C’est brusquement que l’aube lui apparut. Pourtant, cela faisait un moment qu’il regardait l’horizon. Il réalisa tout doucement, que bien des aubes s’étaient levées, bien des aurores couchées, mais tout cela s’était succédé, infiniment vite, infiniment lentement, atone succession de jours et de nuits au goût mièvre de la solitude.
Il se sentait sortir d’une longue catatonie, d’une longue absence prise avec lui-même.
Une lueur de devenir commençait à lui apparaître, mais une certaine crainte l’habitait en même temps ; n’était-ce pas une illusion ? Un espoir insensé, fabriqué de toute pièce pour meubler les demains si vides ? Ou était-ce qu’il attendait, cet incroyable hasard, qui lui permettrait de reprendre sa marche dans le monde, de réaligner ses pas sur le cours du fleuve, suivre sa course.
Bien sûr, il n’avait pas quitté ce fleuve, qui le pourrait d’ailleurs ? Mais avant, le flux le charriait tel une bouteille vide ballotant de soubresaut en soubresaut, tantôt coulant, puis refaisant surface brusquement en s’ébrouant.
Aujourd’hui le flot devenait plus lisible, l’envie de reprendre en main cette vie un instant abandonnée lui venait, lui montait dans le corps, dans les membres, comme si le sang s’écoulait à nouveau en lui après une longue période d’arrêt.
Et cette aube, là, juste devant lui, cette aube fleuretant encore avec les étoiles de la nuit, cette aube aux yeux vert et noisette mêlés, était-ce l’heure de l’embraser ? « Patience !» se dit-il, « patience !», sentant confusément que cette aube pouvait devenir ardente, son plus profond désir, « patience ! »
Soleil du matin
Allongées sur le parterre
Des milliers d'étoiles
Il se sentait sortir d’une longue catatonie, d’une longue absence prise avec lui-même.
Une lueur de devenir commençait à lui apparaître, mais une certaine crainte l’habitait en même temps ; n’était-ce pas une illusion ? Un espoir insensé, fabriqué de toute pièce pour meubler les demains si vides ? Ou était-ce qu’il attendait, cet incroyable hasard, qui lui permettrait de reprendre sa marche dans le monde, de réaligner ses pas sur le cours du fleuve, suivre sa course.
Bien sûr, il n’avait pas quitté ce fleuve, qui le pourrait d’ailleurs ? Mais avant, le flux le charriait tel une bouteille vide ballotant de soubresaut en soubresaut, tantôt coulant, puis refaisant surface brusquement en s’ébrouant.
Aujourd’hui le flot devenait plus lisible, l’envie de reprendre en main cette vie un instant abandonnée lui venait, lui montait dans le corps, dans les membres, comme si le sang s’écoulait à nouveau en lui après une longue période d’arrêt.
Et cette aube, là, juste devant lui, cette aube fleuretant encore avec les étoiles de la nuit, cette aube aux yeux vert et noisette mêlés, était-ce l’heure de l’embraser ? « Patience !» se dit-il, « patience !», sentant confusément que cette aube pouvait devenir ardente, son plus profond désir, « patience ! »
Soleil du matin
Allongées sur le parterre
Des milliers d'étoiles
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Rédacteur
j'ai comme un trou de mémoire , mdr
joliment tourné, faut en faire un poème.
Dans le style j'ai celui-ci :
POUR MARCHER VERS AILLEURS
Je voudrais m'en aller, sans regrets ni reproche
Laisser là mon passé, le brûler d'une torche
Pour marcher vers ailleurs, le front haut, cœur léger
À la bouche une fleur, à la main mon cahier
Parcourir des chemins, à nuls autres pareils
M'endormir sans destin, m'éblouir de soleil
M'enivrer des odeurs, des embruns, des rochers
À la bouche une fleur, à la main mon cahier
Me plonger dans la mer, m'engloutir dans son bleu
M'envoler dans les airs, pour danser dans les cieux
M'en aller mais sans peur, sans choisir de sentier
Pour marcher vers ailleurs, le front haut, coeur léger
Dévaler l'horizon, telle longue falaise
Sans une hésitation, pour noyer mes malaises
Y étouffer mon cœur en dernier pied-de-nez
À la bouche une fleur, à la main mon cahier
Pour marcher vers ailleurs, le front haut, cœur léger
joliment tourné, faut en faire un poème.
Dans le style j'ai celui-ci :
POUR MARCHER VERS AILLEURS
Je voudrais m'en aller, sans regrets ni reproche
Laisser là mon passé, le brûler d'une torche
Pour marcher vers ailleurs, le front haut, cœur léger
À la bouche une fleur, à la main mon cahier
Parcourir des chemins, à nuls autres pareils
M'endormir sans destin, m'éblouir de soleil
M'enivrer des odeurs, des embruns, des rochers
À la bouche une fleur, à la main mon cahier
Me plonger dans la mer, m'engloutir dans son bleu
M'envoler dans les airs, pour danser dans les cieux
M'en aller mais sans peur, sans choisir de sentier
Pour marcher vers ailleurs, le front haut, coeur léger
Dévaler l'horizon, telle longue falaise
Sans une hésitation, pour noyer mes malaises
Y étouffer mon cœur en dernier pied-de-nez
À la bouche une fleur, à la main mon cahier
Pour marcher vers ailleurs, le front haut, cœur léger
à l'heure où blanchit la campagne, je partirais. Vois-tu, je sais que tu m'attends. J'irai par la forêt, j'irai par la montagne, je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.
ces étoiles ! tu le sais bien !
je t'embrasse avec le plus aussi
... Un Dieu qui regarde l'horizon heureux d'avoir pu réaliser son oeuvre (=avoir constitué un environnement adéquat) et ... attendant la suite.
Je t'embrasse très fraternellement et un peu plus, B
Je t'embrasse très fraternellement et un peu plus, B
une autre nuit
la passerelle ? 

avec plaisir 
il faut encore qu'elle accompagne le voilier 

Et c'est ce qu'on oublie, dans l'ombre de la nuit : il y aura une aube...
ce soir, j'ai pas eu le temps de croire à quoi que ce soit, e j'ai encore un pti boulot à finir, même à pas d'heure, faut que ce soit scanné et "mailé" ce soir,
donc, je reviendrai plus tard...
donc, je reviendrai plus tard...
tu ne crois pas ?

le regard vers la tempête
voyant se plier les faîtes
se casser les blancs perrons
et d'un sourire éclatant
examina ses blessures
en lava les flétrissures
carressant l'orbe du temps
il sentait confusément
l'abandon de la déroute
l'oubli de ce qui fut doute
le "frémir" des sentiments
transformer mon pseudo en highway ?
voyant se plier les faîtes
se casser les blancs perrons
et d'un sourire éclatant
examina ses blessures
en lava les flétrissures
carressant l'orbe du temps
il sentait confusément
l'abandon de la déroute
l'oubli de ce qui fut doute
le "frémir" des sentiments
transformer mon pseudo en highway ?

cata ne sait plus où poser sa patte de velours 

Veinard !!!!! Elle a bon goût !!! 

m'est d'avis, avec ta poésie marine, qu'tu sais parler aux femmes !!!!! 

pour savoir si la bise qui me frôle est celle qui nous fera voguer au loin, mais j'ai bon espoir.
Par contre j'suis pas poisson volant !
j'rigole, en fait j'aime la mer, me sent bien sur elle, quel que soit le nombre de beaufort qui siffle dans les drisses, et comme tu le comprends, pas de moteur, juste les bisous mouillés des vagues.
Par contre j'suis pas poisson volant !
cata les psy ?
J'ai la grand voile qui prend le vent, la coque qui vibre (pas de pensées grivoises
) Il y a sûrement un beau capitaine qui voudrait t'avoir à son bord pour seul équipage 
J'ai la grand voile qui prend le vent, la coque qui vibre (pas de pensées grivoises

23/07/08 à 11h11
joli frémissement ! prémice d'un nouvel envol j'espère 

c'est moi qui t'inspire Lost ? je choisis la deuxième muse , elle me correspond mieux .en tout cas tu semble sortir d'une certaine cata -lepsie. . bel aurore !
" l'aurore aux doigts de roses " Homère.
y est plus propice que l'hiver, mais il est des aubes qui sont intérieures, elles ne s'occupent pas des saisons 
Ceci dit, oui les aubes claires de l'été restent pour moi aussi les plus belles, quel que soit l'horizon où elles naissent.
Ceci dit, oui les aubes claires de l'été restent pour moi aussi les plus belles, quel que soit l'horizon où elles naissent.
pour ne pas rater les opportunités que la vie nous présente, tu l'as compris 

J'aime l'été pour cela, pour ces matins clairs ... 
heureuse pour toi de lire l'aube d'un nouvel horizon


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lostway
publié le 23 juillet 08