Elle dansait la boue accrochée à ses pieds, la pluie qui la cinglait, le vent qui l'emportait.
Elle dansait la lumière qui la dardait, la chaleur qui l'irradiait.
Elle dansait les cris et la rage, les silences qui résonnaient, les larmes taries.
Elle dansait les relents de peur moite, l'humiliation et l'indifférence assénées, la révolte etouffée.
Elle dessinait de son corps incliné des rêves aux ailes arrachées, des arbres courbés, un souffle de vie ternie.
Ses bras semblaient vouloir lui échapper, ses mains caressaient ce monde qu'elle façonnait, suivaient le contour des montagnes qu'elle imaginait.
De ses lèvres s'échappait une étrange mélopée, mots aux sonorités heurtées, claquement de langue et râles lancinants.
Elle dansait un cri, un éclat, un torrent.
Elle dansait et riait, riait et dansait.
Puis elle s'est arrêtée.
Le visage levé, sueur et larmes mêlées, elle s'est laissé glisser dans cette poussière qu'elle foulait. Du bout des doigts, elle a tracé l'histoire de son éternité, fragile et éphémère calligraphie que d'un souffle, elle a effacé.
Immobile, les yeux clos sur sa dignité retrouvée, elle s'est mise à chanter.
Elle dansait la lumière qui la dardait, la chaleur qui l'irradiait.
Elle dansait les cris et la rage, les silences qui résonnaient, les larmes taries.
Elle dansait les relents de peur moite, l'humiliation et l'indifférence assénées, la révolte etouffée.
Elle dessinait de son corps incliné des rêves aux ailes arrachées, des arbres courbés, un souffle de vie ternie.
Ses bras semblaient vouloir lui échapper, ses mains caressaient ce monde qu'elle façonnait, suivaient le contour des montagnes qu'elle imaginait.
De ses lèvres s'échappait une étrange mélopée, mots aux sonorités heurtées, claquement de langue et râles lancinants.
Elle dansait un cri, un éclat, un torrent.
Elle dansait et riait, riait et dansait.
Puis elle s'est arrêtée.
Le visage levé, sueur et larmes mêlées, elle s'est laissé glisser dans cette poussière qu'elle foulait. Du bout des doigts, elle a tracé l'histoire de son éternité, fragile et éphémère calligraphie que d'un souffle, elle a effacé.
Immobile, les yeux clos sur sa dignité retrouvée, elle s'est mise à chanter.
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à la fois se débarrasser de ce qui n'est pas ou plus nous, mais aussi se servir de ce matériau pour naître à nouveau... façonner, pétrir et danser la vie! 

d'une simple histoire, d'un seul personnage, d'une chanson. J'entrevois un chemin de vie... Le tien, le mien, qu'importe... La danse de l'âme est universelle, et la voix offre un passage, d'un homme à l'autre, du nord au sud, de tout ce qui nous ressemble à tout ce qui nous rassemble...
Il me vient un sentiment de renaissance à la lecture de ton texte...
Et puis tes mots me font penser à une chanson de Lavilliers que j'aime particulièrement :
http://fr.youtube.com/watch?v=EhxGnu_TNik
Il me vient un sentiment de renaissance à la lecture de ton texte...
Et puis tes mots me font penser à une chanson de Lavilliers que j'aime particulièrement :
http://fr.youtube.com/watch?v=EhxGnu_TNik
merci 

Bambara
*****
03/12/08 à 10h55
Dommage...
En réalité, je suis un peu frustrée, je ne suis pas arrivée à transcrire ce mouvement intérieur qui à mon sens l'habitait... Parfois difficile de mettre des ressentis, des images en mots! 


Et pour la danse il y a aussi celles des "femmes" de Bauchau (Diotime et les lions, Antigone )
très beau tempo.*****
i nyénafin bè n'na
Joli, oui.
Légende d'une autre terre, la notre...
Légende d'une autre terre, la notre...
Moi la muso que j'aime bien c'est celle là
Chanteuse du pays Dogon
http://fr.youtube.com/watch?v=iAZulx4d990&feature=related
Chanteuse du pays Dogon
http://fr.youtube.com/watch?v=iAZulx4d990&feature=related
jolis mots Fil'!
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joli !
et puis plus rien !
03/12/08 à 00h27
la chris



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Filanzane
publié le 2 déc. 08