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Petite histoire du théâtre d'ombres

Le théâtre d’ombres est un art très ancien représenté dans tous les pays du monde.
Parmi les marionnettes, il convient de distinguer :
celles qui jouent directement à la vue du public
celles dont l’ombre, projetée par une source lumineuse, se découpe sur un écran (silhouettes découpées ou personnages formés par l’ombre de la main et des doigts dans «l’ombre à la main»).

Les ombres présentent des profils et jouent sur deux dimensions, mais elles acquièrent une troisième dimension dans le flou qui s’institue et crée un relief dès que la silhouette n’est plus appliquée rigoureusement sur l’écran :le manipulateur peut en tirer les nuances de son expression.

La technique du théâtre d’ombres est en apparence fort simple : le montreur tend un rideau face au public, se place derrière cette toile, et, à l’aide de bâtons, applique des figurines transparentes dont le spectateur voit se profiler les ombres colorées.

En Europe, les personnages sont confectionnés en carton ou en bois, parfois en zinc, et très souvent avec des mécanismes d’articulation.

En Asie, le théâtre d’ombre est un art à part entière. Les personnages sont polychromes et taillés dans un cuir fin et translucide qui restitue les couleurs à travers l’écran.

En France, le théâtre d’ombres était très actif jusqu’au début du XXème siècle : on proposait aux enfants des silhouettes à découper et des décors de scènes théâtrales miniatures. Jusqu’en 1896, au cabaret « Le chat noir » de Montmartre, on pouvait s’émerveiller des spectacles de théâtre d’ombres. Par une sophistication étonnante des machineries, les maîtres marionnettistes réussirent à faire superposer trois plans d'ombres et de nombreux filtres de verres de couleur, donnant aux ombres une palette chromatique infinie.


Le Théâtre d’ombres cambodgien Il existe deux théâtres d’ombres au Cambodge : la Nang Sbek ou « grand cuir » et le Ayang « petit cuir ». Les figurines sont faites en peau de buffle, tannées jusqu'à consistance d'un parchemin translucide, très délicatement colorées pour la Thaïlande et opaque pour le Cambodge.
Les ombres mesurent entre 30 et 90 cm et représentent les hommes de profil et les femmes de face.
Le répertoire se base sur le Ramakien et sur le Ramker version thaïlandaise et cambodgienne du Ramayana, mais de nos jours les personnages évoluent. Le Ayang peut être entièrement improvisé, il peut aussi raconter une ancienne légende khmère ou traiter de thèmes contemporains. Les animateurs, assis dans un abri monté sur pilotis, manipulent les marionnettes de cuir articulées derrière un écran éclairé par des projecteurs (autrefois des torches ou des lampes à pétrole). Un petit orchestre intervient de temps à autres sous forme d’intermèdes musicaux pendant lesquels dansent les marionnettes.
En complémentarité, le Nang Sbek raconte l’histoire des Dieux à travers les épisodes du Ramayana, que l’on retrouve sculpté sur les temples d’Angkor.
Ces spectacles sont très populaires dans les campagnes où ils jouissent d’une audience considérable.
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impressionnée par l'unique marionnettiste qui manipulait et disait son texte.
mais là-aussi un orchestre avec chanteurs et chanteuses