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C'est le film qui a fait découvrir l'acteur et réalisateur Kenneth Branagh, jusque là acteur de théatre "spécialisé" dans Shakespeare. Et c'est à Shakespeare qu'il rend honneur pour ce premier film, peut-être son meilleur.
Avec Branagh, la pièce devient un film à part entière, pas une pièce filmée: la bataille d'Azincourt devient réalité, les strophes déclamées deviennent discours réels, on quitte le théatre sans pourtant jamais modifier une virgule au texte du dramaturge anglais.
Branagh joue et adapte la pièce selon sa vision et son tempérament: fougueux, impétueux, toujours en mouvement, le rythme qui convient parfaitement à cette pièce-ci, dont le décor est l'une des plus sanglantes batailles de la guerre de cent ans. La scène du début de la bataille est magnifique, plongée dans l'aube brumeuse et humide de la plaine d'Azincourt.
C'est l'une des grandes réussites de l'adaptation d'une pièce à l'écran, une transposition plus qu'une adaptation. Une preuve que les pièces de Shakespeare, contrairement peut-être à celles des dramaturges classiques français, sont plus que des pièces de théatre engoncées dans la forme canonique d'une pièce de théatre. Branagh en fait la démonstration.

Avec Branagh, la pièce devient un film à part entière, pas une pièce filmée: la bataille d'Azincourt devient réalité, les strophes déclamées deviennent discours réels, on quitte le théatre sans pourtant jamais modifier une virgule au texte du dramaturge anglais.
Branagh joue et adapte la pièce selon sa vision et son tempérament: fougueux, impétueux, toujours en mouvement, le rythme qui convient parfaitement à cette pièce-ci, dont le décor est l'une des plus sanglantes batailles de la guerre de cent ans. La scène du début de la bataille est magnifique, plongée dans l'aube brumeuse et humide de la plaine d'Azincourt.
C'est l'une des grandes réussites de l'adaptation d'une pièce à l'écran, une transposition plus qu'une adaptation. Une preuve que les pièces de Shakespeare, contrairement peut-être à celles des dramaturges classiques français, sont plus que des pièces de théatre engoncées dans la forme canonique d'une pièce de théatre. Branagh en fait la démonstration.

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Voici les 3 dernières réactions à ce commentaire
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De Branagh et Shakespeare, je n'ai vu que "Beaucoup de bruit pour rien", que j'ai trouve pas mal.
Pour Hamlet, est ce qu'il a fait mieux que Brook ? Voir le DVD tourne a partir de l'adaptation de Brook au theatre des Bouffes du Nord... D'une simplicite et justesse incroyable.
Pour Hamlet, est ce qu'il a fait mieux que Brook ? Voir le DVD tourne a partir de l'adaptation de Brook au theatre des Bouffes du Nord... D'une simplicite et justesse incroyable.
C'est pas mal fichu, Henry 5. Branagh savait encore à peu près filmer, il n'avait pas encore adopté cette façon insupportable de faire tourner sa caméra dans tous les sens (particulièrement flagrant dans son Frankenstein où la mise en scène se limite à peu près à des travellings circulaires), ni son surjeu entièrement pompé sur Woody Allen.
Finalement, le seul film où le fond se confond avec la forme, c'est Beaucoup de bruit pour rien. La pièce part dans tous les sens, la caméra aussi, le tout a paradoxalement un certain souffle.
A part ce film, et donc à un degré moindre Henry 5, je jette tout le reste de la filmo de Branagh.
Finalement, le seul film où le fond se confond avec la forme, c'est Beaucoup de bruit pour rien. La pièce part dans tous les sens, la caméra aussi, le tout a paradoxalement un certain souffle.
A part ce film, et donc à un degré moindre Henry 5, je jette tout le reste de la filmo de Branagh.
Pour moi, y'a pas photo, je préfère son Hamlet. Et s'il devait exister une référence en matière d'adaptation théâtrale à l'écran, ce serait celle-là... Mais ce n'est qu'une opinion, bien entendu... 



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Erebe
publié le 6 nov. 05