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Cuando llegua el día y cuando sale el sol
Campesino hay que trabajar… trabajar
Allez savoir pourquoi cet air lent, pas gai, me rappelle Mangeclous qui rédige une annonce dans Les Valeureux:
"Moyennant rétribution à débattre aimablement, le célèbre Pinhas Solal, surnommé Mangeclous, serait disposé à écrire un livre élogieux sur n’importe quoi, par exemple un ouvrage sincère et patriotique sur tout pays généralement quelconque, mais de préférence la France ou l’Angleterre et sa Chambre des Lords, ou la Suisse, petite mais solide et bien entretenue, ou encore il serait bienveillamment disposé à rédiger livre profond sur écrivain mâle ou femelle ou sur actrice peu connue, avec réflexions galantes, ou encore un ouvrage ému réhabilitant quelque pauvre condamné à mort, si la famille est de situation aisée."
Car hay que trabajar, oui monsieur, oui madame, sur notre boule de terre si petite vue d’en haut et si ronde que, d’où on est, on n’en voit qu’une miette.
D’habitude on sait qu’il y a quelques milliards d’humains, comme on sait qu’il y a 1,9 enfant par couple en France ou 14000 tonnes de jeans produits chaque année dans le monde. Mais il y a des jours où on les sent les milliards, on se demande combien de personnes sont en train de travailler au même moment et à quoi, combien le font en se frisant la moustache de plaisir, combien en guettant la pendule, combien en s’usant pour un sou de l’heure. On se sent pousser les bras, les yeux et les oreilles, on a l’impression d’être un peu eux, qu’ils sont un peu nous. Les rois ne sont pas nos cousins mais tous les autres, ceux dont on n’entend pas parler sauf catastrophe ou promo touristique. Non, pas des cousins, aujourd’hui
Ich bin ein petit Chinois
Ich bin ein griot bantou
Ich bin ein grand-mère cubaine
Ich bin un phoque de l’Alaska
et c’est plutôt agréable.
Ça vous fait jamais ça à vous?
C’est qu’il faut (re)lire Les Valeureux.
Campesino hay que trabajar… trabajar
Allez savoir pourquoi cet air lent, pas gai, me rappelle Mangeclous qui rédige une annonce dans Les Valeureux:
"Moyennant rétribution à débattre aimablement, le célèbre Pinhas Solal, surnommé Mangeclous, serait disposé à écrire un livre élogieux sur n’importe quoi, par exemple un ouvrage sincère et patriotique sur tout pays généralement quelconque, mais de préférence la France ou l’Angleterre et sa Chambre des Lords, ou la Suisse, petite mais solide et bien entretenue, ou encore il serait bienveillamment disposé à rédiger livre profond sur écrivain mâle ou femelle ou sur actrice peu connue, avec réflexions galantes, ou encore un ouvrage ému réhabilitant quelque pauvre condamné à mort, si la famille est de situation aisée."
Car hay que trabajar, oui monsieur, oui madame, sur notre boule de terre si petite vue d’en haut et si ronde que, d’où on est, on n’en voit qu’une miette.
D’habitude on sait qu’il y a quelques milliards d’humains, comme on sait qu’il y a 1,9 enfant par couple en France ou 14000 tonnes de jeans produits chaque année dans le monde. Mais il y a des jours où on les sent les milliards, on se demande combien de personnes sont en train de travailler au même moment et à quoi, combien le font en se frisant la moustache de plaisir, combien en guettant la pendule, combien en s’usant pour un sou de l’heure. On se sent pousser les bras, les yeux et les oreilles, on a l’impression d’être un peu eux, qu’ils sont un peu nous. Les rois ne sont pas nos cousins mais tous les autres, ceux dont on n’entend pas parler sauf catastrophe ou promo touristique. Non, pas des cousins, aujourd’hui
Ich bin ein petit Chinois
Ich bin ein griot bantou
Ich bin ein grand-mère cubaine
Ich bin un phoque de l’Alaska
et c’est plutôt agréable.
Ça vous fait jamais ça à vous?
C’est qu’il faut (re)lire Les Valeureux.
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Chloé94
publié le 11 juillet 06