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 A voltaire
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catégorie : création littéraire
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Sous le règne d’un homme, Bourbon de son état
En quatre vingt quatorze au siècle des Lumières
Naquît François Marie des amours cavalières
Qu’un abbé complaisant d’un registre enfantât.

Esprit libre au temps où les dévots, légions
Libertin devançant Choderlos de Laclos
Chevauchant à son tour les genoux de Lenclos
«Mes regrets éternels !» : ci-gît la religion.

Vous que l’Europe entière, du regard cajolait
Petit être chétif en bonnet de velours
Espiègle cabotin s’amusant de ses tours
Préférant l’Institut, au Clos des Récollets.

Et le goût des plaisirs et de lécher les culs
Par souci d’ascension ou de trésorerie
Arpagon, dont Molière, moquait la pingrerie
En écoutant, sonner ou trébucher, l’écu.

Vous qui vouliez petit, déserter le cloaque
Les années ont passé, le souvenir demeure
Et je salue en vous, un immense penseur
Chie en pot la perruque, grand roi des cacouacs.






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Voici les 38 dernières réactions à ce commentaire
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Rédacteur
 25/04/11 à 11h52
"Ses écrits valent mieux que lui " : c'est en partie vrai et pourtant il était aussi capable d'une grande compassion envers son prochain et n'hésitait pas vers la fin de sa vie à oeuvrer pour protéger ceux qui étaient dans le besoin ou injustement opprimés (voir l'affaire Calas).

 25/04/11 à 11h51
"si nous ne devions lire que les très vertueux... il ne resterait pas grand monde" : c'est vrai, je n'y attache aussi que peu d'importance, la preuve, je viens de poster un texte sur Casanova.

qui lui convient !
Ses écrits valent mieux que lui .
Et Cunégonde une mégère restera...De retour de congés, je découvre ce texte vif et malicieux : bravo. Pour ma part j'attache assez peu d'importance aux travers des grands hommes car si nous ne devions lire que les très vertueux...Il ne resterait pas grand monde. Amitiés
 22/04/11 à 09h07
Merci pour le lien vers le château de Ferney.

Celui-ci en possédait un autre en Suisse, ainsi que deux maisons en France : Les Délices et Mourion.

Ferney-Voltaire est située dans le pays de Gex, dans le département de l’Ain, aux portes de Genève au Nord.

Un lien du château de Voltaire :

http://voltaire.monuments-nationaux.fr/

Bon week-end !


 21/04/11 à 20h38
Oskar AB
mais pourquoi pas aussi "belle rage"
 21/04/11 à 20h36
Oskar AB
j'ai tiré la citaton d'une encyclopèdie des mots historiques

....phrase extraite d'une lettre qu'il écrivit à M. damilaville.

je n'ai pas cette lettre en main , qui en dirait le propos
avec plus de discernement qu'une phrase tout droit sorti de son carosse...

s'il laissait entendre à son amie qu'il ne voulait pas entendre parler de régime démocratique....
il devait alors bien s'entendre à merveille avec les cordons de la renommée
en lieu situé de la poitrine, d'où émerge beau rage...

bien entendue, la la liberté guidant le peuple est ouvrage de Delacroix
ne rendons pas à Voltaire ce qui ferait anar chronique
 21/04/11 à 15h25
tu n'as plus qu'à rédiger un commentaire sur un roman historique
 21/04/11 à 14h07
A celle qui m'envoie à 13 h 19 une dédicace disant "vouloir mieux me connaître", je ne peux répondre dans l'immédiat par MP à cette proposition, faute d'être abonné et n'ayant aucun message gratuit actuellement à disposition.

 21/04/11 à 13h50
"il y en a une ça fait 20 ans qu'elle attend que je l'ouvre..." : en effet.

Moi je souffre plutôt du symptôme inverse, j'ai bien du mal à lire des romans, sauf si ils sont historiques (à condition qu'ils respectent un minimum la réalité et ne travestissent pas les faits comme le font la plupart des écrits romanesques ou des films).

 21/04/11 à 13h48
"il est à propos que le peuple soit guidé et non pas qu'il soit instruit" : à lire comme cela, le propos n'est guère engageant.

D'où est tiré cet extrait, de quel contexte ?

Voltaire était l'homme de tous les paradoxes, capable des mots que tu relèves, mais aussi du meilleur comme ouvrir largement les cordons de sa bourse, lui qui fut sa vie durant d'une rapacité sans borne, pour subvenir aux besoins de pauvres paysans démunis qui peuplaient son domaine de Ferney en Suisse (il s'en était fait un devoir voyant la misère sans fond dans laquelle ces familles survivaient).

Pour la notion de liberté, un petit texte que j'avais écris sur le sujet il y a quelques mois :

http://minilien.fr/a0ktwp



 21/04/11 à 12h46
et elles restent ah là là je faute, je faute !
mais j'avoue préférer les romans, parfois je me laisse tenter mais parfois aussi elle reste sur les étagères, il y en a une ça fait 20 ans qu'elle attend que je l'ouvre...
 21/04/11 à 12h10
Oskar AB
la liberté de pensée


et qu'en est-il du règime démocratique ?
 21/04/11 à 12h07
Oskar AB
pour m'asseoir à cette table, mais je me déclare absent au fait de m'assujetir ...dixit....

19 mai 1766
il est à propos que le peuple
soit guidé et non pas
qu'il soit instruit
 21/04/11 à 10h58
Si tu aimes lire (et que tu trouves le temps pour cela), je te conseille une biographie assez facile d'accès, sortie il y a trois ans "Voltaire" de Max Gallo (elle doit pouvoir se trouver dans une bibliothèque).

http://minilien.fr/a0ks9y

mais j'aime bien ton texte !
 21/04/11 à 09h46
L'excellent James Vincent Mc Morrow en acoustique avec "Hear The Noise That Move So Soft And Low" :

http://minilien.fr/a0ksa7

 21/04/11 à 09h34
Une précision sur la dernière ligne du poème. L'expression "chie en pot la perruque" était le nom dont s'était affublé Voltaire, se moquant de lui-même et de son tempérament fortement atrabilaire et souffreteux, sujet récurrent à des coliques, des poussées de fièvre à la moindre contrariété, consécutives la plupart du temps à ses soucis domestiques, à des peines affectives avec Emilie du Châtelet ou ses autres conquêtes ou à la jalousie d'écrivains ou de grands du royaume jaloux de sa gloire, publiant des libelles ou falsifiant ses propres écrits dans le but avoué de le perdre.

Quant à l'expression "cacouacs" elle signifie philosophes.

 21/04/11 à 09h26
Je voulais dépeindre le "sage" de Ferney autrement que ce que nous montre les habituelles hagiographies que l'on peut trouver ici et là lorsque l'on cherche à mieux le connaître.

Comme le dit dmyasha en-dessous, grand homme par les talents, mais, pas franchement irréprochable par le tempérament et le comportement.

 21/04/11 à 09h22


et, en effet, ce texte témoigne allègrement que si les oeuvres sont grandes, les hommes restent parfois bien petits!...

 20/04/11 à 22h15
apeupadurer
c'est sa faute, à Voltaire!!
 20/04/11 à 18h23
Ma lecture de ces auteurs date aussi de ces années de lycée : "Les lettres persanes" de Montesquieu (dont j'avais eu à traiter à l'oral du bac français), pour Voltaire "Zadig" et "Candide" et les biographies ou les Essais de Montaigne bien plus tard (à 18 ans, pas l'esprit à lire des bouquins de 800 pages).

 20/04/11 à 18h18
Un petit texte comme d'habitude, empruntant un ton volontairement caustique pour décrire un Voltaire différent du sage philosophe que l'on présente d'ordinaire.

 20/04/11 à 18h14
était , au moment de mes années de lycée , un auteur principal , avec Rousseau , Montesquieu ,Montaigne pour ne citer qu'eux . Nous apprenions un peu l'humain , la république , les lois , au coeur de la poésie et de la philosophie . Ces textes ne se perdent pas .
The Dreamer , beau portrait !
 20/04/11 à 17h37
 20/04/11 à 15h26
Je ne savais aussi que peu de choses de lui n'ayant lu que certaines de ses oeuvres "Candide ou l'Optimisme" entre autres, puis j'ai lu une biographie complète et parcouru d'autres ouvrages.

Tiens je m'aperçois que j'avais un titre tout trouvé : "Les fautes à Voltaire".

 20/04/11 à 15h25
merci, je l'ignorais;
je fais partie de ceux qui s'intéressent plutôt peu aux biographies des artistes et auteurs, justement parce qu'il y a souvent un grand hiatus entre les deux, et que ce qu'ils nous laissent avant tout, c'est leur œuvre (penser aussi à JJ Rousseau ! ! !)
mais, sans les rechercher, je ne boude pas ces infos, toujours intéressantes.
moi aussi je ne connaissais de Monsieur de Voltaire que le "bon côté",le penseur et philosophe ,candide,Zadig,ses pamphlets,prônant la tolérance et son ironie mordante.
 20/04/11 à 15h01
"Ton poème, The Dreamer, est (d)étonnant, inattendu et fort original..." : c'est voulu, j'ai souhaité parler de l'homme plutôt que de l'oeuvre (un jour peut-être) et évoquer les aspects plus sombres et peu connus de sa personnalité.

Certains doivent s'interroger par exemple sur les circonstances ayant amené l'auteur à changer son nom d'Arouet en Voltaire.

Celui-ci prit sa décision vers 1722, à l'âge de 28 ans considérant que le nom que lui avait transmis son père (qui ne l'était pas en fait) ne lui avait causé que souffrance et chagrin.

A cette époque, se souvenant d'avoir lu une oeuvre "Balde, reine des Sarmates" dont l'un des héros se prénommait Voltare, il joue avec ce nom tiré de l'espagnol Volvere "vouloir" et sa proximité avec le mot "volontaire".

Dés lors, il signera toutes ces oeuvres "Arouet De Voltaire"...

 20/04/11 à 14h54
Tu n'est pas le seul à mal le connaître.

Son oeuvre brillante et éclectique comprenant des contes, des tragédies, des pamphlets, des études historiques, des lettres par milliers à largement occultée aux yeux du public, sa personnalité (sans parler du procès Calas d'où sortira un Traité sur la tolérance qui ajoutera encore au renom déjà immense de son auteur).

 20/04/11 à 14h48
Il reste… les écrits.
L'œuvre, très souvent, ne reflète pas la personnalité d'un auteur.

Ton poème, The Dreamer, est (d)étonnant, inattendu et fort original. Merci !
 20/04/11 à 14h42
je m'amusais un peu avec son patronyme...

comme le commun des mortels il était plein de défauts que ses multiples qualités d'homme d'esprit n'ont pu effacer

dans la balance bon/mauvais ses engagements font de lui un être plutôt bon que mauvais
mais à vrai dire je le connais mal
 20/04/11 à 14h27
C'est vrai, le personnage était loin d'être reluisant.

A côté d'une vive intelligence, d'une force de conviction peu commune, il possédait aussi un tempérament impitoyable et méprisant, une ambition incommensurable, un goût démesuré pour les richesses.

Personnage à multiples facettes, il pouvait tour à tour se montrer courtisan obséquieux et homme d'un courage sans limite dont certains écrits feront dire au Chevalier de Rohan-Chabot : "Cet homme par le tour de son esprit peut perdre un Etat !"
 20/04/11 à 14h14