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Ce vendredi 6 janvier 2012, ça va être LA cérémonie. Les six cents ans de la p’tite Jeanne. Inutile de dire que ça va se bousculer autour de la statue équestre réalisée en bronze doré par Emmanuel Frémiet et inaugurée en 1874 près de là où Jeanne a été blessée lors de sa tentative ratée de libération de Paris (une seconde version a été érigée à Nancy en 1889).

Prévoir des embouteillages jusqu’à la fin du week-end rue de Rivoli à proximité de la place des Pyramides. Les momies, la Joconde et la Vénus du Louvre vont même être très jalouses.

Ou alors, attention aux encombrements dans les Vosges...

Car si, depuis quarante ans, il y a un parti qui a honteusement voulu récupérer l’image de Jeanne d’Arc, d’autres cherchent aussi à la récupérer. Mais ce n’est pas nouveau puisque c’est la IIIe République naissante qui s’est cherché de nouveaux héros à mettre face aux rois. Jeanne d’Arc et Vercingétorix furent deux très bons candidats. Ce qui paraît très étrange d’un point de vue logique (c’est Jeanne d’Arc qui a sauvé le royaume de France !).

Même l’Église s’y est mise puisqu’elle l’a béatifiée le 18 avril 1909 et canonisée le 30 mai 1920, soit très très longtemps après sa mort le 30 mai 1431 à dix-neuf ans. Jeanne d’Arc fut en fait au centre de la polémique sur la séparation de l’Église et de l’État (relayée par l’historien Jules Michelet et monseigneur Dupanloup).

Tiens, c’est curieux, elle a été tuée à Rouen (dans les conditions que tous les zécoliers savent) dans la ville natale d’un candidat à l’élection présidentielle (est-ce que cela fait sens ? saurez-vous deviner lequel ?).

C’est une superbe héroïne qui a eu dix-sept versions cinématographiques (en particulier avec Sandrine Bonnaire, Milla Jovovich, Ingrid Bergman, Florence Delay, Clémence Poésy).

Et plein de versions historiques, genre de marronnier éditorial qui permet de vendre un peu :
http://www.pointscommuns.com/jeanne-darc-commentaire-lecture-63030.html

Dans cette affaire, les méchants sont les Bourguignons et les gentils sont les Armagnacs. Les Anglais l’achètent pour quelques sous et laissent au clergé parisien qui la juge et condamne à être brûlée vive. En cassant le procès digne des pires purges staliniennes, le pape Calixte III a sauvé l’honneur de l’Église. Il lui aura fallu quand même un quart de siècle.

Bref, Jeanne d’Arc avait tout pour être une sainte. Une sainte patriote, c’est-à-dire française. Avec sa passion, sa fougue, son héroïsme, son courage, et son déplacement de montagnes.

Ce qui me gêne, c’est que Dieu ne peut pas être un patriote. Les phrases du genre "Dieu est avec nous" en pleine guerre sont des oxymores puisque s’il existe, Dieu est forcément bon pour TOUS les belligérants et pas pour un seul camp (après, comme il est aussi pour le libre arbitre, il a dû dire un jour aux zumains : débrouillez-vous tout seuls et foutez-moi la paix, j’ai d’autres mondes à construire).

En tant que Lorrain, je ne peux que me réjouir de cette reconnaissance (certes tardive) pour une jeune paysanne illettrée de la Basse Lorraine, née à Domrémy. J’ai même pu visiter quand j’étais gosse sa maison natale. J’imagine qu’on a dû remplacer tous les mois un certain nombre d’objets personnels, mais bon, ça donne une idée du relief. J’ai même déjeuné dans un restaurant de la commune invité par une personne très sympathique qui avait rang d’évêque (seulement le rang) et qui conduisait une belle Ami 8 blanche. Un prêtre au volant d’une Ami 8, ça le faisait, pour le gamin que j’étais.

On parle du six centième anniversaire de la naissance, mais en fait, on n’en sait pas grand chose. Elle aurait pu naître aussi en 1408 car elle aurait été impliquée dans un procès matrimonial en 1428 devant la cathédrale de Toul (c’était son diocèse, dépendant du Saint Empire Romain Germanique), et pour cela, elle devait être majeure (vingt ans à l’époque).

Mais, reprenons un peu cette histoire d’un point de vue peu plus politique…


Henri V d’Angleterre profite de la folie du roi de France, Charles VI, pour conquérir la France avec le soutien des traîtres bourguignons.

Après la bataille d’Azincourt le 25 octobre 1415 (une véritable Berezina pour les troupes françaises), les Anglais dominent largement la confrontation. Le 21 mai 1420 est signé à la cathédrale Saint-Pierre le Traité de Troyes qui lie Henri V et Isabeau de Bavière, la reine de France et surtout, la régente.

Il aboutit au mariage de Henri V avec la fille de Charles VI et d’Isabeau, Catherine de Valois (qui a lieu le 2 juin 1420 à Troyes), et leur descendance héritera du royaume de France unifié au royaume d’Angleterre (à la mort de Charles VI), écartant le dernier fils survivant du roi, Charles VII, le dauphin à la légitimité contestée (on le suppute bâtard).

Faut dire que c’est Philippe III le Bon, le duc de Bourgogne, qui négocie au nom de la France à la place de Charles VI (et son père Jean Sans Peur, à l’ambitieux dessein de reconstituer la Lotharingie post-Charlemagne, a été poignardé le 19 septembre 1419 à Montereau par un proche du dauphin, ça n’a pas aidé).

On accorde cependant à Charles VII la partie sud de la France (ça fait un peu zone libre et zone occupée comme entre 1940 et 1942).

Le 1er décembre 1420, tout est bien qui finit bien : Henri V, gendre du roi de France et régent de fait arrive à Paris avec Charles VI et Philippe III et est reçu par le recteur de la Sorbonne (l’université de Paris), Pierre Cauchon, qui vient d’être nommé évêque de Beauvais le 30 août 1420 par le pape Martin V.

Pas de chance, Henri V meurt le 31 août 1422 à Vincennes de dysenterie, c’est-à-dire un peu avant Charles VI (lui, c’est le 21 octobre 1422 à Paris qu’il meurt).

Le fiston du roi d’Angleterre, Henri VI d’Angleterre, n’est né que le 6 décembre 1421. Il devient roi d’Angleterre à neuf mois ! mais pas vraiment roi de France car le Traité de Troyes sera juridiquement invalidé (« Nemo plus juris ad alium transfere potest quam ipse habet »). Il sera pourtant sacré roi de France le 17 décembre 1431 à Notre-Dame de Paris mais ses droits seront annulés en 1453.

Les tribulations de Pierre Cauchon sont alors déterminantes : Beauvais étant sous le joug des Armagnacs (ennemis des Anglais et favorables à Charles VII), Cauchon préfère résider à Paris, Reims ou Rouen, plus proche des Anglais dont il conseille le roi Henri V depuis le 4 juin 1422, puis, à la mort de celui-ci, le régent anglais, Jean de Lancastre, duc de Bedford et frère de Henri V, qui installe la capitale française à Rouen.

En 1425, Jeanne entend des voix divines qui lui disent de libérer la France des Anglais qui pourraient conquérir la Lorraine dans pas longtemps. Elle attend 1428 pour les révéler à son tonton (elle n’a que seize ans). Pendant un an, avec difficulté, à Neufchâteau, Nancy, Saint-Nicolas-de-Port, Jeanne cherche à convaincre Robert de Baudricourt, qui est le capitaine de Vaucouleurs, Charles II, duc de Lorraine, et y parvient grâce à quelques prédictions qui se révèlent pertinentes et par sa renommée régionale de plus en plus grande.

Notons au passage que la France est déjà bien bureaucratique puisque pour s’adresser à son chef, il faut avoir des lettres de recommandation de ses seigneurs. Il ne faut pas court-circuiter la hiérarchie.

Jeanne est enfin reçue par Charles VII le 25 février 1429 à Chinon : « Gentil dauphin, je te dis de la part de Messire Dieu que tu es vray héritier du trône de France ». Après de nombreuses réticences et précautions (enquêtes de moralité, interrogatoires, prédictions réalisées etc.), le roi sans royaume lance Jeanne à la tête d’un convoi logistique à Orléans, assiégé par les Anglais.

Elle arrive le 29 avril 1429 à Orléans et réussit à motiver les troupes assiégées qui vainquent les Anglais le 8 mai 1429. C’est son premier fait d’armes. Elle accompagne alors les troupes françaises dans la reconquête de la vallée de la Loire.

Fin mai 1429, elle rencontre Charles VII à Loches et l’encourage à se faire sacrer roi le plus vite possible à Reims : « Noble Dauphin, ne tenez pas davantage tous ces conseils, si nombreux et si longs ; venez donc au plus vite à Reims prendre la couronne à laquelle vous avez droit ». La terrible défaite anglaise à Patay le 18 juin 1429 ouvre les portes des villes sans combat pour rejoindre Reims : Troyes, Châlons-en-Champagne puis Reims, pourtant aux mains des Bourguignons alliés aux Anglais, sont soumises.

Le sacre de Charles VII (par l’archevêque-duc Renaud de Chartres) a lieu dans la cathédrale de Reims le 17 juillet 1429, en présence de Jeanne d’Arc et de Gilles de Rais (qui a levé l’armée de Charles VII), mais en absence du duc de Bourgogne (Philippe III) qui contrôle Reims. Le 25 mai 1429, Pierre Cauchon était encore à Reims mais il s’est barré entre temps à Beauvais qui se rallie à Charles VII comme les autres places fortes.

Effet impulse, le sacre légitime (et pas légitimise) complètement le pouvoir de Charles VII sur celui du duc de Bedford (qui représente Henri VI d’Angleterre). Petit à petit, les autres villes françaises se soumettent. Mais pas toutes. Il faut repartir à l’attaque. Jeanne cherche à reprendre Paris aux Bourguignons par la Porte Saint-Honoré mais échoue. Charles VII enrage car ces assauts coûtent cher, délite son armée et apportent la zizanie parmi ses conseillers. Tout le monde se replie dans la vallée de la Loire.

Le 4 novembre 1429, Saint-Pierre-le-Moûtier (au sud de Nevers) est reprise mais Jeanne échoue au siège de La Charité-sur-Loire du 23 novembre au 25 décembre 1429. C’est pas trop glop glop. Charles VII enferme alors Jeanne au château de la Trémouille à Sully-sur-Loire pour qu’elle arrête ses initiatives foireuses mais elle s’en échappe le 24 mars 1430 et part au secours de Compiègne assiégée par les méchants Bourguignons dirigés par Jean II de Luxembourg, le comte de Guise et de Ligny-en-Barrois.

Là commence sa Passion… Après une tentative berezinesque, elle est capturée par les Bourguignons le 23 mai 1430 à Margny-lès-Compiègne et enfermée à partir du 23 mai 1430 au donjon de Beaulieu-les-Fontaines, pas loin de Saint-Quentin, puis au château de Beaurevoir, puis Arras, Drugy, Le Crotoy, Saint-Valéry, Dieppe et, à partir du 28 décembre 1430, à Rouen, au château de Bouvreuil.

C’est maintenant que Cauchon revient sur scène : après avoir covoituré le petit roi d’Angleterre (il a neuf ans) de Londres à Rouen pour légitimer son assises sur le royaume de France, il est missionné par les Anglais pour racheter Jeanne à Jean II de Luxembourg. Il a même un argument juridique béton pour justifier cette mission puisque Compiègne fait partie de son diocèse de Beauvais.

Finalement, les Anglais achètent Jeanne d’Arc aux Bourguignons pour la somme de dix mille livres le 21 novembre 1430.

Ce n’est que le 3 janvier 1431 que les Anglais livrent Jeanne d’Arc aux ecclésiastiques parisiens et à Cauchon : 23 mai au 3 janvier, sept mois et demi, et Charles VII s’est complètement foutu d’elle (il la trouve plus dangereuse qu’autre chose, quelle ingratitude !).

Le procès de Jeanne se tient du 21 février au 23 mai 1431 à Rouen. Elle est accusée d’hérésie. Tout est sous le contrôle de Cauchon qui, malgré les changements d’alliance très courants à cette époque (beaucoup se soumettent à Charles VII maintenant qu’il est sacré roi), reste fidèle aux Anglais et aux Bourguignons.

Pour dédramatiser les bugs militaires anglais, les Anglais veulent faire passer Jeanne pour folle ou sorcière. Mais Cauchon semble aussi faire de ce procès son affaire personnelle. Il essaie d’y mettre les meilleures formes possibles (pour qu’il soit inattaquable sur ce point) mais ne réussit pas à obtenir un chef d’inculpation vraiment pertinent : aucun témoignage, aucun fait, aucun élément ne vient étayer l’hérésie.

C’est en demandant le 14 mars 1431 à la Sorbonne son avis (il en a été le recteur dès l’âge de vingt-six ans) que Cauchon trouve enfin un motif de condamnation : Jeanne porte des vêtements d’homme, ce qui ne se fait pas en bonne chrétienne (durant sa courte existence publique, pour diverses raisons, la virginité de Jeanne a souvent été vérifiée et confirmée).

Le 9 mai 1431, après la menace du bûcher, Jeanne finit par avouer son crime et demande le repentir. Les Anglais sont déçus, car ils veulent sa mort. Mais comme elle a remis des vêtements masculins, Cauchon trouve le 29 mai 1431 la parade pour la cuire : elle est relapse (retombée en hérésie) et donc, il n’y a plus que le bûcher.

Je dois dire que dans mon imaginaire de gosse, il y avait deux morts atroces, mais vraiment atroces : c’était d’être crucifié (comme le Christ) et d’être brûlé vif (comme Jeanne d’Arc). Deux destins assez semblables finalement, avec sa part d’illumination (oui, des individus peuvent bouleverser le sens du monde avec une foi à déplacer les montagnes), sa part de trahison, de livraison, de lavement de mains (car c’est à peu près ce que font les Anglais en la refilant à l’odieux évêque), de faux procès et même de réhabilitation.

Le 30 mai 1431, elle brûle donc vivement. Trois fois. Une première fois pour la tuer, la deuxième pour réduire en cendre ses restes, et la troisième fois pour brûler ses cendres qui sont ensuite dispersées dans la Seine. C’est comme Ben Laden, ne laisser aucun résidu organique pour ceux qui la soutiennent.

On trouvera cependant à Paris en 1867 un bocal avec des restes d’os et de lin scellé sous une étiquette : « Restes trouvés sous le bûcher de Jeanne d’Arc, pucelle d’Orléans ». En 2006, l’analyse montre que ces restes n’étaient pas brûlés et proviennent de momies égyptiennes datant d’entre le VIe et le IIIe siècle avant J.C. Il y a évidemment de nombreux autres exemples de fausses reliques.

Lors de son jugement, les voix de Jeanne lui ont dit (avec le très beau verbe chaloir) :

« Ne te chaille pas de ton martyre.
Prends tout en gré,
Dieu t’aidera ;
Tu t’en iras par grande vicstoire au Paradis ».

Les Anglais écrivent alors au pape « avoir fait luire une pleine lumière sur la conduite de cette femme de peu qui avait été prise usant d’armes et d’habits masculins et qui avait été accusée de feindre mensongèrement des révélations divines et des crimes graves contre la foi orthodoxe ».

Six mois après, le 17 décembre 1431, Cauchon sacre Henri VI, dix ans, à la cathédrale Notre-Dame de Paris roi de France avec le cardinal de Winchester.

Mais le Traité d’Arras (c’est encore Cauchon qui le négocie au nom des Anglais mais ceux-ci refusent finalement d’y prendre part), le 20 septembre 1435, consacre la réconciliation entre les Armagnacs (Charles VII) et les Bourguignons (Philippe III le Bon) et in fine, la réunification du royaume de France au détriment des Anglais. Paris (dirigé depuis quelques mois par Cauchon et trois autres évêques) se rend à Charles VII le 13 avril 1436. Cauchon quitte donc Paris à grandes enjambées.

Charles VII ingrat avec Jeanne d’Arc dans cette histoire ? C’est pourtant lui qui la fera réhabiliter par l’Église (Calixte III), après un procès en réhabilitation (à Toul), le 7 juillet 1456 à Rouen (Cauchon est mort le 18 décembre 1442 à Rouen aussi).

Bref, tout ça pour dire que Jeanne d’Arc était probablement une téméraire, poussée par une inspiration hors norme, et a changé le cours des choses en retournant une situation psychologique désespérée (car la proportion de gens qui pissent dans le froc et qui cherchent à se mettre du côté des vainqueurs a toujours été la même au cours de l’histoire).

En d’autres termes, Jeanne d’Arc, une émettrice de prophéties autoréalisatrices, qui, au contraire des rumeurs des marchés financiers, ont fait tourner le cercle dans le sens vertueux. Enfin, vertueux pour les Français, bien sûr.

Alors, aujourd’hui, et surtout demain, samedi 7 janvier, vers onze heures, faites gaffe si vous vous trouvez entre le Louvre et la Concorde. Il risque d’y avoir quelques pervers et excités qui veulent, comme les Anglais, s’acheter la Jeanne à bon compte.

Mais elle est comme la Tour Eiffel.
Elle n’est pas à vendre.
Elle est à tous les Français.



(Sources : Wikipédia et d’autres sites Internet).



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 07/01/12 à 12h01

Beau commentaire Monsieur Chat !

Ah sacrée Jeanne...sacrée elle ou sacré lui...oups je ne sais pas.


Oups pas mal... : http://youtu.be/wEyo4NIaHUY


Bonne journée à vous et à tous


 07/01/12 à 10h32


Si elle avait su, la pauvrette, que son sacrifice serait récupéré par des générations
d'ingrats, d'incapables, et de faux culs !!!
Où sont t-ils nos «  grands hommes » si peu couilleux qu'ils éprouvent encore le besoin de se cacher derrière l'étendard d'une jeune fille de 19 ans ….trépassée depuis six siècles !!!

Ballade des dames du temps jadis....
« Dites-moi où, n'en quel pays,
Est Flora la belle Romaine,
Archipiades, ne Thaïs,
Qui fut sa cousine germaine,
Echo, parlant quant bruit on mène
Dessus rivière ou sur étang,
Qui beauté eut trop plus qu'humaine ?
Mais où sont les neiges d'antan ?

Où est la très sage Héloïs,
Pour qui fut châtré et puis moine
Pierre Esbaillart à Saint-Denis ?
Pour son amour eut cette essoine.
Semblablement, où est la roine
Qui commanda que Buridan
Fût jeté en un sac en Seine ?
Mais où sont les neiges d'antan ?

La roine Blanche comme un lis
Qui chantait à voix de sirène,
Berthe au grand pied, Bietrix, Aliz,
Haramburgis qui tint le Maine,
Et Jeanne, la bonne Lorraine
Qu'Anglais brûlèrent à Rouen ;
Où sont-ils, où, Vierge souvraine ?
Mais où sont les neiges d'antan ?

Prince, n'enquerrez de semaine
Où elles sont, ni de cet an,
Que ce refrain ne vous remaine :
Mais où sont les neiges d'antan ? »
F,Villon
 07/01/12 à 07h53
au bon dieu : " j'entends des voix ..; "
le bon dieu : "encore ??"
" oui celle d'un certain sarko me casse les oreilles"
( les guignols de l'info)
Au moins par ses prophéties auto-réalisatrices !

Ce qui donnerait une raison au pèlerinage de Sarko
Non pour faire monter les actions de Lustucru
mais pour le guider sur la voie du AAA
 06/01/12 à 20h50
attention, y a des zenfants.
 06/01/12 à 20h48
d'enfer (avec du feu sur la plante des coussinets)...
Avec délice...malgré tout!
tu sais, elle est morte à dix-neuf ans...
et cramée vive.
Je suis fière d'être lorraine d'adoption!...finalement je me serais bien vue en Jeanne!
 06/01/12 à 18h44
Pas un mot non plus sur Agnès Sorel.
 06/01/12 à 18h44
Un truc à faire baisser les actions Lustucru, ça.
 06/01/12 à 18h05
hauts plateaux
 06/01/12 à 16h38
Souvenez-vous de cette phrase que Jeanne d'Arc lança avant de monter sur le bûcher : "Vous de m'avez pas cru, vous m'aurez cuite !"

A méditer...
 06/01/12 à 16h17
va à Domrémy, l'autre va... à Jarnac (c'était un 8 janvier).
euh, j'veux dire, des bûches.
 06/01/12 à 15h44
on sait qu'il essaie de récupérer les miettes !
 06/01/12 à 15h42
Dans la récup, le pire n'est pas Sarko...
 06/01/12 à 15h41
T'as pas peur, Jules, en pleine hibernation, de vouloir me faire ingurgiter ce fort brillant exposé politico-historique !!! Moi, j'vais résumer tout ça en disant que Sarko, il a encore loupé l'occasion de fermer sa g.... et d'éviter le ridicule en passant ainsi par la Lorraine avec ses gros sabots cousus de fil blanc !
 06/01/12 à 15h21