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Mes chers parents, je pars. je vous aime, mais je pars.
 Mes chers parents, je pars. je vous aime, mais je pars.
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catégorie : Moi Moi Moi
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Au loin d'eux, comme un malaise.
Je les aime, puisqu'ils sont ma famille. Je les aime logiquement. Le lien est situé quelque part dans mon sang.
Je les aime et je vais donc les voir. Puisque je les aime.

Alors j'arrive. Je débarque dans ces lieux de mon enfance, dans cette campagne où j'ai grandi, dans cette ville où j'aurais du continuer à vivre. Logiquement. En restant près des miens, de ma famille, de ceux que j'aime.

J'arrive et je dors.
J'ai dormi pendant quarante-huit heures. J'ai dormi pour ne pas affronter le vide. Ce fossé qui nous sépare, moi et eux. Moi d'aujourd'hui, moi d'hier.
ça s'appelle une dépression je crois, cette capacité que l'on a parfois à ne plus vouloir ouvrir les yeux sur la réalité.
J'ai déprimé pendant quarante-huit heures, à me nourrir de sommeil. A me gaver de l'effacement des liens. A ne plus vouloir affronter.
La paralysie des membres a commencé par la langue. L'incapacité de dire. C'est un mur auquel je me heurte à chaque fois. Un mur d'amour muet, de soutien silencieux, d'accompagnement bienveillant dans une mer de culpabilité. Mon père est là.
Mon père me demande et je ne sais pas dire non. Je ne peux pas dire non.
Je me rappelle les mots de Gilles. "Je n'accepterai jamais rien de personne, pour ne rien leur devoir".
Mais dans le sang, il y a déjà le lien. Il y a déjà ce que je leur dois. Dans mes blessures, il y a encore leur soutien. Dans mon parcours, il y a encore leur protection. Et maintenant, il y a mon chat entre eux et moi. Ils me tiennent par mon chat. Cette Tartine que j'aime infiniment. Ils me tiennent par un chat.

C'est fou ce que les êtres incapables d'exprimer l'amour peuvent faire passer au travers des animaux. Puisque nous sommes des murs, jetons les animaux par dessus. Ils seront notre lien. Ils seront l'expression de notre sensibilité. Ils remplaceront ce que nous n'avons jamais réussi à nous dire.

Ils me tiennent et ne veulent pas me lâcher. Je leur dois tout. Et ma culpabilité se nourrit de ce devoir et de toute ma reconnaissance.
C'est ma faute aussi. Je l'appelle ma fille. Je l'ai aimée de tout ce que je n'ai pas pu offrir aux êtres humains. Je l'aime encore en la substituant à l'enfant que je n'ai pas eu.

Je me suis séparée de moi et depuis je vois mieux. Si je vais mieux, je ne sais pas. Mais en tout cas, je m'éloigne d'hier et me rapproche de demain. Mais je me suis séparée de moi sans me séparer de mes projections d'amour. Ni de mes paralysies.
Je m'imagine couper les liens. Confier mon chat à la SPA. Pour ne plus renforcer la matérialisation de ce que je dois à mes parents. Et je vois comme c'est ridicule. Comme on n'a pas besoin de ça.
Le lien est là, de toute façon. Et rien n'y changera.

Vous n'avez pas le droit de me faire payer votre amour. Je t'aime, vieux Lear. Je t'aime et je n'ai jamais su le dire. Je t'aime et je suis à mille lieues de toi pour pouvoir grandir. Je sais que j'ai fait les bons choix.

A la maternité, je regarde ma soeur et le nouveau-né. Je suis écoeurée par tout ça. J'observe les grands-mères heureuses. Et j'ai la nausée. Ma mère qui ne cesse de répéter depuis le matin qu'elle est contente, que son petit-fils a la peau claire. Et oui. Avec un père à moitié algérien, on sait jamais, il aurait pu avoir les cheveux frisés et la peau matte.

Maman me dégoutte. Maman. Celle dont je suis née. Celle qui tient le lien de mon sang dans sa tête malade, sur sa peau, son visage, dans ses veines. Maman.
Maman grand-mère m'écoeure. Elle et sa satisfaction de grand-mère munie d'une descendance à peau claire. Grand-mère rassurée et contemplative. Elle et son besoin de reproduction projetée sur ses filles. Elle et sa bêtise.
La grand-mère sort son appareil photo et capture l'image de la jeune mère donnant le sein à sa descendance à peau claire. Ma soeur éclate en sanglot.
Acte manqué ? J'avais oublié mon appareil photo. Mais l'aurais-je pris, je ne l'aurais pas sorti. Parce qu'au-delà de ma soeur, de cette femme qui m'est liée par le sang, je voyais la jeune mère et son besoin d'intimité. Je me voyais de trop dans cette pièce. De trop, mais nécessaire. Comme une barrière protectrice pour empêcher le flash de la grand-mère de crépiter. Un rempart entre la bêtise de ma mère et ma soeur.

Maman, cette femme et son enfant ne t'appartiennent pas. Au delà de ta fille et de ta descendance, j'aurais aimé que tu vois comme moi une jeune mère qui allaite. Une jeune mère sur laquelle tu n'as aucun droit.

Mes chers parents, vous n'avez pas plus de droits sur elle que vous n'en avez sur moi. Malgré ce lien du sang que l'on vous doit.
Malgré la vie offerte. Malgré votre amour aveugle, silencieux et tellement maladroit dans sa bienveillance.

Je vous aime, en toute logique. Je vous aime et j'éprouve le besoin de vous voir. Tous les six mois. Obéissant au malaise de l'absence qui revient parfois me hanter. Six mois, le temps d'oublier cette dépression profonde qui me ravage à chaque fois que je vous croise.
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Voici les 58 dernières réactions à ce commentaire
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Rédacteur
 11/05/09 à 09h49
Z-UO
On ne dira jamais assez tout le mal que peuvent faire les chats.
mon business model est comme les sites internet, je me rémunère sur les pubs que je colle aux fesses de mes patientes !
 10/05/09 à 22h37
plancton
ça m'évite de songer pour une fois au problème de la sécu.
A moins que tu ne sois pas conventionné ?
Pfff. Faut toujours que je tombe sur des mecs pas conventionnés.
Y'en a marre.
On en a gros.
je veux bien distribuer gratuitement des fessées à des roses...
 10/05/09 à 20h47
morgane17
.......... je n'ai pas de mot à c't'heure ! plus tard...
Henri Tachan
LA FAMILLE
Paroles et musique: Henri Tachan


La famille, c'est comme les oreillons.
Tu te la chopes quand tu n'es qu'un lardon,
Et à huit ans, lequel de nous conteste
Le père, la mère, la tante ou l'oncle Ernest?
La famille, c'est comme leur Dieu Tout Puissant,
C'est inventé pour les petits enfants.
Le respect filial, c'est comme la calotte:
T'as pas le choix, c'est tes premières menottes...

Heureusement, il y avait ma soeurette,
Ses lèvres chaudes contre ma pauvre tête...

La famille, c'est une bande de gens
Que tu ne connais ni des lèvres ni des dents,
Des magistrats qu'on t'a commis d'office,
Des étrangers qui t'appellent "mon fils".
La famille, il se peut qu'y en ait de sympa.
Tu sens alors l'envie d'ouvrir tes bras,
L'appel du sang ne fait rien à l'affaire:
Je connais un homme qui est cent fois mon père...

Heureusement, il y avait ma soeur Anne,
Ses lèvres chaudes contre mon bonnet d'âne...

La famille, c'est comme la Société,
Les lois y bouffent l'amour et l'amitié.
Mon droit d'aînesse je l'ai laissé pour des billes,
Pas eu moyen de trouver un plat de lentilles.
La famille, la vraie, on se la choisit.
C'est peut-être un chien, c'est peut-être un ami,
Et c'est parfois une amour de rencontre,
Une orpheline qu'a ton heure à sa montre...

Heureusement, tu es venue, ma frangine,
Tes lèvres chaudes contre ma poitrine,
Heureusement, tu es venue, ma petite soeur,
Tes lèvres chaudes sont gravées dans mon coeur!

 10/05/09 à 15h01
Chrisdilou
 10/05/09 à 14h30
milonga
ça peut être pris en charge par la sécu.

Suffit d'avoir les bonnes adresses
 10/05/09 à 14h13
plancton
Véro, tu dis que t'as rien compris, que tu réagis à côté, mais en fait t'es en plein dedans. (et dehors est en plein dehors, mais bon c'est pas grave).
Le phénomène d'inversement des rôles, je le connais depuis belle lurette avec môman. C'est juste épuisant comme rôle. Et il se trouve que la vieillesse ne fait rien pour arranger les choses. Mais la vie est ainsi faite que parfois les évolutions "logiques" sautent des stades, font marche arrière, déraillent... et tous autant que nous sommes nous essayons d'y pallier.
Chacun à sa façon.
En lisant le comm de piap hier sur la dépression, la vraie, je me suis sentie toute ridicule avec mon texte papa maman. Et si j'ai employé le mot de "dépression" dans mon texte, j'ai commis un abus de langage irrespectueux pour les personnes qui vivent vraiment dedans.

Mais pour autant il n'y a pas de petits maux.
J'ai joué à cherche-maman aussi, tant que j'ai pu, je ne me fais aucune illusion là-dessus. C'est juste que cherche-papa est vachement plus conséquent parce qu'en plus j'aime bien coucher avec.
Mais bon, c'est une autre histoire

Les liens du sang, une idéologie... Je ne poserais pas ce mot-là. Mais j'ai beaucoup de mal à en poser des mots. Je fonctionne en échos, en résonances, en sensations, en perceptions... Mon sonar me dit que les liens du sang, c'est trop d'amour. C'est une mère qui m'a dit encore hier qu'on ne vivait pas pour soi, mais pour les autres. Une mère à qui j'ai expliqué qu'elle avait réussi à créer une fille monstre d'égoïsme, qui ne pensait plus du coup à vivre que pour elle-même.
Pourtant, je ne pense pas être si égoïste que ça. Mais dans le lien de sang qui nous unit elle et moi, je suis une aberration génétique du coup. Elle qui n'est qu'amour.
C'est étouffant l'amour, surtout quand il est malade de ne pas en recevoir autant en échange. Une vraie prison d'amour protecteur.
Et ouais. Même ça, quand y'en a trop, ça fait des dégâts.

C'est horrible de se plaindre de trop d'amour, hein. C'est peut-être ça que dehors ne supporte pas dans mon texte. Et c'est encore plus culpabilisant de trouver de moyen de se plaindre de ça.
Tout en étant éternellement reconnaissante envers tout le bon que cet amour a pu m'apporter.
Alors oui, c'est exactement ça, au final : Mes chers parents, je vous aime, mais je pars.
Il faut se séparer pour ne pas se perdre ? Mais oui, exactement, Véro. Je me sépare comme je peux. Tout en me perdant à volonté pour avoir le plaisir de me retrouver. Parce que si on se perdait pas, ce serait pas marrant.
Et bordel comment je l'aime la vie.

Merci vraiment pour toutes vos réactions. Je sais aussi que ça fait sonner des cloches chez certains, certaines. Aujourd'hui, j'ai du mal à les écouter. Mais je sais aussi être là pour ça.

Je vous fais plein de bisous mes chéries chéris.




Si seulement ça pouvait être pris en charge par la sécu.
 10/05/09 à 12h17
milonga
et quelle sensibilité!

Vero M. Berger et M. DAVID sont/étaient de l'autre coté de la barrière.
je suis bien d'accord avec eux et en même temps, je sais (par ma pratique quotidienne) combien il est plus difficile de se séparer (dans la tête) de parents cruels/fous.
Plancton le dis bien quand elle parle de culpabilité.
les parents déglingués nous empêchent de couper le cordon, puisque souvent les rôles sont inversés. malgres nous, nous devenons leurs parents
 10/05/09 à 12h07
dehors
 10/05/09 à 11h52
plancton
C'est ça être adulte peut-être. C'est quand on va réclamer ses fessées ailleurs que dans le cercle familial.
 10/05/09 à 11h45
dehors
perso ce texte sur papa maman, je t'aime oui non moi non plus ne m'interesse pas du tout,
je ne doit pas etre dans la norme

deja, deja et encore
et puis desole
se foutre du foutre quand on est plein dedans c'est de l'hautainerie vilaine tres vilaine, meme pas valable, qu'estc e que ça?
 10/05/09 à 11h33
Bachi-bouzouk
Ils n'en n'ont pas voulu parce qu'il ne prennes pas les porcs.

Superbe com Planctounette.
 10/05/09 à 00h58
... j'ai lu ton texte, suis partie, et suis revenue. Et pourtant, comme sirius69, je ne peux rien en dire, je crois même que je n'ai pas compris grand chose, ma compréhension ne passe pas le stade de l'intellectuel : "je les aime logiquement" ...

Moi, je ne sais toujours pas si j'ai aimé mes parents, mes géniteurs s'entend, pas ceux que j'ai fantasmés, la béance à l'intérieur est sans fond, j'ai longtemps joué à "cherche maman", moins à "cherche papa", l'amour d'une mère d'abord, question de survie...

Ensuite, j'ai une réelle et profonde aversion pour tout ce qui pour moi n'est qu'une idéologie, les fameux "liens du sang", indéfectibles... ça a surtout à voir avec mon expérience d'éduc., trop vu et entendu de travailleurs sociaux revendiquer coûte que coûte le maintien des liens intra-familiaux, tout plutôt que le placement d'un gamin en institution ou famille d'accueil, tout plutôt que la séparation d'avec la mère surtout, même si mère toxique et maltraitante il y a... c'est dans l'air du temps et rares sont les pédo-psychiatres (Maurice Berger, Myriam David) qui osent avoir une parole "différente".

Rien à voir avec ce que tu évoques Plancton mais ce qui me vient à moi, puisque tu m'autorises à trouver dans ton texte ce que je peux y chercher, c'est d'abord : "on ne se sépare bien que si on est bien attaché" (Myriam David), donc Fun, ce n'est pas qu'une question de kilomètres... et aussi "il faut parfois se séparer pour ne pas se perdre".

Enfin, ce qui me met toujours mal à l'aise, c'est qu'on évoque toujours la difficulté des relations parents-enfants mais on dit toujours que l'amour est là et bien là, "on les aime quand même" ... moi, franchement, j'en sais rien... mais la culpabilité, du coup, est sacrément renforcée.
 09/05/09 à 22h32
La Lousse
http://www.deezer.com/track/132819
dieux du ciel ! autant prendre un groumpf
 09/05/09 à 22h12
calixte 78
de la même époque que Sardou.

http://www.youtube.com/watch?v=stGUsmBboM4
aussi touchantes que le texte lui-même.

Au-delà de l'émotion due à la confidence, c'est un texte très intéressant sur le lien de sang, et tout ce qu'il entraine de "gêne"...

Peut-être que ça résoudrait tous mes problèmes.
Avec un peu de chances, je pourrais même avoir une rente.
 09/05/09 à 21h22
plancton
C'est quand même mieux que Sardou.
Que quelqu'un m'explique pourquoi j'aimais tant Sardou quand j'étais gamine. Mis à part pour jouer à cherche papa.
Cherche papa. Touche pipi.
Jamais j'ai grandi.
 09/05/09 à 21h10
On peut toujours espérer entrer un jour dans la famille

http://www.deezer.com/track/2179948
 09/05/09 à 20h56
plancton
C'est comme d'habitude, chacun y trouve ce qu'il y veut, ce qu'il y cherche...
Je voulais faire le point, et je l'ai fait à ma façon. J'espère que cela aura apporté à d'autres que moi.
Beaucoup de vos réactions semblent vouloir m'apporter un certain soutien, qui n'est jamais de trop. Merci.
Certains d'entre vous en savent plus que d'autres, et je les embrasse fort.

LN, tu as soulevé en premier le problème de la vieillesse. Il se trouve que cela aussi fait partie de ma problématique. Et que cela n'arrange évidemment rien. On reste seuls face à un avenir qui s'isole peu à peu, ne serait-ce que dans l'imaginaire. Bientôt, "ils" ne seront plus là. Seuls, avec des bras invisibles ou visibles qui nous portent parfois quand ils sentent qu'on a besoin d'eux. Et ces bras-là, je les aime.

J'vous fais des gros



 09/05/09 à 20h29
ceylan635
Tu as remué plein de choses et chapeau la manière dont tu as écris un ressenti perso.....
 09/05/09 à 20h18
La Lousse

bon, y'a plus qu'à trouver quelqu'un pour te le cacher...

ok, mais bon... c'était trop sérieux et profond, un peu d'fraîcheur fait jamais d'mal !
On peut toujours espérer de pouvoir tout envoyer en l'air.
 09/05/09 à 20h03
calixte 78
On dirait que ça va déjà mieux !
Tu as retrouvé ta "couleur" d'origine...
 09/05/09 à 19h52
Red Cloud
Souviens-toi : on n'est pas obligé de s'aimer .
Juste se respecter .
moi pas. Elle vit de l'autre côté de la rue, ma mère. J'ai dû me batte comme une folle pour qu'elle ne s'interpose pas entre mon fils, son père et moi. J'y suis arrivée, mais cela nous a valu pas mal d'engueulades...au fond mettre de la distance physique, c'est pas mal. Encore faut-il pouvoir le faire (je n'en ai pas été capable).

Je comprends maintenant pourquoi cette journée de clown qui devait avoir lieu aujourd'hui (et remise à plus tard) avait l'air si importante pour toi. Sûr que ça t'aurait permis de décompresser de la meilleure façon qui soit.

Je t'embrasse fort !
 09/05/09 à 19h05
C'est un peu "je t'aime,moi non plus..."
Bravo d'avoir réussi à mettre des mots sur cet amour-non-amour filial.
...ton tourment
*****
même si le trop déborde et saccage, Et puis reprendre la conversation après que le flot se soit apaisé et pour que chacun puisse y trouver la richesse au milieu des alluvions. le seul moyen d'avancer
 09/05/09 à 18h27
plancton
... Pourquoi sommes nous plus proche d'inconnus rencontrés au hasard de la vie ... alors que nos propres parents finissent par s'effacer dans notre sillage comme une mue nécessaire ... peut être une carapace naturelle contre la souffrance de leur disparition définitive?
 09/05/09 à 18h07
serait pas loin de penser comme ta mère non ?
Tu parles de bêtise ? de divergences ? Vis ta vie... tu n'es pas tenue d'être le reflet de tes parents...
Mon père parlait de "bougnoules" ... et moi, je vivais avec Salah..
Mon père disait "il faut renvoyer les africains chez eux !", il aimait sincèrement Sapho, une amie africaine..
Oui, de la bêtise... les infos, la peur.. mais il faut chercher au fond du coeur, non ?
Aujourd'hui mon père est Alzheimer... il ne sait plus blanc black beur.. je préférais avant... quand je pouvais lui répondre "OK, Papa.. on va commencer par renvoyer Sapho dans son pays d'origine..."
Et puis... on ne doit pas tout à ses parents... débarrasse toi aussi de ce sentiment là..
Je suis la mère d'un jeune adulte.. il est aujourd'hui un homme, avec le courage de faire des choix pour sa propre vie.. moi, je suis juste présente s'il a besoin de moi... mais c'est en lui qu'il puise sa volonté, c'est lui qui s'investit !!
Regarde devant... pense à demain... soit toi !
Bon courage !
 09/05/09 à 18h03
ton texte vient de me rappeler encore une fois pourquoi je vis là où je vis...
Combien il est bon de temps en temps (et pas plus!) de revenir...et surtout de repartir!
Et pourtant....moi aussi je les aime.
à toi, Plancton.
Vivre le présent et notre condition humaine entre générations.
Si la pluie lavait les noms des cimetières , il resterait la trace dans d'êtres qui ont vécu.
toujours pas mais maintenant mon père n'est plus là, je n'ai plus à le protéger
alors moins d'affrontements, je rejoins LDF et j'encaisse et j'infléchis ma volonté...Serenity l'a bien souligné quand ils partent quel vide inconnu...
quand on a vécu un peu.....Et là quel plaisir
 09/05/09 à 17h08
folleavoine


puis te bile pas trop : si tu revenais avec un petit métis elle se débrouillerait pour l'aimer aussi. (caramba, impossible de leur échapper !!!)
 09/05/09 à 16h44
botticella
 09/05/09 à 16h24
accepter de ne pas être "responsable" de ce que sont nos parents.

Pas clair, je ne sais comment le dire...
 09/05/09 à 16h23
Merci pour ce texte...
 09/05/09 à 16h06
 09/05/09 à 16h00
bordurance
A chaque fois aussi dérangeante ton écriture ..
Bises
enfin à ce que je m'en souviens,
bientôt 25 ans qu'ils ne sont plus tous deux.
C'est maintenant, que j'aimerai pouvoir parler avec eux.
mais je crois que ce serait un fiasco : on reste toujours leurs enfants.

Donne leur ton affection, et prends celle qu'ils te donnent,
c'est bon aussi,
tous les 6 mois... pour ne pas étouffer.
 09/05/09 à 15h48
Naaaan, pas la SPAAAAAA !!!!!!

Tartine cherche Nutella pour nouveau départ dans la vie et nouveau baiser dans la bouche.
et tu as raison d'exprimer tout cela par écrit c'est un bon exutoire

Marco Masini - Caro Babbo

http://www.youtube.com/watch?v=PS46WGEi7WQ
 09/05/09 à 15h41
detchenlhamo
On dirait que vous avez plus de mal avec votre mère ! Oui, elles peuvent être très possessives et considérer leurs enfants comme un prolongement d' elle même ... Et ne pas le voir comme un être à part entière .... C'est difficile à vivre !
Bonne chance
 09/05/09 à 15h32
profilperdu
 09/05/09 à 15h28
iggypop
je l'embrasse sur la bouche el doktor..........................c'est son anniv'
 09/05/09 à 15h08
Lhomme-den-Face
... ils sont comme ils sont et ne changeront pas... Au travers de ton histoire, je lis quelques pans de la mienne. Dans ces moments-là, (les rencontres) j'encaisse. Les rares témoins me connaissant qui assistent à ce genre de scène, de discours (la peau claire !)... me voyant si stoïque, me demandent comment je fais. Simplement, je les aime et je suis un peu triste parce que je sais bien qu'ils ne changeront pas... ou bien parce que je ne suis pas assez fort pour soutenir leur souffrance et leur incompréhension si, malgré tout, je m'évertuais à leur dire leurs "quatre vérités"... L'amour ne me rend pas aveugle, mais il peut parfois infléchir ma volonté.
 09/05/09 à 15h05
iggypop
 09/05/09 à 15h02
Ce qui est dit est dit ... Bravo à toi et merci pour ces confidences ...
Dans deux semaines je serais en famille pour le mariage d'une nièce ...
J'appréhende, les parents sont vieux et vieillissent très mal ... Je me prépare à rester en apnée pendant plusieurs jours ...
 09/05/09 à 15h01
calixte 78
Un mur d'amour...
Dure limite...
Amour pas mûr !

http://www.youtube.com/watch?v=vXU3VveLWww
 09/05/09 à 14h57
des pour toi