J'étais dans ce même hôtel avec X. Bruges avait les mêmes couleurs, celles de l'hiver, froides, grises et feutrées. Les canaux étaient vides, les cygnes pourtant s'y baignaient. On voyait ces grands sapins de Noël et leurs illuminations scintillantes, les vitrines des magasins regorgeaient de chocolat, de rubans rouges et de mini-porcelaines à emporter.
Bons baisers, tu parles. Lui qui voulait offrir un week-end en amoureux, je n'avais que des silences à lui offrir.
A peine ai-je balbutié une fois, alors qu'il me demandait où je voulais diner :
- j'aimerais bien goûter un waterzoï
D'ailleurs je ne savais pas ce que c'était mais le nom m'avait toujours intrigué. J'en ai oublié le goût et la substance. Peut-être ai-je même apprécié mais, franchement, cela m'étonnerait.
Pourtant, je voulais lui parler. Je voulais lui dire que je ne l'aimais pas assez. Qu'un week-end à Bruges, la fameuse Venise du Nord, ce n'était pas possible, il y avait imposture.
Je ne suis pas charitable, je crois même que nous n'y avons pas fait l'amour. Il fallait que je lui dise que c'était terminé et je n'y arrivais pas.
Le retour fut très très silencieux. Nous n'avons pas dit un seul mot dans la véhicule.
Ce n'est donc pas à Bruges que j'ai trouvé les mots. Ce fut quelques jours après. Je suis sûre que cette destination nous rend désormais bizarres tous les deux. Elle ne siginifie qu'une rupture.
PS : enfin un film policier un peu hors normes avec juste ce qu'il faut d'humour britannique.
Bons baisers, tu parles. Lui qui voulait offrir un week-end en amoureux, je n'avais que des silences à lui offrir.
A peine ai-je balbutié une fois, alors qu'il me demandait où je voulais diner :
- j'aimerais bien goûter un waterzoï
D'ailleurs je ne savais pas ce que c'était mais le nom m'avait toujours intrigué. J'en ai oublié le goût et la substance. Peut-être ai-je même apprécié mais, franchement, cela m'étonnerait.
Pourtant, je voulais lui parler. Je voulais lui dire que je ne l'aimais pas assez. Qu'un week-end à Bruges, la fameuse Venise du Nord, ce n'était pas possible, il y avait imposture.
Je ne suis pas charitable, je crois même que nous n'y avons pas fait l'amour. Il fallait que je lui dise que c'était terminé et je n'y arrivais pas.
Le retour fut très très silencieux. Nous n'avons pas dit un seul mot dans la véhicule.
Ce n'est donc pas à Bruges que j'ai trouvé les mots. Ce fut quelques jours après. Je suis sûre que cette destination nous rend désormais bizarres tous les deux. Elle ne siginifie qu'une rupture.
PS : enfin un film policier un peu hors normes avec juste ce qu'il faut d'humour britannique.
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En fait, non, je n'ai pas adoré la Leçon de Piano, Jane Campion étant une formidable réalisatrice encore plus forte dans l'onirisme (Sweetie & An Angel at my Table).
29/07/08 à 14h14
Mais je ne comprends pas : vous parlez de Bruges et du film juste en P.S. J'en déduis donc que vous avez aimé. C'est sans doute la richesse de votre style qui nous emmène ailleurs pour ne mettre qu'en filigrance le film dont beaucoup parlent.
29/07/08 à 14h04
Vous savez écrire Dardannelle, ce qui devrait vous permettre de supporter et de sublimer les déconvenues.
La Notte, ce soir, sur Arte: quelques pistes sur le sujet.
28/07/08 à 10h59
aussi vite qu'on le voudrait. Qui n'a pas eu dans sa vie des moments où l'esprit n'est pas clair, où l'on souhaiterait réparer des choses irréparables ?
Pourquoi partir en week-end avec une personne que l'on aime pas ?
ou presque, comme Marvin, comme Chet.
L'emmener voir des Ensor, qui lui auraient fait prendre conscience de votre solitude.
L'emmener voir des Ensor, qui lui auraient fait prendre conscience de votre solitude.
m'a férocement donné envie de voir Bruges sous la neige, j'espère en revanche me faire des souvenirs différents des tiens 
PS: "In fucking Bruges" Colin Farrell cabotine mais c'est la première fois que je le trouve attachant, Brendan Gleeson est absolument fabuleux, l'ambiance est très particulière, oscillant constamment entre comédie et tragédie, un des meilleurs films de 2008 à mon avis...

PS: "In fucking Bruges" Colin Farrell cabotine mais c'est la première fois que je le trouve attachant, Brendan Gleeson est absolument fabuleux, l'ambiance est très particulière, oscillant constamment entre comédie et tragédie, un des meilleurs films de 2008 à mon avis...
Et dieu sait si je ne le mérite pas. Et dieu sait si je me suis freinée en plus 

j'aime bien cette ambiance délicatement atroce.
l'amour c'est impitoyable. et c'est très bien ainsi. Si ça plaît pas, on fait des puzzles.
de faire des puzzles.
dommage
il faudrait y retourner en été !
il faudrait y retourner en été !
Quand se meurt notre romance.
C'est une très belle fin.
C'est une très belle fin.
une main de fer dans un gant de velours, ou l'envoyer à Petaouchnok, c'est moins romantique, mais plus direct 
Jolie et mélancolique balade !
Jolie et mélancolique balade !


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Dardanelle
publié le 28 juillet 08