Je t’emmène dans ma chambre…je change vite le draps…je te place dans mon lit puis je cherche dans mon placard une couverture qui ne sent pas la fumée car je sais combien tu détestes ça…je te couvre. Tu veux dormir ? Tu ne me réponds pas. Je te regarde. Même sous la faible lumière de ma lampe de chevet tu paraissais livide et surtout sale.
Tu resteras ici juste quelques minutes. Ne t’endors pas tout de suite. Je vais te faire couler un bon bain chaud.
Je suis une fille bizarre et je le resterai. Même dans des moments de crises je n’avais jamais su ce qui est prioritaire. Au lieu de filer directement à la salle de bain, je m’arrête au beau milieu de la chambre, je jette un regard furtif à mon amie puis à ma pile d’enregistrements et de cédéroms de musique gravée dont la moitié est empruntée et parfois même « piquée » gentiment à des inconnus virtuels ou réels… Et puis je me décide à mettre de la musique classique…Heureusement que ma musique est classée par genre ! Allez Richard Clayderman…je sais que tu aimes. Mais non dès les premières notes j’appuie sur « EJECT »…Non c’est sûr que ça te rappelle des souvenirs…peut-être cette musique a accompagné tes moments de solitude.
Je te souris de ce sourire qui veut dire « désolée » et après je me souris dans le miroir en me disant : pour l’instant elle ne voit pas, elle ne te voit pas mais elle devine les silences.
Je laisse couler l’eau...la baignoire n’est pas propre. Mes cheveux sont restés coincés dans sa bouche édentée. Je cherche sous l’évier l’eau de javel. Je mets tout le bidon. Puis je frotte fort avec la brosse. Je ne porte jamais des gants. C’est un miracle que mes mains soient restées douces…lors qu’avec tous les détergents qui y sont passées je devais les avoir brûlées. Je frotte encore et encore. En me disant dépêche, dépêche ! Quelle maniaque ! Ouf ! Je me lève toute en sueur. Je regarde le résultat. Sourire de satisfaction.
Je fais couler l’eau chaude à nouveau, tout en espérant qu’il en reste assez pour un bon bain bouillant. Je fais sortir tous les produits que j’avais accumulés dans mon placard et que je n’avais pas utilisés faute de temps, faute d’attention et surtout faute d désintérêt pour ces choses là …
Je mélange sels de mers, mousse de bain arôme vanille…oui je sais que tu aimes l vanille, Gel moussant relaxant. Je ne peux plus regarder ma face dans la glace : couche de buée. Je laisse la porte de la salle de bain ouverte afin que les parfums exotiques emplissent tout l’appartement de leurs présences qui ont dû marquer de grands creux dans ton cœur. Il fallait en plus la maintenir ouverte cette porte sinon o étoufferait de vapeurs. Je reviens à la chambre. Rex était au pied du lit en chien sage et gardien fidèle de sa maîtresse.
Toi, tu avais les yeux fermées je ne savais pas si tu dormais. Je murmure. Tu me réponds avec une voix qui vient des songes. Je te porte dans mes bras, tu es légère, légère, trop légère. Tu souris pour la première fois.
Je te sens t’agripper à mon épaule comme le naufragé s’accrochant follement à un vieux morceau de bois. Je te place bien dans la baignoire. Je me sens avoir l’agilité d’un danseur réussissant une jolie portée et arrivant à soutenir sa partenaire pour la déposer sur la glace avec grâce. Je ne sais pas pourquoi je n’arrête pas de lui sourire. Je souris bêtement. Peut-être que je ne l’avais jamais nue et que je souris pour cacher ma gène. A qui ?
Je lui savonne le corps, je lui lave les cheveux et qu’est-ce que j’abuse du shampoing. Je mélange le soin pour cheveux abîmés à celui pour éliminer les pellicules dès la première utilisation…N’importe quoi ! je faisais attention car je remarquais de plus en plus les bleus disséminés sur ton corps neigeux…je m’oblige à ne pas me poser des questions et je me retiens de me mettre en colère. Je savonne à nouveau en utilisant une serviette. Doucement je passe l’éponge. Doucement, lentement. Mes propres gestes me donnaient l’envie quasiment irrépressible de dormir, de m’absenter au monde, de plonger dans cette mousse cotonneuse, rester en apnée dans ces arômes délectables. Soupir. Soupirs retenus. Je laisse la baignoire se vider. je règle à nouveau la température de l’eau. Il n’est pas question de te brûler !
Je te rince « abondamment ».
Tu resteras ici juste quelques minutes. Ne t’endors pas tout de suite. Je vais te faire couler un bon bain chaud.
Je suis une fille bizarre et je le resterai. Même dans des moments de crises je n’avais jamais su ce qui est prioritaire. Au lieu de filer directement à la salle de bain, je m’arrête au beau milieu de la chambre, je jette un regard furtif à mon amie puis à ma pile d’enregistrements et de cédéroms de musique gravée dont la moitié est empruntée et parfois même « piquée » gentiment à des inconnus virtuels ou réels… Et puis je me décide à mettre de la musique classique…Heureusement que ma musique est classée par genre ! Allez Richard Clayderman…je sais que tu aimes. Mais non dès les premières notes j’appuie sur « EJECT »…Non c’est sûr que ça te rappelle des souvenirs…peut-être cette musique a accompagné tes moments de solitude.
Je te souris de ce sourire qui veut dire « désolée » et après je me souris dans le miroir en me disant : pour l’instant elle ne voit pas, elle ne te voit pas mais elle devine les silences.
Je laisse couler l’eau...la baignoire n’est pas propre. Mes cheveux sont restés coincés dans sa bouche édentée. Je cherche sous l’évier l’eau de javel. Je mets tout le bidon. Puis je frotte fort avec la brosse. Je ne porte jamais des gants. C’est un miracle que mes mains soient restées douces…lors qu’avec tous les détergents qui y sont passées je devais les avoir brûlées. Je frotte encore et encore. En me disant dépêche, dépêche ! Quelle maniaque ! Ouf ! Je me lève toute en sueur. Je regarde le résultat. Sourire de satisfaction.
Je fais couler l’eau chaude à nouveau, tout en espérant qu’il en reste assez pour un bon bain bouillant. Je fais sortir tous les produits que j’avais accumulés dans mon placard et que je n’avais pas utilisés faute de temps, faute d’attention et surtout faute d désintérêt pour ces choses là …
Je mélange sels de mers, mousse de bain arôme vanille…oui je sais que tu aimes l vanille, Gel moussant relaxant. Je ne peux plus regarder ma face dans la glace : couche de buée. Je laisse la porte de la salle de bain ouverte afin que les parfums exotiques emplissent tout l’appartement de leurs présences qui ont dû marquer de grands creux dans ton cœur. Il fallait en plus la maintenir ouverte cette porte sinon o étoufferait de vapeurs. Je reviens à la chambre. Rex était au pied du lit en chien sage et gardien fidèle de sa maîtresse.
Toi, tu avais les yeux fermées je ne savais pas si tu dormais. Je murmure. Tu me réponds avec une voix qui vient des songes. Je te porte dans mes bras, tu es légère, légère, trop légère. Tu souris pour la première fois.
Je te sens t’agripper à mon épaule comme le naufragé s’accrochant follement à un vieux morceau de bois. Je te place bien dans la baignoire. Je me sens avoir l’agilité d’un danseur réussissant une jolie portée et arrivant à soutenir sa partenaire pour la déposer sur la glace avec grâce. Je ne sais pas pourquoi je n’arrête pas de lui sourire. Je souris bêtement. Peut-être que je ne l’avais jamais nue et que je souris pour cacher ma gène. A qui ?
Je lui savonne le corps, je lui lave les cheveux et qu’est-ce que j’abuse du shampoing. Je mélange le soin pour cheveux abîmés à celui pour éliminer les pellicules dès la première utilisation…N’importe quoi ! je faisais attention car je remarquais de plus en plus les bleus disséminés sur ton corps neigeux…je m’oblige à ne pas me poser des questions et je me retiens de me mettre en colère. Je savonne à nouveau en utilisant une serviette. Doucement je passe l’éponge. Doucement, lentement. Mes propres gestes me donnaient l’envie quasiment irrépressible de dormir, de m’absenter au monde, de plonger dans cette mousse cotonneuse, rester en apnée dans ces arômes délectables. Soupir. Soupirs retenus. Je laisse la baignoire se vider. je règle à nouveau la température de l’eau. Il n’est pas question de te brûler !
Je te rince « abondamment ».
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Voici les 27 dernières réactions à ce commentaire
Date
Titre (cliquez pour lire)
Rédacteur
il me faut du temps

30/05/08 à 13h47
mysteryy
je suis un signe d'eau , un cygne de peau
ne me le dit pas deux fois ...je risque de ne plus revenir 

et j'aime le bleu ...mélangés cela donnera aussi une couleur que j'aime beaucoup....Merci à tous les PCC veilleurs de pluie

Indé(lé)bile of course
tu viens de mettre une tache de rose. Pffff.
J'vais jamais réussir à le ravoir, maintenant, c'est sûr

elle sait y faire, mysteryy
Respect !
Respect !
bleu ?
Ce doit être toi qui achète 12 disques de lui par jour, pour maintenir sa côte...
fais gaffe quand même, je suis son fidèle défenseur ici et je ne tolérerai aucune critique de ce génie incompris.
rinçage de la baignoire verson 2
même si on la devine, on la redoute... demain il fera jur, mais avant...? Que se sera t'il passé ? que s'est il passé?
27/05/08 à 22h31
t'as des com a la pelle!


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mysteryy
publié le 27 mai 08