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Voline, "la révolution inconnue - de 1905 à octobre". Il n'est plus édité aujourd'hui, mais ce super bouquin a été terminé en 1945 par Voline, anarchiste né en 1882 en Russie, artisan des mouvements ouvriers, des conseils, du premier soviet en 1905, initiateur et animateur de l'action révolutionnaire.
Dans les traces de Nossar, sur un chemin parallèle à celui de Trotsky, avec Makhno et d'autres, Vsevolod Mikhaïlovitch Eichenbaum (dit Voline) fait patrie de ces petits groupes qui forment la colonne vertébrale de la lutte contre le Tzarisme, puis contre le bolchevisme.
J'attire l'attention sur un passage qui me semble symptômatique des stratégies des gouvernements, d'aujourd'hui comme d'hier (Voline parle du pouvoir cental tzariste, quand même !), pour circonscrire la révolte, l'adoucir, lui faire rendre l'âme en la rendant institutionnelle... pour finalement mieux asseoir son pouvoir.
Précisions ; on est au tout début du 20è siècle. Les idées socialistes et révolutionnaires percent parmi les ouvriers, de plus en plus nombreux à avoir quitté les campagnes pour les grandes industries urbaines. Le gouvernement du Tzar Nicolas II, très autoritaire, mène une répression violente afin d'enterrer toute velléité de changement parmi le peuple. Il faut mesurer le degré de misère et d'ignorance qui régnait alors dans les campagnes, le degré de désespoir vécu dans les grandes villes.
Laissons parler Voline.
"XXè siècle.
L'extension rapide de l'activité révolutionnaire à partir de l'année 1900 préoccupait beaucoup le gouvernement. Ce qui l'inquiétait surtout, c'était les sympathies que la propagande ganait dans la population ouvrière. Malgré leur existence illégale, donc difficile, les deux partis socialistes [parti social-démocrate, marxiste, et parti socialiste-révolutionnaire, en désaccord avec la doctrine marxiste] possédaient dans les grandes villes des comités, des cercles de propagande, des imprimeries clandestines et des groupes assez nombreux. Le parti socialiste-révolutionnaire réussissait à commettre des attentats qui, par leur éclat, attiraient sur lui l'attention et même l'admiration de tous les milieux [attentats de ministres, etc. « hauts fonctionnaires trop zélés ou trop cruels »].
Le gouvernement jugea insuffisants ses moyens de défense et de répression : la surveillance, le mouchardage, la provocation, la prison, les pogromes, etc. Afin de soustraire les masses ouvrières à l'emprise des partis socialistes et à toute activité révolutionnaire, il conçut un plan machiavélique qui, logiquement, devait le rendre maître du mouvement ouvrier. Il se décida à mettre sur pied une organisation ouvrière légale, autorisée, dont il tiendrait lui-même les commandes. Il faisait ainsi d'une pierre deux coups. D'une part il attirait vers lui les sympathies, la reconnaissance et le dévouement de la classe ouvrière ; d'autre part, il menait le mouvement ouvrier là où il le voulait, en le surveillant de près.
Sans aucun doute, la tâche était délicate. Il fallait attirer les ouvrier dans ces organismes d'Etat ; il fallait tromper leur méfiance, les intéresser, les flatter, les séduire, les duper, sans qu'ils s'en aperçussent ; il fallait feindre d'aller à la rencontre de leurs aspirations... il fallait eclipser les partis, rendre inefficace leur propagande, les dépasser – surtout par des actes concrets. Pour réussir, le gouvernement serait obligé d'aller jusqu'à consentir certaines concessions d'ordre économique et social, tout en maintenant les ouvriers à sa merci, tout en les maniant à sa guise.
L'exécution d'un pareil « programme » exigeait à la tête de l'entreprise des hommes donnant confiance absolue, et, en même temps, habiles, adroits, et éprouvés, connaissant bien la psychologie ouvrière, sachant s'imposer et gagner la confiance.
[...]
Ainsi le gouvernement du Tzar voulut jouer avec le feu. Il ne tarda pas à s'y brûler cruellement.
[...]
La thèse que le gouvernement entreprit d'imposer aux ouvriers dans leurs sections fut celle-ci : « Ouvriers, vous pouvez améliorer votre situation en y appliquant méthodiquement, dans les formes légales, au sein de vos sections. Pour aboutir, vous n'avez aucun besoin de faire de la politique. Occupez-vous de vos intérêts personnels concrets, immédiats, et vous arriverez bientôt à une existence plus heureuse. Les partis et les luttes politiques, les recettes proposées par de mauvais bergers – les socialistes et les révolutionnaires – ne vous mèneront à rien de bon. Occupez-vous de vos intérêts économiques immédiats. Ceci vous est permis [...]. Le gouvernement, qui se soucie beaucoup de vous, vous soutiendra. » telle fut aussi la thèse que Gapone* et ses aides, recrutés parmi les ouvriers, prêchaient et développaient dans les sections."
On endort la méfiance de l'opinion en rendant la contestation "rassurante", institutionnelle. Le pouvoir en place propose ainsi une "opposition favorable au gouvernement". C'est ainsi qu'on entend parler de "syndicats responsables" opposés aux syndicats de lutte...
Or la contestation, quand elle est phagocytée par le pouvoir, devient une carpette.
Attention :
Toute ressemblance avec des situations et des personnages réels et actuels ne sera que purement fortuite. Aussi, s'il vous vient des noms à l'esprit, rejetez ces mauvaises pensées. Ce ne serait pas "responsable".
---
* le père Gapone, religieux, lui-même fils de paysan pauvre, avait été choisi dès 1900 par le Tzar pour mener les sections ouvrières à Saint-petersbourg
Voline, "la révolution inconnue - de 1905 à octobre". Il n'est plus édité aujourd'hui, mais ce super bouquin a été terminé en 1945 par Voline, anarchiste né en 1882 en Russie, artisan des mouvements ouvriers, des conseils, du premier soviet en 1905, initiateur et animateur de l'action révolutionnaire.
Dans les traces de Nossar, sur un chemin parallèle à celui de Trotsky, avec Makhno et d'autres, Vsevolod Mikhaïlovitch Eichenbaum (dit Voline) fait patrie de ces petits groupes qui forment la colonne vertébrale de la lutte contre le Tzarisme, puis contre le bolchevisme.
J'attire l'attention sur un passage qui me semble symptômatique des stratégies des gouvernements, d'aujourd'hui comme d'hier (Voline parle du pouvoir cental tzariste, quand même !), pour circonscrire la révolte, l'adoucir, lui faire rendre l'âme en la rendant institutionnelle... pour finalement mieux asseoir son pouvoir.
Précisions ; on est au tout début du 20è siècle. Les idées socialistes et révolutionnaires percent parmi les ouvriers, de plus en plus nombreux à avoir quitté les campagnes pour les grandes industries urbaines. Le gouvernement du Tzar Nicolas II, très autoritaire, mène une répression violente afin d'enterrer toute velléité de changement parmi le peuple. Il faut mesurer le degré de misère et d'ignorance qui régnait alors dans les campagnes, le degré de désespoir vécu dans les grandes villes.
Laissons parler Voline.
"XXè siècle.
L'extension rapide de l'activité révolutionnaire à partir de l'année 1900 préoccupait beaucoup le gouvernement. Ce qui l'inquiétait surtout, c'était les sympathies que la propagande ganait dans la population ouvrière. Malgré leur existence illégale, donc difficile, les deux partis socialistes [parti social-démocrate, marxiste, et parti socialiste-révolutionnaire, en désaccord avec la doctrine marxiste] possédaient dans les grandes villes des comités, des cercles de propagande, des imprimeries clandestines et des groupes assez nombreux. Le parti socialiste-révolutionnaire réussissait à commettre des attentats qui, par leur éclat, attiraient sur lui l'attention et même l'admiration de tous les milieux [attentats de ministres, etc. « hauts fonctionnaires trop zélés ou trop cruels »].
Le gouvernement jugea insuffisants ses moyens de défense et de répression : la surveillance, le mouchardage, la provocation, la prison, les pogromes, etc. Afin de soustraire les masses ouvrières à l'emprise des partis socialistes et à toute activité révolutionnaire, il conçut un plan machiavélique qui, logiquement, devait le rendre maître du mouvement ouvrier. Il se décida à mettre sur pied une organisation ouvrière légale, autorisée, dont il tiendrait lui-même les commandes. Il faisait ainsi d'une pierre deux coups. D'une part il attirait vers lui les sympathies, la reconnaissance et le dévouement de la classe ouvrière ; d'autre part, il menait le mouvement ouvrier là où il le voulait, en le surveillant de près.
Sans aucun doute, la tâche était délicate. Il fallait attirer les ouvrier dans ces organismes d'Etat ; il fallait tromper leur méfiance, les intéresser, les flatter, les séduire, les duper, sans qu'ils s'en aperçussent ; il fallait feindre d'aller à la rencontre de leurs aspirations... il fallait eclipser les partis, rendre inefficace leur propagande, les dépasser – surtout par des actes concrets. Pour réussir, le gouvernement serait obligé d'aller jusqu'à consentir certaines concessions d'ordre économique et social, tout en maintenant les ouvriers à sa merci, tout en les maniant à sa guise.
L'exécution d'un pareil « programme » exigeait à la tête de l'entreprise des hommes donnant confiance absolue, et, en même temps, habiles, adroits, et éprouvés, connaissant bien la psychologie ouvrière, sachant s'imposer et gagner la confiance.
[...]
Ainsi le gouvernement du Tzar voulut jouer avec le feu. Il ne tarda pas à s'y brûler cruellement.
[...]
La thèse que le gouvernement entreprit d'imposer aux ouvriers dans leurs sections fut celle-ci : « Ouvriers, vous pouvez améliorer votre situation en y appliquant méthodiquement, dans les formes légales, au sein de vos sections. Pour aboutir, vous n'avez aucun besoin de faire de la politique. Occupez-vous de vos intérêts personnels concrets, immédiats, et vous arriverez bientôt à une existence plus heureuse. Les partis et les luttes politiques, les recettes proposées par de mauvais bergers – les socialistes et les révolutionnaires – ne vous mèneront à rien de bon. Occupez-vous de vos intérêts économiques immédiats. Ceci vous est permis [...]. Le gouvernement, qui se soucie beaucoup de vous, vous soutiendra. » telle fut aussi la thèse que Gapone* et ses aides, recrutés parmi les ouvriers, prêchaient et développaient dans les sections."
On endort la méfiance de l'opinion en rendant la contestation "rassurante", institutionnelle. Le pouvoir en place propose ainsi une "opposition favorable au gouvernement". C'est ainsi qu'on entend parler de "syndicats responsables" opposés aux syndicats de lutte...
Or la contestation, quand elle est phagocytée par le pouvoir, devient une carpette.
Attention :
Toute ressemblance avec des situations et des personnages réels et actuels ne sera que purement fortuite. Aussi, s'il vous vient des noms à l'esprit, rejetez ces mauvaises pensées. Ce ne serait pas "responsable".
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* le père Gapone, religieux, lui-même fils de paysan pauvre, avait été choisi dès 1900 par le Tzar pour mener les sections ouvrières à Saint-petersbourg
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Voici les 32 dernières réactions à ce commentaire
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Rédacteur
même si j'ai un peu oublié depuis

j'y vais...faire chauffer l'eau pardi!!!
je promets rien,
et avec la tisane, ça passe mieux??
c'est l'heure, tatie va faire chauffer l'eau
et avec la tisane, ça passe mieux??
c'est l'heure, tatie va faire chauffer l'eau

Et si pour le retenir, je te dis simplement "Y'a pas de "tu" devant alors tu mets pas de -s", ça passe mieux, non ? 

mais je me tromperai encore bien des fois, ce machin de l'impératif, je le sens pas
j'arrive pas à le mettre en ma mémoire,
fatiguée??

j'arrive pas à le mettre en ma mémoire,
fatiguée??
Jehess, tu copieras 100 fois "l'impératif des verbes du 1er groupe à la 2ème personne du singulier ne prennent pas de -s" 
(Haha ! Tu croyais que tu allais y échapper ? Et sois heureuse, parce qu'agri prend 50 euros par leçon maintenant)
Désolée Figo. J'ai pas résisté à la tentation.
Et je suis moins tentée par l'énervement impuissant quand je parle d'orthographe.

(Haha ! Tu croyais que tu allais y échapper ? Et sois heureuse, parce qu'agri prend 50 euros par leçon maintenant)
Désolée Figo. J'ai pas résisté à la tentation.
Et je suis moins tentée par l'énervement impuissant quand je parle d'orthographe.
j'ai lu ce comm, car il se trouve que je connais (un peu, beaucoup même) le sujet de la révolution russe, ça m'intéressait pour des raisons perso.
J'ai aussi, dans l'idée justement de ne pas lire que des avis orientés, eu enviede lire le contexte qui l'a générée.
D'où, les lectures d'auteurs russes.
C'est seulement ça que je voulais dire.
Aucune agression, c'est toi qui as voulu la ressentir, elle n'y était pas.
"Donneur de leçon", tu réserveras ça à d'autres ici.
Tu prends la mouche trop facilement, et je ne suis pas la première à te le dire ici.
J'ai aussi, dans l'idée justement de ne pas lire que des avis orientés, eu enviede lire le contexte qui l'a générée.
D'où, les lectures d'auteurs russes.
C'est seulement ça que je voulais dire.
Aucune agression, c'est toi qui as voulu la ressentir, elle n'y était pas.
"Donneur de leçon", tu réserveras ça à d'autres ici.
Tu prends la mouche trop facilement, et je ne suis pas la première à te le dire ici.
Si tu es satisfaite de ne pas me connaître, garde tes jugements à 2 francs.
qu'on n'a pas lu tel auteur. Faut avoir tout lu pour comprendre la vie, je le saurai en m'abonnant prochainement à Meestic.
et je ne le regrette pas
Ffaut qu'il y ait des gens pour me dire qu'il y a pas que les textes politiques...
Tu me connais bien, Jehess ?
Tu me connais bien, Jehess ?
ça permet de connaître aussi ce qu'était ce pays avant la révolution, pourquoi et comment.
y a pas que les textes politiques qui permettent de dresser le décor, de comprendre comment ces idées peuvent germer.
faut parfois élargir son champ de vision.
y a pas que les textes politiques qui permettent de dresser le décor, de comprendre comment ces idées peuvent germer.
faut parfois élargir son champ de vision.
avec une dizaine de bouquins sur le feu, qui me prendront des mois...
de ce qui couvait très fort alors, morts juste avant la révolution russe, l'un en 1905, l'autre en 1910
ça se contredit, sans se contredire, un coup oui, un coup non.
Juste un peu autoritaire, au contraire de ce qu'il prêchait.
Lis sa bio, c'est édifiant, ensuite lis celle de son contemporain tchékov,
ensuite racontes (s ou pas? je sais plus, les impératifs sont dangereux en ce moment sur le site
) nous ce que tu en penses...
Juste un peu autoritaire, au contraire de ce qu'il prêchait.
Lis sa bio, c'est édifiant, ensuite lis celle de son contemporain tchékov,
ensuite racontes (s ou pas? je sais plus, les impératifs sont dangereux en ce moment sur le site
) nous ce que tu en penses...Et je ne connais pas l'oeuvre de Tolstoi, ni la vie (qui souvent n'a rien à voir avec l'oeuvre, et qui parfois la contredit : vois Rousseau).
tu sais qui a écrit anna karénine dont parlait véro juste avant moi?
Gadjo.
Voline est mort en 1945, de sa belle mort...
Sirius
Le nouveau Gapone, pour moi c'est François Chérèque par exemple. Si d'autres noms vous viennent en tête...
Vero,
Tzar, c'est Voline qui l'écrit comme ça. Les deux orthographes sont bonnes, de toutes façons. Sinon, ce sont souvent les aristocrates qui ont initié les idées les plus révolutionnaires. Voline était de famille très lettrée, pas aristo mais aisée. Marx, Trostky...
Jehess : le rapport avec Tolstoi ?
Polaxe, ah ouais t'as trop raison.
Voline est mort en 1945, de sa belle mort...
Sirius
Le nouveau Gapone, pour moi c'est François Chérèque par exemple. Si d'autres noms vous viennent en tête...
Vero,
Tzar, c'est Voline qui l'écrit comme ça. Les deux orthographes sont bonnes, de toutes façons. Sinon, ce sont souvent les aristocrates qui ont initié les idées les plus révolutionnaires. Voline était de famille très lettrée, pas aristo mais aisée. Marx, Trostky...
Jehess : le rapport avec Tolstoi ?
Polaxe, ah ouais t'as trop raison.
bon marché qui crée du chômage, les manoeuvres au sénat et du sénat, on se dit que c'est partout et tjs pareil, Russie ou Italie, Tazr ou triumverat.
fait chier.
fait chier.
quand on songe à la vie que Tolstoï a fait mener à son épouse et ses filles.
... ben, pour contribuer à l'avènement du 69 tant convoité... je squatte encore quelques minutes le comm de Figolu pour vous recommander la relecture d'Anna Karénine... En son temps, j'avais été surprise des échanges d'idées progressistes mis dans la bouche de quelques aristocrates de cette Russie profonde, notamment sur la condition féminine.
qu'on peut même aussi écrire czar
... je m'occupe de mes intérêts personnels concrets, immédiats, je m'occupe de mes intérêts économiques immédiats... non seulement ceci m'est permis mais ceci m'apparaît frappé du sceau du bon sens le plus élémentaire...
Quant à faire de la politique, que le gouvernement, dans sa grande bonté, se rassure, je sais qu'il se soucie de moi et je dors sur mes deux grandes oreilles... il me prépare des lendemains qui chantent.
Mais pourquoi diable vous obstinez-vous, gadjo et Figo, à écrire tsar avec un "z", c'est la nouvelle traduction de l'alphabet cyrillique ?
Quant à faire de la politique, que le gouvernement, dans sa grande bonté, se rassure, je sais qu'il se soucie de moi et je dors sur mes deux grandes oreilles... il me prépare des lendemains qui chantent.
Mais pourquoi diable vous obstinez-vous, gadjo et Figo, à écrire tsar avec un "z", c'est la nouvelle traduction de l'alphabet cyrillique ?
Je ne penserai à personne
Je me soucierai de mon profit personnel immédiat
Du pain que je mangerai ce jour...
Sagement.
Je me soucierai de mon profit personnel immédiat
Du pain que je mangerai ce jour...
Sagement.
16/12/08 à 09h40
comment a terminé Voline?


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Figolu71
publié le 16 déc. 08