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Akira Kurosawa n'était rien moins qu'un génie. Ce film qu'il a tourné en 1975 prend, à mon sens,
aujourd'hui un relief particulier. Comment, en effet ne pas être ému par cette histoire ?
Un bref aperçu de celle-ci : au début du XX° siècle, un officier russe commande un détachement de
cartographie, dans le but de reconnaître la région du haut-Oussouri, alors mal connue. Il fait
connaissance d'un trappeur Golde, un homme simple, déjà agé, complètement adapté à son milieu,
la taïga sibérienne. Entre ces deux hommes que beaucoup de choses séparent, naît une indéfectible
amité. Tout les sépare sauf l'humanité.
Kurosawa Akira, pour employer la convention nippone du nom, n'était pas un cinéaste seulement
"japonais". C'était un cinéaste tout court. Pas le moindre kimono dans cette histoire, pas l'ombre d'un
obi, pas trace de samouraï. Ce film parle d'un sujet universel ; souvent, celui-ci est traité sur le mode
de la relation amoureuse.
Cette manière-ci n'en est pas moins émouvante.
Ici, nous avons en plus la maîtrise formelle, la rigueur du cadrage alliée à la liberté de la
narration, la sensibilité à la nature, la majestueuse lenteur ; ces qualités me paraissant, elles, assez nippones.
La force de ce film ? En plus de sa beauté formelle, en notre temps ou la droite se fait extrême
comme en se jouant, c'est bien sûr de célébrer la différence, la solidarité, l'amitié.
aujourd'hui un relief particulier. Comment, en effet ne pas être ému par cette histoire ?
Un bref aperçu de celle-ci : au début du XX° siècle, un officier russe commande un détachement de
cartographie, dans le but de reconnaître la région du haut-Oussouri, alors mal connue. Il fait
connaissance d'un trappeur Golde, un homme simple, déjà agé, complètement adapté à son milieu,
la taïga sibérienne. Entre ces deux hommes que beaucoup de choses séparent, naît une indéfectible
amité. Tout les sépare sauf l'humanité.
Kurosawa Akira, pour employer la convention nippone du nom, n'était pas un cinéaste seulement
"japonais". C'était un cinéaste tout court. Pas le moindre kimono dans cette histoire, pas l'ombre d'un
obi, pas trace de samouraï. Ce film parle d'un sujet universel ; souvent, celui-ci est traité sur le mode
de la relation amoureuse.
Cette manière-ci n'en est pas moins émouvante.
Ici, nous avons en plus la maîtrise formelle, la rigueur du cadrage alliée à la liberté de la
narration, la sensibilité à la nature, la majestueuse lenteur ; ces qualités me paraissant, elles, assez nippones.
La force de ce film ? En plus de sa beauté formelle, en notre temps ou la droite se fait extrême
comme en se jouant, c'est bien sûr de célébrer la différence, la solidarité, l'amitié.
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Voici les 5 dernières réactions à ce commentaire
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Quand j'étais petite, je n'avais pas retenu l'histoire d'amitié mais ce film m'avait marqué pour la représentation de la nature et peut-être pour les relations particulières tressées entre les deux individus dans un milieu hostile. Il s'agit je crois de survivre mais aussi de savoir : cette connaissance acquise de façon empirique de génération en génération et qui est porteuse d'un amour inconditionné pour la vie. C'est un très grand film sur la sincérité.
la porte, oui tout de suite !
Grenadine : (
ps : la cinéphile ressurgit pour dire que les ricains zont tout piqué à Aki, genre les 7 mercenaires et l'hommage de Coppola (dans un film choral ?)
Grenadine : (
ps : la cinéphile ressurgit pour dire que les ricains zont tout piqué à Aki, genre les 7 mercenaires et l'hommage de Coppola (dans un film choral ?)
de nous le rappeler.
bon com, merveilleux film ...
mais d'accord avec toi, pour dire que Kurosawa est un très grand cinéasssste 



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Ascanio
publié le 13 mai 07