Au début, j'ai croisé ces yeux merveilleux bleus et clairs comme ceux
d'un ciel infini. Un azur tout entier s'ouvrait dans le couloir du
troisième étage de la tour B. Je me souviens si précisément de sa
coiffure, de son allure, de son profil, de son sourire. J'ai pensé :
une apparition ? Botticelli n'aurait-il donc été qu'un pâle copieur ?
Modigliani un allumé perdu par de mornes beautés ? Puis, les
circonstances me revenant brusquement à l'esprit, je me suis senti
ridicule en ces lieux où je portais, avec une certaine peine, un
ordinateur à bout de bras. C'est en de tels moments que l'on
souhaiterait chevaucher un alezan noir pour voir distraitement son
regard détourné par la beauté sublime aperçue au coin d'une clairière.
Manque de bol, mon alezan à robe lustrée était resté au paddock. Trop
de foin tue l'étalon comme on dit. Alors mon gros carton encombrant
mes deux bras, je lui ai juste dit bonjour d'un sourire timide mais
direct. Premier sourire en retour. La plus belle fille que j'avais
jamais vu ! Avec ce quelque chose en plus qui fait la magie d'une
première rencontre. Un recul singulier, mais une attirance. Elle me
parût tout de suite un être rare. Un ange ?
Un sourire enfantin et timide. Si pur. Une présence si simple et
dénudée. Aucune affectation. Une source de bleu infinie dans ses yeux
naïfs et parfaits.
J'ai dû continuer mon chemin comme si de rien n'était. Difficile
d'apprendre à vivre dans la vraie vie. Celle où l'on fait semblant
d'être indifférent. Celle où il faut cacher ses sentiments spontanés
et différer ses ardeurs. Celle où l'intuition est inutile et même
dangereuse. Comment ? Je lis déjà les froncements de sourcils des
lecteurs aguerris : « ce type a perdu tout sens commun, et voudrait
faire passer une étincelle d'aveuglement pour une révélation
ontologique. Descend sur terre, pauvre écervelé. Arrêtes tes plans
esthético-douteux. Admets tout simplement, l'attirance superficielle
d'un physique dont tu n'es qu'une prosaïque victime de plus, sans
doute, sans en référer à une iconographie angélique surannée et à vrai
dire ridicule. » Tout ça pour le lecteur ! Oui, probablement tout
cela.
Difficile de décomposer aujourd'hui l'alchimie de ces premiers
instants. Et pourtant, comme il est troublant de se rendre compte avec
le temps de l'acuité de cette perception. Mais rassurez-vous vous
n'aurez pas à subir ici la suite du récit de la traque d'un Hector et
la victoire d'Eros. Je viens au fait d'un trait bref : rien ne s'est
passé depuis lors entre elle et moi. Et je sais d'ailleurs que rien
non plus ne se passera. Comme disait ce bon vieux poète anglais Jagger
« On n'a pas toujours ce que l'on veut » (« You can't always get what
you want » dans le texte, avec prolégomènes chantés par un chœur
d'anges, d'ailleurs). Mais au delà de ce regard j'ai découvert, avec
le temps, un être rare. Pas forcément à son propre avantage
d'ailleurs. Mais rare, de ceux que je n'avais jamais rencontrés.
Je découvris d'abord cette rareté par son absence. Tour B, je
connaissais tout le monde. J'avais fait le tour de la tour, si je puis
dire. Une princesse cachée au détour du beffroi ? La croiser dans un
couloir ne permettait pas de la localiser avec exactitude. Il fallait
attendre, une autre rencontre, connaître les gens qu'elle connaissait.
S'approcher doucement de sa proximité. Je la revis plusieurs fois.
J'avais à chaque fois cette impression renouvelée d'une enfant
angélique. Pur. Discrète aussi. J'appris à découvrir que cette
discrétion était une seconde nature. Elle s'habillait simplement en
jean et tee-shirts. Il y avait pourtant un dénuement dans cette
simplicité qui m'étonnait. Quelque chose de léger, de très simple, de
parfaitement agencé à l'enveloppe d'une incarnation sensible et sans
affectation. Dans son recul, dans sa discrétion, je sentais aussi
plus qu'une timidité. Les vibrations retirées de son être s'éludaient
comme les ressacs lointains d'une mer inaccessible que l'on perçoit
pourtant au loin. Ses embruns iodés me traversaient l'âme sans que je
puisse seulement apercevoir les vagues de ses sentiments. Plus qu'une
prudence affectée, une distanciation définitive à ce monde. Une
absence à la vie sociale. Une si grande prudence qu'elle me laissait
soupçonner, en négatif, bien des désirs impossibles. Elle parlait peu.
Toujours le minimum. Juste pour vous saluer. Quelques petits mots
gentils. Quelques sourires avertis. Avec le temps j'appris à ne pas
aller trop vite. Je trouvais enfin là où elle habitait. Et j'observais
avec de plus en plus d'étonnement l'étendu de ses retraits au monde.
Encore le signe d'un ange ? En même temps, je tentais de gagner sa
confiance. Longue et patiente quête faite de renoncements et
d'abnégation. J'eus à essuyer les refus quasi-systématiques de toute
invitation significative : il me fallait d'abord passer par les
invitations insignifiantes. Par de petits gestes, je faisais de petits
progrès, souvent ruinés par une initiative trop avancée. Et tout
semblait alors à recommencer. Sisyphe de pacotille, j'attendais
patiemment la prochaine rencontre fortuite (ou seulement apparemment
fortuite) dans laquelle je pourrais avancer quelques pas vers le
rivage si mystérieux de son être. Bientôt nous avions de longues
conversations. Mais nous parlions le plus souvent de choses
insignifiantes. J'étais attentif à ses sentiments. Je remarquais
pourtant qu'elle avait plus que quiconque cette qualité. Comme une
antenne, elle s'imprégnait des attitudes, des gestes et des paroles
des autres. Hypersensible aux humeurs d'autrui, elle en montrait une
perception remarquable.
Et puis un jour, au détour d'une conversation, une clé m'était livrée
: « je ne suis pas sûre d'avoir une image très positive de moi-même »
me dit-elle.
Tout d'un coup, et pour la première fois elle m'avait parlé d'elle. Je
ne savais pas encore ce que je pouvais en faire, mais j'avais du moins
l'impression d'avoir percé un trou à travers le blindage d'un
coffre-fort. Car cette phrase était bien la première occasion qu'elle
avait trouvée pour m'inviter comme observateur à son propre regard.
Mais comme Lacan le développe si brillamment dans son «Séminaire de la
lettre volée », le caché qui se dérobe au désir n'est souvent que ce
qui lui est le plus directement accessible. Tellement au bout du nez
que l'on ne le voit pas. Tellement désiré qu'il doit être impossible.
Je me posais alors la question, qui peut se décliner sous bien des
formes, mais que je livre ici dans ce contexte : si un ange venait à
s'incarner en ce monde, se montrerait-il ou se cacherait-il ? J'ai
tendance à penser qu'il ne pourrait se montrer, car il aurait bien du
mal à vivre en cette vie pour respecter sa propre nature. Echapper au
regard d'autrui serait son seul salut car ce regard pourrait le
détruire ou le dénaturer, ou bien tout simplement le deviner, ce qui
constituerait une faiblesse infinie. Oui bien sûr il resterait caché.
Le rapport avec elle ? Le simple fait qu'un élément pur n'a de chance
de survie dans notre société que s'il peut détecter les vibrations qui
pourraient le détruire. Une sorte de seconde nature à capter
l'extérieur pour mieux préserver l'intérieur. Et en même temps,
l'évidence à portée de tous, d'un être simple et pur, sans aucune
hypocrisie sociale, sans aucune prétention, sans le moindre
ressentiment,
Juste un être rare. Un être en marge.
Lacan et consort ont pourtant trouvé un nom pour ces êtres rares : les
évitants. Mal-aimés le plus souvent d'un de leurs parents. Etouffés,
assujetis, ignorés ou méprisés, voici la génèse de leur rareté. Des
êtres fragiles qui se protègent et se cachent. Trop sensibles, trop
détruits ils n'ont pas grandis de leurs souffrances, et les portent
avec eux, dans l'évidence de leur évitement d'autrui.
Alors, si vous en rencontrez, préservez-les.
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Rédacteur
15/07/08 à 20h24

a pris le temps de lire...mais c'est maintenant trop gentil...
A+...et merci
A+...et merci

Autant pour moi, suis trop occupé à lire en diagonale "de la paperasse" pour m'attacher au sensible, sur pcc, sauf sur le mode Haïku.( Idem quand " je torche les miens, comme on dicte une lettre ...) Et lorsqu'il est non pas un "com", mais un réel petit essai, ce qui est le cas de la perle que tu nous livre, je ne prend pas le temps d'imprimer le texte en police 12, ce qui transfigure et matérialise "l'écrit". Bref, suis un infame technocrate pressé!!
J'ai pris le temps de lire "ton essai" Roland.
Il est assez remarquable, si sensible dans l'analyse du "ressenti" et de son expression, que ce serais obsène que de se placer en critique...
D'ailleurs, les fameuses 3 parties, si trouvent :
1
comment à travers un simple regard peuvent se construire des "phantasmes", au sens premier et positif du terme. Rêve, réalité ? l' esprit et le coeur gambergent. Beaucoup l'on chanté.
" La fille de la véranda, que je n 'est vu qu'une fois".... ( Julien CLERC et d'autres, Brassens, Mouloudji...).
2
Cette seconde partie remarquable, réelle ou figurée, tu nous y entraine, c'est l' essentiel, tjs le fil du rasoir entre espoir et (dés) illusion.
Avec cette immense qualité que tu as, comme quelques hommes, tout de même, de mettre a nu, à tourner autour de tes sentiments.
"Fragments d'un état amoureux".
Avec ce "Lacanisme" si bien énoncé :
" LE CACHE QUI SE DEROBE AU DESIR N'EST LE PLUS SOUVENT QUE CE QUI LUI EST DIRECTEMENT ACCESSIBLE " . Chapeau , mon ami !!!
( en termes analytiques plus chirurgicaux, " c'est là où cela se nie que cela se joue " ).
3.
Et puis, le terme, l' objet, mieux qu 'une conclusion : la chutte, sur les évitants :
Une prise de position : PRESERVER LES ÊTRES SENSIBLES.
Comment ne pas adhérer.
Excuses et congratulations, mon ami.
Pour ma part, ou il me faudrait prendre une année sabbatique ( mes j'ai à faire ! ), ou bien je m'y reppren drai à 3 fois !
J'ai pris le temps de lire "ton essai" Roland.
Il est assez remarquable, si sensible dans l'analyse du "ressenti" et de son expression, que ce serais obsène que de se placer en critique...
D'ailleurs, les fameuses 3 parties, si trouvent :
1
comment à travers un simple regard peuvent se construire des "phantasmes", au sens premier et positif du terme. Rêve, réalité ? l' esprit et le coeur gambergent. Beaucoup l'on chanté.
" La fille de la véranda, que je n 'est vu qu'une fois".... ( Julien CLERC et d'autres, Brassens, Mouloudji...).
2
Cette seconde partie remarquable, réelle ou figurée, tu nous y entraine, c'est l' essentiel, tjs le fil du rasoir entre espoir et (dés) illusion.
Avec cette immense qualité que tu as, comme quelques hommes, tout de même, de mettre a nu, à tourner autour de tes sentiments.
"Fragments d'un état amoureux".
Avec ce "Lacanisme" si bien énoncé :
" LE CACHE QUI SE DEROBE AU DESIR N'EST LE PLUS SOUVENT QUE CE QUI LUI EST DIRECTEMENT ACCESSIBLE " . Chapeau , mon ami !!!
( en termes analytiques plus chirurgicaux, " c'est là où cela se nie que cela se joue " ).
3.
Et puis, le terme, l' objet, mieux qu 'une conclusion : la chutte, sur les évitants :
Une prise de position : PRESERVER LES ÊTRES SENSIBLES.
Comment ne pas adhérer.
Excuses et congratulations, mon ami.
Pour ma part, ou il me faudrait prendre une année sabbatique ( mes j'ai à faire ! ), ou bien je m'y reppren drai à 3 fois !
Je suis preneur de critiques.
Peut-être trop long pour un comm, et trop court pour une histoire...merci pour ta remarque.
Peut-être trop long pour un comm, et trop court pour une histoire...merci pour ta remarque.
Ou tu préviens ton auditoire : introduction, développement, conclusion.
Le B & A BA
. La, on suit.
Bien sympathiquement à toi.
Le B & A BA
. La, on suit.
Bien sympathiquement à toi.
Esther : on ne vous a jamais suggeré de changer votre prénom pour Agathe?
(cétait une brève de comptoir)
Dulcine : vous voulez dire "un ange passe" ?
Handy : merci à vous
Allo: les breches ça me connait...
(cétait une brève de comptoir)
Dulcine : vous voulez dire "un ange passe" ?
Handy : merci à vous
Allo: les breches ça me connait...
gratuite . Merci pour un certain éclairage, mais les choses ne sont pas si simples . Le mur est étayé depuis tellement d'années , que pas une brèche .
Et je pense qu'une des fondations s'appelle " sa mère " !!! .....
Nous sommes toujours en contact, et le dialogue a pu s'établir au fur et à mesure des années, mais il est vrai qu'au début il avait des fuites tout à fait spectaculaires !
Et je pense qu'une des fondations s'appelle " sa mère " !!! .....
Nous sommes toujours en contact, et le dialogue a pu s'établir au fur et à mesure des années, mais il est vrai qu'au début il avait des fuites tout à fait spectaculaires !
pseudo féerique oscille entre les vrais et les faux souvenirs...
Sinon, pour le comptoir, je casse des oeufs dessus, des oeufs durs
ça tombe sous le sens ... Je ne me casse pas la tête ... pour dire !
Sinon, pour le comptoir, je casse des oeufs dessus, des oeufs durs
C'est très gentil, mais si ça continue comme ça,
je vais devoir mettre du punch, des cicatrices et du
sang dans mes prochains comm sinon ça va commencer
à sérieusement à devenir anti-rock-and-roll mes pages...
je vais devoir mettre du punch, des cicatrices et du
sang dans mes prochains comm sinon ça va commencer
à sérieusement à devenir anti-rock-and-roll mes pages...
Ce texte n'a aucune prétention a donner une explication pour un "type" de personne. Même en psychologie d'ailleurs il est normal de rencontrer chez une même personne un mélange de "type". De sorte que les "types" s'ils sont utiles pour reconnaitre ne me semblent en revanche pas là pour "classer" les gens.
Donc je ne pense pas que ce texte va vous donner des clés pour comprendre
la personne à laquelle il vous fait penser.
Mais il peut peut-être contribuer à vous engager à aller vers cette personne pour mieux la comprendre. Le "il ne se passe rien" dont vous parlez est surement une sorte de blocage. Un mur protecteur dont cette personne a besoin. Si vous avez pu vous-même en être affecté pour tenter de percer une relation avec lui, je suis sûr qu'il en souffre encore plus que vous, car il
est surement beaucoup moins capable que vous de trouver des stratégies pour contourner ce mur. Quelque part pour vous ce mur est un obstacle, quelque chose de curieux, d'étrange. Pour lui il est familier, quotidien.
C'est sa fenêtre naturelle sur le monde.
Vous habitez une vue aérée avec dans un coin, chez un voisin un mur.
Il habite un fond de cours, et peut-être qu'il n'imagine même pas qu'on puisse voir un coucher de soleil à l'horizon.
Donc, la balle est dans votre camp. Pour ma part, j'ai du faire beaucoup d'efforts pour "entrer en relation" avec la personne. Reste à voir si vous
êtes prête à ses efforts.
Donc je ne pense pas que ce texte va vous donner des clés pour comprendre
la personne à laquelle il vous fait penser.
Mais il peut peut-être contribuer à vous engager à aller vers cette personne pour mieux la comprendre. Le "il ne se passe rien" dont vous parlez est surement une sorte de blocage. Un mur protecteur dont cette personne a besoin. Si vous avez pu vous-même en être affecté pour tenter de percer une relation avec lui, je suis sûr qu'il en souffre encore plus que vous, car il
est surement beaucoup moins capable que vous de trouver des stratégies pour contourner ce mur. Quelque part pour vous ce mur est un obstacle, quelque chose de curieux, d'étrange. Pour lui il est familier, quotidien.
C'est sa fenêtre naturelle sur le monde.
Vous habitez une vue aérée avec dans un coin, chez un voisin un mur.
Il habite un fond de cours, et peut-être qu'il n'imagine même pas qu'on puisse voir un coucher de soleil à l'horizon.
Donc, la balle est dans votre camp. Pour ma part, j'ai du faire beaucoup d'efforts pour "entrer en relation" avec la personne. Reste à voir si vous
êtes prête à ses efforts.
je connais un homme depuis plusieurs années, qui lui parle beaucoup mais arrive à ne jamais exprimer ses émotions, parler de lui ... Quel tour de passe passe incroyable .
Il est trés attentionné, généreux ; célibataire, bel homme, mais il "ne se passe rien " ....et pas seulement avec moi ....
Enfin je ne qualifierai pas ces êtres" de " purs" ... Je ne les comprends pas , c'est tout, mais leur compagnie est agréable et je l'apprécie .
Il est trés attentionné, généreux ; célibataire, bel homme, mais il "ne se passe rien " ....et pas seulement avec moi ....
Enfin je ne qualifierai pas ces êtres" de " purs" ... Je ne les comprends pas , c'est tout, mais leur compagnie est agréable et je l'apprécie .
19/04/08 à 19h14
beaucoup de délicatesse dans vos mots...ça aussi, c'est rare...!
Langdon: comment ça la suite? vous n'aurez qu'a lire le livre de terrain "oser"..
Paul : bien le bonjour chez vous, n°6 !
bato : c'est comme les bons champignons dans une forêt, il faut l'oeil pour les trouver..
hyppo : c'est un compliment assuremment..merci.
Paul : bien le bonjour chez vous, n°6 !
bato : c'est comme les bons champignons dans une forêt, il faut l'oeil pour les trouver..
hyppo : c'est un compliment assuremment..merci.
Pas trop tard.
je "débute" en sourires !c'est comme cela que je l'ai reçue de mon côté, mais entre la description de cette personne et le parallèle avec les propos de Lacan, il manque un bout ...Et justement parcequ'il y a ce manque de détails, on passe dans la généralité d'autant que vous terminez en utilisant le pluriel pour parler de ces êtres rares, "les évitants"...
Mais j'ai trouvé intéressant votre texte sur le regard posé sur autrui...
Mais j'ai trouvé intéressant votre texte sur le regard posé sur autrui...
qu'il existe des êtres à part, si purs si éloignés de nous et de notre vie parfois si aliénante qu'ils ne peuvent être humains alors qu'ils portent en eux une profonde humanité
je n'en ai pas rencontrés encore mais ils doivent exister
merci pou ce com qui témoigne d'une belle écriture et d'une véritable profondeur
je n'en ai pas rencontrés encore mais ils doivent exister
merci pou ce com qui témoigne d'une belle écriture et d'une véritable profondeur
Et votre réaction sur ce texte n'est-elle pas un peu rapide pour donner
des leçons ?
Vous n'avez peu être pas réalisé que dans ce texte il y a d'une part un historique vécu (beaucoup de faits ont été omis pour faire court et par discrétion) et la reconstruction d'un discours "extérieur" permettant de donner un corps "pseudo-thérique" à des interrogations qui m'ont longtemps hantés.
Ne confondez pas l'embalage et le contenu. Je ne suis pas sûr de croire aux "théories" de tout poils sur la conscience humaine. Je m'en sers ici pour être synthétique. Les déductions que j'ai synthétisés à la fin sont le fruit de beaucoup de réflexions alimentés par de nombreuses discussions que j'ai pu avoir avec cette personne. Je ne pense pas avoir plaqué "des concepts" sur
une personne vraie.
De plus je n'ai rien à dire à un comptoir, et je me sens libre de ne pas vous intéresser ni de vous donner des leçons. Je voulais juste partager une expérience humaine avec son arbitraire et sa spécificité.
Pour répondre à votre première question je ne pense
pas qu'il y ait quoi que ce soit de général à lire dans ce texte.
Pouquoi la sensibilité et la discrétion seraient liées à une quelconque
destruction intérieure ?
Mais pour rien. Ou plutôt "parce ce que c'était elle" pour paraphraser Montaigne..
des leçons ?
Vous n'avez peu être pas réalisé que dans ce texte il y a d'une part un historique vécu (beaucoup de faits ont été omis pour faire court et par discrétion) et la reconstruction d'un discours "extérieur" permettant de donner un corps "pseudo-thérique" à des interrogations qui m'ont longtemps hantés.
Ne confondez pas l'embalage et le contenu. Je ne suis pas sûr de croire aux "théories" de tout poils sur la conscience humaine. Je m'en sers ici pour être synthétique. Les déductions que j'ai synthétisés à la fin sont le fruit de beaucoup de réflexions alimentés par de nombreuses discussions que j'ai pu avoir avec cette personne. Je ne pense pas avoir plaqué "des concepts" sur
une personne vraie.
De plus je n'ai rien à dire à un comptoir, et je me sens libre de ne pas vous intéresser ni de vous donner des leçons. Je voulais juste partager une expérience humaine avec son arbitraire et sa spécificité.
Pour répondre à votre première question je ne pense
pas qu'il y ait quoi que ce soit de général à lire dans ce texte.
Pouquoi la sensibilité et la discrétion seraient liées à une quelconque
destruction intérieure ?
Mais pour rien. Ou plutôt "parce ce que c'était elle" pour paraphraser Montaigne..
star: "catégories" : pas mon genre pour décrire les gens que je cotoies, mais
merci pour votre réaction...
miss say: say-it with a smile :
Selsio: merci à vous
terrain: Merci d'oser
miss H : Beau choix musical que ce cosi, mais votre petit mot est bien trop gentil
P't raoul : je vois que l'étendu de votre vocabulaire s'accroit tout autant que la pertinence de vos inteventions
merci pour votre réaction...
miss say: say-it with a smile :

Selsio: merci à vous
terrain: Merci d'oser
miss H : Beau choix musical que ce cosi, mais votre petit mot est bien trop gentil
P't raoul : je vois que l'étendu de votre vocabulaire s'accroit tout autant que la pertinence de vos inteventions
19/04/08 à 13h27
Etrange comme déduction, même si elle devait venir d'un Lacan qui ne détenait pas la Vérité par ailleurs..."Mal aimés, étouffés, ignorés, méprisés..." Autant que qualificatifs rapides parce qu'une personne n'a tout simplement pas l'envie de se mêler aux autres, ni peut-être même de partager son univers intérieur (trop) facilement comme on a tendance à le faire dans les couloirs de l'entreprise...
M'est d'avis que vous avez nourri trop de préjugés pour rencontrer réellement cette personne "aérienne", dont les paroles au sujet de l' image d'elle-même pas "très positive", ne veulent pas dire grand chose dans l'absolu d'une vie.
Attention à la psychanalyse de comptoir...
M'est d'avis que vous avez nourri trop de préjugés pour rencontrer réellement cette personne "aérienne", dont les paroles au sujet de l' image d'elle-même pas "très positive", ne veulent pas dire grand chose dans l'absolu d'une vie.
Attention à la psychanalyse de comptoir...
Joie du moment, sous la pluie teutonne...
avant de retrouver ce soir cosi fan tutte
....
avant de retrouver ce soir cosi fan tutte
....
drôles de catégories quand on parle de l'humain. Mais ça fait un joli texte.
Certian sêtres nous surpennent, comme ça, comme une évidence: un regard, une silhouette, une série de gestes, en apparence anodins, suffisent. Et c'est notre regard et notre imaginaire qui leur confèrent cette rareté.
Certian sêtres nous surpennent, comme ça, comme une évidence: un regard, une silhouette, une série de gestes, en apparence anodins, suffisent. Et c'est notre regard et notre imaginaire qui leur confèrent cette rareté.
19/04/08 à 11h58

Belle histoire...chez quel editeur votre livre ?
Voltuan :
merci, mais je ne suis pas toujours nuancé..
Voltuan :
merci, mais je ne suis pas toujours nuancé..@@@@@


il reconnaitra mes mots pour lui avoir deja ecris
de "La vie des autres". Envoyez-le lui par la poste, avec une dédicace peut-être ? De toutes façons, si vous le rencontrez ensuite, il vous dira surement que ce n'est pas lui que vous avez décrit dans le livre...Et où sera la vérité ?
oserai je lui donner, ? je ne sais pas...
je l'aperçois de loin sans l'approcher
je l'aperçois de loin sans l'approcher
touchante votre réaction.Savez vous s'il l'a lu ?
je n'ai depuis jamais pu l'oublier, moi je n'ai jamais osé lui parler,
alors j'ai ecris un livre pour lui, il est l'amour eros, j'ai nomme mon livre oser, l'anagramme d'eros,
je lui parle au travers de lignes et de mots muets
alors j'ai ecris un livre pour lui, il est l'amour eros, j'ai nomme mon livre oser, l'anagramme d'eros,
je lui parle au travers de lignes et de mots muets


Je réagis à ce commentaire en
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rolandbreche
publié le 19 avril 08