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Tant habituée aux couleurs pastels du paysage parisien, parfois sépia, parfois sombre, je ne savais pas que le soleil pouvait avoir un tracé aussi jaune, comme dans les dessins pour enfants à colorier.
Lorsque j'arrivais à Rio pour la première fois, je découvrais en sortant de l'aéroport ces couleurs franches, ces teints unis, ces tons pleins et éclairés. Le vert des collines tranchait avec le bleu translucide des lacs, le vert des collines se détachait fièrement du ciel bleu marine et de la mer vert cristallin.
A Paris, les tons se morfondent ou se fondent, ils se décuplent en un arc de douceur romanesque et infinie, tels des ricochets paysagers, pastels ou transparents. A Rio, les couleurs se tranchent, s'attaquent, se ravivent et l'on n'en revient pas de ces franches tonalités parfois brutales, toujours éclatantes de vie, de joie, pleines de tout et de couleurs.
A Rio, j'oubliais toujours très vite Paris qui n'avait plus que l'allure d'un souvenir de vieille carte postale. J'étais en vie, pleine de découvertes, les yeux haletants sur tant de reliefs doux et colorés d'un franc coup de pinceau.
Il me semblait que Dieu avait marché à Paris sur la pointe de pieds pour ne pas réveiller les Parisiens alors qu'il avait carrément trempé ses gros pieds pleins de vigueur dans tous les pots de peinture du monde avant de courir, rigolard, sur tout Rio et d'éclabousser tous les coins et recoins déjà fortement éclairés de tout ce soleil omniprésent, premier habitant de la ville.
Les habitants de Rio, les Cariocas, sont souriants, affables. Ils vous déversent, même quand vous les croisez furtivement, toutes les douces paroles portugaises nonchalantes. On dirait, qu'en sortant de leur bouche éclairée de toute cette chaleur et de couleur, les mots voguent dans les hamacs de couleurs avant d'éclabousser doucement vos oreilles dans un maestro de sourires et de prévenance.
A Paris, la sécheresse de l'accent ressemble à ce trait gris et présomptueux des peintres qui signent d'un trait rapide leur œuvre déjà vendue.
Quitter Rio a toujours été une épreuve. Comment laisser ce feu d'artifice éclatant et continuel, s'engouffrer dans un hall d'aéroport, somnoler dans un tube carlingué à 10.000 mètres d'altitude pour finalement retrouver, certes une douceur discrète et sereine, mais surtout une ville définitivement pas éclatante, quand on a pris la mesure de la ville de Rio ?
Quitter Rio, c'est dire adieu au royaume du soleil et des couleurs. Le mieux et de savoir qu'on y retournera afin de ne pas pleurer ce bel-aimé vigoureux qui vous a fait la danse pendant tout votre séjour.
Je me souviens aussi de tous ces gens qui, comme moi, quittaient aussi Rio. Cette mannequin, terriblement belle, terriblement grande et mince, terriblement classe, derrière qui j'étais au passage de la sécurité. Je la suivais discrètement au duty-free pour la voir s'engouffrer à la caisse de dizaines de parfums, de vingtaines de produits de beauté.
Je me souviens de cet homme d'affaire, rencontré au petit salon Air France, le vague à l'âme. Il trompait son travail au siège avec la filiale de Rio, prenant n'importe quelle excuse commerciale pour toujours y remettre les pieds, tel un Dieu en fuite. Oui, qui met les pieds à Rio a déjà accès à la divinité des couleurs.
Je me souviens de ce gros homme, assis aux sièges de sorties d'urgence, et de son voisin, ce fil de 2 mètres étirés, de ces jeunes filles, alanguies, pleines de souvenirs verts et bleus, de ce steward, heureux comme Dieu en France, dirait un Allemand.
Je me souviens de moi, toutes ces fois que j'y allais, de vous, de lui, d'elles, de tous ceux-là qui sont déjà revenus de Rio le cœur plein de couleurs et d'espoir...
Ils sont tous comme nous. Nous sommes tous eux, elles, ces victimes d'un heureux hasard. Ils auront connu Rio au moins, le sourire et la couleur éclatante.
Même le soleil, là-bas, se couche sur un lit d'or.
Lorsque j'arrivais à Rio pour la première fois, je découvrais en sortant de l'aéroport ces couleurs franches, ces teints unis, ces tons pleins et éclairés. Le vert des collines tranchait avec le bleu translucide des lacs, le vert des collines se détachait fièrement du ciel bleu marine et de la mer vert cristallin.
A Paris, les tons se morfondent ou se fondent, ils se décuplent en un arc de douceur romanesque et infinie, tels des ricochets paysagers, pastels ou transparents. A Rio, les couleurs se tranchent, s'attaquent, se ravivent et l'on n'en revient pas de ces franches tonalités parfois brutales, toujours éclatantes de vie, de joie, pleines de tout et de couleurs.
A Rio, j'oubliais toujours très vite Paris qui n'avait plus que l'allure d'un souvenir de vieille carte postale. J'étais en vie, pleine de découvertes, les yeux haletants sur tant de reliefs doux et colorés d'un franc coup de pinceau.
Il me semblait que Dieu avait marché à Paris sur la pointe de pieds pour ne pas réveiller les Parisiens alors qu'il avait carrément trempé ses gros pieds pleins de vigueur dans tous les pots de peinture du monde avant de courir, rigolard, sur tout Rio et d'éclabousser tous les coins et recoins déjà fortement éclairés de tout ce soleil omniprésent, premier habitant de la ville.
Les habitants de Rio, les Cariocas, sont souriants, affables. Ils vous déversent, même quand vous les croisez furtivement, toutes les douces paroles portugaises nonchalantes. On dirait, qu'en sortant de leur bouche éclairée de toute cette chaleur et de couleur, les mots voguent dans les hamacs de couleurs avant d'éclabousser doucement vos oreilles dans un maestro de sourires et de prévenance.
A Paris, la sécheresse de l'accent ressemble à ce trait gris et présomptueux des peintres qui signent d'un trait rapide leur œuvre déjà vendue.
Quitter Rio a toujours été une épreuve. Comment laisser ce feu d'artifice éclatant et continuel, s'engouffrer dans un hall d'aéroport, somnoler dans un tube carlingué à 10.000 mètres d'altitude pour finalement retrouver, certes une douceur discrète et sereine, mais surtout une ville définitivement pas éclatante, quand on a pris la mesure de la ville de Rio ?
Quitter Rio, c'est dire adieu au royaume du soleil et des couleurs. Le mieux et de savoir qu'on y retournera afin de ne pas pleurer ce bel-aimé vigoureux qui vous a fait la danse pendant tout votre séjour.
Je me souviens aussi de tous ces gens qui, comme moi, quittaient aussi Rio. Cette mannequin, terriblement belle, terriblement grande et mince, terriblement classe, derrière qui j'étais au passage de la sécurité. Je la suivais discrètement au duty-free pour la voir s'engouffrer à la caisse de dizaines de parfums, de vingtaines de produits de beauté.
Je me souviens de cet homme d'affaire, rencontré au petit salon Air France, le vague à l'âme. Il trompait son travail au siège avec la filiale de Rio, prenant n'importe quelle excuse commerciale pour toujours y remettre les pieds, tel un Dieu en fuite. Oui, qui met les pieds à Rio a déjà accès à la divinité des couleurs.
Je me souviens de ce gros homme, assis aux sièges de sorties d'urgence, et de son voisin, ce fil de 2 mètres étirés, de ces jeunes filles, alanguies, pleines de souvenirs verts et bleus, de ce steward, heureux comme Dieu en France, dirait un Allemand.
Je me souviens de moi, toutes ces fois que j'y allais, de vous, de lui, d'elles, de tous ceux-là qui sont déjà revenus de Rio le cœur plein de couleurs et d'espoir...
Ils sont tous comme nous. Nous sommes tous eux, elles, ces victimes d'un heureux hasard. Ils auront connu Rio au moins, le sourire et la couleur éclatante.
Même le soleil, là-bas, se couche sur un lit d'or.
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Voici les 37 dernières réactions à ce commentaire
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c'est une ville enchanteresse et diablesse
j'ai quitté Rio sous un soleil flambant et un ciel bleu à faire palir les nuages, l'avion a survolé la baie magnifique, je n'avais aucune envie de partir et pourtant... mais qu'est ce que j'aimerai y retourner, oh oui qu'est ce que c'était beau même les favellas à 6 heures du matin qui sont toutes rosées et pastellisées
merci de m'en faire re souvenir...
j'ai quitté Rio sous un soleil flambant et un ciel bleu à faire palir les nuages, l'avion a survolé la baie magnifique, je n'avais aucune envie de partir et pourtant... mais qu'est ce que j'aimerai y retourner, oh oui qu'est ce que c'était beau même les favellas à 6 heures du matin qui sont toutes rosées et pastellisées
merci de m'en faire re souvenir...
Pas facile de te regarder dans les yeux mais sympa.
faut pas le dire, si mon boss savait...
(c'est quoi le problème ? faut plus parler de là où y a des catastrophes ? pourquoi refuser uniquement le lieu de décollage et pas d'atterrissage ? la foudre a eu lieu en plein océan, pas à Rio...)
ça donne envie de partir, ce joli texte: à Rio, là où les paroles coulent nonchalament, ou même à Paris, malgré la brusquerie de ces veaux de la capitale qui grognent comme des chiens.
Même ceux qui en sont revenus partiront un jour. Question de laps de temps. Autant se délecter de ces couleurs 

Merci pour me retenir dans la chute alors... Vous me faites penser à la première lettre de l'alphabet hébreu. Saurai-je pourquoi ?
et "celui qui aime a toujours raison" 

et ne le ne connaîtront jamais plus.
Voir Rio et mourir, ça je ne l'avais jamais entendu...
pourtant, ça aurait dû.
et tant mieux pour ceux qui en sont revenus.
Voir Rio et mourir, ça je ne l'avais jamais entendu...
pourtant, ça aurait dû.
et tant mieux pour ceux qui en sont revenus.
Je salue votre art de la chute...
N'en déplaise à Calixte 78, je trouve ce genre déloge funèbre plutôt juste.
Napoleon IV jalouse votre décolleté, c'est bon signe.
N'en déplaise à Calixte 78, je trouve ce genre déloge funèbre plutôt juste.
Napoleon IV jalouse votre décolleté, c'est bon signe.
Ce n'est pas... 'Si j'avais un marteau' mais 'Si j'allais à Rio' ..., la chanson, non ? 

Un com déplacé, c'est le début d'une danse des avis
Belle soirée itou.
Belle soirée itou.Même pas de Capoeira ou de Milonga, c'est dire !
Bouh ! Tête en l'air ! Pour sûr, Maelström ! 

C´est un désire que j´ai depuis longtemps.Pas seulement parce que j´ai de la
famille brésilienne.Mais plutot retrouver mes ancetres
mes racines.Le rythme dans la peau,ces mélodies entrainantes.Ces enfants qui revent de devenir champion de foot.On les voient surement jouer avec une simple dose de boisson.Peu importe l´argent, avant tout c´est une certaine facon de voire la vie....Hortensia merci pour votre commentaire.Robi.
famille brésilienne.Mais plutot retrouver mes ancetres
mes racines.Le rythme dans la peau,ces mélodies entrainantes.Ces enfants qui revent de devenir champion de foot.On les voient surement jouer avec une simple dose de boisson.Peu importe l´argent, avant tout c´est une certaine facon de voire la vie....Hortensia merci pour votre commentaire.Robi.
Merci itou.
J'en sais plus que vous pourriez le penser...croyez-moi !
Et votre com. je le trouve franchement déplacé !
Vous auriez dû vous abstenir de l'écrire.
Et moi je regrette de l'avoir lu...Bonne soirée !
Et votre com. je le trouve franchement déplacé !
Vous auriez dû vous abstenir de l'écrire.
Et moi je regrette de l'avoir lu...Bonne soirée !
pffffff
*

*

que dire... Qu'en savez-vous ?
Y'a juste ce drôle de "maestro" (maelström ?), et "s'engouffrer de produits de beauté" : pas compris.
Mais ce dieu, peintre à petits pas et à gros sabots, m'enchante !
Mais ce dieu, peintre à petits pas et à gros sabots, m'enchante !
J'adore...
Et sur le sujet...eh bien ça balaye d'un geste de la main toutes les conneries qu'on entend à longueur de journée et qui nous polluent la tête et les oreilles.
Quand c'est beau, il faut dire....merci.
Et sur le sujet...eh bien ça balaye d'un geste de la main toutes les conneries qu'on entend à longueur de journée et qui nous polluent la tête et les oreilles.
Quand c'est beau, il faut dire....merci.
C'est bien joli tout ça mais...tous ces gens qui revenaient de Rio, des étoiles plein les yeux, ils sont morts...et laissent derrière eux des familles dans le chagrin !
Alors, ça leur fait une belle jambe d'avoir vu Rio...
Alors, ça leur fait une belle jambe d'avoir vu Rio...
j'ai pas songé au décolleté, vais m' y mettre
L'espace d'une vie est le même, qu'on le passe en chantant ou en pleurant.
Proverbe japonais.
Proverbe japonais.
Vous m'emplissez de joie alors
.
Vos photos irrésistibles et très rigolotes sont comme des coups de peinture sur le pastel lycosien.
.Vos photos irrésistibles et très rigolotes sont comme des coups de peinture sur le pastel lycosien.
donc :
Hihihi, bien sûr que non, légitime .
Pis j'attaque pas, je lis et je réagis.
Hihihi, bien sûr que non, légitime .
Pis j'attaque pas, je lis et je réagis.
"Faute de soleil, sache mûrir dans la glace" écrivait Henri Michaux
La vulgarité finalement c'est subjectif.


Je réagis à ce commentaire en
Je réagis à ce commentaire en 












hortensia
publié le 10 juin 09