« Tout homme a droit au bonheur » est il inscrit dans la Constitution Américaine.
Quel vaste programme !!!
Seulement, une fois qu’on a dit ça, en pratique, on n’a pas dit grand-chose, et selon l’expression consacrée, « on n’a pas beaucoup fait avancer le Schmilblick ». Parce que déjà, c’est quoi le bonheur ? Et comment y parvenir ?
Déjà, « l’argent ne fait pas le bonheur », certes, mais il y contribue fortement, au moins quand on en a suffisamment. Mais en avoir beaucoup ne signifie pas qu’on est heureux. Un célèbre Avare, bien que riche, était-il heureux ? Non. Au contraire, il en voulait de plus en plus !! L’avarice appelle la rapacité !
Alors, c’est quoi le bonheur, et comment l’obtenir ? Il y a quelques temps, je vous parlait de Jean-François Deniau, qui avait cette phrase : « L’espérance, c’est ce qui reste quand il n’y a plus d’espoir ». L’espérance de quoi ? Du bonheur, justement, de jours meilleurs. Et quelle belle illustration que celle livrée par Will Smith dans « A la recherche du bonheur », justement. Un Will Smith encore une fois excellent, qui nous livre un de ses meilleurs rôles dramatiques après « Ali », nominé aux Oscars, et qui nous montre encore que son talent ne se limite pas à des « Bad Boys » style Bruckheimer (le producteur de « Top Gun », « Pirates des Caraïbes », « Fast & Furious »,….) ou des « Men In Black » et qu’il vaut bien mieux que ça.
Donc Will Smith est à la recherche du bonheur. Il n’a qu’un (gros) problème : il est au fond du trou, et plus ça va, plus ça empire : au départ, il a « juste » du mal à payer ses factures qui s’amoncellent, son loyer qu’il n’arrive pas à payer, alors que sa femme vit de petits boulots et qu’il n’arrive pas à vendre des machines médicales (qu’il a bien sûr achetées cash au fabricant…). Dans le même temps, par hasard, il voit un brillant trader en Ferrari et se dit que ça doit être pas mal comme job. Et, coup de bol, il y a une offre de formation !!!
Le hic : il faut être retenu, le stage dure plusieurs mois, non payé, et seul le meilleur sera embauché à la fin. Ce qui veut donc dire que pendant plusieurs mois, il n’aura pas d’argent pour vivre… Mais ce n’est pas tout, et, de Charybde en Scylla, notre héros descend de plus en plus dans l’échelle de la misère , sa femme le quitte, il est viré de son logement,..
Et pourtant, jamais il ne perd espoir. Même au fin fond du trou, alors qu’il n’a pas de quoi vivre ou faire vivre son enfant, jamais il ne perd espoir d’arriver au bout, de réussir. Il sait qu’il peut y arriver. Et ce film est l’histoire de cette longue quête du bonheur, de se sortir de la misère. Et nous montre que, même si cela paraît impossible, même si tout semble se liguer contre nous, il ne faut pas, il ne faut jamais perdre espoir.
Alors certes les esprits chagrins pourront n’y voir encore une fois qu’un nième film hollywoodien à la mord moi le nœud, un de ces trucs béatement optimistes où le héros à la fin, par un coup du sort inattendu, réussit à s’en sortir et à devenir le meilleur. Mais s’arrêter à cela serait à la fois injuste et complètement faux.
Injuste car le réalisateur n’a rien d’un « faiseur » hollywoodien comme il s’en trouve à foison. Italien, il n’est pas (encore ?) tombé dans le même piège qu’un Wolfgang Petersen, absorbé par le système, et livre là un grand film. Un film où le héros reste fidèle à des valeurs, à l’espoir, il s’occupe de son fils alors qu’on aurait pu imaginer qu’il « abandonne » son fils à sa femme, partie très loin dans sa famille pour avoir un meilleur job.
Complètement faux, car ce film est tiré d’une histoire vraie. Certes, romancée, certes, c’est sûrement une exception dans un océan de misère, mais il n’empêche : un homme qui donnait l’impression d’être devenu moins que rien a continué à avoir l’espérance d’y arriver, tout en conservant sa dignité d’homme et de père.
Allez voir ce film, c’est une leçon. Une leçon d’espérance et de courage.
Quel vaste programme !!!
Seulement, une fois qu’on a dit ça, en pratique, on n’a pas dit grand-chose, et selon l’expression consacrée, « on n’a pas beaucoup fait avancer le Schmilblick ». Parce que déjà, c’est quoi le bonheur ? Et comment y parvenir ?
Déjà, « l’argent ne fait pas le bonheur », certes, mais il y contribue fortement, au moins quand on en a suffisamment. Mais en avoir beaucoup ne signifie pas qu’on est heureux. Un célèbre Avare, bien que riche, était-il heureux ? Non. Au contraire, il en voulait de plus en plus !! L’avarice appelle la rapacité !
Alors, c’est quoi le bonheur, et comment l’obtenir ? Il y a quelques temps, je vous parlait de Jean-François Deniau, qui avait cette phrase : « L’espérance, c’est ce qui reste quand il n’y a plus d’espoir ». L’espérance de quoi ? Du bonheur, justement, de jours meilleurs. Et quelle belle illustration que celle livrée par Will Smith dans « A la recherche du bonheur », justement. Un Will Smith encore une fois excellent, qui nous livre un de ses meilleurs rôles dramatiques après « Ali », nominé aux Oscars, et qui nous montre encore que son talent ne se limite pas à des « Bad Boys » style Bruckheimer (le producteur de « Top Gun », « Pirates des Caraïbes », « Fast & Furious »,….) ou des « Men In Black » et qu’il vaut bien mieux que ça.
Donc Will Smith est à la recherche du bonheur. Il n’a qu’un (gros) problème : il est au fond du trou, et plus ça va, plus ça empire : au départ, il a « juste » du mal à payer ses factures qui s’amoncellent, son loyer qu’il n’arrive pas à payer, alors que sa femme vit de petits boulots et qu’il n’arrive pas à vendre des machines médicales (qu’il a bien sûr achetées cash au fabricant…). Dans le même temps, par hasard, il voit un brillant trader en Ferrari et se dit que ça doit être pas mal comme job. Et, coup de bol, il y a une offre de formation !!!
Le hic : il faut être retenu, le stage dure plusieurs mois, non payé, et seul le meilleur sera embauché à la fin. Ce qui veut donc dire que pendant plusieurs mois, il n’aura pas d’argent pour vivre… Mais ce n’est pas tout, et, de Charybde en Scylla, notre héros descend de plus en plus dans l’échelle de la misère , sa femme le quitte, il est viré de son logement,..
Et pourtant, jamais il ne perd espoir. Même au fin fond du trou, alors qu’il n’a pas de quoi vivre ou faire vivre son enfant, jamais il ne perd espoir d’arriver au bout, de réussir. Il sait qu’il peut y arriver. Et ce film est l’histoire de cette longue quête du bonheur, de se sortir de la misère. Et nous montre que, même si cela paraît impossible, même si tout semble se liguer contre nous, il ne faut pas, il ne faut jamais perdre espoir.
Alors certes les esprits chagrins pourront n’y voir encore une fois qu’un nième film hollywoodien à la mord moi le nœud, un de ces trucs béatement optimistes où le héros à la fin, par un coup du sort inattendu, réussit à s’en sortir et à devenir le meilleur. Mais s’arrêter à cela serait à la fois injuste et complètement faux.
Injuste car le réalisateur n’a rien d’un « faiseur » hollywoodien comme il s’en trouve à foison. Italien, il n’est pas (encore ?) tombé dans le même piège qu’un Wolfgang Petersen, absorbé par le système, et livre là un grand film. Un film où le héros reste fidèle à des valeurs, à l’espoir, il s’occupe de son fils alors qu’on aurait pu imaginer qu’il « abandonne » son fils à sa femme, partie très loin dans sa famille pour avoir un meilleur job.
Complètement faux, car ce film est tiré d’une histoire vraie. Certes, romancée, certes, c’est sûrement une exception dans un océan de misère, mais il n’empêche : un homme qui donnait l’impression d’être devenu moins que rien a continué à avoir l’espérance d’y arriver, tout en conservant sa dignité d’homme et de père.
Allez voir ce film, c’est une leçon. Une leçon d’espérance et de courage.
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Nono Le Rouje
publié le 11 avril 07