mais vous sortez pas).
Si par contre la majeur partie en vient à penser que les tranchées ne protège que l'oligarchie laissant les esclaves au dehors, peut-être que ça na va pas vraiment fonctionner comme prévu.