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catégorie : tranche de vie
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La sortie de Heligoland, c’est bien sûr une sorte d’événement pour tous ceux qui ont un jour fait l’expérience de marcher le soir dans une ville avec les rythmes hypnotiques de « Blue Lines » ou « Protection » dans les oreilles.

Alors, j’ai marché. Et pour être honnête, ça a plutôt bien marché. Et même bien fonctionné. En calant le rythme de mes pas sur le tempo de mon iPod, j’ai lancé mes longues jambes sur le macadam, au hasard des rues, des places, des trottoirs et ainsi traversé plusieurs quartiers, avec l’impression sans doute trompeuse, et pourtant bien réelle, que de minuscules particules d’endorphines se répandaient lentement du bout de mes pieds jusqu’au sommet de mon crâne. Donc, quelque part, Heligoland est à la hauteur.

Je dois vous dire que j’aime bien marcher. Et comme le disait peu ou prou Arletty, « Paris est tout petit pour ceux qui… ». Heu. Qui quoi déjà ? Il me semble que c’est pour ceux qui marchent vite, mais je peux me tromper. Bref.

À force de marcher, j’ai bien fini par arriver quelque part. Chez moi, en l’occurrence. Et c’est là que, le cerveau abondamment irrigué par l’exercice physique, l’esprit libéré par la présence rassurante d’objets familiers (canapé, coussins, table basse…), j’ai pu donner libre cours à tout l’arsenal critique dont mon esprit est capable. Le résultat ? Hum.

C’est difficile de dire qu’on aime pas Heligoland. C’est difficile de dire qu’on l’aime vraiment. Sans susciter l’enthousiasme qu’ont pu déclencher en leur temps les albums sus-nommés, Heligoland a cependant le bon goût de nous flatter les oreilles de bienvenues réminiscences des heures de gloire du trip hop made in Bristol. Mais voilà, le temps passe, comme chantait un certain Bob D. mais c’était y’a trop longtemps, j’étais pas né.

Alors c’est tout ? On retrouve M.A. comme de vieilles pantoufles oubliées au fond d’un placard et retrouvées par hasard ? C’est un peu ça, oui. Confortable, intéressant, agréable. Pas très rock. Voilà.
Je retournerai quand même marcher.
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Voici les 7 dernières réactions à ce commentaire
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mon commentaire n'est pas une critique, loin de là... simplement une chronique sur le tems qui passe...
meuh oui, je sais que t'es content !..... mais vire mouââââ ces charentaises steuplééééééééééééééééé !
Enfin, pour moi, Massive Attack c'est tout de même plus que de la musique de film (même si là, OK, c'est plutôt des films de musique).
Et je pensais avoir été clair : je déguste avec les oreilles mais aussi avec les pieds
... et si une des vraies originalités de cet album ne se dégustait pas seulement avec les oreilles mais aussi avec les yeux. J'explique.
Le désormais duo dont il est question ici a confié le soin à différents réalisateurs de proposer un court métrage pour illustrer le morceau de leur choix issu de Heligoland. Et je suis bluffé à chaque nouvelle découverte. C'est très intrigant et permet d'aborder l'album sous un angle différent.
D'abord des images de corrida pour Splitting The Atom, esthétisme et controverse, ça commençait bien.
Deuxième sortie, une ancienne actrice de porno aujourd'hui d'un certain âge revient sur sa carrière avec la douceur Paradise Circus. La voix de Hope Sandoval illustrant ces extraits de films, ça ne laisse pas du tout indifférent et pas besoin pour ça d'avoir un sexe masculin.
Number 3, Flat Of The Blade. Autant j'adore le morceau (Guy killed me), autant je n'ai rien saisi au clip. J'imagine qu'il s'agit de jeunes Jamaïcains qui enregistrent en studio. Pas désagréable du tout à regarder. C'est peut être à l'image de ce morceau bulletproof love qui ne révèle sa beauté qu'après plusieurs écoutes.
Ensuite, Splitting The Atom, clip officiel avec le lapin godzilla à la fin. Connu. Flippant.
Le dernier en date, c'est Saturday Come Slow. Très bon choix bien que peu évident. Ce qui l'est plus (évident) c'est le caractère politique du court métrage (Damon Albarn was here). A l'image de Paradise Circus, on nous raconte ici l'histoire de quelqu'un : Ruhal Ahmed, ancien détenu de Guantanamo qui parle de la torture au moyen de haut-parleurs qu'il a subi là bas. On voit également des images tournées dans une pièce sans écho d'un labo de Cambridge. Je ne m'en lasse pas. Une belle explication de ce film se trouve là
http://www.feeder.ro/2010/03/12/exclusive-video-massive-attack-saturday-come-
slow-feat-damon-albarn/

notamment la réaction de John Cage décrivant ses impressions lorsqu'il est entré pour la première fois dans une pièce sans écho.
Il reste encore au moins 2 autres films à sortir.
Tout cela est notamment visible sur le Tweatre (Twitter Theatre), concept commercial mais plutôt bien fichu auquel vous accéderez facilement depuis votre moteur de recherche (à condition d'avoir un compte Twitter je suppose).