Bonjour pcc,
"L'âme humaine naît vieille, mais rajeunit sans cesse. C'est la comédie de l'existence. Le corps humain naît jeune, mais ensuite il vieillit. C'est la tragédie de l'existence." Oscar Wilde
A chaque instant de notre vie nous sommes tout autant ce que nous allons être que ce que nous avons été. Ce que nous sommes aujourd'hui est la résultante de ce que nous avons été hier, le temps ne doit se conjuguer qu'au présent, oublier le passé, ne pas songer à l'avenir libère de la contingence des évènements.
"Celui qui sait ce qui est bon pour les autres et un être dangereux !" disait Nisargadattha je crois qu'il avait raison, nul ne peut imposer sa "foi" à quelqu'un, il ne peut qu'en témoigner. A l'autre de la recevoir ou pas...
Il nous faut chercher pour trouver et c'est à chacun de tracer son chemin. Souvent les réponses nous sont données au moment même où nous avons oublié la question qui s'y rapportait.
De notre propre nature chaque chose doit venir à nous, je sais qu'il ne sert à rien de dire à quelqu'un quelque chose qu'il ne ressent pas ou que son entendement ne peut concevoir (j'en ai fait l'expérience récemment).
La vie entière est un paradoxe... nous croyons être libre alors que nous sommes prisonniers volontaires de la loi du désir (de nos désirs devrais-je dire). Eternel paradoxe de la vie humaine.
Le secret de la vie est souffrance. Ce qui est caché derrière toute chose. La vie m'enseigne que reconnaître pleinement une âme humaine est l'ultime savoir auquel un être humain puisse parvenir.
Nous sommes tant habitués à rechercher les plaisirs, à orienter tous nos désirs vers la réalisation de ceux-ci que nous finissons par affamer notre âme de la seule nourriture qui lui soit réellement vitale : la connaissance de soi, seule liberté véritable... et pourtant nous continuons d'habiter en une maison de servitudes. Nous élever spirituellement semble nous coûter... nous acceptons de mourir à la vie, mais n'acceptons pas de naître à nous-mêmes.
Et chaque souffrance est une île déserte qui ne peut se diviser en saisons en voici pourtant quatre...
« Etre - ouvrez la parenthèse, respirer les parfums d’un flacon débouché,
Laissez, laissez son cœur s’enivrer d’un mensonge,
Ne pas passer à gué, aimer les fleurs fanées,
Naviguer en eaux troubles et voir « eau » miroir ce qui nous ronge.
A - voir… sur un pilier que le vent longtemps de son œil ombragea,
Où dansent les illusions ! L’esprit gourd s’évapore, et l’injuste se moire,
Aux soleils aveugles de ses mornes pensées, son regard oblique, il se confie au soir,
Sacrifie son hymen ! Il ne se repent pas, se couche comme le forçat et ne reste que las (l’A).
Savoir - Et nos paupières closes nous portent conquérants en un pays lointain comme on monte au tombeau,
Sans connaître l’angoisse, la honte, les remords, l’amertume, la folie de n’effeuiller nos fleurs,
Faudrait-il encore en nos ailes ouvertes, ramener promptement l’imprudent voyageur ?
Sur sa barque Caron l’infâme nous sourit, sa vivante carcasse nous dit : « Garde tes songes ! »
Devenir – cette lente gourmandise nous tient longtemps en scène,
Sortir d’une nuit sombre et lourde, aux cieux confier sa peine, reconnaître à la vie tant de frissons amers,
En nos âmes inquiètes, nos prunelles opaques l’anathème se glisse et nous glace les veines,
Oublier à jamais nos brumeuses saisons, en nos cœurs sereins laisser couler l’éther.
Parce qu'arrive pour chacun dans l'existence un moment où le temps qui passe devient le temps qui reste... quand tu le voudras réellement tu te trouveras qui t'attend.
(Fermer la parenthèse).
Serenity.
"L'âme humaine naît vieille, mais rajeunit sans cesse. C'est la comédie de l'existence. Le corps humain naît jeune, mais ensuite il vieillit. C'est la tragédie de l'existence." Oscar Wilde
A chaque instant de notre vie nous sommes tout autant ce que nous allons être que ce que nous avons été. Ce que nous sommes aujourd'hui est la résultante de ce que nous avons été hier, le temps ne doit se conjuguer qu'au présent, oublier le passé, ne pas songer à l'avenir libère de la contingence des évènements.
"Celui qui sait ce qui est bon pour les autres et un être dangereux !" disait Nisargadattha je crois qu'il avait raison, nul ne peut imposer sa "foi" à quelqu'un, il ne peut qu'en témoigner. A l'autre de la recevoir ou pas...
Il nous faut chercher pour trouver et c'est à chacun de tracer son chemin. Souvent les réponses nous sont données au moment même où nous avons oublié la question qui s'y rapportait.
De notre propre nature chaque chose doit venir à nous, je sais qu'il ne sert à rien de dire à quelqu'un quelque chose qu'il ne ressent pas ou que son entendement ne peut concevoir (j'en ai fait l'expérience récemment).
La vie entière est un paradoxe... nous croyons être libre alors que nous sommes prisonniers volontaires de la loi du désir (de nos désirs devrais-je dire). Eternel paradoxe de la vie humaine.
Le secret de la vie est souffrance. Ce qui est caché derrière toute chose. La vie m'enseigne que reconnaître pleinement une âme humaine est l'ultime savoir auquel un être humain puisse parvenir.
Nous sommes tant habitués à rechercher les plaisirs, à orienter tous nos désirs vers la réalisation de ceux-ci que nous finissons par affamer notre âme de la seule nourriture qui lui soit réellement vitale : la connaissance de soi, seule liberté véritable... et pourtant nous continuons d'habiter en une maison de servitudes. Nous élever spirituellement semble nous coûter... nous acceptons de mourir à la vie, mais n'acceptons pas de naître à nous-mêmes.
Et chaque souffrance est une île déserte qui ne peut se diviser en saisons en voici pourtant quatre...
« Etre - ouvrez la parenthèse, respirer les parfums d’un flacon débouché,
Laissez, laissez son cœur s’enivrer d’un mensonge,
Ne pas passer à gué, aimer les fleurs fanées,
Naviguer en eaux troubles et voir « eau » miroir ce qui nous ronge.
A - voir… sur un pilier que le vent longtemps de son œil ombragea,
Où dansent les illusions ! L’esprit gourd s’évapore, et l’injuste se moire,
Aux soleils aveugles de ses mornes pensées, son regard oblique, il se confie au soir,
Sacrifie son hymen ! Il ne se repent pas, se couche comme le forçat et ne reste que las (l’A).
Savoir - Et nos paupières closes nous portent conquérants en un pays lointain comme on monte au tombeau,
Sans connaître l’angoisse, la honte, les remords, l’amertume, la folie de n’effeuiller nos fleurs,
Faudrait-il encore en nos ailes ouvertes, ramener promptement l’imprudent voyageur ?
Sur sa barque Caron l’infâme nous sourit, sa vivante carcasse nous dit : « Garde tes songes ! »
Devenir – cette lente gourmandise nous tient longtemps en scène,
Sortir d’une nuit sombre et lourde, aux cieux confier sa peine, reconnaître à la vie tant de frissons amers,
En nos âmes inquiètes, nos prunelles opaques l’anathème se glisse et nous glace les veines,
Oublier à jamais nos brumeuses saisons, en nos cœurs sereins laisser couler l’éther.
Parce qu'arrive pour chacun dans l'existence un moment où le temps qui passe devient le temps qui reste... quand tu le voudras réellement tu te trouveras qui t'attend.
(Fermer la parenthèse).
Serenity.
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Jouer les horizons à la verticale ... belle image mais pas tout à fait exacte.
Vous avez oublié le mouvement.
Ceux qui rêvent éveillés ont conscience de mille choses qui échappent à ceux qui ne rêvent qu'endormis. Egar Allan Poe
Soit à la raison nécessaire, préférer parfois l'imagination des explorateurs pour jouer les horizons à la verticale ou en transversal.
Soit à la raison nécessaire, préférer parfois l'imagination des explorateurs pour jouer les horizons à la verticale ou en transversal.
C'est de la réthorique ou du sophisme ... Vous m'en donnez l'exemple.
Je ne souhaitais pas répondre à votre question mais si vous l'avez cru.
Ensuite, fort heureusement va avec le songe est celui de l'inconscient. C'est Etre déjà avant d'exister et c'est loin, très loin d'être vide d'existence.
Je ne souhaitais pas répondre à votre question mais si vous l'avez cru.
Ensuite, fort heureusement va avec le songe est celui de l'inconscient. C'est Etre déjà avant d'exister et c'est loin, très loin d'être vide d'existence.
précède l'être dans les relations humaines, beaucoup de gens ne s'attachent qu'à la matérialité. Triste.
J'ajoute que tant d'êtres existent pour ce qu'ils ont et non pour ce qu'ils sont...
(pour faire écho à "être" et "avoir")
(pour faire écho à "être" et "avoir")
nécessairement le propre du sommeil, les rêves peuvent aussi bien se vivre éveillés.
Charon dans la mythologie grecque était le passeur d'âmes qui contre une pièce vous faisait traverser le Styx, le fleuve des enfers.
Charon nous sourit car là où il nous mène nos songes nous serons peu (en enfer je le rappelle).
EstherBlues : "Etre avant d'exister" fort heureusement ! Ah bon et Pourquoi ? Certains humains existent sans Etre... ils sont incarnés dans la chair mais leur âme est vide.
Charon dans la mythologie grecque était le passeur d'âmes qui contre une pièce vous faisait traverser le Styx, le fleuve des enfers.
Charon nous sourit car là où il nous mène nos songes nous serons peu (en enfer je le rappelle).
EstherBlues : "Etre avant d'exister" fort heureusement ! Ah bon et Pourquoi ? Certains humains existent sans Etre... ils sont incarnés dans la chair mais leur âme est vide.
entre Rivale et Ritale, une lettre volée ...
Etre c'est penser : "je pense donc je suis"
Penser, c'est songer à agir sur le monde, par la poésie, si tu veux ...
par la cuisine aussi ... ironie !
La pensée ne va pas sans le songe : nos pensées comme songes mis en perspective en trois dimensions.
La quatrième dimension est en nous ... ironie ?
Penser, c'est songer à agir sur le monde, par la poésie, si tu veux ...
par la cuisine aussi ... ironie !
La pensée ne va pas sans le songe : nos pensées comme songes mis en perspective en trois dimensions.
La quatrième dimension est en nous ... ironie ?
qu'est-ce que l'être?
ce qui atteste de notre existence est ce que nous parvenons à traduire par l'action ;
le reste est une mythologie dédiée aux ombres
( heureusement, la poésie est action aussi)
ce qui atteste de notre existence est ce que nous parvenons à traduire par l'action ;
le reste est une mythologie dédiée aux ombres
( heureusement, la poésie est action aussi)
fort heureusement !
Parce qu'alors il est le discours de l'Autre ... ce qui est hors d'atteinte pour le moi dans le réel et fort heureuse.
Nous faisons pénitence ... "en eaux troubles et voir « eau » miroir ce qui nous ronge." pour atteindre l'autre.
Est-ce une souffrance ? Oui, seulement si le discours de l'Autre est souffrance ...
Nous faisons pénitence ... "en eaux troubles et voir « eau » miroir ce qui nous ronge." pour atteindre l'autre.
Est-ce une souffrance ? Oui, seulement si le discours de l'Autre est souffrance ...
Bravo pour votre talent poétique. Epoustouflant.
mais bon... Sartre est encore au purgatoire
faisant partie de mes auteurs préférés (il est le poème que je révère le plus) il est un peu normal qu'il m'influence dans mes écrits... mais le texte ci-dessus n'est que de moi.
mais une membre de pcc m'avait une fois envoyé un message personnel en me disant que mes poèmes ressemblait aux écrits de Baudelaire par certains côtés.
Le principe même de la psychanalyse .
À mon avis beaucoup plus efficace que la spiritualité, mais qu'importe le chemin pris...
À mon avis beaucoup plus efficace que la spiritualité, mais qu'importe le chemin pris...
il ne faut pas TOUT retenir 
Mais c'est en sachant d'où on vient, qu a le plus de chances de trouver où on va....

Mais c'est en sachant d'où on vient, qu a le plus de chances de trouver où on va....
je crois qu'il faut choisir ce que l'on doit oublier dans l'optique justement d'Etre et de ne pas rester dans le passé...
pas d'accord. Il faut se souvenir, au contraire, pour ne pas répéter les mêmes erreurs. Mais si on peut "cicatriser", mêmes les souvenirs les plus douloureux finissent par ne laisser qu'une cicatrice bien propre, bien nette, et surtout, indolore, enfin
ce texte est ma vérité (il ne vise pas à convaincre) à chacun de l'appréhender selon son vécu.
11/10/08 à 18h41
oui c'est ce que dit la dernière ligne du poème en filigrane "Oublier à jamais nos brumeuses saisons, en nos cœurs sereins laisser couler l’éther".
puis-je ajouter "le secret de la vie est d'apprendre à surmonter, traverser les souffrances, s'en nourrir afin d'en sortir plus fort, et plus serein"
emjdçjdr
emjdçjdr
mais ce texte est une vérité qui s'impose implacable, sans appel. Vous faites la pige aux Nourritures terrestres d'André Gide.
BonSOOOOOOOOOIRRRRRRRRRRRRRRRRRR !
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Serenity
publié le 11 oct. 08