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catégorie : tranche de vie
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Ali Sabieh, République de Djibouti, 11 h (approximativement, on est en Afrique !).
Le soleil est déjà haut, un bruit sourd transperce la brume de chaleur. Le train du Chemin de fer djibouto-éthiopien s'annonce.
Comme d'habitude la population locale converge vers la gare ; c'est une chance pour le voyageur, bien en peine de reconnaitre dans cet espace un peu plus vaste autour des rails une gare.
Pas encore à l'arrêt, les wagons sont assaillis par une cohorte de petits vendeurs en tout genre proposant au voyageur pas encore éreinté qui boissons fraiches, enfin presque, qui bonbons, fruits et autres denrées comestibles. Terme très relatif pour un occidental égaré dans ces collines perdues entre le Grand Bara et la frontière éthiopienne. A l'arrière du train, les commerçants du cru s'affairent, récupérant des colis de la capitale, en entassant d'autres à destination de... eux seuls le savent. Une vraie fourmilière humaine, sous le regard morne et sans espoir de chèvres étalées au gré de leur fatigue. Ce train est le poumon commercial de la ville ; hebdomadaire, si Allah le veut bien, attelage drainant son lot de marchandises, de personnages bigarrés et hauts en couleur, d'animaux aussi.

A cet instant, le voyageur désireux d'emprunter l'étrange convoi se fraye un passage, tente de trouver place sur des bancs de bois, des voitures pas encore bondées. Pour le confort du voyage mieux vaut voyager léger. Pour commencer, la place va vite tarder à manquer, les hommes, les marchandises s'entasser jusqu'au plafond, et au dessus même ! Ensuite, si le pays est relativement sûr, le train attire petits voleurs et autres contrebandiers de tout poil ; autant ne pas attiser la convoitise avec des objets qui pourraient paraître anodins mais qui peuvent représenter la survie d'une famille pour une semaine ou beaucoup plus. Une montre trop voyante par exemple ; à quoi bon d'ailleurs, le voyage est annoncé pour durer entre deux et cinq jours ! N'essayez pas d'obtenir plus de précision, au mieux vous n'aurez que sourire poli et explication laborieuse, au pire vous subirez les quolibets des africains réunis autour de la curiosité blanche !

Enfin, un maigre bout de banc s'offre sous le postérieur. Pas de première, seconde... si jamais il y en eut, cela fait bien longtemps que c'est oublié.
Après un laps de temps indéfini, tributaire de l'état de la locomotive, de la plus ou moins bonne volonté affichée par ceux qui chargent et déchargent, d'éventuelles tractations entre forces de l'ordre avides de pots de vin et marchands plus ou moins légaux... le convoi s'ébranle !

On se prend à espérer un brin d'air pour éparpiller la moiteur ambiante. Peine perdue, la poussive motrice peine à tirer sa cohorte de wagons, et la région est assez escarpée ; tout juste si le voyage à pied ne serait pas plus efficace, hormis la fatigue.

Parti d'Ali Sabieh, le voyageur ne sait peut être pas qu'il a évité l'un des endroits les plus périlleux du parcours, le viaduc de Holl-Holl. Long de 136 mètres, haut de 29 il peut sembler peu effrayant ; n'allez alors surtout pas voir de plus près, rappelons nous que nous sommes dans la corne de l'Afrique, que l'entretien est quasi inexistant depuis l'indépendance de 1977 !

Bien vite s'annonce la frontière. Si vous n'êtes pas patient, vous vous trouvez au mauvais endroit ! L'entrée en territoire éthiopien se mérite. Et encore, dans ce sens les soucis sont moindres, marchandises de contrebande, khat ou autres clandestins effectuant le voyage dans l'autre sens. Toutes les personnes concernées par ces occupations n'hésitent pas à provoquer toute sorte d'incident pour stopper le train, occuper les douaniers...

Quelques heures plus tard ! L'Éthiopie ! Au premier abord guère de différences, la frontière est fictive, surtout pour les nombreux nomades qui peuplent la région. Le jour décline, il faut essayer de dormir. Si vous y arrivez, profitez en, on ne sait pas de quoi est fait le jour suivant. C'est bien sûr à vos risques et périls, d'où la sage précaution de voyager très léger, ou accompagné ; les deux étant garant d'une sécurité maximale somme toute relative.

Les jours s'enchainent, apportant leur lot d'arrêts prévus et imprévus, la traversée de villages, campements... et de Dire Dawa, seconde ville du pays, à déjà 1 200 mètres d'altitude. On y trouve enfin un bâtiment, charmant au demeurant, ressemblant à une gare ; c'est le lieu de résidence d'une des hautes autorités islamique du pays. Construite autour du chemin de fer, la ville a longtemps connu une colonie française importante, apport que l'on retrouve diversement éparpillé dans la ville. La visite est largement possible, sachant qu'il est inutile d'espérer obtenir un horaire même imprécis, que vous devrez vous refaire une place à votre retour.

Le chemin de fer continue ainsi son paisible périple, gravissant lentement les pentes qui l'emmènent vers la capitale.

Quatre jours ont passé, le voyage s'est bien passé et a été rapide !!!! Addis Abeba s'offre, ses nuits chaudes et ses ambiances dissymétriques ; fourbu une bonne douche et une bonne nuit de sommeil s'imposent. Pas de problème la ville est très moderne, c'est bien la seule en Éthiopie !
En descendant du train le voyageur enfile un pull, il fait frais ; nous sommes à 2 500 mètres d'altitude. Si vous avez tout même pris une montre, reculez de six heures, décalage par rapport au soleil, le compte de la journée commençant à 6 h du matin !

Ce voyage est étonnant, ponctué d'évènements plus improbables les uns que les autres ; sachez qu'il est fortement déconseillé aux occidentaux ! Une petite équipe mélangée, avec une part de locaux est grandement conseillée ! Ne serait ce que pour obtenir des birrs à un taux de change correct, pour les étrangers il peut être multiplié par 10 !
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Voici les 21 dernières réactions à ce commentaire
 Date
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Rédacteur
 08/10/08 à 21h16
un com où on est transporté vers un ailleurs complètement inconnu
et quand on ouvre quelques liens
des chansons brésiliennes toujours si chaloupantes
merci à tous...
surtout qu'il y en a plein d'autres à côté qui intéressent bien.
 08/10/08 à 14h51
ben voilà para, maintenant j'ai du soleil plein la cuisine !
 08/10/08 à 12h04
2 millions d'emplois crées depuis le début de l'année AVEC protection sociale......viva Lula
chat zebré et celle la tu connais?
http://www.youtube.com/watch?v=iJsAMx0yxR4
 08/10/08 à 10h58
-griotte-
ce n'est pas bien... tu n'as pas regardé :
http://fr.youtube.com/watch?v=QIoREmaxWws
 08/10/08 à 10h36
je rajouterais bien un christ que j'aime à ta liste en attendant qu'un dieu se déclare :

http://www.youtube.com/watch?v=sXmWAOIWg3w
il y a de grosses pression du lobby des transporteurs routiers pour la laisser péricliter. En Amharic on appelle les blancs ferenji (pour français) car ce sont les premiers occidentaux qui sont venu en masse (pour construire la voie ferrée) et tout le vocabulaire Amharic relatif au train a pour origine les mots français : train, aiguillage, wagon, gare etc
 08/10/08 à 08h39
le club med n'a jamais été une destination pour voyageurs... Un voyage se prépare toujours un peu, lecture pour connaître la géographie, le climat et bien entendus les gens croises au long de la route... sans oublier que le nec plus ultra est de parler la même langue que les otoctones pour une communication plus intense...
Je vous en fais profiter :
http://fr.youtube.com/watch?v=QIoREmaxWws
Certains seront étonnés d'apprendre que le chemin de fer Ethiopien, est Français.
C'est génial, c'est beau.
 08/10/08 à 00h33
pour dieu, en fait c'est Clube da esquina 2, par rapport au premier j'ai trouvé qu'il parlait beaucoup de dieu. Après j'suis pas très fort en portugais !
Et pas besoin de connaitre l'Afrique, en l'occurrence le problème c'est nous (pays "riches"), et le capitalisme. Pour parler du Brésil, gros producteur d'agro-carburants ; ça leur donne à manger ? Tous les brésiliens ont une voiture à remplir ?
 08/10/08 à 00h26
alors je peux pas parler
chico buarque de hollanda
http://fr.youtube.com/watch?v=PsJpeR2K-is

ivan lins
http://fr.youtube.com/watch?v=RCitq_GfmLQ

puis milton avec rita lee the best
http://fr.youtube.com/watch?v=1GO4wqD3o5k

etc, etc, etc........... et Dieu y est pas
 08/10/08 à 00h12
chez toi.
Et Milton alors ? Quoi moi doit écouter ?
 08/10/08 à 00h09
ça les arrangent bien la charité, pour continuer de nous exploiter, blanc, noir, jaune, bleu, vert...
On veut que l'Afrique bouffe ?
Un, saquer la PAC qui ruine l'agriculture locale (filière avicole par ex.). Deux, arrêter de consommer leurs produits d'exportation qui étouffent l'agriculture vivrière...
J'ai des placards à dire !
chez moi, au Brésil, je donne toujours plus que la course de taxi par exemple
ça me semble normal
ici, je paye la repartition en charges sociales, mais pas la bas
pas de raison que je paye trois fois ma flotte du fait que je suis blanc.
que même ça ressemble gravement à de la pitié, j'trouve !
et nous on peut le payer et même qu'on trouve ça pas cher par rapport à nos contrées,puis eux, ça leur permet de bouffer, alors pourquoi négocier ou faire gaffe?
Merci de nous faire rêver, Bushdoctor, je crois que je n'irai pas au club Med.
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