Il y a déjà une bonne quinzaine d’années, dans ma tendre jeunesse, je décidai d’aller faire quelques courses aux Galeries Lafayette.
Pas à Paris, mais à Grenoble, sur la place Grenette. Une délicieuse place piétonne seulement dérangée par le passage du tramway et la foule parfois nombreuse.
C’était un samedi je pense, mais pas en période commerciale (c’est-à-dire, pas comme maintenant !!).
Le magasin était d’un calme agréable et efficace…
J’ai pris deux fois un escalator pour me rendre au rayon voulu (je ne me souviens plus duquel il s’agissait).
Je redescendis ensuite et j’aperçus au loin, installé derrière une table, une sorte d’immense bonhomme. Immense, gigantesque bonhomme plutôt l’allure sympathique.
Je le reconnus évidemment tout de suite, mais je le croyais moins énorme, vraiment.
Il était là, assis, les bras sur la table, silencieux, avec un voisin (ou une voisine) sans doute du magasin (la gérante ?)… Il ne se passait rien… Il s’ennuyait visiblement.
Je tournai alors la tête vers les plafonds et effectivement, de grosses affiches indiquaient sa présence à cette heure et en ces lieux. Incroyable coïncidence d’un ordinaire consommateur.
Oui, l’acteur Michel Galabru, qui a maintenant 85 ans depuis un mois, était présent, faisant un magasin. Comme un vulgaire Patrick Sabatier.
Un peu comme Jean-Pierre Descombes, co-animateur bien connu des célèbres "Jeux de 20 heures" sur FR3, que j’avais retrouvé aussi en train de vendre de la lessive (tiens, Maître Capello aussi va avoir 85 ans, dans un peu plus de deux semaines).
Le pauvre Galabru, donc, n’avait rien à faire. Il était au rayon vêtement pour dame (peut-être même proche de la lingerie féminine), heureusement bien assis, mais personne ne le voyait, ou plutôt, les consommateurs pressés et absents l’ignoraient fermement.
Pourtant, Michel Galabru, c’est un peu un monstre sacré du cinéma français. On le reconnaît. Sa tête et sa silhouette nous sont familière.
Certes, comme Jean Lefebvre (de trois ans son aîné), il a joué dans un nombre incalculable de navets, et j’apprécie peu son personnage un peu tonitruant, mais il est indéniable qu’il est un grand comédien, comme Jean Lefebvre, et il a collectionné un sacré paquet de médailles : un César, deux nominations de César, un Molière et même le nom d’un théâtre.
Mais surtout, en soixante ans de carrière, il a joué dans 209 films, 100 téléfilms et 19 pièces de théâtre.
Et donc, je ne compte pas ses participations aux Galeries Lafayette.
Entre autres.
NB : Eh oui, "La Fayette", c’est bien le nom d’un film de Jean Dréville réalisé en 1961 (sorti le 16 février 1962) où jouaient Michel Galabru, mais aussi Orson Welles, Jean Desailly et Henri Tisot.
Pas à Paris, mais à Grenoble, sur la place Grenette. Une délicieuse place piétonne seulement dérangée par le passage du tramway et la foule parfois nombreuse.
C’était un samedi je pense, mais pas en période commerciale (c’est-à-dire, pas comme maintenant !!).
Le magasin était d’un calme agréable et efficace…
J’ai pris deux fois un escalator pour me rendre au rayon voulu (je ne me souviens plus duquel il s’agissait).
Je redescendis ensuite et j’aperçus au loin, installé derrière une table, une sorte d’immense bonhomme. Immense, gigantesque bonhomme plutôt l’allure sympathique.
Je le reconnus évidemment tout de suite, mais je le croyais moins énorme, vraiment.
Il était là, assis, les bras sur la table, silencieux, avec un voisin (ou une voisine) sans doute du magasin (la gérante ?)… Il ne se passait rien… Il s’ennuyait visiblement.
Je tournai alors la tête vers les plafonds et effectivement, de grosses affiches indiquaient sa présence à cette heure et en ces lieux. Incroyable coïncidence d’un ordinaire consommateur.
Oui, l’acteur Michel Galabru, qui a maintenant 85 ans depuis un mois, était présent, faisant un magasin. Comme un vulgaire Patrick Sabatier.
Un peu comme Jean-Pierre Descombes, co-animateur bien connu des célèbres "Jeux de 20 heures" sur FR3, que j’avais retrouvé aussi en train de vendre de la lessive (tiens, Maître Capello aussi va avoir 85 ans, dans un peu plus de deux semaines).
Le pauvre Galabru, donc, n’avait rien à faire. Il était au rayon vêtement pour dame (peut-être même proche de la lingerie féminine), heureusement bien assis, mais personne ne le voyait, ou plutôt, les consommateurs pressés et absents l’ignoraient fermement.
Pourtant, Michel Galabru, c’est un peu un monstre sacré du cinéma français. On le reconnaît. Sa tête et sa silhouette nous sont familière.
Certes, comme Jean Lefebvre (de trois ans son aîné), il a joué dans un nombre incalculable de navets, et j’apprécie peu son personnage un peu tonitruant, mais il est indéniable qu’il est un grand comédien, comme Jean Lefebvre, et il a collectionné un sacré paquet de médailles : un César, deux nominations de César, un Molière et même le nom d’un théâtre.
Mais surtout, en soixante ans de carrière, il a joué dans 209 films, 100 téléfilms et 19 pièces de théâtre.
Et donc, je ne compte pas ses participations aux Galeries Lafayette.
Entre autres.
NB : Eh oui, "La Fayette", c’est bien le nom d’un film de Jean Dréville réalisé en 1961 (sorti le 16 février 1962) où jouaient Michel Galabru, mais aussi Orson Welles, Jean Desailly et Henri Tisot.
réactions : 14
lectures : 257
votes : 2
Voici les 14 dernières réactions à ce commentaire
Date
Titre (cliquez pour lire)
Rédacteur
Et que je déambulais les mercredis et samedis aprés-midi dans le centre-ville de Grenoble, elles s'appelaient les "Nouvelles galeries"...Ellles sont devenues les galeries La Fayette il y a en effet une bonne quinzaine d'années...
... c'est selon... moi, j'évite...
02/12/08 à 07h45
un truc me turlupinait.
Nouvelles Galeries, c'est ça !
symbole de la consommation et de la branchitude, quand je débarquais de ma montagne.
souveniiiiiir souveniiiiiir wohoho !
Galabru, au naturel, il est très drôle et très futé. Au ciné il n'a peur de rien : Mocky lui va assez bien au teint.
Nouvelles Galeries, c'est ça !
symbole de la consommation et de la branchitude, quand je débarquais de ma montagne.
souveniiiiiir souveniiiiiir wohoho !
Galabru, au naturel, il est très drôle et très futé. Au ciné il n'a peur de rien : Mocky lui va assez bien au teint.
elles s'appelaient "les Nouvelles Galeries".
mais il était superbe dans Le Juge et l'Assassin !
Dans la logique de ce rôle, pourquoi pas ce n'importe quoi là ?Un homme simple je suppose.
Dans la logique de ce rôle, pourquoi pas ce n'importe quoi là ?Un homme simple je suppose.
la place Grenette ET les galeries Lafayette, hauts lieux de mon adolescence !


la place Grenette ! 

Galabru!
Toutes mon enfance cinéphyle, les gendarmes à saint tropez...
à propos de magasins, j'ai la réponse à une question que tu posais cet été :
pourquoi le leclerc de cannes la bocca vendait des prduits carrouf?
passe keu maintenant, c'est devenu un carrouf.
On est content hein?
à part ça?
ben rien
pourquoi le leclerc de cannes la bocca vendait des prduits carrouf?
passe keu maintenant, c'est devenu un carrouf.
On est content hein?
à part ça?
ben rien

avec une filmographie pas à la hauteur de son talent
comme Villeret
c'est comme ça...
en tout cas, capable de jouer avec une énorme retenue
tout en finesse
comme Villeret
c'est comme ça...
en tout cas, capable de jouer avec une énorme retenue
tout en finesse

Je réagis à ce commentaire en
Je réagis à ce commentaire en 









Jules Félix
publié le 1er déc. 08