Encore une belle journée ! Réveil à la campagne, sans doute un des derniers. Je prends comme toujours mon café sur la minuscule terrasse, exposé à un improbable soleil de février que je partage avec deux de mes animaux de compagnie. Juché sur la table, Pluton, le grand chat à l’intelligent regard vert semble absorbé dans une savante contemplation des choses en particulier et du monde en général. Par moments, les mouvements posés de sa queue me font penser à un subtil et incessant point d’Interrogation, comme s’il se demandait Qu’est-ce que le Monde, Qui Suis-je et As-tu pensé à mettre du Whiskas sur la liste des courses ?
Une très, très légère gueule de bois, due à un malheureux verre de Chardonnay de trop hier soir. Résultat de cet abus, me voici dans l’incapacité passagère de retrouver le nom de cet oiseau dont le martèlement pourtant familier résonne au loin. Zut, on dit comment déjà ? Woodpecker ? Je l’ai sur le bout de la langue. Martin – piqueur ? Picoton ? Picounet ? Voilà, ça me revient : on dit pic-vert. Tacatacata. Et voici la mésange qui accompagne d’un tonitruant Pirlou-Tirli.
Mon deuxième chat, Socrate, qui a de maléfiques yeux jaunes est également très en forme. Je l’entends, à l’intérieur de la maison, qui s’adonne à ses facéties matinales. PFFFTTTTTT. KRRRRRRRRR. ZZZ. Il paraît aujourd’hui déborder d’une telle énergie que ma chienne Fauvette, d’humeur délatrice, juge indispensable de me prévenir que cet abominable est encore en train de malmener un magazine. Elle réclame mon intervention et sait de quoi elle parle. Elle sait qu’il est interdit de déchirer et n’a pas oublié la récente fessée reçue en punition de son inconduite – la pauvre s’était avisée d’entamer à coups de dents la reliure de l’avant-dernier Paul Auster ( The Brooklyn Follies, St Martin’s Paperbacks , July 2006).
PFFFFTTTTT. KRRRRRRRRR. ZZZ. C’est vrai que ça déchiquette sec, alors je vais voir de quoi il retourne. Confortablement installé sur le canapé mon Socrate admire son œuvre avec fierté : la couverture de l’Express, réduite en lambeaux, Carla griffée au troisième degré, souffrant de sévères lacérations faciales, entièrement à refaire. Instinctivement, mon chat sait qu’il a fait quelque chose de bien et vient faire le beau entre mes jambes. En signe de reconnaissance, j’ouvre spécialement pour lui une petite boîte de sardines à l’huile que je tenais en réserve pour une grande occasion. Ensuite, il ne me reste plus qu’à m’offrir un deuxième café, que je vais aller boire au soleil, en écoutant les oiseaux, décidément convaincu que cette journée qui commence est une belle journée, harmonieuse.
Une très, très légère gueule de bois, due à un malheureux verre de Chardonnay de trop hier soir. Résultat de cet abus, me voici dans l’incapacité passagère de retrouver le nom de cet oiseau dont le martèlement pourtant familier résonne au loin. Zut, on dit comment déjà ? Woodpecker ? Je l’ai sur le bout de la langue. Martin – piqueur ? Picoton ? Picounet ? Voilà, ça me revient : on dit pic-vert. Tacatacata. Et voici la mésange qui accompagne d’un tonitruant Pirlou-Tirli.
Mon deuxième chat, Socrate, qui a de maléfiques yeux jaunes est également très en forme. Je l’entends, à l’intérieur de la maison, qui s’adonne à ses facéties matinales. PFFFTTTTTT. KRRRRRRRRR. ZZZ. Il paraît aujourd’hui déborder d’une telle énergie que ma chienne Fauvette, d’humeur délatrice, juge indispensable de me prévenir que cet abominable est encore en train de malmener un magazine. Elle réclame mon intervention et sait de quoi elle parle. Elle sait qu’il est interdit de déchirer et n’a pas oublié la récente fessée reçue en punition de son inconduite – la pauvre s’était avisée d’entamer à coups de dents la reliure de l’avant-dernier Paul Auster ( The Brooklyn Follies, St Martin’s Paperbacks , July 2006).
PFFFFTTTTT. KRRRRRRRRR. ZZZ. C’est vrai que ça déchiquette sec, alors je vais voir de quoi il retourne. Confortablement installé sur le canapé mon Socrate admire son œuvre avec fierté : la couverture de l’Express, réduite en lambeaux, Carla griffée au troisième degré, souffrant de sévères lacérations faciales, entièrement à refaire. Instinctivement, mon chat sait qu’il a fait quelque chose de bien et vient faire le beau entre mes jambes. En signe de reconnaissance, j’ouvre spécialement pour lui une petite boîte de sardines à l’huile que je tenais en réserve pour une grande occasion. Ensuite, il ne me reste plus qu’à m’offrir un deuxième café, que je vais aller boire au soleil, en écoutant les oiseaux, décidément convaincu que cette journée qui commence est une belle journée, harmonieuse.
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Voici les 7 dernières réactions à ce commentaire
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roman qui a du chien.
la société protectrice de Paul Auster ?
)
Tranche de vie du matin, avec l'odeur du café et de la campagne ...
pauvres urbains que nous sommes !
Grenadine yours
Tranche de vie du matin, avec l'odeur du café et de la campagne ...
pauvres urbains que nous sommes !
Grenadine yours
la SPA?
Hein ?
Socrate est un Chat bien !! *****

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brianRobert
publié le 9 février 08