149 personnes ont consulté sa page | inscrit le 08/07/08
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Qu4ntum_Girl
Je suis une femme qui recherche tout le monde
J'ai 23 ans - Ma ville : Orsay (Ile-de-France)
Mon allure : Normale
Mon poids : 57 kg
Ma taille : 164 cm
Situation familiale : Célibataire
Enfants : 0
Relations souhaitées :
Échange
Profession :
étudiante
Ressenti professionnel :
Investie
Niveau d'études :
Bac +3 ou +4
Situation matérielle :
Je le garde pour moi
Ma personnalité :
Timide, Sensuelle, Intellectuelle, Curieuse, Emotive, Tolérante, Créative, Humaine
Religion pratiquée :
Aucune
Culture religieuse :
Catholique
Addictions :
Aucune
Ce fut d'abord un pur babillage...
Puis les borborygmes se virent coucher sur le papier par le crayon, un HB. Les boucles, les courbes se transmutèrent en lettres, les lettres en mots...
(Evolution technologique oblige, le malheureux HB fut remplacé par un stylo... Noir de préférence...)
Et puis ils apparurent. Eux.
Les nombres, accompagnés d'alphabets dont on ne maitrîse même pas la langue d'origine... Des signes kabbalistiques qui, soudain, remplissent les pages, se répandent comme une maladie, graffitis noirâtres sur une blancheur tantôt immaculée...
Pourtant entre ces agrégats hermétiques, elles naissent.
Elles.
Les équations. De Green, de Gross-Pitaevskii, de Bogoliubov-De Gennes, de Navier-Stockes...
Fantômes dansant à la lumière d'une veilleuse sur le coin d'une table...
Elles sont mes joies, mes douleurs, mes peines, régissent ma vie comme les lois qu'elles décrivent régissent l'univers - inflexibles, inébranlables... Du moins à première vue.
Parfois, on doit les laisser filer, partir au loin... Loin de nos tatonnements graphitiques, pour mieux les voir s'epanouir dans les reseaux des transitors, et enfin briller de mille feux parmi les elements de silicium et d'or... Au sein des processeurs et dorlotees par nos compilateurs Fortran, C ou C++, elles depassent enfin les limites exigues de nos capacites mathematiques...
Puis parfois... Lorsque la fatigue, l'ennui ou la démotivation pointent le bout de leur nez... Il se rapelle à mon bon souvenir, languissant, émergeant discrètement de ma trousse... Quémandant...
Il finit alors par se lover dans ma main, par rouler entre mes doigts...
Eclipsant toutes mes équations, le HB ou même mon amour de 2H se mettent à courir sur mon Sketch Pad, tour à tour précis, brouillons... Tentant de capturer, d'immortaliser cet instant fulgurant, où je me suis laissée éblouir par une pose, une attitude, un geste plein de grâce... Un de ces moments sybillins, où toutes les impressions que vous aviez pu avoir sur une personne sont transcendées, faisant chavirer votre monde, vos perceptions... Par un sourire, un regard...
Pourtant, cet appel, ce besoin d'immortaliser l'instant est aussi présent lorsque je le porte à ma hanche, boîtier de métal noir et rouge, sagement rangé dans sa sacoche... Ce Nikon F80... Qui laisse couler une euphorie indescriptible entre mes mains, derrière mes orbites, sous un crâne échauffé... A ce point précis de l'espace et du temps, je deviens l'esclave de mes visions, de ce monde qui m'entoure de tout part, au point presque de m'étouffer... Par sa laideur autant que par sa beauté fugace, éphémère, qu'il faut, que l'on doit, impérativement, compulsivement, tenter de coucher sur papier glacé... Pour se rappeler, pour pouvoir partager l'émotion contenu dans ce petit fragment d'univers.
Et toutefois... Cette créativité bouillonante est toujours nécessaire dans la recherche, et ce, quelque soit la rigueur ou la complexité - et plus encore, elle se voit mise au défi, insolemment, violmment, par ces carcans que constituent nos vues sur le monde.
Etre physicienne, c'est aussi créer, imaginer tous les jours. Au-delà de la tentative de compréhension du monde, la recherche est un acte de création, quand bien même elle repose sur des connaissances déja acquises.
Puis les borborygmes se virent coucher sur le papier par le crayon, un HB. Les boucles, les courbes se transmutèrent en lettres, les lettres en mots...
(Evolution technologique oblige, le malheureux HB fut remplacé par un stylo... Noir de préférence...)
Et puis ils apparurent. Eux.
Les nombres, accompagnés d'alphabets dont on ne maitrîse même pas la langue d'origine... Des signes kabbalistiques qui, soudain, remplissent les pages, se répandent comme une maladie, graffitis noirâtres sur une blancheur tantôt immaculée...
Pourtant entre ces agrégats hermétiques, elles naissent.
Elles.
Les équations. De Green, de Gross-Pitaevskii, de Bogoliubov-De Gennes, de Navier-Stockes...
Fantômes dansant à la lumière d'une veilleuse sur le coin d'une table...
Elles sont mes joies, mes douleurs, mes peines, régissent ma vie comme les lois qu'elles décrivent régissent l'univers - inflexibles, inébranlables... Du moins à première vue.
Parfois, on doit les laisser filer, partir au loin... Loin de nos tatonnements graphitiques, pour mieux les voir s'epanouir dans les reseaux des transitors, et enfin briller de mille feux parmi les elements de silicium et d'or... Au sein des processeurs et dorlotees par nos compilateurs Fortran, C ou C++, elles depassent enfin les limites exigues de nos capacites mathematiques...
Puis parfois... Lorsque la fatigue, l'ennui ou la démotivation pointent le bout de leur nez... Il se rapelle à mon bon souvenir, languissant, émergeant discrètement de ma trousse... Quémandant...
Il finit alors par se lover dans ma main, par rouler entre mes doigts...
Eclipsant toutes mes équations, le HB ou même mon amour de 2H se mettent à courir sur mon Sketch Pad, tour à tour précis, brouillons... Tentant de capturer, d'immortaliser cet instant fulgurant, où je me suis laissée éblouir par une pose, une attitude, un geste plein de grâce... Un de ces moments sybillins, où toutes les impressions que vous aviez pu avoir sur une personne sont transcendées, faisant chavirer votre monde, vos perceptions... Par un sourire, un regard...
Pourtant, cet appel, ce besoin d'immortaliser l'instant est aussi présent lorsque je le porte à ma hanche, boîtier de métal noir et rouge, sagement rangé dans sa sacoche... Ce Nikon F80... Qui laisse couler une euphorie indescriptible entre mes mains, derrière mes orbites, sous un crâne échauffé... A ce point précis de l'espace et du temps, je deviens l'esclave de mes visions, de ce monde qui m'entoure de tout part, au point presque de m'étouffer... Par sa laideur autant que par sa beauté fugace, éphémère, qu'il faut, que l'on doit, impérativement, compulsivement, tenter de coucher sur papier glacé... Pour se rappeler, pour pouvoir partager l'émotion contenu dans ce petit fragment d'univers.
Et toutefois... Cette créativité bouillonante est toujours nécessaire dans la recherche, et ce, quelque soit la rigueur ou la complexité - et plus encore, elle se voit mise au défi, insolemment, violmment, par ces carcans que constituent nos vues sur le monde.
Etre physicienne, c'est aussi créer, imaginer tous les jours. Au-delà de la tentative de compréhension du monde, la recherche est un acte de création, quand bien même elle repose sur des connaissances déja acquises.
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