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Jean-Baptiste Botul ne semble avoir eu que deux obsessions : les seins de Zoé et les valises à roulettes.
Contemporain de Sartre à qui il reconnaissait beaucoup de talent (« pour un nain » !), ce philosophe oublié s’est creusé la tête pour trouver plus de commodité au transport des valises, exténué qu’il fut un jour de porter la lourde valise d’Emilienne, sa compagne.
Visionnaire, il ne verra pourtant pas l’avènement industriel des valises à roulettes sur les quais de gare – il est décédé en 1947 ! Il est de ces philosophes à l’esprit pratique à l’instar de Pascal qui passe pour avoir inventé la brouette (à deux roues).
A l’origine de la « mouité », Botul voyait le sein féminin comme le paradigme adéquat pour illustrer - à une exception près ! - les variations de ce concept.
« J’ai malaxé du beurre pendant toute la matinée en m’efforçant d’analyser mes sensations », écrit-il dans les fragments rassemblés par les éditions des Milles et Une Nuits sous le titre « La métaphysique du mou » (disponible au rayon Philosophie de toute bonne librairie ou ici : http://minilien.fr/a0khxn )
Sans doute s’est-il lassé du gras et de l’onctueux de la substance alimentaire pour passer avantageusement dans son exploration philosophique aux seins des femmes. A dessein d’étude, il s’obstinait à ne s’entourer que d’amis aux compagnes mamelues. Il est dit qu’il n’aurait fréquenté « Jérôme Isnardon, peintre et aquarelliste peu connu, ami et correspondant de Marcel Duchamp, que parce que sa compagne, Anne Claire Marie de La Rocheferronière, dite Zoé, avait des seins énormes ».
Dans sa « phénoménologie tripoteuse » disséminée dans ses fragments – en 1937 Botul brûle ses manuscrits et décide de ne plus rien écrire si ce n’est à la volée sur divers matériaux ! -, il a parfois des accents de poète : « Le dur déçoit, le mou émeut » !
Le charme de ce philosophe réside à mon sens dans son inconséquence d’homme voire son insouciance, il rédige : « Jérôme m’a offert un poulet. Je l’ai balancé par la fenêtre du train : je ne sais pas plumer les poulets. ». Autre truculente anecdote : en 1935 il se brouille avec Giraudoux, car, « trompé par le titre de la pièce, il était allé jouer au billard avec des amis le soir de la première de « La Guerre de Troie n’aura pas lieu ». »
Botul ressemble à un Jules Renard qui aurait jeté sa gourme et serait passé aux actes, il a la trempe d’un Alphonse Allais voire d’un Tristan Bernard…. Ce n’est pas Frédéric Pagès qui nous dira le contraire !
ET son concept de "mouité" n'est-il pas, au fond, un aveu freudien d'impuissance ?!

Contemporain de Sartre à qui il reconnaissait beaucoup de talent (« pour un nain » !), ce philosophe oublié s’est creusé la tête pour trouver plus de commodité au transport des valises, exténué qu’il fut un jour de porter la lourde valise d’Emilienne, sa compagne.
Visionnaire, il ne verra pourtant pas l’avènement industriel des valises à roulettes sur les quais de gare – il est décédé en 1947 ! Il est de ces philosophes à l’esprit pratique à l’instar de Pascal qui passe pour avoir inventé la brouette (à deux roues).
A l’origine de la « mouité », Botul voyait le sein féminin comme le paradigme adéquat pour illustrer - à une exception près ! - les variations de ce concept.
« J’ai malaxé du beurre pendant toute la matinée en m’efforçant d’analyser mes sensations », écrit-il dans les fragments rassemblés par les éditions des Milles et Une Nuits sous le titre « La métaphysique du mou » (disponible au rayon Philosophie de toute bonne librairie ou ici : http://minilien.fr/a0khxn )
Sans doute s’est-il lassé du gras et de l’onctueux de la substance alimentaire pour passer avantageusement dans son exploration philosophique aux seins des femmes. A dessein d’étude, il s’obstinait à ne s’entourer que d’amis aux compagnes mamelues. Il est dit qu’il n’aurait fréquenté « Jérôme Isnardon, peintre et aquarelliste peu connu, ami et correspondant de Marcel Duchamp, que parce que sa compagne, Anne Claire Marie de La Rocheferronière, dite Zoé, avait des seins énormes ».
Dans sa « phénoménologie tripoteuse » disséminée dans ses fragments – en 1937 Botul brûle ses manuscrits et décide de ne plus rien écrire si ce n’est à la volée sur divers matériaux ! -, il a parfois des accents de poète : « Le dur déçoit, le mou émeut » !
Le charme de ce philosophe réside à mon sens dans son inconséquence d’homme voire son insouciance, il rédige : « Jérôme m’a offert un poulet. Je l’ai balancé par la fenêtre du train : je ne sais pas plumer les poulets. ». Autre truculente anecdote : en 1935 il se brouille avec Giraudoux, car, « trompé par le titre de la pièce, il était allé jouer au billard avec des amis le soir de la première de « La Guerre de Troie n’aura pas lieu ». »
Botul ressemble à un Jules Renard qui aurait jeté sa gourme et serait passé aux actes, il a la trempe d’un Alphonse Allais voire d’un Tristan Bernard…. Ce n’est pas Frédéric Pagès qui nous dira le contraire !
ET son concept de "mouité" n'est-il pas, au fond, un aveu freudien d'impuissance ?!

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sur ce com'....
je le regrette.
du retrait toujours du retrait.
je le regrette.
du retrait toujours du retrait.
de réponse privée car je ne paie pas! Ben voilà, je me suis encore faite avoir. C'était un canular. Je suis d'une naiveté navrante. Mais j'aurais appris un truc "ecce homo" ça veut dire "voilà l'homme"? Car en fait je ne sais pas. C'est comme "démagogie", il m'a fallût des années pour percevoir immédiatement le sens de ce terme. Pas de quiproquo. Je parle de ce mot simplement pour évoquer mon ignorance de certains mots, de certaine expressions, et mon "premier degré"...trés premier degré. Ben moi, je vais écrire un commentaire sur "l'ile de la tentation", au moins cela sera de mon niveau! 

il existait ( aussi) un certain jean-baptiste Botul? Je note. Je ne connaissais absolument pas ce monsieur et ce commentaire a été plaisant à lire. J'y ai retrouvé cette forme de transcendance ( nous y voilà) avec du quasiment rien, du quotidien, du peu, que j'aime tant dans les textes de cette époque, avec apparemment, de l'humour en plus, ce dont Sartre, est totalement dépourvu, d'où son côté plombant.
Botul a écrit un petit ouvrage assez irrésistible sur Kant
http://www.pointscommuns.com/la-vie-sexuelle-demmanuel-kant-livre-55102.html
ok, je m'en vais.
http://www.pointscommuns.com/la-vie-sexuelle-demmanuel-kant-livre-55102.html
ok, je m'en vais.
d'être un personnage bien symapthique ce Botul! 

malheureusement l'ouvrage de Ramon Gomez de la Serna est indiqué "épuisé, indisponible". Il nous faudra une réédition pour pouvoir le lire !
d'autant que je pense avec lui que le dur est sec. Pour le "mou" et chaud, lire avec intérêt "Seins", de l'écrivain espagnol Ramon Gomez de la Serna, un obsédé qui propose en 300 pages des typologies aussi édifiantes que "Les seins de la femme de l'inquisiteur", "Ceux qui voulaient être cueillis par moi", "Les seins du style" ou "Celui qui toucha les seins de la reine". Mention spéciale aux "seins qui ont pris un coup de lune."
C'est la deuxième fois en peu de temps qu'on me cause de Botul.
Vais pas pouvoir y échapper semble-t-il, trop tentant !
Merci d'en parler.
Vais pas pouvoir y échapper semble-t-il, trop tentant !
Merci d'en parler.
... ""IL" existe, je l'ai rencontré", sinon on aurait des doutes ...
Original, original, ...
Original, original, ...
avait-il anticipé sur les seins à roulettes?


Je réagis à ce commentaire en
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Kloog
publié le 23 août 07