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Absolument rien comme l'amor
 Absolument rien comme l'amor
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catégorie : création littéraire
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Le déni, l'ignorance, le temps qui passe immobile, une vie active qui trépasse ou qui ne mène à rien de spirituel, d'élevé, d'apaisant, un éveil lent au monde qui se déroule lentement comme il l'a toujours fait sans nous, des normes sociales étouffantes ; je me sens si proche par le cœur de ces adolescentes trop romantiques, qui pour succomber au conformisme ambiant se suicidaient, il y a trente ans, sur les chansons des Smiths. Une belle au bois dormant veille en chaque femme et ça n'est point le baiser du prince qui l'ouvre à la vie mais l'amoncellement de douleurs les unes plus cruelles que les autres. La vie, cette femelle vampiresse, qui nous ouvre les veines pour s'abreuver de nos sangs trop purs, alors on se retourne obstinément vers l'enfant qui a un jour vécu ou survécu, comme lui notre cœur contient le désordre de sa chambre, comme lui on attend l'étincelle de vie là où il attendait le grand barbu de minuit... des parents conteurs et trompeurs qui jouaient au papa noël, pour un amant tout autant tricheur et imposteur qui s'autorise à jouer les sentimentaux... en amour on le sait bien, celui qui a l'avantage est toujours celui qui simule.

Alors on se tourne vers ce qu'il y avait avant l'enfant, le rien, le pur, dans les entrailles de la mère. Et on écrit pour combler ce rien ou bien plutôt parce qu'on le recherche infiniment ce rien. On est fatigué de souffrir, on n'attend plus rien, enfin si, le rien qui répare. Et je balance mes mots comme certains les liront, d'autres les trouveront abstraits et personne ne sentira les maux qui reposent derrière mes mots. C'est le propre de l'écriture déposer nos maux dans le rien, d'une vie qui ne sert à rien qu'à souffrir pour quelques éclats de-ci de-là, des éclats de rire, des éclats de beauté dans un scénario poétique, dans un roman unique, dans l'extase d'un cri et puis rien, toujours rien, on attend la mort pourtant nous en avons tous peur... sauf les suicidés. J'ai toujours su que si je devais me supprimer un jour, ce ne serait pas par chagrin de la vie, ni par idéal absolu de mort, mais pour avoir aimer à en mourir un être indigne qui aura parfaitement jouer son rôle, quel gâchis ! Il n'est que dans l'amour que ma mort trouverait son sens de suicidé ou de vécu réalisé.

Dans l'absurde de la vie et dans le rien, j'attends l'amor.


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Voici les 7 dernières réactions à ce commentaire
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 21/05/17 à 18h16
Je suis très touchée par ton attention ici, je n'ai point d'abonnement, je ne peux donc pas échanger mon adresse mail avec toi. Je suis actuellement dans une impasse de vie que je ne peux traverser qu'en solitaire ; je te souhaite de rencontrer de belles personnes comme toi et les aspirations qui te sont tiennes. Bien à toi.
Je vois que tu es souffrante et le plus important c'est l'équilibre de voir un homme a tes cotes et en plus tu as un sens de regret et pourtant tu es une femme de valeur poète ou écrivaine psychologue et toutes les qualités requises pour réussir .
Je ne suis pas abonné à ce site mais envoi moi ton email pour échange d'idées et se concerter sue la vie qui nous resserve à l'avenir.
A bientôt C Ismaël qui te passe le grand Bonjour
 11/05/17 à 10h18
La référence à ce livre me touche particulièrement et fait résonner cette prose au plus intime. Oui "la belle" demeure en chaque femme, et ce n'est pas au baiser d'un prince ou d'une princesse de l'éveiller. Nous manquons tant à nous-mêmes...
 10/05/17 à 20h48
....l'important n'est pas de savoir ou l'on dépose les maux ....mais de les déposer.
Qu'importe la manière ou le lieu; l’échange sera toujours salutaire pour trouver ou retrouver cette éclaircie dont parle toulesbato.
Garde le cap; on reparlera plus tard de vive voix.....
 09/05/17 à 22h44
vos mots sont si beaux ça oui mais oh non mourir par erreur d'aimer oh non ! mourir d'aimer mais juste de la petite mort, vivre d'aimer ça oui, aimer la pleine lune, aimer le sourire de ma fille, aimer la plante qui a résisté au froid, aimer les mers du nord, aimer un homme ou une femme un jour, l'aimer longtemps ou 3 jours , aimer les bateaux, tous les bateaux, aimer le soleil et la pluie car elle sent tellement bon quand elle tombe sur la terre...aimer la vie dans ses moindres recoins, et qu'importe les amers les chutes les faussetés, il y a toujours un arbre qui refleurira et un merle qui tintinabullera un jour de premier printemps
merci pour ce texte sombre mais très bien écrit; j'ose espérer que par son obscurité, vous avez éclairci votre réalité
 07/05/17 à 11h11
Ce texte est très beau, et il me rappelle cette vieille formule: amor fati

 07/05/17 à 09h02
j'attends , j'attends...
bon dimanche à vous