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Je suis resté là à ne rien dire, à observer les gens qui passent, ce dimanche matin.
C'est un luxe de ne pas avoir de but, de vivre une journée sans enjeux de nos jours. Je dois reconnaitre que c'est agréable de simplement pouvoir respirer et de se contenter d'apprécier le temps s'écouler.
Caroline me fixait au travers de ses yeux maquillés de mauve. Je devinais un semblant de mélancolie.
J'aurais pu lui dire qu'elle était belle, mais j'avais faim et lui ai proposé de goûter aux sandwichs de chez Goutu.
A la fin du repas, alors que je jouais placidement avec les miettes de pain. Caroline a repris sa respiration et j'ai compris immédiatement que mon existence allait se suspendre pour un temps, pour combien de temps exactement ? je n'en sais absolument rien.
Le fait de ne plus jamais prononcer son prénom me manquera.
On ne se rend pas compte de ce type de détail, lors d'une rupture. On pense aux souvenirs, à l'écho des rires, aux meubles à partager, mais on ne se soucie pas que les lettres, les différentes syllabes composant le prénom du conjoint ne siffleront désormais plus de la même façon entre les incisives.
J'ai revu Caroline, bien des années plus tard, elle était au bras d'un homme, disons d'un âge certain.
La rue de Rivoli était noire de monde, et je me sentais bien ce samedi-là, je suis entré dans ce magasin de parfumerie, et nous nous sommes aperçus dans le reflet d'un miroir.
J'ai lâché maladroitement un sourire, nous n'osions pas nous regarder directement, nos regards respectifs étaient accrochés à ce foutu miroir.
J'aurais alors pu sortir un truc à la Julio 'Tu n'as pas changé ...'. Ses joues auraient rosi subitement.
J'ai préféré ne rien dire et la contempler malgré le brouhaha ambiant.
A cet instant, j'ai compris toute le profondeur du mot éternité.
Oui, je souhaitais secrètement que ce moment soit sans fin.
C'est un luxe de ne pas avoir de but, de vivre une journée sans enjeux de nos jours. Je dois reconnaitre que c'est agréable de simplement pouvoir respirer et de se contenter d'apprécier le temps s'écouler.
Caroline me fixait au travers de ses yeux maquillés de mauve. Je devinais un semblant de mélancolie.
J'aurais pu lui dire qu'elle était belle, mais j'avais faim et lui ai proposé de goûter aux sandwichs de chez Goutu.
A la fin du repas, alors que je jouais placidement avec les miettes de pain. Caroline a repris sa respiration et j'ai compris immédiatement que mon existence allait se suspendre pour un temps, pour combien de temps exactement ? je n'en sais absolument rien.
Le fait de ne plus jamais prononcer son prénom me manquera.
On ne se rend pas compte de ce type de détail, lors d'une rupture. On pense aux souvenirs, à l'écho des rires, aux meubles à partager, mais on ne se soucie pas que les lettres, les différentes syllabes composant le prénom du conjoint ne siffleront désormais plus de la même façon entre les incisives.
J'ai revu Caroline, bien des années plus tard, elle était au bras d'un homme, disons d'un âge certain.
La rue de Rivoli était noire de monde, et je me sentais bien ce samedi-là, je suis entré dans ce magasin de parfumerie, et nous nous sommes aperçus dans le reflet d'un miroir.
J'ai lâché maladroitement un sourire, nous n'osions pas nous regarder directement, nos regards respectifs étaient accrochés à ce foutu miroir.
J'aurais alors pu sortir un truc à la Julio 'Tu n'as pas changé ...'. Ses joues auraient rosi subitement.
J'ai préféré ne rien dire et la contempler malgré le brouhaha ambiant.
A cet instant, j'ai compris toute le profondeur du mot éternité.
Oui, je souhaitais secrètement que ce moment soit sans fin.
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Voici les 11 dernières réactions à ce commentaire
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reviens en special two...
ben revoir un être qu'on a aimé et donc qu'on n'aime plus à priori (le deuil s'est réalisé je dirais), ce n'est pas douloureux en tant que tel, c'est un sentiment de nostalgie qui nous gagne, après si tu revois une personne que tu aimes toujours un peu, oui là effectivement, ça peut faire mal, mais à vrai dire, tu n'as pas tort ... 

euh oui je l'avais déjà mise en scène Caroline, je m'en lasse pas hé hé
Spécial-one !
j'avais pas tout trop vu...
j'avais pas tout trop vu...
Moi celui-là, je l'aime moins que les autres.^^
super !
reviens plus souvent, c'est tout ce que j'ai à dire.
belle attitude !
Chapeau !!!
Chapeau !!!
Pour moi, c'est une torture, et observer des gens dont je ne souviendrai plus jamais à la seconde suivante, un ennui abyssal. L'inaction, les fameux petits bonheurs quotidiens, n'ont de valeur que sous-tendus par un projet plus grand qui les dépasse. Et revoir PAR HASARD quelqu'un que l'on a aimé est un choc douloureux. Bon, ben, on ne se ressemble pas....C'est marrant. Enfin, non. Enfin, un peu.
Trop pressés de vivre le présent pour créer l'avenir...on ne s'attache pas assez à tous ces détails qui font un être...



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the_special_one
publié le 1er juillet 09