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Sel que j'aime
 Sel que j'aime
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catégorie : création littéraire
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Aux premiers temps des petits d'hommes était le verbe aimer, celui qui se fait si chair. Et la première parole mise en phrase, toujours : « maman, papa, je t'aime ». Puis on ne l'emploie plus, ou si peu, presque avec honte : aimer, premières personnes présentes, première personne du présent, ce n'est plus de notre âge, papa, maman. Nous grandissons, on nous vieillit, et c'est comme si nous avions oublié nos conjugaisons. Au râtelier des émotions, pendues, retenues, confuses, contradictoires – destructrices, la confusion des sentiments. Plus tard, aimer, autrement, l'autre.

« Je t'aime ». Pourquoi est-ce si difficile à dire ? Aimer, premier groupe, qui est le premier verbe qu'enfant nous avons appris à conjuguer, le présent le premier temps conscient. Déclinaisons : passé, présent, futur, « m'aimeras-tu ? ».

Vivre d’expédients, aimer d'édulcorants. Pas même une procuration sur ton cœur. Je t'aime à découvert et le banquier des sentiments ne me fait plus crédit. Es-tu l'unique option ? Je t'aime virgule peut-être. Je t'aime sous-entendu m'aimes-tu ? Je t'aimerai si tu m'aimes ; m'aimerais-tu, condition d'elle ? J'aurai voulu t'apprendre...

Que n'aimons-nous pas de nous ? Tu ne réponds rien. Jamais. Quand je t'aime tu n'es pas là. Quand tu m'aimes tu n'es pas là non plus. Me fais-tu rêver à défaut d'être une réalité ? Il y a une chose de toi qui prouve l'attention que tu me portes encore : ton sourire quand je te dévisage, quand je cherche dans tes yeux le chemin qui ouvrira ton cœur et que je n'ai que ta clémence pour indications.

Tu as posé ta main sur la mienne et je l'ai portée à mes lèvres. Le salin de ta peau c'est l'amour qui transpire malgré toi et que je recueille précieusement ; je tamise toutes tes désinvoltures, je ne garde que le meilleur, la fleur de toi. Baiser ta peau ne serait-ce que du regard m'ensorcelle du goût de toi. J'entends la mer, l'infini, tous les possibles, le futur, je te conjugue. Tu es contrée, voyage, itinéraire, ma route du sel à travers tous les déserts, mes néants : ta peau iodée pour océan où naviguer libre.

Te toucher me rend jaloux de moi-même.
Toi : l'écume de mes jours, et mon cœur exsangue conservé dans ton sel pour la nuit des temps.

Je t'aime virgule sans doute.

.
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Toupie or not Toupie : dans le sens des aiguilles d'une montre, les yeux ouverts ou fermés. . . Et les mains, on en fait quoi hein, des mains ?

https://youtu.be/Y3mrLQa0mh0
« Tout c'que tu dis ça tient pas en 'air... »
A tomber par terre ce duo d'acteurs – qui ne donne pas l'impression de jouer !
Et cette prise de vue, le travail d'éclairage, le cadrage sur les visages pour mettre en lumière l'interprétation du texte...
Et là je veux bien mettre tous mes yeux dans le même panier (humour de basse cour, je l'avoue).

Un vrai baiser ?
http://youtu.be/8O3uhgJ76og
Ma vue se brouille, façon. . . singe en hiver version "gorille dans la brume"

T'as de beaux oeufs tu sel !

https://youtu.be/ngKgvMmGExY





Votre plume ici couchée m'honore avec humilité. Ce poème aurait mérité la lumière pour lui-même, et ne vous en privez pas !
Le sel coule dans vos veines, vous, sirène hurlante, sirène hurlée, un sel qui conserve à l'évidence les blessures. Avant que le coq ne chante : l'ivresse perdue, la détresse éperdue, la vie, néanmoins. Et par 23 fois je ne vous aurais pas reniée...

http://youtu.be/xEC3WPzhGko
.
 26/01/17 à 18h48

Dans les yeux,

Le SEL,

Qui pique un peu
Les écailles
Ecorchées
Par trop de
Récifs :

Sirène
Tu bois la tasse
Et tu trinques
Au crépuscule
Naissant,

A tes marins
D’eau douce :
Les matelots
Endimanchés
Ont des allures
De pingouins
Avinés

Au premier bar
Sur ta route
Arrimé
Sur la planche
De salut
Tu glisses
23 fois :

Pauvre sirène
Déchue
Qui ne sait plus
Nager

Ton âme prend
L’
Eau
Tu dégoulines
Et c’est
Pas beau

Tu t’accroches
Au zinc
A qui voudra
Bien
Juste une fois
Trinquer

A tes orgasmes
Salés
Et perdus,
A qui voudra
Bien
Encore

TRINGLER
Sa majesté
Vendue
Pour quelques
Bières
Salées

A l’eau de mer
Vendue
Sa majesté
Déchue
 13/01/17 à 17h02
...pour votre "déclaration" ! Ma prose en rougit innocemment... 😏
 13/01/17 à 13h28
texte sur la difficulté de dire je t'aime... et moi j'ose dire que je l'aime ce texte! lol
 12/01/17 à 23h45
Veilleur Mieux à toi aussi Magic one !
L'amour s'apprend-il ou est-il inné ? S'éduque-t-il ? Peut-il se perdre,peut-on le retrouver, le ré-apprendre ? Un sujet de questionnement, d'expérience, d'émerveillement, un inépuisable réservoir d'inspiration encore, peut-être pour l'année qui est là et quelques proses qui tenteront de dire aime...
 12/01/17 à 17h32
peut être que les gens ont oublié ce que c'est que l'amour
peut être l'ont ils idéalisé, au point de ne plus savoir ce qu'il est exactement
et pourtant

comme tu dis l'enfant dit " papa maman je t'aime" (ou je vous aime)
Mouais, évidemment il ne joue pas trop mal ce Garett et il est plutôt beau gosse. Mais alors quel playboy-charmeur ! Et puis, en spectacle comme cela, en "mise en scène", ça transpire l'insincérité, la minauderie... Le charme a besoin d'une certaine intimité, d'une pudeur même peut-être ; il ne doit pas être un « charme » de sorcier pour capturer une proie, ce qui est toute la différence entre le charmeur et le charmant... Dans cette dernière catégorie, j'y classerai par exemple ces musiciens :
http://youtu.be/kYptjSma8Wk

.
https://www.youtube.com/watch?v=DPe1xlXkhF0
La musique, hum me semble un peu trop facile, celle ci, au moment où elle change de style...

C'est fou ce qu'il aime charmer les spectatrices, ce violoniste de grand talent, rock and roll, conducteur sportif et presque top model. Elles le lui rendent bien.

http://www.youtube.com/watch?v=zxoYQyBQoFk
Nu, cru, la peau brûlée par le sel d'une vie plus rêvée que déployée qui sait ? Mon cœur nu et clair, mon cœur nucléaire résonne à ces vers vibrants sous votre archet !

http://youtu.be/uiO_7hc7vEg
"[...] Sur lequel ton archer joue, Et qui vibre tout du long"
Voilà un mot qui sonne ma foi bien ; je devrais penser à l'usiter. Toutfois il a deux sens, selon qu'il est transitif direct ou indirect : débiner (dénigrer) / se débiner (s'enfuir). Si sa conjugaison est cocasse, celle de son synonyme « se trisser » (sens 2) ne doit pas être mal non plus. Mais cela devient trop grammatical pour moi, je préfère me débiner !
Pour votre mari, vous m'envoyez fort marri...
http://youtu.be/E4jcUpn0_pc
.
 10/01/17 à 22h57
J'aime croquer sans sel,
Coeur nu au goût de sang
Nature et tambour battant.
 10/01/17 à 22h56
Un humour "fait d'eau", que vous salerez avant de porter à ébullition bien sûr...
 10/01/17 à 17h41
tout une époque , le clip de Juliette Gréco . Heureusement nous sommes dans une autre époque .
"La cuisine Qui retient les petits maris Qui s' débinent" Chez moi le petit mari se serait pt être débiné à cause justement de la cuisine .
 10/01/17 à 09h19
(heu, juste je passais.....) faire l'interessante)
Oh oui votre gastronomie me met en appétit,
En appétit de "SEL qui font florès [...] En bas rouge vif et scoubidous [...] Puis viendra le temps mignon Du poivre et sel et du mironton"
http://youtu.be/B-xmrVole38

Et, hum, "La cuisine Qui retient les petits maris Qui s' débinent"
Mais c'est un autre sujet...
En écrivant, je ne cherche que la lumière Annaconte ; et il se pourrait bien qu'en m'électrisant dans l'eau (salée)...

http://youtu.be/KfCW71gyzC4
Et donc, merci de votre bel éclairage.
 09/01/17 à 12h11
que cette cuisine des sentiments ,bravo
 09/01/17 à 11h27
électrocuter que nenni
électriser plutôt, c'est plus subtil

votre recherche érudite mériterait une véritable raie-ponce marine et abyssale mais gare à l'hydrocution ! et au survoltage !

Voguons en eaux tranquilles et que Polnareff nous emporte !
 08/01/17 à 19h29
Après quelques recherches érudites, je découvre que le torpillage est une ancienne technique de médecine militaire consistant à traiter des patients par électrocution. Fichtre ! Certes je souffre (ressource naturelle souterraine comme le sel) mais vous Annaconte, souffrez que je ne craigne pas vos onguents : votre potion à base de "ta ta ta" m'a procuré une légèreté qui frise la guérison ; soyez-en grandement remerciée !
Signé : Narcisse des poètes - (Botanique) Plante de la famille des amaryllidacées, utilisée en parfumerie et connue depuis l’Antiquité pour son usage médical.
terrific indeed

Comme Narcisse penché.....
mais il me revient cette chanson en mémoire

sucrée salée qui sait ? tatatata

http://youtu.be/CPIqrGjD5fk


 07/01/17 à 19h35
Par votre lecture, c'est vous qui sublimez, et déjà touchez l'inaccessible... Vous êtes entré dans le rêve ! Merci !
"Aimer jusqu'à la déchirure
Aimer, même trop, même mal,
Tenter, sans force et sans armure,
D'atteindre l'inaccessible étoile" (Brel)
http://youtu.be/BkFZRAaohE4
.
 07/01/17 à 17h51
...un parfum qui embrasse passé, présent , avenir, de l'imaginaire d'une réelle fleur de sel....qui ne va surement pas mourir.
les mots ruis-sel (ent) de liens en liens je garde précieusement le votre, ces femmes musiciennes sont immensément drôles et talentueuses, merci, pour la valeur ajouté à l'amour univer-sel.
Les sanglots longs des violon-sels de l'automne blessent mon cœur d'une langueur monotone, vous le savez bien...
http://youtu.be/TBzWPxTnJgk
.
 07/01/17 à 14h24
Vos mines réjouies m'enchantent...
Mines d'or ? non... : http://youtu.be/ALp1KOtbIa0?t=16s
Jusqu'où aller chercher ce sel de la vie qui nous fait avancer ? Loin, profond...
Avec ou sans véhicule (le grand ou le petit, selon certaines traditions orientales) !
"Sel", mon carburant sensible...
Merci à vous
Et pour le réconfort :
https://youtu.be/iScSUwSZAuI
.
...en partie du moins car on ne fait jamais le tour de la question; ici l'amour vaste et grandiose
il reste à aborder l'aisselle que j'aime.

ou la scelle d'cheval...huhu
 07/01/17 à 13h54
NAZDAC
sous un commentaire où l'on ne parle que d'amour, tu ne mesures pas oh combien ton «Nazdac chérie» m'apporte beaucoup de joie
ne pas changer de voiture mais passer à la bicyclette!
(combien tu dois l'aimer ta compagne) la chance qu'elle a de t'avoir
 07/01/17 à 13h31
si la peau de ma compagne exsude le pétrole, je change de voiture !
 07/01/17 à 12h55
NAZDAC
assez décalé et sympa, une vieille pub
http://www.youtube.com/watch?v=tjLH0fJ-y1o
La suivre si elle existait... Gouter tous ses plats bien sûr, et être accroc à ce sel, mais juste une pincée...
http://youtu.be/4vnS55MI-Vs
.
 07/01/17 à 12h13
Ici s'évoque la première notion d'aimer (maternel, paternel) et son ressurgissement dans nos vies amoureuses d'adolescent, d'adulte. Évidement rien d'incestueux ici, bien au contraire.

http://youtu.be/nIbnFZGpCiU
.
 07/01/17 à 12h03
Aimer un désastre : Hiroshima mon amour ? Ou sur les ruines du Ciel comment batir un empire sensible... Merci pour votre lecture !

http://youtu.be/NmKHYfNBQb8
.
 07/01/17 à 11h52
NAZDAC
C’est dire, avec les Indiens Yanomami, « Ya pihi irakema » (« J’ai été contaminé par ton être »).
très beau rougeazur!
 07/01/17 à 11h50
J'aime beaucoup , c'est très beau , cela me réconforte.
Merci
cela me va bien le goût dénaturé, beau votre texte rougeazur!
http://youtu.be/k8iNQvFhrNY
 07/01/17 à 10h23
... sans elle (on est prié de faire la liaison), pas de saveur!
et pourtant il y a astre dans désastre...
je ne commenterai pas plus votre belle écriture mais j'apprécie